La Reds academy note Liverpool-Everton (2-2)

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Gerrard Mouillée ne laisse pas ses Reds walking alone…

L’Angleterre entière en parlait, le Merseyside entier en vibrait déjà, Canal+ a même daigné y consacrer un sujet : « The King is back
to Anfield ». Oui, retour donc de King Kenny dans son antre, attendu par les 45000 chanceux possesseurs du précieux sésame. Dès la première apparition, le public se lève et crie son bonheur de voir revenir celui qui, à leurs yeux, est le dernier prestige d’un glorieux passé, (trop) souvent lourd à porter.
Et pour un retour, quel retour : le rival voisin, celui-là même à qui Dalglish a souvent fait des misères dans les années 80. (cus)
Les 18 titres de champions des Reds, plus les 9 des Toffees font de Liverpool la ville la plus titrée de l’Angleterre, loin devant Manchester (20), et Londres (19). Aujourd’hui, les deux clubs sont toujours au coude à coude, mais dans les bas-fonds de la Premier League. Peu importe, c’est un Merseyside Derby et ce match ne ressemble à aucun autre.
Après un retentissant « You’ll never walk alone », et de nombreux chants à leur gloire les 11 autres Reds sur la pelouse ne pouvaient
qu’attaquer de façon tonitruante ce match. Une première mi-temps de qualité, avec un but à la clé, et beaucoup d’occasions gâchées. Et en Albion, le gâchis est un pécher et les Reds vont vite déchanter en seulement 5 minutes, coup sur coup, qui vont permettre aux Toffees de mener 2-1. A un quart d’heure de la fin, Kuyt égalise sur un pénalty justifié, mais presque contre le cours du jeu. Score final 2-2.
Les Reds auront mis en avant des qualités de battant que Gerrard n’avait plus vues depuis des mois, mais également les mêmes lacunes
techniques et surtout cette défense aussi utile que la brosse à dents de Shane McGowan.
Confirmation donc que le retour de Dalglish ne sera pas l’électrochoc pour retrouver une série de victoires, mais apparaitra comme un sauveur si Liverpool accroche le maintien cette saison.

Les joueurs :

Reina : 2/5 Quelques beaux arrêts, mais une sortie aux fraises des bois pour permettre à Distin (lui-même) d’inscrire son premier but pour Everton, ça méritait pas la moyenne ! Attention Pepe, le prochain match c’est le Wolves, et si Zubar-la-tête-chaude marque, ce sera -1 ! Gerrard est gentil, il prévient…

Johnson : 3/5 Enfin un bon match de Calamity. Il suffit de lui mettre un Neville en face et le voilà transformé. Des dribbles et accélérations qui ont souvent mis Philip à l’amende et ont permis le premier but. Maintenu à gauche par Dalglish malgré la catastrophe de mercredi, il a eu une idée lumineuse face aux Toffees : la feinte de frappe-crochet-pour centrer du bon pied. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour Gerrard ça veut dire beaucoup, surtout que Gerrard lui, il se l’est tapé le Blackpool-Liverpool et il aurait préféré autre chose…

Agger : non noté Très bonne première période, il revient en force de sa/ses blessures. Irréprochable jusqu’à la mi-temps. Bien sûr, ça ne pouvait pas durer, alors son estomac décide de se tordre en 5, comme son numéro, et le force à arrêter là, obligeant Dalglish a faire
rentrer Kyrgiakos à la sortie des vestiaires. 5 minutes plus tard, les Reds ont pris deux pions. Si vous voulez un exemple concret de
l’impact d’un changement de défenseur en cours de match, vous en avez un parfait…

Skrtel : 0/5 Continue tranquillement mais surement sa mutation en Traoré : coupable sur les 2 buts. Certes, le Slovaque est toujours aussi costaud physiquement, prêt à découper tout ce qui bouge, à tamponner tout ce qui passe… ben alors, il est ou le problème ? Ben le
problème, c’est que d’avoir toutes ces capacités, à 3 mètres de l’adversaire, ça ne sert à rien…

Kelly : 1/5 Il s’est fait dévorer tout cru le jeunot ! Après un début convaincant (environ 10 minutes), la répétition des duels l’a fait sombrer, puis couler. Le petit Martin va sans doute encore faire longtemps des cauchemars remplis de gens bizarres avec des brosses afros, tant le grand Fellaini s’est régalé de lui. Heureusement pour le latéral droit, Kyrgiakos rentre et à sa vue, Marouane se rappelle de la saison passée, marquant de belles traces sombres dans le fond de son slip…

Spearing : 1/5 Encore un petiot qui s’est fait manger, mais lui ce n’est pas tant son physique, mais son énorme pauvreté technique. Entre contrôles du tibia, passes à l’adversaire, air-têtes, il a déployé toute la panoplie d’un grand Ballon de Plomb. Si il n’a pas eu 0, c’est pour le tacle deux pieds décollés De Jong-Di Méco sans faute à la 78e. Gerrard s’est régalé…

Lucas : 3/5 Il y a trois derbies de cela, Lucas avait réalisé le même match que Spearing. Aujourd’hui il a réalisé un match à la Gerrard, cela montre avec tristesse le niveau de l’équipe. Bon arracheur de ballon au milieu, il est surtout celui qui accélérait le jeu, mais il manque encore de confiance à l’image de cette non-volée à l’entrée de la surface sur un corner dégagé plein axe, alors qu’il était seul. 99% des joueurs l’auraient tentée, 60% l’auraient cadrée, Cavani l’aurait mise en coup du scorpion et Cissé au-dessus de Cardiff.

Meireles : 2/5 Son premier but pour les Reds, dans un derby en plus ! D’un missile à bout portant dans la lucarne, il délivre le peuple rouge et sa prostate en même temps. Derrière, son festival habituel de passes parfois lumineuses, souvent ratées. Encore trop peu, mais au moins, il est plus puceau…

Kuyt : 4/5 Et non, Dirk ne pouvait enchainer deux matchs horribles d’affilés. Car en plus de la motivation d’un derby, le blondinet avait aussi le match de Blackpool à se faire pardonner. Sa double occasion en première mi-temps amenant le premier but, c’est lui qui prend la responsabilité du pénalty égalisateur, et le transforme malgré le chambrage batave d’Heitinga (dédicace involontaire à Frite Philippe, ndsmel). Combattant jusqu’à la dernière seconde avec ce tacle pour arracher le ballon des pieds de Baines, il est le seul a avoir pesé physiquement sur les adversaires. Gerrard fera la sourde oreille à toute remarque sur son niveau technique, car le constat est simple : aussi limitées soient ses capacités (il n’est pas handicapé non plus) techniques, si Liverpool avait 11 Kuyt sur le terrain, Liverpool ne jouerait pas le maintien.

Maxi : 2/5 Tout le monde sait que Maxi et sa tête de souris n’aiment pas vraiment jouer physique. Dans ce derby, ça tombe plutôt mal, surtout en première où il disparait complètement de la surface du globe. Il attend patiemment la fin de l’orage en seconde mi-temps pour sortir de son trou et s’offrir quelques jolis rushes et provoquer le pénalty de l’égalisation après le splendide double raté de Skrtel…

Torres : 3/5 Après des débuts convainquant sous KK, à Blackpool, El Niño monte un peu plus en puissance avec cet excellent match dans le derby. Bons appels, excellente conduite de balle, protection du ballon, pressing… Il ne lui aura manqué que la finition, comme à cette 16e minutes où après avoir fait passé Heitinga pour un vulgaire Matthieu Chalmé, il voit sa frappe enroulée du gauche s’écraser sur le poteau. Bizarrement ce retour coïncide avec le retour du serre-tête et des cheveux mi-longs. Il faut espérer que ce coup-ci il ne croise pas de nouveau le chemin de Dalila…

Les remplaçants :

Kyrgiakos : 2/5 A peine rentré, Liverpool encaisse 2 pions coup sur coup. Ok, il est très dur de rentrer dans un match d’une telle intensité, mais quand même, le contraste est impressionnant! A vous faire passer pour le premier Burnley venu…

Shelvey : non noté Rentré pour un Mereiles fatigué, mais n’a strictement rien apporté.

Le coach :

King Kenny : 3/5 A visiblement trouvé les mots pour galvaniser son équipe en première mi-temps et pour aller chercher dans le plus profond des tripes une égalisation qui semble si loin ces derniers-temps. Mais surtout, sa présence sur le banc semble (pour l’instant) redonner une seconde vie a Nando, qui se montre de plus en plus dangereux. Petit Bémol dans son coaching, avec seulement deux entrants, et laissant Babel, Pacheco ou Jovanovic à la place de Maxi et Fernando épuisés en fin de match. De l’espoir, mais que la route sera longue.

L’ambiance :

Kop + Toffees : 5/5 Welcome in hell ! Ce à quoi Gerrard rajoutera, par pure mauvaise fois, ce doux petit chant qui change tout les ans (sur l’air de Que sera, sera) : « Tell your ma’, your ma’… To wipe away all your tears… No trophy for sixteen years… Tell your ma’, your ma’… »

3 thoughts on “La Reds academy note Liverpool-Everton (2-2)

  1. Un match intense pendant que Liverpool menait.

    La suite était surtout à l’avantage des bleus. Le numéro 26 a montré de beaux trucs.

  2. torres doit penser que si lui il marque et les autres joueurs marquent des buts, c’est liverpool qui gagne, c’est vrai c’est un attaquant mais il doit penser à donner des ballons aux autres quand ils sont seuls

  3. Dernier « vestige » d’un glorieux passé, cher Gerrard !

    Sinon, Kelly a été élu homme du match par le site officiel, non ?
    Et Spearing, qui revient à peine d’une fracture et lancé dans le grand bain par King Kenny… étrange, il ne pouvait être qu’à court de rythme !

    Bon, c’est quand qu’on gagne ?

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