Impact Montréal – Pachuca (1-1) : L’Impact Académie nage dans le bonheur

Obscure compétition

Salut les velus,

C’est le grand jour ! Le jour idéal pour ajouter une ligne au palmarès à l’histoire de l’Impact. Après un gros résultat au match aller chez les Mexicains de Pachuca (2-2), Montréal a toutes ses chances de se qualifier devant son public pour une demi-finale de Ligue des champions. Et il a répondu présent le public. 38 104 personnes se sont massées dans les travées du stade olympique (ce n’est pas sale), dont votre serviteur lui-même, avec les ultras. Retour sur cette journée et ce match particulier qui restera dans les annales.

Alignement

Les gros gars.

Pas de changement par rapport au match aller. Je ne vous donne pas l’alignement mexicain parce que, personnellement, j’en ai vraiment rien à carrer.

Le Matchauricio

-60’ : À une heure du match, passage au stade Saputo pour une petite prière. Je suis liquide depuis environ 3 heures de l’après-midi.

15 h : quatorzième café de la journée.

-45’ : Nécessaire arrêt au 99 pour siffler quelques bières et autres produits de première nécessité me permettant de maintenir un rythme cardiaque relativement bas. Je croise une paire de twittos qui resteront bien profond dans mes annales.

-2’ : Entrée (Edmond) dantesque dans le stade. La pression est à son comble. Je refuse d’aller pisser pour ne rater aucune seconde alors que j’ai déjà la vessie qui déborde. Tant pis.

1’ : It is on putain. Prouvez nous qu’on n’a pas fait plus de 5 000 bornes pour rien les gars !!

5′ : Ah, si vous ne le saviez pas encore, sachez que les bancs de touche du stade olympique de Montréal sont en réalité des chaises. Celles de Pachuca ont cependant été customisées.

Les chaises de touche mexicaines.

15’ : Jusque-là, on subit plutôt bien. La possession mexicaine est complètement stérile, mais les Tuzos finissent quand même par se rendre compte que Cabrera est plus prenable qu’une fille dans un bus en Inde. La première opportunité de Lozano passe de peu à côté des cages de Bush. Merde, ça va être vraiment long.

25’ : Ferme la Klopas ! L’entraîneur-chef s’agite sur le banc comme s’il avait des vers au cul, braillant sur ses joueurs, les arbitres, sans raison. On a compris, t’es stressé, mais là tu fous la pression à tout le monde, alors va t’asseoir comme te le signale astucieusement l’arbitre mexic… euh pardon, costaricien.

Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien…

35’ : Nouvelle incursion côté droit de la défense montréalaise. Le centre en retrait de Lozano trouve Cano plein axe qui manque complètement le cadre. Je lève alors les yeux vers une pub sur la tribune pour la piscine olympique : « Retenez votre souffle, la traversée est longue. » Va te faire foutre.

45’ : C’est la mi-temps, 0-0. On a eu chaud sur une paire de situation mais, franchement, Pachucaca n’est pas vraiment dangereux. Nous non plus, mais ça n’est pas le but.

Pachuca tente de profiter de ses maigres opportunités.

60’ : Ça y est, je vais pisser. J’ai perdu quelques gouttes au fond de mon slip, mais il faut absolument que j’évacue le litre 42 de bière (oui c’est précis) que j’ai ingurgité avant le match. Je vous laisse imaginer comment j’ai poussé sur ma vessie en entendant la clameur montée dans le stade. Ça va, j’ai juste raté la seule occasion de l’Impact jusqu’ici : une superbe frappe excentrée de Duka sortie par Perez.

68’ : ET BLAM ! Baky Soumaré démonte Nahuelpan d’un coup d’épaule bien placé. Déjà à la limite, le repris de justice de Pachucaca, aka la paupiette (pour sa corpulence bien au-delà de la moyenne de son équipe), sort une minute plus tard.

71’ : Miracle de Bush. Lozano, encore lui, dribble et déborde avant de centrer fort devant le but. Cano reprend à bout portant mais Bush, par l’opération du Saint Esprit, dévie en taclant. La balle meurt tranquillement en corner.

Faisez tout péter !

80’ : La minute mortelle. Je ne sais quel connard de Pachucaca s’infiltre dans la surface. Tu le sais qu’il va tomber, tu le sens depuis qu’il a la balle dans les pieds. Ciman fait une première faute qui passe inaperçue, puis un mouvement de bras autour du Mexicain qui s’effondre. C’est mal défendu, c’est bien tombé, et l’arbitre siffle évidemment penalty. Silence de mort dans le stade. Cano transforme. La crise hémorroïdaire qui intervient alors est aussi fulgurante qu’inattendue. 0-1 Pachucaca. C’est bien évidemment terminé pour le commun des mortels. Jamais on marquera. La détresse de Ciman me donne envie de pleurer. Quel sport de merde.

Moi, à partir de la 80e minute.

90’ : Mais relevez-vous bande de grosses chiennasses. Sur les 10 dernières minutes, je ne sais même pas s’il y en a deux de jeu. La rencontre est arrêtée toutes les 30 secondes, c’est affreux. Les quelques occasions que l’on a eues sont imprécises et inoffensives. Niquez-vous.

94’ : VEVBEZûvbiubNVQZEUGBIUQRBVSNCJSDKBV !!! Mallace récupère la dernière balle du match, crochète un chiquito divinement et transmet un amour de jeu long à Porter. Le tout jeune drafté réalise alors un amour de contrôle de la poitrine pour effacer son vis-à-vis et glisse un pointu entre les jambes de Perez. Le stade implose, jouit de toutes ses forces. On croit un moment que le toit a cédé, mais tout ce blanc n’est en fait que la semence des supporters qui virevolte dans l’enceinte du stade olympique. Incroyable dénouement, priapisme footballistique… Ce sport est merveilleux.

Quand la soirée t’échappe.
Le pointu de Porter au fond des filets.

95’ : Alors que tout le monde se déshabille et s’enduit de lubrifiant, coach Klopas tue les dernières secondes en prenant deux minutes pour sortir à la suite de son expulsion pour un geste d’anthologie. L’arbitre siffle la fin sur l’engagement. Décollage immédiat, hélicobite jusqu’au bout de la nuit.

La raison de l’expulsion. Excellent support masturbatoire. La femme de Frank est rêveuse.
Spotted : Mauricio au coup de sifflet final.
C’est ça qui est la vérité. Belle victoire.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

Aux émotions exacerbées, je réponds par des notes exacerbées. Elles n’auront dont aucun sens, ou alors beaucoup trop. À vous de voir.

Un pack de Montréal

Evan Bush (100+miracle/5) : Autant on l’avait senti tout chamboulé dans son dedans par les quelques malheureux supporters de Pachucaca au match aller, autant mardi il a su prendre le taureau par les gosses. Ses sorties, parades, sont toujours venues à point nommé, il a réalisé un véritable miracle en sortant à bout portant une reprise de Nahuelpan sur un centre devant le but. On ignore encore comment les lois de la physiques ont été violées sur ce coup-là, mais on en redemande.

Donny Toia (3/5) : Finalement assez peu de choses à dire sur le match de Donny. Il a fermé son côté avec bonheur comme au match aller, aidé par un Duka un peu plus concerné défensivement. Il a ainsi obligé son vis-à-vis à systématiquement repiquer (Gerard) dans l’axe, le laissant s’empaler sur le milieu de terrain.

Laurent Ciman (500/5) : Fais moi tout ce que tu veux Laurent, je ne serai pas farouche. Un match incroyable de solidité défensive, jusqu’à cette intervention malheureuse sur Cano qui pénétrait avec difficulté dans la surface. Un accrochage un peu bête, mais également léger, qui a bien failli coûter la qualification à l’Impact. Son désarroi à ce moment du match m’a presque décroché quelques pertes brunes, mais sa réaction fut parfaite. Et le dénouement nous a fait oublier son geste et nous garderons en mémoire l’image de Lolo faisant seul un tour d’honneur. Quel bel homme.

Laurent Ciman en salle de musculation.

Bakary Soumaré (300/5) : Solidité à toute épreuve. Pour prendre Baky à l’envers, il faut se lever tôt, et surtout avoir une expérience assez poussée de la sodomie pour ne pas avoir peur des représailles. Il a pris tous les ballons aériens avec une facilité déconcertante, dégoûtant l’ex-taulard qu’est Nahuelpan avant de l’achever définitivement à l’heure de jeu d’un grand coup d’épaule dans la gueule. Pourquoi pas un threesome avec lui, Lolo et moi ? Je ferai la fille.

Victor Cabrera (-200 puis +300/5 = 100/5) : Défenseur central de formation, Victor était à nouveau titulaire au poste d’arrière droit pour palier l’absence d’Hassoun Camara, toujours légèrement dans le mal avec sa cheville. Mais la première demie a été un véritable calvaire pour l’Argentin. À jouer (mal) le hors-jeu, il se faisait prendre par derrière aussi facilement qu’une jeune blonde souhaitant garder sa virginité jusqu’au mariage. À craindre le un contre un, il se repliait vers l’axe laissant la place libre aux débordements. Ainsi, toutes les occasions chaudes pour Pachuca sont venues de son côté. Mais si on attendait l’entrée d’Hassoun dès la mi-temps ou peu de temps après, Victor nous a fait mentir en réalisant une seconde demie presque parfaite, bénéficiant de la baisse de régime de son opposant direct.

Marco Donadel (-200/5) : Ce que je craignais est en passe d’arriver. Après un match aller très limite au Mexique, Donadel a réitéré sa mauvaise performance mardi soir. Un placement très moyen, un impact physique quasi-nul, et une vilaine tendance à trop reculer quand les Tuzos possédaient la balle. Heureusement que, comme à l’aller, Pachuca n’a pas profité des espaces dans l’axe pour attaquer.

Nigel Reo-Cocker (-150/5) : Alors qu’il avait réussi à limiter les dégâts causés par l’égarement de Donadel à l’aller, Reo-Cocker a eu bien plus de mal à le faire mardi. Visiblement en manque de rythme, il s’est montré très emprunté défensivement, et n’a pas récupéré autant de ballon qu’à Pachuca. Son impact offensif a été très faible, alors que ses transmissions peuvent faire la différence. Si cette paire de milieux défensifs semble le choix numéro de Klopas, il est fort probable qu’il faudra penser à faire quelques retouches dans ce secteur de jeu afin de faire jouer des gars plus couillus.

Dilly Duka (3/5) : Le messie du match aller n’était pas de retour mardi. Comme une fille pas très bien foutue mais qui assure comme une dingue au lit, la nouvelle de ses talents s’est vite répandue dans le camp Tuzos, et il a passé la soirée serré de très près par tout un tas de gars. Ce qui ne l’a cependant pas empêché de se procurer une paire d’excellentes occasions. Un match sérieux et appliqué dans l’ensemble, avec un plus gros effort défensif qu’à l’aller. Doit continuer sur ce rythme.

Ignacio Piatti (300/5) : Piatti accroché, Piatti taclé, Piatti malmené, mais Piatti libéré. Serré de très près par les joueurs de Pachuca, toujours à deux dessus, comme un symbole de gangbang assumé, Piatti a fait ce qu’il a pu mardi, et l’a très bien fait. Défensivement, il a été parfait, se replaçant à merveille et bouchant de nombreux espaces. Psychologiquement, avec Ciman, il a joué son rôle de leader sur le terrain en communiquant avec ses équipiers, pour les réconforter, les remotiver. Techniquement, il a brisé quelques reins, embêtant ses adversaires comme quand ta copine bouge trop ses fesses en levrette t’empêchant d’imprimer ton rythme.

Justin Mapp (3/5) : Mêmes commentaires que pour son compère de l’aile gauche. Il a provoqué tant qu’il a pu, par ses dribbles et sa vitesse. Il a certes mal conclu ses maigres chances de but, mais a également ouvert la voix à des centres qui n’ont pas trouvé destinataires. Son entente avec Cabrera fut meilleure en seconde période, ce qui explique également la meilleure impression qu’a donné l’Argentin en seconde demie.

Dominic Oduro (-1000/5) : Un tout droit qui ne court pas. Ben merde, avec ça, on est bien avancé. Le gars n’avait qu’une seule job mardi : emmerder la défense adverse de son pressing et gêner les relances. Ce qu’il ne fit jamais. À côté de ça, il a constamment gâché les ballons qu’il recevait, ratant ses contrôles, faisant les mauvais choix ou ne réussissant que trop rarement le geste qu’il fallait pour conserver le cuir ou obtenir des fautes. Va falloir arrêter la pizza, les merguez te conviennent mieux, et aussi moins te concentrer sur ta coupe de cheveux.

Dominic Oduro perdu entre les deux défenseurs de Pachuca.

Substituts

Calum Mallace (Jésus/5) : Un crochet magique, une ouverture lumineuse… Il en faut parfois peu pour faire bander 38 000 personnes. J’en ai craqué mes bobettes, mais par devant pour une fois.

Jack McInerney (non noté) : Entré pour peser sur l’arrière garde mexicaine, le boulot d’Oduro. Ce qu’il a fait, très bien, permettant aux Tuzos d’oublier Porter l’espace de quelques secondes fatidiques.

Cameron Porter (Dieu le Père/5) : Jamais un homme ne m’a fait jouir comme Cameron l’a fait mardi. Et dire qu’il n’a que 21 ans, et déjà l’expérience d’une MILF au toucher de fée. « Quand j’ai vu le ballon arriver, je me suis rappelé les vétérans qui me disaient de me détendre et d’être prêt », déclare Porter à l’issue du match. J’ai dit la même chose à Madame pour sa première sodomie.

Madame Porter attend son homme à la sortie du stade.

Entendu mardi 3 mars, aux abords ou dans le stade olympique.

Le vieux dans le métro : « Moi, mon souvenir du stade olympique, c’est quand j’étais allé voir les Rolling Stones. On avait pas mal fumé et waaaah… C’était une soucoupe volante tsé ! »

Les jeunes Français devant le stade : « C’est le quart aller ou le quart retour ? »

Elwood Blues, au supporter trop calme près de nous : « Regarde le lui, il a déjà des crampes aux coudes. »

Le conducteur du métro, qui arrête la rame un peu plus longtemps, juste pour venir me demander : « Hey dis-moi, l’Impact a-t-il gagné ? »

La copine du gars bourré au bar : « Ce qui est sûr c’est que je ne vais pas jouir jusqu’à 4h du matin sur le canapé. »

JS Bournival, quelques minutes après le coup de sifflet final : « J’ai fait un AVC, mais ça va mieux. »

Elwood Blues, à l’arbitre : « Ta mère, elle t’a enculé avec un gode quand t’étais gamin, et tu l’as mal vécu. »

Le fan de hockey à la sortie du bar après la qualification : « Hey les gars, belle game hein ! Belle victoire ! Enfin… Belle nulle ! »

Voilà, c’est fait. Le slogan que je trouvais pourri (marquons l’Histoire) devient réalité sous mes yeux ébahis. Quelle soirée mes aïeux. D’une de celles que j’ai pu vivre de l’intérieur à l’époque où j’écrivais, avec d’autres, la légende du club. Prochaine étape en Ligue des champions le 18 mars, à Montréal contre les Costariciens d’Analjuelense (coucou Kimberly, on va te dégonfler tes grosses boules coquine). Mais avant ça, pas de grève, reprise de la MLS dès samedi 8 mars avec la rencontre à Washington contre DC (éliminé par ces mêmes costariciens mercredi).

J’en ai profité pour rentrer en moto…
En revanche, j’ai salopé mon chandail.

J’en place également une petite pour toutes les personnes rencontrées jusqu’ici, qu’elles soient simples (mais magnifiques) fans, membres de l’Académie (pas celle là, l’autre) ou joueurs. Vous m’avez tous fait rêver ces quelques jours, je vous aime d’amour. On se prend par les fesses quand vous voulez.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

Retrouvez votre serviteur sur Touitteur, pour clavarder ou se slacker la vis en toute décontraction (et autres faits saillants)

http://twitter.com/VincelloM

Ou sur Fessebouc (mais moins souvent)

http://www.facebook.com/mauriciovincello

Si tu veux des photos exclusives du magnifique phallus de l’Editeur Belhomme certifiées Horsjeuiades 2014, abonne toi à Horsjeu.net, on s’arrangera.

http://horsjeu.net/abonnement/

5 thoughts on “Impact Montréal – Pachuca (1-1) : L’Impact Académie nage dans le bonheur

  1. Belle académie, on sent qu’il a été nécessaire de faire dégorger quelques poireaux. Tranquillisez-vous, nous ferons le nécessaire pour que vos corps caverneux ne soient pas sollicités pendant la demi-finale.

    PS : Je m’enthousiasme peut-être pour un rien, mais Franck Klopas ne pourrait-il pas être nommé gros membre d’honneur pour ce geste magnifique ?

  2. Putain et dire que si tu as suivit le match mais côtyé Mexicain, t’as eu le ballon, les occases, t’as pris 3 contre en 2 matchs, et t’es éliminé….
    AHAHAHAHAHAHHAHA rien que pour ça tant mieux pour vous!

  3. Nommer Frank gros membre d’honneur, ça récompenserait son seul et unique beau geste sur le banc montréalais depuis son arrivée. Je prends.

  4. C’est bien, c’est beau.
    Et pour avoir vu le match je trouve que tu as su garder une certaine lucidité sur les notes, c’était pas gagné.

    Donadel est une brute en retard
    Oduro vaut même pas un orteil de Larsen Touré
    Reo Cocker est suffisant et prends ses adversaires pour des poussins
    Cabrera est nul. Juste nul.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.