La Foghetecaz Académie note Getafe-Villarreal (0-0)

Santi se fiche de la langue, ce qui le rend meilleur.

Villarreal n’avance pas beaucoup, c’est une certitude. Au delà de ces deux points perdus au vu de la physionomie du match, la prestation est satisfaisante. Je vous dis pourquoi.

 

Avant-match y Alineacion :

Comme toujours, Santi Lazorla vous parle de l’adversaire. Non pas pour étaler sa connaissance, mais pour partager le quotidien de la Liga, souvent décriée à tort car proposant un spectacle des plus plaisants.

Donc voila ti pas qu’on se déplace à Getafe. Très jeune club trentenaire issu de la banlieue de Madrid, l’équipe mettait à rude épreuve la résistance cardiaque de son public. Capable du meilleur (s’imposer chez nous 1-0 à 9 contre 11) comme du pire (on ne compte plus le nombre de fois où Getafe s’est fait remonter au score avant d’être défait), le club a bien changé cet été :

Exit l’élégant relayeur Dani Parejo (El Piojo, Valence), et au revoir Manu del Moral (Seville), généreux ailier et meilleur buteur de l’équipe (7 pions). On dit donc Ola à :

  •  Medhi Lacen, cet immonde récupérateur du Racing Santander.
  • Valera, un ersatz de latéral droit arrivé de l’Atletico.
  • Guiza, de retour d’un voyage turc lui ayant fat perdre sa place en Seleccion.
  • Sarabia, un 9 et demi formé à Madrid et doté d’un pied gauche bien mignon.
  • Juan Rodriguez, un 10 reconvertit relayeur, arrivé de Galice, mais absent ce soir.

Parmi les meubles, je me dois de faire honneur en citant Casquero, capitaine courage du club, Miguel Torres, le latéral gauche le plus moisis de la Liga, et parler de Miku, qui n’est pas le frère de Yoann, mais un attaquant vénézuélien travailleur et pas embêté avec la pelota.

De notre côté, Garrido devait composer sans Nilmar notamment, donc il nous a chié un 4-4-1-1 avec un Borja libre de ses mouvements, et, attention, Marchena dans l’axe avec Gonzalo pour la paire la plus rapide d’Europe.

 

Que se paso :

Une entame un peu fébrile de mon arrière garde me fait trembler. Guiza, un renard le bougre, plonge volontiers dans le dos des axiaux, profitant de la qualité de jeu long de Sarabia. L’ancien de Mallorca peut s’en vouloir d’avoir choisi la force (2’) ou d’avoir mal dosé son lob (9’).

Senna et ses potes respirent peu à peu, tenant le ballon avec sang froid, tout en réussissant à créer du jeu, c’est-à-dire trouver Rossi et De Guzman aux abords de la surface. Il faut attendre un bonbazo de Senna de 30m (claqué par Codina) pour enclencher cette marche en avant à l’entrée du quart d’heure. Jusqu’au bout, Villarreal domine, gagnant régulièrement la bataille au milieu, ou la paire Bruno-Senna abat un formidable boulot. Il ne manque donc qu’un peu de réussite à une équipe décidément pas vernie. Un rebond capricieux gêne Rossi (19’), alors qu’une tête de Zapata flirt dangereusement avec le poteau gauche de Codina (25’).

Il faut ajouter à cela de nombreuses situations chaudes gâchées par le manque de confiance qui habite les rangs valencians actuellement. Dommage car l’élaboration du jeu, la recherche d’attaques placées et la dépense d’énergie sont très louables en cette période noire où l’on encourage les équipes en difficulté à revenir à des choses simple (courir quoi).

Le retour des vestiaires ne change rien, si ce n’est la sortie de Senna pour Wakaso. Avec Borja plus bas, l’idée est de faire parler la vitesse du Ghanéen et de Rossi face à la lenteur de Lopo et Cata Diaz. Sans être serein derrière, le sous marins torpille devant, mais Rossi souffre de strabisme pour une fois, c’est ainsi que deux superbes rushes furent inutiles, ses tentatives passant à côtés (mais de pas beaucoup, c’est Rossi les mecs !).

Une victoire aux points donc, mais fictive seulement. Contre une équipe de Getafe largement prenable (j’en fus déçu), Garrido continue de regarder derrière, bien que la copie rendue laisse présager un regain de forme prochainement. Quitte à mettre entre parenthèse le match de ce soir  ?

 

Los marineros :

Diego Lopez (4/5) : Getafe n’a rien fait, si ce n’est mal négocier le peu de munitions via Guiza. Mais c’est dans ce type de scénario qu’on se prend un pion. Et Diego n’a jamais eu la main tremblante.

Zapata (3/5) : Le défenseur le plus régulier a fait ce qu’il sait faire. Tenir son couloir sans souci, et montrer de la volonté dans son jeu vers l’avant. Une tête de peu à côté me laisse des regrets.

Gonzalo (0+1/5) : Alors, pour obtenir un Gonzalo de ce soir, vous prenez :

-Un grand gabarit chevelu et bien lourd. Kyrgyakos fera l’affaire.

-Ajoutez-y la qualité de relance d’un Dehu.

-Saupoudrez le tout d’un style made in T. Bertin.

-Mélangez, et servez frais. Gonzalo signera sa première (et bonne ) intervention à la 87ème.

Marchena (3/5) : Un début difficile, souvent dû à une relance trop osée. Mais en qualité de joueur ayant de la bouteille (et non son penchant pour elle), Carlos s’est repris, sauvant les siens d’une… talonnade (90+2).

Català (3/5) : Il continue de surprendre. Propre dans ses relais, il a pris davantage son couloir, servant Zapata ou Borja sur un plateau. Pedro Rios ne l’a pas troublé le moins du monde. Double face est en forme.

Senna (4/5) : Il est sorti à la pause sans que la main mise de Villarreal ne baisse. Pourtant, son placement, ses ballons grappillés et son pétard de 30m ont largement contribué à asseoir une domination jaune.

Bruno (3/5) : Quand on ne remarque pas Bruno, c’est qu’il fait un bon match. Un œil vers l’avant pour renverser le jeu, et toujours l’autre sur son axe, pour le soulager si besoin. Avec 4 ballons perdus et 11 récupérés, le garçon est propre.

Cani (2/5) : Il a alterné le sympa et le foireux. Assez heureux dans ses prises de risque, ce sont davantage ses choix qui furent bizarre. Irréprochable dans l’état d’esprit par contre. C’est-à-dire courir et râler. Souvent à tort d’ailleurs.

Borja Valero (4/5) : Il a violet l’entre ligne, n’étant pas loin de faire voir le rouge à ses adversaire à force de leur faire marron. Et sous la tunique jaune, lui qui a déjà porté la Roja, il lave les ballons pour les rendre plus blanc que Blanc. Pas un bleu Casquero pourtant. Point de chiffres clefs sur le tableau noir, mais des signaux qui virent au vert quant Little Buddah touche le ballon. Bref, on en voit de toutes les couloirs, comme un T100.

De Guzman (3/5) : Des pertes de balles qui auraint pu couter cher, mais De Guzman s’est évertué à jouer simple. Dans une position plus axiale, il a montré de la justesse dans les petits périmètres, sans être décisif cependant. Du mieux donc.

Rossi (3/5) : Avec un Rossi d’il y a 2 semaines, on serait rentré avec 4 pions enfilés dans le fion de Codina. Une étonnante maladresse nous laisse sur un score vierge. 6 frappes, 5 hors cadres, mais son activité habituelle pour faire bouger les choses.

 

La plantilla :

Wakaso (2/5) : Je militais pour qu’il ait plus de temps de jeu. Prenant place à gauche à la pause, il n’a fait parler qu’avec intermittence sa vitesse. En revanche, sa maladresse fut beaucoup plus bavarde.

Nous restons donc scotché à cette 14ème place. C’est toujours mieux que l’OM et nous au moins, on n’a pas Morel. Le Mad est une cible facile.

Pas sûr que je puisse en faire autant demain, après une petite affiche sympa à City. Mais quelque chose me dit que la Blue Moon académie tardera à venir : bah oui, Borja va faire ses débuts dans la compétition.

 

Que Dio me guardo.

 

Besos Analitos.

Santi Lazorla.

 

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