Et voilà, l’ultime match aller de la saison : Rennes-Bordeaux, affiche qui donne encore des cauchemars à canal plus, record de la plus faible note obtenue par un match en prime-time au cours de l’histoire de la chaîne, qui fera donc tout dorénavant pour laisser ce genre de rencontres à al-Jazira. Mais toi, ami lecteur de la Breizhou, tu n’as pas la mémoire aussi courte, et d’ailleurs je te tutoie parce que tu m’as l’air quand même sympathique, tu te souviens encore d’  »un fils de » qui vient faire la gavotte devant le kop visiteur pour bien rappeler à quel point on le méprise, ou encore d’une frappe enroulée à peine effleurée par Carasso comme premier ballon touché d’Asamoah Gyan.

Ce fut une autre époque, une époque où Bordeaux était menée d’une main de maître « je crois que bon » et mettait fin au règne de l’empire aulassien sur les terres de ligain. Plus de Bô-gosse du 29, de Bô-gosse marocain d’Aquitaine, ou même d’Alou Diarra. Celui qui symbolise le plus le FC Girondins de Bordeaux maintenant, c’est Claude Pèze, illustre académicien d’horsjeu.net, alcoolique exilé en Picardie, motard incontinent un poil défaitiste. Il a la moustache qui titille, certains ayant ainsi soupçonné qu’il fallait sucer Claude Pèze pour réussir. Une longue histoire… qui a donné des envies à Roazh Takouer, non pas de sucer Claude Pèze, ça va pas la tête ! Mais beaucoup plus subtil, de faire du Claude Pèze sauce rennaise afin de copieusement se faire sucer en cette veille de noël. Amen.

 

Konpozision

Commençons une fois n’est pas coutume par l’adversaire .

Alors Bordeaux, c’est quoi ? Un ancien boulémique dans les cages, auteur de la fracture de Jimmy Briand dont l’absence a empêché Rennes de gagner sa finale de coupe de France. En défense, on retrouve un candidat au ballon de plomb (Chalmé), ou un truc improbable côté droit (genre Sané) ; un axe de brutes vicieuses avec Henrique-Planus ; et enfin le sosie de Pépito côté gauche. Parfois pour la déconne, son entraîneur titularise Ciani, mais il aime pas trop la déconne en fait. Au milieu, on retrouve leur deux principales recrues estivales : N’Guemo et Maurice-Belay. Ça fait rêver personne mais/vu que ça coûte zéro euros. Pas de N’Guemo ce soir, suspendu, et c’est le jeune Sertic qu’on retrouve pour un 4-4-2 à plat. À leurs côtés on retrouve Jaroslav Plasil, principal joueur de football de l’effectif, et Fahid Ben Khalfalah, dont les supporters girondins parleront mieux que moi. Enfin, en pointe, il y a Bellion et Gouffran, mais ça pourrait aussi être Modeste, Jussiê ou Diabaté. Bref, ils auraient même de quoi nous envier notre duo de buteurs pas buteurs Hadji-Montano.

Les présentations étant faites, voilà ce que nous a mijoté Fred Antonetti pour ce match qui pourrait presque être un examen de fin d’année. La rumeur annonce des rapports de plus en plus conflictuels entre Anto et Le Lay, voire avec certains joueurs (dont Mandjeck, forfait, qualifié par certains de « diplomatique »). Il se pourrait même que le Corse soit menacé. Non mais, c’est quoi ce bordel ? On s’est pris pour le PQSG ?

Jeune Bordelais, aide Claude Pèze à trouver le nom des 3 joueurs qui n’ont pas pensé à se présenter

En voyant la compo, je ( c’est à dire Roazh Takouer, j’ai dit que je faisais du Claude Pèze, donc aujourd’hui je jeïse à tout va) me suis tout de suite étonné. « Non mais c’est quoi ce bordel ? Où qu’il est mon Danzé ? Et où qu’il est Julien Féret ? C’est quoi ce milieu là ? On fait quand même pas se faire dessus face aux Bordelais de Francis Gillot ? »

Et pourtant oui, c’est bien un milieu sans Féret qui est choisi, le Briochin n’est même pas sur le banc. Je m’en suis allé me servir un verre de whisky directo parce que ça m’avait fortement contrarié, et que c’est pas bon pour mon foie la contrariété.

 

J’imagine que dans le même temps Claude Pèze se fait servir « une vierge sanglante » par sa dame. Moi non, non pas que je sois convaincu qu’on est mieux servi par soi-même mais pour la bien meilleure raison que je n’en ai pas. Ça me fait penser d’ailleurs que pas plus tard que la nuit précédente, j’ai rêvé de retrouvailles torride dans un train corail avec mon ex. Enfin, mon ex, façon de parler. Vous imaginez bien quand même que j’en ai plus d’une. Celle dont je suis resté amoureux plus de deux semaines quoi. Sans rentrer dans les détails de mon rêve, il est évident que je me réveillais avec la forme olympique du champion, mais que la compo m’avait un peu fait sombrer dans la mollesse. Le whisky qui traînait avait pour mission de revigorer un peu le bestiau.

À défaut de dames à vous présenter pour cette académie claude-pézienne, j’aurais pu vous décrire une séance foot+ sur écran géant dans mon bar préféré, même si le patron est pas très commode niveau coups gratuits. Surtout que j’avais pas pu y aller dimanche pour cause de crise de flemmite aigue post-cuitasse du samedi soir. Malheureusement, et c’est la faute à pas de chance, une gastro traditionnelle de noël m’incite à la plus grande imprudence et à rester à proximité de ma salle d’eau et de mon dernier slip propre en cette 19e journée.

Ce sera donc streaming foot + dans mon appartement. Au commentaire, et ce n’est pas non plus une bonne nouvelle, sont associés Philippe Carayon, ex TPS, et un des blagueurs du service des sports de canal (c’est à dire un mec tellement pas drôle qu’il ne pourrait même pas écrire un sketch pour les guignols) et Philippe Jeannol, consultant dépressif et ennuyeux qui ferait passer Francis Gillot pour un sacré fêtard.

 

Ar matc’h.

Le match s’écrit en 3 temps.

 

Les premiers verres de whisky que je me suis enfilés n’ont pas beaucoup revigoré les Rennais, plus impliqués qu’à Ajaccio ou qu’à Nice, mais encore apeurés. En face, on joue tranquille, on voit qu’on domine plutôt les débats donc on va pas trop se presser.

Comme je me fais un peu chier et je sens que le match n’a pas vraiment démarré, je me rappelle que je n’ai encore rien acheté pour noël et que j’ai quand même de la famille .Je garde un œil sur le streaming tout en surfant sur le oueb à la recherche d’idées. Les Rennais n’en ont pas beaucoup plus. Montano tente une frappe du plat du pied molle dont Carasso s’empare sans difficultés.

N’ayant toujours pas trop l’inspiration pour noël, je me reconcentre un peu sur le match bien que ça n’en vaille pas spécialement la peine. La tension est palpable côté rennais, même en dehors du terrain, puisque Totonetti crie comme un putois encore plus que d’habitude. Ben Khalfallah cherche un deuxième pénalty qu’il n’obtiendra pas, et ça, ça vaut bien un petit verre supplémentaire.

Rennes tente de jouer long, Bordeaux est plus court, mais sans réussite. Ça commence un peu à chauffer sur la pelouse avec les poètes Henrique-Planus vs Montano. Kembo et Pitroipa n’étant pas loin, ils vont forcément s’en prendre quelques uns. Et comme Féret a déjà signé 4 passes décisives sur coups de pied arrêtés, on est tranquille… Je me ressers un verre pour noyer mon chagrin. Et comme j’ai pas mangé depuis deux jours vu ma gastro-entérite, je commence à être vachement plus détendu du calbut’. Le seul nom de « Planus » me fait rigoler. Les blagues de Carayon quand même pas.

Je me lève même de mon siège en cuir sur un service de Kembo pour Pitroipa qui perd son duel face à Carasso. Mais-hé-hé , Jonathan Pitroipa était-hé-hé bêtement horsjeu(.net).

Dans le jeu, Bordeaux tente d’accélérer. C’est presque aussi impressionnant qu’une 103 sp. De mon côté, je me fais un pansement sur l’index gauche, pas pour faire stylé quand je le lève bien haut mais parce que j’ai réussi à percer ma cloque. En fait, je me suis un peu brûlé les doigts l’autre jour, une histoire de bougie qui fond et de rhum qu’a été renversé sur la table.

C’est la mi-temps. J’ai pas trop suivi, mais c’était pas terrible-terrible. Puis j’aime pas trop taper avec un pansement sur le doigt. Le lien streaming a fini par planter, sans doute s’est-il suicidé après une dernière expertise de Jeannol. Peu importe, j’ai trouvé un lien en anglais qui est de moins bonne qualité mais qui fait moins mal aux neurones. N’ayant rien mangé depuis deux jours, je n’ai aucun besoin de me rendre aux toilettes alors que c’est le moment idéal. Je me sens bête.

 

Bonne nouvelle, le match reprend et Anto a décidé de remédier à mon ennui en faisant entrer un meneur de jeu, un numéro 10, un joueur qui sait dribbler et faire des passes, oui, Yacine Brahimi !

Voilà qui ranime ma flamme et qui promet du mouvement. M’Vila-Pajot-Brahimi, c’est le milieu qui avait permis à Rennes de gagner sa 3e gambardella, la dernière en date, au cours d’une finale qui l’opposait justement aux Girondins.

Et ça ne rate pas, deux minutes après son entrée, Rennes se crée enfin des occasions dignes de ce nom. En insistant sur le côté gauche, Mavinga finit par chiper la balle à Ben Khalfallah pour décaler Pitroipa qui frappe en glissant, ou plutôt qui glisse en frappant, enfin c’est vous qui voyez, mais ça lèche le poteau de Carasso. Ce n’est pas sale. Peu après, Montano côté droit centre à ras de terre pour Pitroipa qui ne pouvant se retourner, transmet à Brahimi, dont la frappe effleure l’autre poteau.

Je sens que le match démarre enfin, et je me roule un maximum bambos pour l’occaz.

Le streaming freeze alors que j’ai le collage et le mix dans les mains. Et si je suis parvenu à actualiser la page, elle me renvoie un message d’erreur. Je trouve un 3e lien et me retape Carayon-Jeannol pour la peine. Pitroipa en profite pour coller la gerbe à Henrique en le dribblant à plusieurs reprises. Mon maximum bambos est enfin prêt.

Henrique n’ayant pas envie qu’on continue à le maltraiter signe une intervention musclée sur Kembo, qui se montre enfin. Absolument, faute et carton Monsieur l’arbitre ! Rennes innove, avec la combinaison du mur double épaisseur. Sauf que la première couche est plus fine que du papier et qu’elle s’effondre au moment où Kembo frappe. Ne pouvant voir le départ du ballon, ou ayant peut-être peur de se faire un peu mal aux mains comme sur une frappe de Gyan, Carasso ne bouge pas et le missile enroulé finit sa course dans l’axe au fond des filets. 1/0. C’est beau, mais pas très beau, puis c’est surtout rigolo. Je danse autour de mon siège en faisant l’hélicoptère sans les mains sur fond de, et à fond, « Just can’t get enough ». De toute façon, ça fait longtemps que mes voisins me prennent pour un cinglé.

Pendant ce temps, Jirès fait un gros câlin à Totonetti, suivi par tous les copains de l’équipe. C’est sûr que si moi j’avais une dame dans ma vie et sous la main, ce genre de moments deviendrait vite coquins pour ne pas dire franchement dégueulasses.

Reprenant mes esprits, j’anticipe le futur plantage de mon streaming et j’ouvre une deuxième fenêtre qui s’avère en léger décalage avec la première. Je coupe le son pour que le match reste audible, et je me sers un dernier verre dans l’espoir de suivre la version Rennes-Bordeaux de Time Code. Salma Hayek finira forcément par y apparaître.

« Standing ovation » pour Jirès Kembo-Ekoko. Méritée. Moi-même si je n’applaudis pas, c’est parce que je n’arrive pas à savoir s’il faut que je pose d’abord le jockoss ou le verre. Essayer les deux en même temps me paraît techniquement risqué. Et tenter d’applaudir en les gardant dans les mains me paraît encore plus con. Avant que je ne prenne ma décision, captain Kader est déjà rentré sur la pelouse, reprenant son brassard à Yann M’Vila.

Changement de dispositif donc, Mangane passant en sentinelle du milieu afin de couper les trajectoires des ballons aériens destinés aux Dupont et Dupond de l’attaque bordelaise, Brahimi passant sur l’aile gauche. Anto tente un deuxième vrai coup de coaching. Très audacieux, surtout par rapport à d’habitude.

 

Sauf qu’on a encore tous le souvenir d’égalisation moisie survenue contre le cours du jeu par des équipes encore plus mauvaises, dont bien sûr Nancy qu’on retrouve en coupe à la rentrée. Bref, ça commence à sérieusement serrer des fesses et en ces temps de gastro, c’est carrément indispensable.

Il ne reste plus qu’un quart d’heure à jouer, et les Bordelais parviennent à obtenir des corners quand il ne les impose pas eux-mêmes. Ce qui étonne Pitroipa, en pleine discussion avec Sertic. L’homme de terrain se réveille pour nous signaler que Pitroipa est resté à terre à l’autre bout de la moitié rennaise. C’est moi qu’ai déjà trop bu ? Non, c’est lui qui confond Pitroipa et Mavinga. C’est vrai qu’il faut le faire, mais après tout Jeannol a appelé les deux gardiens « Costil » toute la soirée.

J’ai déjà fini mon verre alors qu’on est qu’à la 81e minute. « Faute corporelle de la hanche de Pitroipa » précise le Caraillon, le gars qu’on raille. Ce coup-franc lointain et excentré me rassurant moyennement, je prends la courageuse décision de me servir un dernier verre. Il finit dans les bras de Costil. Pas le verre, non, je viens à peine de me le servir, soyez plus attentifs.

A la 83e minute de jeu, Boukari entre en scène, Montano ayant été averti et n’étant parti pour se calmer. Je me rappelle qu’il y a donc de fortes chances que Boukari soit l’attaquant de pointe du 32e de finale de coupe de France qui nous attend à la maison contre Nancy. Je vide mon dernier verre cul sec, et me ressers un verre, mais le dernier alors.

On en arrive à la 84e, et les notes que j’ai prises en direct me signale qu’il y avait une faute à proximité de la surface bordelaise. « C’est la furie » même dit Carayon. « Obstruction caractérisée » analyse Jeannol. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai du mal à me souvenir de l’action. Je me souviens juste que c’est Boukari qui tombe

« ça restera anecdotique s’il y a 1/0 mais… ». Pas besoin d’avoir entendu la suite du discours des deux vautours au micro, ça fait dix minutes que je ne bouge plus le moindre poil dès qu’un Bordelais s’approche des 30 m de la surface rennaise. Heureusement qu’ils n’arrivent pas à approcher plus.

Et s’ils approchent plus, ils tombent sur un super Jean-Mamelle. Le meilleur défenseur du monde après Pique, M’Bia et à la limite Maldini et Blanc mais ils ont arrêté, se lancent dans une chevauchée, nouvelle spécialité maison, et manque de peu de conclure en se présentant face à Carasso dont la sortie hésitante limite les dégats. Qu’à cela ne tienne, Pitroipa récupère côté droit, centre au deuxième poteau pour Pajot, absolument seul. Reprise de la tête. Hélicoptère. 6M ? Je me disais bien que j’avais pas entendu « Just can’t get enough ».

ça rate pas en revanche chez les deux vautours. « Imaginez qu’une minute après… » puisque faute sur Plasil à 25 m, soit coup-franc menaçant. C’est dans le mur et sous les applaudissements. Ça cafouille un peu à l’entrée de la surface, mais ça finit fort heureusement dans les bras de Costil sous mes propres applaudissements, parce que j’ai fini par poser mon verre, et que je tiens le bambos entre les lèvres. Ce n’est pas sale.

Un peu plus sale, Nicolas de Tavernost apparaît à l’écran. Il doit avoir de la famille à Saint-Briac ou un truc du genre. Du coup, s’ensuit une longue discussion sur le futur mercato bordelais, ce qui ne nous intéresse franchement pas. Y’en a une blague en conclusion, mais c’est de Jeannol alors on va vous l’épargner.

Rennes manque de tuer le match après un bon contre, conclu d’une tête de Pitroipa sur un centre très précis de KTC. Carasso se déplace d’un pas et la prend. Donc non, ce n’était pas l’occasion du siècle non plus.

Mais c’est déjà plus que les occasions bordelaises, Rennes semble gagner en maitrise. Au point que l’on voit même Mavinga signer un tacle très propre dans sa surface. Pour le coup, je ne vais pas me resservir un verre, mais je me demande si j’ai pas déjà trop bu. Alors que je suis le point de me promettre de ne pas finir la bouteille ce soir, Mangane se troue dans la surface, les Bordelais et Jeannol réclament une main, l’arbitre ne bronche pas, Rennes repart et ça se finit en embrouille entre Brahimi et Sertic de l’autre côté du terrain. L’arbitre calme le jeu avec pédagogie.

C’est fini, c’est gagné. Retour d’I just can’t get enough, mais à la fin du match, c’est too much. Tour d’honneur des joueurs, avec un bonnet de noël au couleur du SRFC. M’Vila le fait torse-poil pour bien montrer que s’il prend du cul, il a toujours une bonne tablette de chocolat. On a gagné et c’est bien le plus important. Je vais pouvoir me rendre totalement comblé au pot de départ du monde du travail (enfin pot de retour au chômage quoi) organisé par un pote qui dépense donc son dernier salaire.

 

Les gars du stade

Costil 4/5 : Pas eu d’exploits à faire, mais on a senti Billy appliqué, rassurant et autoritaire sans entrer en mode kung fu. En même temps qui pourrait avoir envie de faire du mal à Bêêêlion et Brebix, le deux gentils ovidés de l’offensive bordelaise ?

Pour noël : on offrirait au petit Billy une bonne vieille cassette des forbans, en espérant qu’il ne les ait pas déjà toutes.

KTC 3/5 : Un choix tactique payant, s’il s’agissait de mieux contrer le côté gauche bordelais, bien plus vif que le droit. A droite, à gauche, en haut, en bas, le petit Kévin, il les gère ces soirées-là.

Pour noël : on lui offrira de la reconnaissance et du lobbying. Sur le podium des meilleurs arrières gauches de L1 qu’on vous dit !

Kana-Biyik 4/5 : Who’s the big boss ? Who’s the biggest?Jean-Mamelle of course. Il bouffe tout ce qui traîne derrière, et il finit toujours par pénétrer la défense adverse. Avec un peu plus de convictions, il aurait même marqué le 2/0. Un jour, Jean-Mamelle marquera dans le jeu, c’est écrit.

Pour noël : Plein de slips maxi king size pour qu’il y garde au chaude sa forte paire.

Boye 3/5 : On est jamais totalement rassuré, bien qu’on n’ait pas non plus eu de raisons de paniquer. Une prestation globalement solide. Pas du granite non plus, mais largement plus solide que ce que je coule en cette sombre période.

Pour noël : Un truc qui le rendrait plus rassurant. Genre un maillot floqué Apam ou une crête rouge.

Mavinga 2/5 : On est toujours pas convaincus à 100% non plus, le placement et l’anticipation manquent encore de justesse, mais la progression suit son cours, surtout sur le plan offensif dans une situation comme la 2e mi-temps. Très bon tacle en fin de match à noter.

Pour noël : un stage à l’école des tacles Jean-Mamelle Kana-Big quand même.

M’vila 4/5 : Vêtu du brassard, il est monté en puissance au fil du match, imposant le bon rythme à l’équipe, et réussissant de belles ouvertures comme il sait en trouver. Le fait de se retrouver avec le milieu de la gambardella a dû le galvaniser. Les automatismes, tout ça.

Pour noël : une nouvelle montre.

Pajot 3/5 : Il est sympa parce qu’ « (il s’)excuse envers les supporters Rennais ainsi que (ses) coequipiers pour le suspence causer en fin de match ! ». Tellement sympa qu’il offre en plus une prose du jour au comité. On le pardonne, mais pas vraiment parce qu’il est sympa, plutôt parce qu’il a fait sinon une deuxième mi-temps très convaincante.

Pour noël : Un jeu de tête. À défaut, un bescherelle et un dictionnaire.

Doumbia 2/5 : Sorti à la mi-temps, il n’a pas pu bénéficier du même temps de mise en route que ses coéquipiers. On en retient du coup qu’une prestation volontaire mais maladroite. Ma prédiction de la semaine dernière n’a donc pas eu lieu.

Pour noël : une jambe de Plasil, c’est tout ce qui nous restait en magasin. ça lui fera un souvenir.

Kembo 4/5 : Jésus, c’est sa force et c’est ton tee-shirt qui le dit. Totonetti, c’est son mentor et c’est sa gratitude qui le montre. Il a été le principal danger rennais pendant les 20 meilleures minutes du match. Et il a surtout été l’unique buteur de la soirée. Comme ça devient une habitude, il faudrait songer à mettre personal jesus plutôt que just can’t get enough quand il marque.

Pour noël : un dîner avec Oscar Ewolo pour s’entretenir sur la puissance du Jésus.

Pitroipa 3/5 : Il n’a pas été décisif, parce que c’est sa légende qui veut ça. Sinon, il a souhaité un joyeux bordel à toute l’arrière garde bordelaise, a léché le poteau de Carasso (d’une frappe, donc ce n’est toujours pas sale) et offert le deuxième but de la partie à Pajot. On a envie de lui souhaiter le meilleur à la CAN, mais pas trop quand même.

Pour noël : rien, c’est lui le cadeau. Des dieux.

Montano 2/5 : Le tueur colombien ne tue même pas de mouettes, mais il empoisonne la défense adverse. Utile donc à défaut d’être efficace, ou même élégant. Mais bon, si c’est vrai qu’il n’est pas bien joli, il est quand même plus gentil que ce qu’on peut croire. Il fait même des coucous au public rennais à sa sortie.

Pour noël : des trucs sur lesquels il peut se défouler jusqu’à son prochain but. Genre des ballons ou des animaux.

 

Les entrées en jeu

Brahimi 4/5 : Plus qu’une coïncidence, son entrée en jeu change la donne. Dès ses premiers ballons, on a bien senti qu’il allait se passer quelque chose. C’est un peu éteint au fil du match, mais c’est le carton jaune, le changement de poste, et le manque de rythme qui en sont la cause.

Pour noël : on lui souhaite déjà d’éviter les blessures.

Mangane 3/5 : Est rentré essentiellement pour se faire ovationner par le public avant de partir à la CAN. Sacré Captain Kader. Il n’a en tous cas rien (de) cassé.

Pour noël : voire Brahimi. Mais aussi celle des autres.

Boukari Non noté : Est rentré pour se réhabituer au poste et se faire tamponner par Planus.

Pour noël : pas de bras, pas de chocolat. Donc pas de note, rien dans la hotte.

 

Les remarques à la con :

  • L’instant branlounette « chuis trop fort » : j’avais pas le bon ordre (c’est Montpellier qui fout le bordel), mais j’avais bien identifié les 8 premiers du championnat Comme on est qu’à la mi-saison, ça fait que j’ai à moitié un peu raison, comme tous bretons.
  • L’instant nous, on a aimé (copyright l’Equipe) : aujourd’hui le coaching d’Anto.
  • Des 6 attaquants de pointe présents mercredi sur le terrain, le meilleur était Montano, qui devrait être remplacé par Erding, lui-même 3e attaquant à Paris. Ce qui veut dire bien des choses
  • Si Antonetti était viré en cas de défaite à cause de mauvais rapports avec Le Lay, est-ce qu’on peut pas virer Le Lay après cette victoire ?
  • 5e à la trêve. Place qualificative en coupe d’Europe à moins que l’horrible coupe dégueue ne vole une place au championnat. Chouette, on va sûrement pouvoir refoutre la honte à canal et à la France parce qu’ils le valent bien.
  • Gros bisous à Georges Mandjeck pour qu’il soigne son gros chagrin et se décide à continuer l’aventure. Ce serait con qu’il parte maintenant, on l’avait à peine adopter.
  • Cette fois, c’est sûr, j’ai battu mon propre record en longueur d’académie.
  • Joyeux noël. Vous pouvez bien sûr m’offrir un cadeau.

 

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Nedeleg Laouen

 

8 thoughts on “La Breizhou Académie note Rennes-Bordeaux

  1. « Se retrouver avec le milieu de la Gambardella a du le galvauder » ? Le « galvaniser » peut-être ? Non ? Si ? Bah.

  2. « Le fait de se retrouver avec le milieu de la gambardella a dû le galvauder. » Ca serait pas galvaniser, plutôt ? Trop de cidre ?

  3. Un texte excellent pour clôturer une excellente année de Breizhou acads. Bonne année à toi Roazh, et à tous les supporters rougénoirs.

  4. Une acad’ Claude Takouer, ça ne peut qu’envoyer du lourd! Merci à Roazh pour les académies 2011 et joyeuses fêtes de fin d’année à tous!

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