Everton – Manchester United (3-0) : la raide et vile academy livre ses notes

Salut à tous !

Ce dimanche 26 avril, les charmantes entraineuses de Manchester United se déplaçaient à Goodison Park, terrain de jeu des roturiers d’Everton, pour le compte de la 34è journée de Premier League.

Aujourd’hui, je suis saoulé, mais pas de vin (et tout le monde comprendra bien pourquoi), alors voici un topo rapide des événements de ce match de merde :

Martinez, coach surcoté d’un club surcoté, a regardé attentivement notre match de la semaine dernière à Stamford Bridge, et a courageusement décidé d’imiter jusque dans les moindres détails le plan misérable de son collègue portugais. À la couleur des maillots près, il fait donc strictement la même chose, à l’exception d’une petite variable d’ajustement : l’ancien de la maison n’est pas Mata mais Fellaini, et le grand Belge semble mentalement plus friable que le petit Espagnol. On y reviendra. Par ailleurs, la couleur des maillots étant la même, on ne voit pas pourquoi ce bougre de Roberto (par ailleurs très engagé dans une lutte classieuse de la part d’un certain nombre de clubs sans âme de la PL : nous faire chier coûte que coûte), n’appliquerait pas strictement les mêmes principes (méprisables) que ceux sur lesquels Chelsea s’est appuyé pour nous battre la semaine dernière. Comme des baltringues, est-il nécessaire de le préciser.

L’enjeu étant de se déplacer à Liverpool sans une cargaison de blessés qui nous pénalise une nouvelle fois énormément au milieu (Carrick) et en défense (tout le monde) pour affronter une équipe en bois, nos devils ont probablement abordé ce court déplacement avec juste assez d’entrain pour courir après le ballon pendant une heure et demi, mais manifestement dépourvus du mental qu’il faut pour jouer au foot dans un match de haut niveau. Naïvement, ils ont du croire qu’il suffisait de se remettre en selle peinard après notre récente défaite pour retrouver l’efficacité et le panache que nous leur avons connus lors des victoires à Liverpool ou contre City.

 Moyenne d’âge de notre défense : 7 ans et demi.

 

C’était donc sans compter sur le fait que Fellaini est un bel épouvantail depuis qu’il a retrouvé son niveau, et que ses anciens partenaires/supporters/enculés d’en face n’allaient certainement pas lui faire le cadeau de venir les battre chez eux pour le compte d’une vraie équipe (disons une équipe dont le dernier succès ne date pas du siècle dernier). Marouane a donc du se coltiner un poète au marquage à la culotte, gentil cadeau de Martinez, qui a parfaitement compris que dès que le Belge serait sorti de ses gonds, notre pressing n’aurait plus aucune efficacité, et que la domination du milieu de terrain reposait sur cette donnée particulière en l’absence de Carrick. Pari réussi : à peine 7 minutes après avoir encaissé un but qui doit plus au fait que tous les Liverpuldiens sont cocus qu’à la naïveté de McNair (quoique…tort partagé, on va dire – mais tous les scousers portent des cornes, c’est bien connu), Marouane est averti pour deux fautes consécutives, et son impact sur le jeu disparaît immédiatement derrière la peur panique de se faire expulser prématurément.

Le nouveau sponsor d’Everton fait bien sur leur maillot extérieur

Le reste du plan est à vomir d’évidence : Venez, devils, on vous attend bien au chaud à vingt mètres de nos cages, pendant que nos avants viennent deux par deux péter les couilles au porteur de balle dès qu’il entre dans notre camp. Et ne venez pas pleurer si vous encaissez des buts en contre !

Audace, courage, football totalement pourrave et prévisible au programme ; nos diablesses ne s’en dépêtrent pas.

Après le deuxième but, on sent que le match a déjà complètement échappé à MU. Je ne vous raconte pas l’angoisse de l’académicien qui zieute le match en replay, et qui affronte la perspective de devoir regarder les 45 dernières minutes tout en connaissant le score…

Fellaini footballistiquement plus apte, il est remplacé dès le début de la seconde période, et on attend le réveil du Tigre.

Manque de pot, il devient de plus en plus évident au fil des matchs que c’est au milieu que nos manques sont les plus criants : Blind reste une solution par défaut en sentinelle devant la défense quand Carrick n’est pas là, il ne possède pas le talent de son collègue Anglais pour casser des lignes ou annihiler les contres adverses (une donnée clé en PL, puisque la majorité des équipes joue repliée avec une ou deux flèches devant).

Par ailleurs, je ne suis pas familier des polémiques dirigées contre l’arbitrage, en général. Pas que je sois partisan de la position dogmatique stipulant que « l’arbitre a toujours raison » (c’est vrai qu’un Ovrebo qui arrive à te ranger du côté de Chelsea, ça donne une bonne image de l’impunité des hommes de loi des terrains) ; je suis juste de ceux qui considèrent que pleurnicher ou vouloir refaire le match dès qu’on prend un but sur hors-jeu ne sert à rien, étant donné que dans l’immense majorité des cas, aucun recours ne sera possible. Au passage, je confie mon admiration pour Van Gaal en la matière : lui ne verse jamais dans ce genre de polémique, signe qu’il est certainement à lui tout seul plus intelligent que 90% des journalistes sportifs français.

Le but de Mirallas est donc sévère, mais n’apparaît finalement que dans un contexte de démobilisation et de déconcentration quasi-complète, surtout de la part de notre défense. C’est vrai que voyant qu’on n’arrive pas à leur remonter deux buts, les Toffees n’avaient certainement pas la moindre envie de saisir l’opportunité de nous en coller un de plus…

Dix minutes avant la fin de la partie, le stream a switché sans crier gare sur des interview d’avant-match de Wenger et Mourinho, comme un symbole de nos maux passés et futurs. J’ai presque remercié le gars derrière son écran de m’infliger ces deux têtes de gland. Mes yeux lavés, je pouvais noter nos cocottes. Inutile de dire que c’est le sang qui a remplacé les larmes à la sortie de mon canal lacrimal.

 

LES NOTES

De Gea : 1/5 Il semble avoir un problème avec les frappes à ras de terre, en ce moment. D’aucuns disent que ce problème s’appelle en réalité « Real Madrid », mais j’en doute. Tout joueur a sa période sans, là il en est à trois petits ponts en quatre matchs, et semble fébrile même sur sa ligne. Dure fin de saison, pour David, qui s’est même fait engueuler par Smalling sur une sortie qu’il n’a pas osée.

Valencia : 2/5 Toujours en difficulté quand il n’a pas d’espace. Trop conscient de la charpente démesuré de son corps, Antonio refuse d’aller au contact du moindre joueur en phase défensive, de peur de la triple peine penalty/carton rouge/procès de Nuremberg. De temps à autres, ça vaudrait le coup de prendre le risque, quand même…

Smalling : 3/5 Un des seuls diables à surnager sur ce match. Il confirme ses bonne dispositions de fin de saison, ce qui porte à croire que sa récente prolongation de contrat est plutôt une bonne nouvelle.

McNair : 2/5 Plutôt ménagé face à Chelsea, le pauvre Paddy s’est en revanche bien fait bouger par les brutasses d’Everton, qui à défaut de manier le ballon, savent prendre un ascendant psychologique sur une victime innocente. Grandis vite, garçon.

Shaw : 2/5 Toujours aussi généreux dans l’effort, Luke a une nouvelle fois eu du mal à combiner avec Young, et lui a plutôt servi de point d’appui pour attirer un défenseur à lui. Depuis l’aile ou plus dans l’axe, ses tentatives n’ont rien apporté.

Herrera : 0/5 Un mystère. Il a joué ?

Blind : 2/5 Daley est un poète, et face à la rudesse des gougniafiers d’en face, il n’a pu exploiter ses talents balle au pied. Sans doute pas encore tout à fait remis physiquement, il a aussi peiné au remplacement. Il est de toute façon bien meilleur à son poste de prédilection.

Mata : 2/5 Ses petites balades balle au pied vers l’axe n’ont pas eu plus d’effet qu’un bisou d’amour adressé à un combattant de Daesh : les bouchers avaient pour consigne d’attendre, pas de se ruer en pure perte à l’assaut d’un petit milieu hyper technique insaisissable.

Fellaini : 1/5 A parfaitement épousé les consignes de son entraîneur, mais s’est trompé de club sur ce match : auto-neutralisé au bout de dix minutes à cause de sa propre nervosité, Marouane a été plus utile à son ancien club qu’à l’actuel.

Young : 2/5 Il a fait son Ashley bougon des mauvais jours, ce qui l’a mené à tout tenter par lui-même. À se demander si Blind ne parle pas anglais mieux que Shaw : au moins, le Hollandais a-t-il réussi à faire comprendre à Young qu’il pouvait aussi s’appuyer sur son latéral.

Rooney : 1/5 Pas grand chose à faire, même quand il a pu décrocher un peu pour tenter de servir Falcao. L’axe étant bouché comme l’A4 un 15 août et les centres pas franchement ajustés difficile de faire quoi que ce soit pour captain.

SUBS

Falcao : 1/5 Bon, il faut se rendre à l’évidence. Il n’est pas chez lui ici.

Di Maria : 1/5 à part son centre pour Falcao (tête lobée captée par le gardien adverse), pas grand chose

Van Persie : NN Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit : Rooney s’est blessé, aussi.

LES BUTS (pour ceux que ça intéresse) :

Randombastard#1, 5è : Contre rapide plutôt bien mené par les toffees suite à un corner en faveur de MU. Mode PES enclenché : malgré le bon retour de Blind et McNair, l’attaquant adverse bat De Gea de près suite à deux contres favorables. 1-0.

Randomscumbag#2, 35 : 3è corner d’affilée pour les Toftof. Stones échappe au marquage de Valencia et s’en va croiser une bien belle tête qui ne laisse aucune chance à notre gardien. 2-0.

Randomsucker#3, 73è : à peine entré, Mirallas récupère un ballon derrière notre défense, cette dernière s’étant arrêtée de jouer après que Lukaku a été signalé hors-jeu (.net). Le belge crucifie De Gea…3-0.

Bobby Carlton

2 thoughts on “Everton – Manchester United (3-0) : la raide et vile academy livre ses notes

  1. Parfois j’aimerais avoir mon Wayne Boulet à moi pour ce genre de matchs…
    Je l’appellerais mon Boy Lose, ou Gregory Coupet, ou Michael Ballack, bref un nom qui évoque la défaite.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.