OM-Bastia (3-0), la Canebière Académie trouve la paix intérieure

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Everybody was kungfu blaahing

Blaah

« Rien n’arrive par accident, à part un centre réussi de Jérémy Morel », aimait à rappeler maître Oogwai.

Aioli les sapiens,

Oui, comme je te l’annonçais sur Facebook, je n’ai pas pu voir la rencontre en direct, occupé que j’étais à coacher Kungfu Panda. On a joué à l’année du cheval de bois avec une grue blanche et une tigresse, c’était sympa. Je ne sais pas si ça améliorera son kungfu, mais il en sortira un peu moins niais, le brave garçon.

Toujours est-il que c’est avec retard et donc une totale absence de tension slipale que je savoure cette nette victoire olympienne. Académiser une victoire convaincante, c’est trop rare pour se refuser.

 

L’équipe

L’effectif ne change pas mais les stratèges de la Commanderie n’en innovent pas moins : on passe en 442-losange (Romao sentinelle, Valbuena meneur), tandis qu’André Ayew reprend place sur le banc. Cela donne :

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Mendy– Romao-Imbula-Payet-Valbuena – Thauvin-Gignac

 

Le match

(passer directement aux notes)

Bah merde, on avait fini par oublier qu’on savait bien jouer. Certes, Bastia n’a pas fait grand-chose pour nous ennuyer, mais tout de même. Dès les premières minutes, nous mettons la pression dans le camp corse. Impuissants, ceux-ci se contentent de tenter de longs ballons sur lesquels notre défense se régale, à l’exception d’une occasion obtenue par Cissé et Boudebouz.

Notre domination est récompensée dès la 13e minute, sur une belle action qui plus est. Grâce à une belle feinte de corps à hauteur de la ligne médiane, Thauvin s’échappe sur l’aile droite jusqu’à parvenir dans la surface. Après avoir travaillé un peu les défenseurs, il centre. C’est repoussé mais Payet récupère immédiatement, sollicite un une-deux avec Gignac, qui lui rend d’une très belle remise. Le tableau ne serait pas parfait sans une jolie imitation de l’éléphant de mer par Mickaël Landreau, qui s’étale mollement au sol tandis que la frappe de Dimitri lui rebondit doucement par-dessus (1-0, 13e).

Devant le manque de solution, les Bastiais tentent de s’en remettre à ce qu’ils maîtrisent le mieux : foutre la merde sur la pelouse. Alaixys s’occupe rapidement de renvoyer Romaric à la niche : carton jaune pour les deux et on n’en parle plus. Après une nouvelle interruption résultant de la blessure de Cioni, les Corses assistent en spectateur à une jolie réalisation de Payet, ressuscité par son placement reculé : grâce à un bon pressing d’Imbula et Valbuena Mendy récupère un mauvais dégagement. Il transmet à Payet, dont l’on jurerait qu’il vient de verser l’impôt révolutionnaire tant le milieu corse le laisse peinard. A 25 mètres, Dimitri prend le temps de regarder, de viser la lucarne et de constater que Landreau encaisse les lobs aussi bien debout que couché (2-0, 25e).

CA36_But2Miam.

La seconde moitié de la mi-temps est plus faible, Marseille se contentant de laisser venir les Bastiais. Un peu trop à mon goût d’ailleurs, car les Corses monopolisent la balle et parviennent à combiner dans notre camp. Leur maladresse technique et notre domination dans les duels laissent cependant le slipomètre dans une atonie aussi agréable qu’inédite. Au contraire, Gignac se procure encore deux occasions, et l’OM propose par ailleurs quelques belles remontées de balle (par exemple et ). A noter l’arthroscopie gratuite proposée à Valbuena par Cahuzac qui, malgré ses efforts, ne parvient pas à se faire renvoyer au vestiaire par l’arbitre.

Le moment le plus difficile se situe à la reprise, lorsque nos adversaires, comme cela s’est trop souvent produit cette saison, profitent de notre passivité au retour des vestiaires. Khazri frappe ainsi sur le poteau, augurant ainsi de la probable purge que le public du Vélodrome s’attend sans doute à subir. Contre toute attente néanmoins, les olympiens se reprennent rapidement et remettent les chatons bastiais dans leur sac dès la 50e minute. Les occasions reviennent, avant que Landreau ne doive sortir pour préserver son anus mollet. Son remplaçant est immédiatement bizuté, lorsque Fanni et Payet, puis Valbuena, font progresser le ballon dans le camp corse, alors que la virulence du pressing insulaire rappelle davantage Tino Rossi que Napoléon. Mathieu sert Imbula, qui profite du fait que la notion de milieu défensif n’ait pas encore franchi le col de Vizzavona pour envoyer une lourde frappe sur la barre. Une trajectoire avec rebond plus un attaquant à marquer : à ce stade, le football devient trop complexe pour Yannick Cahuzac, pur produit de la formation corse dont la fierté réside dans le fait d’être parvenu à fusionner les sections sports-études avec les CAP boucherie. Faute de genou à tacler, le défenseur plante comme un Windows ordinaire si ce n’est que le bras levé remplace l’écran bleu : pendant ce temps Gignac, absolument pas hors-jeu, s’échappe pour reprendre le ballon renvoyé par la barre (3-0, 55e).

Quant aux 35 minutes restantes, dire que tout le monde s’en branle serait un euphémisme, à ceci près qu’elles permettent à André Ayew de faire son entrée en jeu après une absence qui nous sembla aussi longue et éprouvante qu’un porno commenté par Nelson Monfort.

Anigoscopie

Enfin un match abouti pour l’OM. La faiblesse de nos adversaires ne doit pas nous inciter à bouder notre plaisir, tant nous avons déjà pu échouer contre de semblables équipes de peintres. Le principal enseignement de cette rencontre réside bien sûr dans la position reculée de Payet, qui s’est avérée une réussite totale. Le placer avec Valbuena et Thauvin sur la même ligne contribuait nos trois offensifs à s’empéguer incessamment sur la défense : en les décalant les uns par rapport aux autres, l’équipe a pu varier les possibilités dans la profondeur. Si Bastia a pu contrôler Mathieu tant bien que mal, leur milieu a totalement échoué à maîtriser Dimitri, dans un fauteuil non seulement à la construction mais aussi à la récupération des seconds ballons.

Il faudra cependant attendre une opposition plus relevée pour valider ces perspectives : la faiblesse de Bastia nous a empêchés de jauger la fiabilité du trio Romao-Imbula-Payet à la récupération. Le score rapidement en notre faveur a incité les Corses à se précipiter pour revenir, d’où des pertes de balle nombreuses de leur part. De même, en milieu de 1re mi-temps, l’OM pouvait se contenter de les laisser faire courir le ballon loin de notre but. Dans des circonstances plus défavorables en revanche, un pressing plus agressif sera requis, une phase de jeu dans laquelle nos milieux n’ont guère eu l’occasion de faire leurs preuves ce samedi.

Les notes

S. Mandanda (3/5) : Quelques sorties pour s’occuper, et une première clineu chite en Ligue 1 depuis le 29 novembre dernier.

N.Nkoulou (2+/5) : Il s’est essayé à quelques interventions douteuses pour encourager les Bastiais à y croire un peu plus, sans succès.

L. Mendes (3/5) : Propre, discret, appliqué, montant au créneau quand il le faut. Le gendre idéal, pas sexy mais qui rassure beau-papa.

B. Mendy (4/5) : En l’absence d’attaques rapides et de surnombre a gérer, Benjamin n’a pas laissé apparaître ses défauts. Au contraire, il s’est montré très bon dans les duels, actif offensivement et qui plus est précis dans les centres. Il m’a fallu chercher le 4/5 au fond du placard, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas servi pour un latéral.

R. Fanni (2+/5) : Doucement en défense et pas trop vite en attaque. Il s’est quand même montré un peu plus actif que ces derniers temps, puisqu’il ne pouvait pas compter sur ses adversaires pour rester éveillé.

A. Romao (4/5) : Propre à la récupération, sale pour calmer les roquets insulaires. C’est tout ce qu’on lui demande.

G. Imbula (3+/5) : Relégué au banc depuis ses prestations dans des 433 de sinistre mémoire, il revient cette fois-ci avec de bien meilleures dispositions, facilitées par un milieu de terrain adverse dont les seuls mouvements perceptibles furent une perpétuelle oscillation entre inexistence et analité.

D. Payet (4+/5) : Lui aussi manque la note supérieure faute d’opposition digne de ce nom. Mais bordel de merde, pour le reste, il a montré le Dimitri qu’on aime : du travail défensif, de la percussion offensive et deux beaux buts pour couronner un retour chez les vivants dont l’on espère qu’il durera plus de quarante jours.

M. Valbuena (4/5) : Moins directement décisif que ses camarades, il s’est appliqué à mettre de l’huile pendant 90 minutes. Voir une rencontre de l’OM sans pleurer du sang, c’est agréable aussi de temps en temps.

F. Thauvin (4-/5) : Il a passé son temps à découper du lonzu autour des vertèbres de ses anciens coéquipiers. Par contre, à voir le nombre de tir qu’il envoie aux Baumettes, je ne serais pas surpris qu’il planque des portables dans les ballons.

AP Gignac (4/5) : Voilà qu’il se met à faire des remises en finesse, maintenant.

 

Les remplaçants

A. Ayew pour F. Thauvin (73e) : Il a couru partout pour toucher le plus de ballons possible. Cette trop longue séparation n’a pas entamé notre amour.

CA36_AyewLe strip-tease n’est pas terrible, mais il me fait des frissons tout partout.

S. Khalifa pour M. Valbuena (79e) : Vu le rythme du match à son entrée, on peut supposer qu’il s’est surtout dépensé à l’échauffement.

B. Djadjédjé pour D. Payet (88e) : Pour ne pas faire mentir la légende selon laquelle Dimitri ne fait jamais 90 minutes à fond.

 

L’invité zoologique : Romatique

La tique. Moche, méchante, nocive, en résumé une belle saloperie. Et donc l’invitée appropriée pour commenter avec moi ce match contre une équipe qui s’accroche à la ligue 1 plus désespérément qu’un morpion aux couilles des gros membres. Voici ses observations :

Les autres : Jouer les voyous quand il y a 15 000 tarés derrière toi, c’est facile et ça peut intimider tout en dispensant d’essayer de jouer au football. Faire pareil à l’extérieur c’est seulement ridicule.

Le classement : Allez, plus que 11 points sur Monaco, facile. Et surtout un match importantissime à venir pour dépasser les stéphanois dans la course à la 3e place.

L’interview : Petit-Pont-Moulon a vu des gens heureux.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

KassimpandaokPendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.

Bises massilianales,

Blaah.

3 réflexions sur “OM-Bastia (3-0), la Canebière Académie trouve la paix intérieure

  1. Très bonne acad, une victoire sans salir de slipe ça fais drôle…
    Gignac mine de rien n’est plus qu’à 2 buts de Cavani, oui c’est con comme stats, mais entre l’envie qu’il met depuis decembre et sa réussite, il faut le souligner…

    Landreau c’est quand même le mec qui plonge sur chaque feinte de frappe et qui vit un traumatisme à chaque lob….

  2. Je suis a la bourre mais je m’en branle. Mes félicitations a madame Blaah.
    Même ces gifs d’une qualité incertaine me refont vibrer, quel match putain. Anigo doit s’en servir.
    Gignac peut approcher les 20 pions si son poids et son état d’esprit restent stables.

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