Ils sont beaux à chercher ce qui ne peut pas être trouvé, à se poser des questions sans réponse pour le plaisir onaniste de noircir du papier, d’enfumer les esprits et de toucher ce fameux chèque qu’ils n’ont pas mérité. Ils ? Qui ils ? Inutile de faire des cachoteries. Ce scandale sans cesse renouvelé de démagogie ou de crétinerie (je leur laisse le choix) et de malhonnêteté ou de paresse intellectuelle. Dans tous les cas de nullité.
Une preuve : « La Coupe de France : encore une grande compétition ? ». Au-delà des approximations régulièrement rendues, on tord l’histoire, on l’essore, on en ressort un jus de chaussette marron et sans consistance. Dans le désordre voici les arguments énumérés avec le plus grand sérieux des spécialistes des effets de manche : cette année il y a plus de clubs de CFA et de CFA 2, il n’y a pas de grands clubs de L1, les audiences ne dépasseront 3 millions de téléspectateurs pour l’affiche des 8e de finale, les joueurs alignés ne sont pas les titulaires et la comparaison inepte « c’était mieux avant dans les années 70 ». Tout y passe et il n’est plus étonnant que l’inculture rivalise avec la bêtise des propos en trouvant à 4 lignes d’écart ça d’abord : « Moins de talent, moins de spectacle mais tout n’est pas mort. Le suspense est encore là heureusement pour nous. » et ça « Bref nous sommes à deux doigts de s’ennuyer ferme avec cette coupe en régression. »

Comment peut-on parler d’une compétition qui, parmi toutes les compétitions qui existent, n’a que l’ambition de ne pas être « grande » mais d’être spéciale et de rester une fête. Une compétition qui ne demande que la reconnaissance du ventre pour sa base, ses fondations, les milliers de club, les dizaines de milliers de bénévoles et les millions de joueurs. Est-il possible humainement de vouloir donner à la Coupe une identité qu’elle refuse de prendre pour garder un peu de sens commun, d’humilité et de réalité. Pourquoi vouloir en faire une compétition sauvage où l’audience est le critère de qualité du match ? Le public n’est pas intéressé par cela. La Coupe de France vaut tout autant par ses équipes professionnelles que tous les tours de coupe partout en France depuis le début de saison. La Coupe de France n’est pas celle qu’on voit à la télé, c’est celle qui se vit à la buvette au bord d’un terrain où par miracle le petit peut gagner, non par sa qualité intrinsèque ou son niveau de jeu, mais par la chance qu’il est donné d’affronter des plus grosses équipes et des équipes d’autres régions. La Coupe de France se vit dans les bus des déplacements. Le vainqueur de la compétition, c’est le football, et la Coupe de France est l’un de ses derniers bastions. Il est faux de claironner que le trophée n’est pas respecté par la plupart des équipes, les professionnelles ne composant finalement qu’une partie epsilonesque des participants.

Même lorsqu’un club amateur avance dans la compétition, quel mal y a-t-il ? Qui n’a pas vibré devant des matchs « sur le papier » déséquilibrés ? Ne pas avoir ce genre de surprise c’est nier l’essence de la Coupe, c’est même nier le principal intérêt du foot et du sport, son incertitude. Vouloir que les grands restent entre eux, c’est légitimité le glissement inexorable du foot business voulu par les plus gras. Voir ce trophée qu’au nom du sacro-saint indice UEFA, c’est la priver de son identité de compétition et refuser au vainqueur son titre pour lui décerner en lieu et place la palme du con qui sera la honte française de demain en Europa ligue.

Enfin c’est se fourvoyer lourdement de comparer les coupes nationales entre elles. Il suffit de regarder le palmarès pour voir le sérieux avec lequel les grosses écuries abordent les dernières marches avant le sacre. Clopeau cite l’Angleterre comme exemple, il n’est pas allé vérifier le dernier vainqueur, Wigam, première Cup en 2013, première qualification en Coupe d’Europe et relégué à la fin de la saison. Et donc quelle est cette particularité évidente que je suis incapable de voir, à part l’indigence de l’auteur ? Il est sans doute évident qu’une place en ligue des Champions aurai vu un autre vainqueur ? Non le finaliste était Manchester City, déjà qualifié par ailleurs.

Car oui, la solution est dans les dernières lignes, offrir au vainqueur une qualification directe en ligue des Champions. En France, nous qui en avons tant à répartir dans toutes les compétitions. En oubliant aussi l’essence de la ligue des Champions. Une compétition certes très excitante maintenant pour les télévisions mais qui a perdu son identité depuis 20 ans.

Frantz-Christophe Van Dustgroski

2 thoughts on “Grandeur d’âne

  1. Ca, c’est sur que la coupe de France, c’est bien avant ce qu’on voit à la télé.
    Et puis, l’europe, c’était mieux quand il y avait la Coupe de Vainqueurs de Coupes. Bref, ils nous font chier, gloire à la rébellion.

  2. La coupe de France c’était quand même mieux avant, quand j’étais pas vieux et gras du bide et que j’étais sur le terrain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.