L’Internazionale Académie note Inter-Chievo (1-0)

9

Tout nu mais pas bronzé, faut pas déconner.

Marco Matrix aime le rugby, mais pas cette équipe de France que toute la France aime puisqu’ils ont perdu. Et de toute façon, ce dimanche, c’est surtout la mort de Marco Simoncelli qui est marquante. Ciao Marco.

Mais détendons tout de suite l’atmosphère avec cette photo Panini du Mister Ranieri il y a 30 ans !

Place au match maintenant.

Squadra Nerazzura :
Julio César – Maicon, Lucio, Chivu, Nagatomo – Zanetti, Thiago Motta, Cambiasso – Sneijder – Milito, Zarate

Squadra Asini Volanta :
Sorrentino – Frey, Morero, César, Jokic – Vacek, Bradley, Hetemaj – Cruzado – Pellissier, Paloschi

Le Match :

Les 10 premières minutes sont intéristes avec la possession et l’occupation du terrain adverse, mais le pressing Véronais s’effectue très haut grâce à leurs deux attaquants, et on sent leur volonté de ne pas venir pour subir.

Si les Nerazzuri ont du mal à trouver Sneijder et Zarate, Maicon est régulièrement trouvé côté droit. Ses centres et passes sont au final peu dangereux, sa combinaison avec Pazzini est bonne, mais la talonnade de ce dernier ne trouve pas preneur dans la surface (7ème).
Ensuite, lancé par Sneijder du milieu de terrain, c’est encore Pazzo qui s’impose physiquement et en vitesse pour passer devant son défenseur, et tirer du bout du pied, mais sa frappe est déviée en corner (9ème).

De bonnes intentions donc, mais pas de grosses occasions. Le Chievo, spécialiste de l’attente et du contre, se voit régulièrement sanctionné pour hors jeu sur les rares ballons d’attaque qu’ils récupèrent.

La moitié de la première mi-temps arrive très rapidement, trop à mon goût, et l’Inter semble en difficulté pour écarter le jeu côté gauche, tandis que Maicon semble toujours aussi lourd et pataud, bien que faisant preuve de volonté et de présence offensive. Thiago Motta fait le boulot seul devant la défense, et Cambiasso, placé comme Javier mais côté gauche, semble ne servir à rien défensivement tant le Chievo est inoffensif. Il capitano lui, enchaîne les percées et les récupérations dans les pieds adverses. Il se permet même une frappe, certes bien trop écrasée et croisée, mais qui du coup est à deux doigts de trouver le tacle de Pazzini sur sa route (22ème). Dans la foulée, le Chievo déclenche sa première frappe du match, de loin, mais Julio César reste vigilant.

La pression augmente sur la défense visiteuse aux alentours de la 25ème minute, quand Maicon est enfin trouvé lancé, et que Sneijder fait plus jouer et combine moins.

Mais c’est sur une action individuelle que le Batave est près de trouver la faille : il se recentre depuis le côté gauche et frappe des 25 mètres, mais ça passe de peu à côté (31ème).

Puis une minute plus tard, c’est sur coup-franc à l’entrée de la surface qu’il est proche de planter, mais cette chips de Sorrentino nous refuse une lulu et repousse en corner.

Bon, quand ça rentre pas, on finit par faire des passes a priori.

34ème : But Thiago Motta

Le Néerlandais susnommé tire ce corner à gauche du gardien. Sa frappe ouverte vient trouver le crâne de Jacques Motte qui saute plus haut que son vis à vis qui ne daigne pas décoller du sol : le dénommé Bradley (chiotte mec !).

L’Inter est proche de l’euphorie comparativement au début de saison, et Sneijder est en feu en cette fin de période. Son bijou d’ouverture aérienne plein axe trouve Pazzini, qui contrôle, et tente de lober le gardien adverse du pied gauche avec le toucher de balle d’un Djibril Cissé… Inutile de dire que ça ne rentre pas (35ème)!

Puis c’est Zarate qu’on avait un peu oublié qui frappe à mi-distance après quelques grigris. Sa frappe est un peu pourrie, mais contrée. Sorrentino réussit à changer de direction et à intercepter ce ballon finalement dangereux.

Mi-temps donc sur ce score de 1 à 0. Ce Chievo Vérone qui a vraiment fait galérer Naples entre autres par sa qualité défensive se tire une balle dans le pied en prenant un but sur coup de pied arrêté. L’Inter a montré de grandes qualités dans le jeu, mais peine à se créer des occasions dans la surface adverse qui est surpeuplée.

Au retour des vestiaires, une évidence s’impose : on ne peut pas jouer deux mi-temps sur ce rythme. Pour montrer que l’Inter n’est plus le même, il suffit d’attendre 40 secondes pour voir Julio César rater un dégagement sur une passe en retrait moisie de Lucio. Paloschi étant handicapé mental (« Ballon ! Ballon ! Ballon ! »), le ballon qu’il récupère est expédié directement sur Chivu alors que Pelissier est seul dans la surface. (46ème)

La seconde période est celle des diesels, et notamment Maicon, intenable dans ces 45 minutes. Il multiplie les frappes, comme possédé par l’esprit de Stanko.
Si son premier essai lointain passe proche du montant (57ème) le deuxième est bien trop enlevé (64ème), le troisième de l’extérieur du droit après un une-deux avec Pazzo passe de peu au dessus (65ème).

Ranieri décide alors de sortir Sneijder (66ème) et de le remplacer par Stankovic.

Mais le meneur de jeu de l’Inter aujourd’hui, c’est Maicon ! A la 73ème, il se lance dans un raid solitaire, repique légèrement dans l’axe, et balance un parpaing de l’exter’ qui va s’écraser sur la transversale de Sorrentino. Le ballon revient alors sur Cambiasso à l’entrée de la surface, mais sa reprise pied droit passe juste à côté.

Minute « arbitrage italien » (76ème) :

« Non monsieur Stankovic, pas de penalty ! Frey est un gardien de but, et en tant que tel, il a le droit de faire des parades dans sa surface. »
Est-ce que quelqu’un peut dire à l’homme en jaune que Nicolas Frey, c’est le petit frère du portier du Genoa ?

L’ancien marseillais Bostjan Cesar est le seul à « inquiéter » la défense intériste sur corner, mais rien de bien méchant.
Dans la foulée, Ranieri sort Pazzini, et le remplace par Castaignos (79ème).

Le jeune toxicomane obtient la dernière et superbe opportunité de marquer à la 82ème, servi par Stankovic. Isolé dans l’axe à 9 mètres du but il ouvre son pied poliment pour permettre à Sorrentino de briller.

Fin du match, victoire méritée pour l’Inter face à un Chievo qui n’a pas existé. Sneijder n’a pas 90 minutes dans le jambes, mais sa forme sur une heure est étincelante. Maicon est de plus en plus performant pour notre bonheur à tous, la paire Lucio-Chivu est excellente, et le Roumain sera difficile à bouger, sauf en cas de retour dans le couloir gauche. Thiago Motta, Cambiasso et Zanetti au milieu, c’est du rêve, même si l’Italo-brésilien a encore besoin de rythme. Enfin, Zarate et Pazzini commencent à bien se trouver.

On se retrouve mercredi pour parler du match à Bergame face à l’Atalanta, une bonne équipe que son classement ne révèle pas, puisqu’ils sont partis avec des points en moins. Mais bon, la semaine, c’est la Juve qui se pointe, et on va les défooooooooooooooncer ! Parole de Marco !

Il note :

Arbitre : Domenico Celi (4/10)

Très mauvais, comme tous les arbitres italiens, il oublie un penalty évident à Stanko. Bon, à sa décharge, la frappe contrée du bras partait en tribune… Et le reste du match n’est pas dégueu !

Interisti :

Julio César : 3/5 un match au chômage technique, à part une relance hasardeuse au pied. Capte les rares tentatives véronaises sans difficulté.

Maicon : 4/5 Il aurait eu 5/5 avec une première mi-temps égale à la seconde, ou si l’une de ses frappes avait fini au fond. Mais il est redevenu l’espace de 40 minutes le meilleur latéral droit du monde (donnez des noms, j’ai des arguments).

Lucio et Chivu : 4/5 J’ai tenu à les associer dans cette note, tellement leur entente saute aux yeux. Ils n’ont pas 5 du fait de l’opposition, mais je pense qu’on a trouvé l’une doublette au plus haut niveau mondial (donnez des noms, j’ai encore des arguments).

Nagatomo : 2/5 On aimerait le voir plus devant, et plus décisif, mais il n’a pas l’air d’avoir beaucoup de jambe en ce moment… (Tout est relatif, on parle de « Fukushima Nagatomo » quand même !).

Zanetti: 5/5 Puisqu’il est interdit de Onze Mondial malgré des prestations épatantes et que cette tapette d’éditeur lui préfère régulièrement Grougi, Barry ou Timoshchuk, alors qu’il se gargarise bien d’avoir la photo du Capitano et illustration de sa sélection hebdomadaire, je demande officiellement à ce que Javier Zanetti soit systématiquement sur le terrain du Onze Mondial, quitte à poser 11 autres noms à ses côtés. Bande de blasphémateurs !

Thiago Motta : 4/5 Toujours là pour faire tourner la boutique, il ajoute un pion bien venu, surtout dans le timing parfait pour ne pas douter. Le facteur X comme je l’espérais l’an dernier est peut-être déjà de retour !

Cambiasso : 3/5 Encore un match à se sacrifier côté gauche, mais il a semblé bien plus à l’aise que ces derniers temps. Rien de phénoménal offensivement, mais il commence à prendre ses marques.

Sneijder : 4/5 Fuoriclasse ! Le ballon d’or 2010 (si si !) EST le football moderne, pas celui qu’on pratique à Barcelone, celui qui existe vraiment !
Remplacé à la 66ème par Stankovic, qui a maintenu le rythme et aurait dû obtenir un penalty.

Pazzini : 2/5 Pas son meilleur match, notamment sur ses quelques bons ballons mal exploités. Mais un bon match dans l’engagement, la conservation et le jeu dos au but… Brandaoesque !
Remplace à la 79ème par Castaignos, qui vendange sa première occasion de la saison.

Zarate : 3/5 Des belles percées et une bonne disponibilité. Son entente avec Pazzo et Sneijder s’affine.
Remplacé à la 90ème par Obi.

Marco Matrix : 4/5 J’étais présent au stade, mais je portais mon sandwich sur les épaules.

Le résumé du match.

La première mi-temps en intégralité.
La deuxième mi-temps en intégralité.

9 thoughts on “L’Internazionale Académie note Inter-Chievo (1-0)

  1. Dommage, Marco. Tu perds de ce qui faisait le charme de ton aacd’ en écrivant trop.

  2. Je note ta critique Gégé le thonier. C’est le fil du match que tu trouves trop long ? Trop de photos ?
    C’est vrai que j’ai tendance à rajouter des détails au fil du temps, et je me dis à chaque fois que ça ne rend pas très clair au final.
    Maintenant, là où je ne suis pas d’accord avec toi, c’est dans ce qui fait le charme de mon accad : selon moi, ce sont les insultes et la polémique qui font ma réputation !

  3. ps : Petit-Louis, vu ton âge, je ne te traiterais pas de pédophile !
    Evidemment qu’il a une tête mon sandwich, ce sont les tibias qu’il n’a plus !

  4. ptdr super M&arco matrix! ti amo! Génial le Ranieri Panini.
    Que des larmes me sont venu en apprenant la mort de Simoncelli. 24 ans. Un Grand espoir italien.
    Marco Simoncelli, un sourire dans le ciel

  5. hé bin voilà ! 2 victoires d’affilée, inouï, non ?
    Bon ben allez, on va être champion, c’est clair !

  6. ah merde, c’est un gamin qu’il a sur les épaules? j’avais mal vu, je croyais qu’il tenait la main de sa femme… oops! OTAN pour moi.

  7. Il faut demander l’organisation d’un référendum en page d’accueil d’HJ sur l’inamovibilité de Zanetti dans le onze mondiale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.