Le Onze Mondial de l’Euro, journée 1

5

Vous ne pouvez rien dire, il a un passeport italien.

Zanetti

Parce que nous aussi on veut faire dans le commercial et mettre nos plumes académiques en avant, nous créons pour vous, un face à face unique en son genre, le onze contre onze.

C’est très simple, afin de tirer vers le haut nos académiciens et les footballeurs notés (ils se ruent sur les notes d’horsjeu.net afin de connaitre leur réel niveau ; les connivences avec L’Equipe font que leurs notes ne valent plus rien, et ils le savent), le service rédaction choisit chaque semaine les meilleurs et les pires performances avec les meilleurs et les pires commentaires de nos académiciens.

Aujourd’hui, le coach mondial a une défense de fer et ajoute St Ledger pour la déconne et parce qu’il déteste Thierry Henry. Ajoutez à cela un milieu plus que joueur, plus offensif c’est un panzer, et une attaque a deux détente capable d’évoluer dans tous les registres : le coach anal n’y survivra pas.

 

Les Titulors

Neuer, Allemagne : 4. Il ne peut rien sur la frappe de Pépé mais est battu sur le centre de Nani qui rebondit sur l’équerre. Il aura passé le reste du temps à tout récupérer dans les airs et sur corners. Deux ou trois arrêts histoire de, et une sortie d’école dans le money time.

Alba, Espagne /4 : La dernière fois que j’ai vu un mec faire autant d’allers-retours, c’était pendant le concours du coït le plus long du monde. Honnête défensivement, il a multiplié les montés. S’il n’a pas toujours été servi, il a libéré pas mal d’espaces pour Iniesta côté gauche.

Hummels, Allemagne : 5. Le staff du Bayern doit se mordre les couilles de se trimballer Van Buyten ou Tymoschuk dans l’axe alors que le Dortmunder a été formé chez eux. A des années lumière de ses matches contre la France et la Suisse,  il a été un avant dernier rempart classieux, coupant toutes les trajectoires adverses, au sol, tout en étant le premier relanceur de l’équipe. De belles remontées balle au pied et quelques ouvertures ont mis au supplice le milieu lusitanien, rappelant au passage que lui n’a pas perdu grand-chose cette année en club. On pourra chipoter en lui reprochant de ne pas s’emmerder quand il la met en corner, mais quand t’as Neuer dans les bois, tu peux te le permettre. Comment ça la barre de Pépé est consécutive à un corner ?

Bruno Alves, Portugal (4/5 dans le jeu, 5/5 sur l’échelle Séguéla) : impeccable, tout simplement. Taulier de l’arrière-garde, il a été solide de bout en bout. Seulement, je me pose une question cruciale : comment un mec qui joue au Zenit Saint-Pétersbourg peut être aussi bronzé ? Il a dû investir dans des cabines à UV sur la Perspective Nevski, c’est pas possible autrement.

St-Ledger, Irlande 4/5 : En français, Saint-léger, ça fait nom de fromage coulant avec faible taux de matière grasse. Bref, un truc de meuf. Ledger, ça fait déjà plus binouze, alors Saint-Ledger, ça donne franchement envie d ’y goûter davantage. Intéressant défensivement, il mérite aussi un +1 pour son but.

Iniesta, Espagne /5 : La séance de masturbation collective qui a suivi sa prestation est totalement justifiée. Le staff médical italien a dû commander 8 prothèses de hanche pour réparer les joueurs que le Don a bousillé avec ses dribbles. Détonateur de l’équipe sur chaque action, il est aussi à l’origine du but égalisateur.

Nazarenko, Ukraine (5/5) : Un génie. Pas de crête, pas de look de métrosexuel, un homme, un vrai. Dépositaire du jeu ukrainien.

Dzagoev, Russie : 5/5 : Le meilleur pour la fin : le gamin (21 ans) du CSKA, club cher à l’armée, y va de son doublé pour nous installer confortablement en tête du groupe. Une belle activité et du punch pour des placements savoureux entre les lignes. Continue, le comité central t’attend.

Silva, Espagne /4 : Un peu éclipsé par la performance d’Iniesta, il a pourtant bien géré son rôle de faux numéro 9 en s’infiltrant au cœur de la défense adverse et en servant de relai à ses partenaires. Récompensé par une passe décisive pas loin d’être hyper classe. (remplacé par Jesus Navas à la 67ème minute)

Shevchenko, Ukraine (6/5) : La classe incarnée. Un doublé pour le premier match de l’Ukraine. Que dire si ce n’est bravo ?

M. Mandzukic, Croatie (5/5) : L’homme du match. Une tête surprenante pour ouvrir le score, une superbe pour le fermer. Entre temps, un rôle de pivot intéressant. Il a aussi multiplié les courses avec le ballon pour gagner des secondes dans un match qui a semblé bien trop long après le 3-1.

 

Remplaçants

Tyton, Pologne (non noté faut pas déconner non plus) : Le combo rentrée-sortie est magique. En espérant qu’il ne sorte plus pour continuer d’en sortir, parce que celui-qui-a-été-sorti a été suffisamment mauvais dans ses sorties pour qu’on ne veuille plus le voir sortir au grand jour.

Malafeev, Russie : 4/5 : Sobre (tiens, tiens) et efficace dans son travail, il n’a failli que sur cette percée plein axe et a choisi de ne pas laisser Akinfeev revenir trop facilement dans la course au bois. Pour le reste impeccable dans son boulot, même en deux temps.

Dimitris Salpingidis, Grèce 5/5 : Un héros ! Il marque, il provoque un pénalty, il court partout. Quand on aura de l’argent, on lui fera faire une médaille au Carrefour d’Athènes, promis.

Di Natale, Italie : C’est Toto qui entre sur le terrain, marque un but et relègue Mario sur le banc – enfin, peut-être que César sera clément avec Balo, et attendra un peu avant de le donner en pâture aux fauves du cirque. Les Napolitains ne lâchent rien, dans tous les stades chantent ce refrain.

Khedira, Allemagne : 4. Gros match du Madrilène dans l’entre-jeu. On attendait l’artiste Özil, on aura vu le Kolossal Khedira. Inépuisable, énorme dans les duels mais également dans ses remontées de balle, il a constamment permis à l’équipe de jouer dans le camp adverse tout en coupant court aux tentatives de contre des Rouges. A te dégoûter de porter des tatouages pour faire bad boy.

Kostas Katsouranis, Grèce 4/5 : Un héros. Il a couru partout en première mi-temps, tentant de colmater les brèches à lui tout seul. Il a même frappé de loin. Quand Sokratis se fait jarter du terrain, il descend épauler le jeune Papadopoulos et sort un match de dingo. Merci Kostas.

Raul Meireles, Portugal (4/5) : d’accord, il est tatoué comme une porte de chiotte et il ferait passe M.Pokora pour un gars raffiné. Mais sur le terrain, l’ancien Dragon rayonne. Il n’est pas capitaine mais le patron, c’est lui. A collé une targette à Badstuber comme un symbole de «ça c’est de la part du peuple portugais». Remplacé par SilvestreVarela (80’).

Ibrahimovic, Suède (4/5) : Il y a Zlatan et puis les autres. Il est toujours aussi crucial. Il est toujours au-dessus du lot. Il fait tout ce qu’il peut pour marquer ou mettre les autres dans des positions idéales… Mais ça ne suffit pas. Et surtout ça ne l’empêche pas de faire des conneries genre oublier Sheva sur le corner du 2-1. La bête est blessée dans son orgueil. La bête va devoir faire la peau à John Terry pour se calmer. Et ça c’est une putain de sale nouvelle pour les Anglais.

Gomez, Allemagne : 4Bien pris durant tout le match, coincé par Pépé et Bruno Alves, il nous donne la victoire sur sa seule vraie occasion, le tout sur une tête loin d’être facile à mettre. Il aurait pu définitivement tuer la rencontre sur un centre a raz de terre de Müller mais celui-ci préfère attendre le match suivant pour être précis. Remplacé par Klose en fin de rencontre.

Lewandowski, Pologne (4/5) : Premier buteur de l’Euro. Lewa est aussi fort avec un maillot blanc et rouge, qui fait ressortir ses yeux bleus, qu’un maillot jaune et noir.

 

Pour faire coucou au onze anal plus sale qu’un slip dans un bermuda, c’est par ici.

5 réflexions sur «Le Onze Mondial de l’Euro, journée 1»

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.