Houston Dynamo – Impact Montreal (1-0) : L’Impact Academy livre ses notes

You-Stone

Ah doux plaisir que de pouvoir se regarder un match à un horaire sain. Il est fini le temps de la couchette à 3, 5, voire 7 heures du matin après une purge ou une quenelle, dans la joie comme dans la tristesse. Se retrouver à 20h30 autour de litrons de bière, tout bras découverts au sein d’une terrasse chauffée. Que de bonheur à entendre çà et là commentaires éclairés ou avinés, éclats de colère et de frustration. Bien que le retour aux artères kilométriquement longues m’eût délesté d’une première demi-heure de game, ce sentiment de se sentir enfin chez soi m’emplit d’un bout à l’autre de la soirée.

Bière et soccer au programme, en attendant le flipper Hunter avec l’orignal emmerdant ta bille de passer et les parties de babyfoot copyrightées Saccomano « On refait le match », c’est donc au Frappé boulevard Saint-Laurent que j’ai posé mes foufounes. Autant vous prévenir que ma vision du match fut quelque peu altérée par le combo alcool-décalage horaire, et plus encore par les trente premières minutes manquées. À ma question « A t-on vu le ballon ? » quand j’arrivasse, on me répondit un succinct mais révélateur « Non » au ton surpris et amusé, comme si le temps d’un voyage en avion l’Impact eut changé.

Mais trêve de salmigondis et de verbes mal conjugués, place au soccer.

 

Matchday

C’est devant une terrasse presque comble que l’Impact affronte le Dynamo Houston au BBVA Compass Stadium. Un match ô combien important que les deux équipes se tiennent en deux points et qu’une défaite au Texas nous ferait passer au quatrième rang de l’Association, au plus près de la zone de non-retour. Malgré tout, on se souvient du blanchissage 5-0 du Dynamo au Saputo, il y a quelques semaines.

Une victoire en trompe-l’œil qui avait précédé la bascule du team du côté obscur de la force, « là où c’est tout boueux et ça sent pas bon ».

Raison de plus de s’inquiéter, et de commencer à manger du riz dans l’éventualité d’une digestion difficile, l’Impact devra se passer des services de sa pièce maîtresse, le Pat’, blessé à la hanche, comme pour te prévenir que tu vas bien galérer ce soir. Nesta et Bernardello ne feront leur retour probable que la semaine prochaine, mais Felipe est bien de la partie après sa suspension à Chicago. Wandrille Lefèvre enchaîne une troisième titu en défense centrale, en homme fort du moment. Arnaud et Warner (fourchettés de riz) se chargeront du milieu défensif, tandis que Romero (vidage de gamelle de riz dans le gosier) prend place sur le côté gauche. Game on.

 

Alignement

Dynamo Houston : Tally Hall – Corey Ashe, Kofi Sarkodie, Bobby Boswell, Jermaine Taylor – Oscar Boniek Garcia, Ricardo Clark, Brad Davis (Andrew Driver 86’), Warren Creavalle – Giles Barnes (Omar Cummings 88′), Will Bruin (Cam Weaver 79’).

Substituts inactifs : Tyler Deric – Eric Brunner – Alexander López, Servando Carrasco.

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Impact de Montréal : Troy Perkins – Jeb Brovsky, Wandrille Lefèvre, Matteo Ferrari, Hassoun Camara – Collen Warner, Felipe (Sanna Nyassi 65’), Davy Arnaud (Maxim Tissot 82’), Andrés Romero, Justin Mapp – Marco Di Vaio (Andrew Wenger 62’).

Substituts inactifs : Evan Bush – Karl W. Ouimette – Zakaria Messoud – Blake Smith.

 

Faits saillants

J’entre dans le bar. 21h04. Putain, j’ai salement raté une demi-heure de jeu et je crains le pire. La terrasse couverte est accessible via un escalier qui permet de ne pas entrer directement dans le bar au rez-de-chaussée. Je tourne alors succinctement la tête sur ma gauche. Apparaît un écran de télé qui laisse découvrir le score. Houston mène 1-0, ma bite à couper j’en étais sûr. À mon arrivée sur la terrasse, les regards se figent, et j’en entends murmurer : « C’est lui, c’est Mauricio », la légende est de retour.

Les premières informations qui me parviennent sont les suivantes. Non, nous n’avons pas touché le baloune depuis le début de la game, et mes collègues me maudissent déjà de les avoir amenés assister à un spectacle qu’ils qualifieront d’affligeant. Comme prévu, le but du Dynamo est venu plein axe, dès la 6e minute, suite à une bonne combinaison entre Barnes et Clark. Warner, en retard, est devancé par la déviation du poitrail de Barnes. Clark fait le 1-0 d’une belle frappe enroulée de l’extérieur de la surface.

Le dernier quart d’heure de la première demie ressemble fortement à la mi-temps réalisée vendredi dernier à Chicago. Une défense relativement bien en place, mais d’énormes difficultés à remonter la balle. Une équipe donc parée pour le contre, mais des montées trop faibles pour être dangereuses, mises à part les percées de Mapp ou Felipe. Ces raids solitaires amènent coups francs et frappes lointaines. Rien de bien transcendant, et surtout pas de quoi faire mouiller les bobettes des Texans.

L’Impact revient en seconde demie avec une envie d’aller vers l’avant bien plus conséquente. Mais pertes de balle et déchets techniques offrent plutôt des opportunités de break au Dynamo. Perkins a lui promis que sa boulette de la semaine dernière n’arriverait plus, et s’y attache en sortant un essai de Bruin en demie molle.

Le dernier tiers du match est résumable en deux occasions pleines d’analité des Bleu et Noir. La tactique montréalaise du « je fais un match bidon en priant pour planter en contre » exaspère Di Vaio qui sort sur une blessure plus ou moins diplomatique à l’heure de jeu, ou comment fuir le navire. C’est sûr que sans notre meilleur et unique buteur, on va réussir à s’en sortir. Merci l’artiste. Mais Wenger fait le boulot, et sur un débordement, il délivre un caviar à Arnaud qui, seul au point de péno, se démerde pour shooter pile là où il ne faut pas, sur le défenseur revenu en catastrophe. On peut, au passage, crisser sur la simili-main contrant la frappe d’Arnaud, mais ça serait bien trop facile.

Trop facile le duel de Wenger 3 minutes plus tard ? Bien lancé par Romero (?!), l’attaquant entré à la place de Di Vaio se présente seul face à Hall. Après environ 45 secondes de réflexion, il place une chaussette ras-de-terre que le gardien Texan sort du pied. À noter l’attitude hébétée de Tally Hall, qui se demande encore comment Wenger a pu aussi lamentablement rater une telle occaz. J’étais personnellement déjà en train d’enlever mon chandail, sûr que cette fois c’était la bonne pour Andrew. Grave erreur.

La fin de match est anecdotique, hormis une tête de Ferrari au-dessus et un ratage de Romero. De toutes façons, à rater les deux occaz’ précédentes, il est inutile d’espérer mieux. Jouer en contre sur la route quand on ne sait pas mieux faire c’est bien, mais quand on n’est pas capable de mettre les buts tout faits, c’est pas l’fun. L’Impact glisse donc au qu atrième rang avec quatre matches à jouer. Tu les sens mes Séries qui vont te passer sous le nez ?

 Le tableau

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Un pack de Montréal

Troy Perkins (3/5) : La frappe de Clark est parfaite. Lui l’est tout autant sur le reste de la partie, empêchant à plusieurs reprises le Dynamo de faire le break et de tuer le match. Les boulettes de la semaine passée sont oubliées.

Jeb Brovsky (1/5) : Peut-être un de ses pires matches dans sa longue descente aux Enfers. Absent offensivement, très fébrile défensivement, l’action de la 83e résume parfaitement son match. Après une relance dégueux dans les pieds adverses, il se mange un méchant grand pont avant de voir l’action se finir dans les bras de Perkins.

Wandrille Lefèvre (4/5) : Les matches s’enchaînent et les bonnes performances de Wandrille avec. Solide, hargneux, bien placé. L’inverse de Matteo finalement.

Matteo Ferrari (2/5) : Ça commence vraiment à tirer dur pour Matteo. D’abord, il regarde Clark ajuster Perkins dès la 6e minute, puis festival de air-marquage sur coups de pieds arrêtés. Même pas foutu de cadrer sa ganache sur corner.

Hassoun Camara (2/5) : Match difficile aussi pour Hassoun. Si son impact (de Montréal) physique est toujours appréciable, sauf quand il est à la bourre et qu’il découpe le gars en face. En duel avec Matteo pour le titre du meilleur air-marquage.

Davy Arnaud (3/5) : Captain courage fait comme il peut, parfois ça passe, parfois ça se voit. Toujours un peu à l‘arrache, il a quand même fourni du beau boulot en défense comme en attaque. Bon sauf ce monstrueux ratage de la 68e.

Collen Warner (1/5) : À son crédit : quelques bonnes ouvertures et longs balounes. À sa défaveur : le reste, soit contrôles ratés, passes molles et marquage à 5 mètres.

Andres Romero (1/5) : Toujours aussi à l’Ouest et mauvais techniquement. Il fut meilleur quand il laissa le boulot de débordement à Nyassi et qu’il se concentra sur le jeu long.

Felipe Martins (2/5) : Un retour au jeu difficile tant il fut isolé lors des opportunités de contres. Du coup, il a tenté de percer la muraille texane grâce à sa technique et à sa vitesse. Sans grande réussite.

Justin Mapp (3/5) : Le dynamiteur est de retour. Épopées balle au pied, pénétration et percussion : tout d’un Don Juan, mais ses centres n’ont que très peu trouvé preneur.

Marco Di Vaio (1/5) : La technique blessure artificielle pour cause d’énervement, je l’ai faite avant lui. Le problème, c’est que c’est lui qui est censé planter. Faut pas compter sur Wenger pour ça.

 

Substituts

Andrew Wenger (Jimmy Briand/5) : Un superbe débordement pour servir parfaitement Arnaud, mais surtout un ratage monumental (le 72e de la saison). Mais plante donc calice !

Sanna Nyassi (non noté) : Il a tout-droité, et plutôt bien cette fois-ci.

Maxim Tissot (non noté) : Le Sauveur de Chicago n’a pas réitéré l’exploit ce week-end.

 

Retrouvez les faits saillants en vidéo après l’avertissement ici

http://www.impactmontreal.com/fr/news/2013/10/highlights-houston-dynamo-1-0-montreal-impact

 

Rendez-vous samedi 12, pour la venue de la Révolution Néo-Anglaise au Saputo, en présence de moi-même s’il vous plaît. Victoire obligatoire évidemment, à quatre matches du terme de la Régulière.

Becs anaux.

Mauricio Vincello.

 

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3 thoughts on “Houston Dynamo – Impact Montreal (1-0) : L’Impact Academy livre ses notes

  1. Belle acad’

    Franchement ça fait du bien un peu de frâicheur venant de la MLS.

    C’est quand les play offs ?

  2. L’acad’ est fort bonne, j’en conviens!

    Cependant, un problème très égocentrique me hante: étant à Montréal en novembre, quelles chances ai-je de pouvoir assister à un match de l’Impact?
    Parce que ça fait quand même partie du bagage culturel d’un voyage!

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