L’accademia rossanera note Milan A.C.-Inter (3-0)

Tonton Baresi ne fanfaronne pas.

Que tu es beau mon San Siro, lorsque tu te pares de rouge et de noir, quand ton atmosphère se rapproche d’un orgasme auditif bercé par le chant des bombes agricoles et des cantiques rossonere. Que tu es belle ma douce équipe quand tu martyrises l’anus encore frétillant, que cette jeune fille en fleur toute de noir et de bleu vêtue t’offre en guise de présent.

Le derby de la Madonnina a donc choisi son camp dès la première minute, où le match a basculé de manière irréversible pour les intéristes. Traumatisés par ce début de match miteux, les hommes de l’autre auront lâché les armes devant une équipe débordant d’envie et de volonté, ressemblant à s’y méprendre à une bande de copains où le collectif et l’altruisme auront été les devises principales.
Des valeurs rares dans le football en espérant qu’il ne s’agisse pas d’un mirage et d’un rêve mouillé brutalement interrompu.

L’Accademia Rossonera est d’humeur légère ce soir, aussi fière que Stéphane Guy devant son poster dédicacé d’Arsène Wenger, mais Tonton Baresi ne le criera pas sur tous les toits comme le nombre incalculable de Milanix en chaleur additionné à des médias voyant déjà le roi de Milan sacré avant l’heure. Il est souvent arrivé que le roi se vît (oui l’Accademia se la pète à la Sarko) trop beau et imbu de sa personne, en oublia ses fidèles ennemis prêts à sauter sur le trône à tout instant. Le chemin vers le Nirvana où Saint Baresi et Saint Maldini accoleront sur la tunique milaniste le fameux blason vert-blanc-rouge est encore long, mais en gardant un tel état d’esprit, un 18ème scudetto viendra briller de mille feux dans le ciel de San Siro. Milano siamo noi !

Les notes

Abbiati (4/5) : Sort encore deux arrêts décisifs sur Pazzini et sur la tête d’Eto’o qu’il est allé chercher au plus profond des abîmes, peut être même au fond. Il se dit que Tonton Silvio a brisé au lance-pierre la caméra placée sur la ligne de but, mais qu’importe. Rassurant sur toutes ses sorties aériennes, il aura passé le plus clair de son temps, en seconde période, à compter les coups en douce de la petite catin Motta. A autant souri devant l’occasion manquée de Saméto que devant les résultats du FN en France.

Abate (4/5) : Une progression linéaire fulgurante à ce poste. La saison 2010-2011 semble être celle de la confirmation de la naissance d’un talent à ce poste d’arrière droit. Il a sans cesse parcouru son couloir le labourant comme un bourguignon et pointe de plus en plus le bout de son nez sur les offensives milanistes. Offrira le second but à Pato sur une reprise de volée loupée. Comme quoi, quand tout sourit…

Nesta (4/5) : Général élégant et élancé, il couvre en toute discrétion ce que son jeune padawan brésilien lancé au front ne pourra acquérir qu’avec la maturité. Il dégage une aura de puissance et de sûreté à faire pâlir Sangoku et comme Boubou, a transformé Pazzini en petit chocolat dont il s’est délecté.

Thiago Silva (4/5) : Soldat engagé au front n’hésitant pas à se salir et à salir ses adversaires. A érigé un mur de Gaza bis devant la cage en suivant les conseils de son maître au niveau du placement et en coupant bon nombre de transversales qu’il lit à l’avance. Mûrit de match en match et fait des passes à Abate comme personne.

Zambrotta (3/5) : Retour gagnant pour ce vieux de la vieille qui aura parfaitement bloqué l’aile gauche de la défense rossonera. Aura cassé du macédonien et participé grandement à la victoire avec son activité incessante et sa rage de vaincre.

Van Bommel (4/5) : » Méchant Mark tu as fais bobo à ton copain Wesley, bouuuh que tu es vilain, le plus vilain de tous les vilains du foot ». Et tu t’en branles Mark, continue ainsi tes odes à la majestueuse cheville bafouée, au tacle par derrière et à la carotide coupée. Se transforme étonnamment en joueur de football quelquefois avec des passes précises et un tempo d’enfer donné au milieu. Peut même se targuer d’avoir chatouillé la transversale. Mais dans ces moments là, les gentils bisounours coupent leur télé…

Gattuso (3/5) : Grand footballeur déguisé en méchant teigneux par peur de trop grande médiatisation. Ajoutés à ses habituels harcèlements, un jeu de plus en plus tourné vers l’offensif, où il m’a semblé voir apparaître quelquefois un numéro 10 derrière son maillot. Délivre une merveille de passe amenant le premier but. Sorti trop tôt sur blessure, sinon il aurait certainement titillé la rondelle du 5/5.

Seedorf (5/5) : Béni sois-tu mon Clarence ! Une lumineuse apparition sur San Siro, des gestes de génie, un pied droit suintant d’eau bénite. Qu’il sera triste le football sans toi…

Boateng (4/5) : Démultiplication de rappeurs sur le terrain, nous faisant croire à la résurrection West Coast vs East Coast. Présent dans tous les bons coups offensifs, il aura fait l’effort de revenir récupérer des ballons et de défendre dans sa surface. Au four, au moulin et dans le cul de la boulangère.

Robinho (3/5) : Mériterait la note de 4 pour son aisance technique au service d’un collectif bien huilé, il est apparu sous un côté altruiste plaisant, multipliant les courses et les passes intéressantes. Perd un point pour sa simulation ridicule et surtout pour avoir croqué un nombre d’occasions impressionnant.

Pato (5/5) : Il aura brillé pour son opportunisme incroyable. Deux buts dans un derby importantissime. Il supporte sur ses petites épaules de 21 ans le poids d’un joueur au talent majestueux, à lui de ne pas gâcher ça. A lui aussi le droit à une soirée Bunga Bunga où Tonton Silvio lui a offert sa fille en guise de remerciement pour son doublé.

Les remplaçants :

Flamini (non noté) : Une entrée pleine de volonté et de hargne, il aura participé grandement à la victoire en apportant un grand soutien à ses attaquants. Aurait mérité un petit but… comme tous ses coéquipiers en fait.

Cassano (5/5) : Le plus grand tour de prestidigitation au monde. Je rentre, je provoque le penalty, je marque, je prends un rouge et je sors. Le tout en 10 minutes, c’est un chef d’oeuvre.

Emmanuelson (non noté) : Pourra raconter à ses petits enfants qu’il était là le 2 Avril 2011.

Allegri (5/5) : Maître tacticien. S’il devient champion avec autant d’égo dans cette équipe, il aura réussi un très grand pari.

Les nerazzurri :

Balayés par ce but dès la première minute, ils auront essayé de répondre rapidement avec trois grosses occasions, mais en vain. Abbiatti peut ressusciter des ballons semblant décédés et Eto’o devrait prendre son téléphone et contacter son ophtalmo au lieu de fanfaronner en appelant le patron du journaliste.
Chivu a tenté le coup de pute je-passe-zerma-jte-touche-pas très apprécié du côté de la Transsylvanie, mais qui ne dépassera pas les frontières des Carpates.
Après cette expulsion, le match a définitivement basculé dans un toro géant où le manque de gnaque des nerazzurri a été sidérant.
Tonton Baresi remercie grandement ses meilleurs ennemis pour leur don au sidaction au 110 et surtout leur don d’ubiquité dont ils ont un peu trop usé pour aller je ne sais où.
Cependant la saison est loin d’être terminée, il s’agit d’un virage important, mais de loin la fin de la course. Je me méfie des serpents, c’est toujours très vicieux…

Bonus Marco Matrix :

Zanetti (5/5) : Ouais faut quand même pas déconner Marco, on est sur Hors jeu.

Le match des tribunes :

Côté Rossonero : Magnifique hommage à Leo…Leonar…Loen… à De vinci et à cette chose gluante qui sert d’entraîneur : GIUDA !!

Côté Nerazzuri : Superbe banderole sponsorisée par Jean Roucas et Pascal Praud :  » In 112 anni, non l’avete fatto mai !! », en parlant du quadruplé de l’Inter en 2010. Sans déconner, faire ça au club le plus titré au monde ?!

Bonus Rappel

Un petit cadeau pour tous les amis intéristes.

11 thoughts on “L’accademia rossanera note Milan A.C.-Inter (3-0)

  1. L’Inter renforce son maigre capital sympathie par la présence du roi Sam, mais alors qu’est ce que cette équipe de Milan est détestable tant ce club est devenu à l’image de son président. Milan c’est Grozny, ça ne se supporte pas et ça se maudit depuis l’étranger.

  2. Et avec des arguments ou des exemples Tahar ça donne quoi? Ou avec l’utilisation du « je » pour exprimer un avis personnel?

    M’enfin je ne doute pas de ton objectivité ni de l’autorisation que t’a donné tout « l’étranger » pour parler en son nom…

  3. « Abbiatti peut ressusciter des ballons semblant décédés et Eto’o devrait prendre son téléphone et contacter son ophtalmo au lieu de fanfaronner en appelant le patron du journaliste. »

    Il était signalé hors-jeu, donc même s’il l’avait mise dedans, ça n’aurait rien changé, puisque le but aurait été refusé.

  4. @BasilDukelee
    Quand je dis à l’étranger, c’est simplement pour expliquer que ma posture est beaucoup plus facile de l’étranger car pas noyé dans le marasme médiatique italien. Je n’ai peut être pas assez utilisé le je et je m’en excuse mais c’était dans un souci de ne pas donner un ton encore plus arrogant à mon commentaire (Raté!).

  5. Tonton Crudeli en grande forme. Avec les beaux jours, les beaux matches reviennent en Serie A.

  6. Un match très moyen au final, entre en Inter lamentable dans l’envie, et un milan à sa main, mais avec un déchet technique élevé, et un jeu uniquement vertical… à l’auxerroise quoi !

    Bravo pour cette victoire, mais tu ne devrais pas péter plus haut que ton cul : on reste devant vous au nombre de Scudetti, et on reste les tenants et qualifiés en LdC, donc pour l’instant rien n’est fait… Mais je pense que cette défaite est rédhibitoire !

    Ps : je ne vais dire que j’attend ton retour, mais j’en avais un peu marre de boxer dans le vide. Ca m’obligeait à tailler Moké ou Le Mad (quelle arnaque ce professor !)

  7. @ Marco : Comme je l’ai dit le match s’est arrêté à la première minute, s’en est suivi une opposition solide de la part de mes rossoneri. Je ne boude quand même pas mon plaisir par rapport au beau jeu pratiqué à 10vs11. San Siro sous les olé olé c’était bandant.
    Pour ce qui concerne péter plus haut que mon cul, tu as du mal lire parceque je garde beaucoup de réserves quant au scudetto, rien n’est gagné, surtout que le déplacement à Artemio Franchi me fait un peu flipper.

    @ Oxianus : Quelle coïncidence non ? La même coïncidence lorsque j’ai pondu une académie après la magnifique prestation contre Tottenham…

  8. Vivement le match retour à White Hart Lane, je suis certain que tu ne manqueras pas de pondre une académie le soir même..

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