« Je peux pas venir jouer ce matin, je me suis bloqué le dos en vomissant », s’excusait un collègue dont nous tairons l’identité.

Aioli les sapiens,

Le printemps est là, la garrigue et les boulistes s’éveillent à la vie, viens ma douce sur l’île Ratonneau pour folâtrer nus sur les rochers. Mais pas tout de suite, d’abord, ya match.

L’équipe

En l’absence de Romao suspendu et pour contrer le génie tactique du génial génie, nos trois Stooges reviennent au 442 losange :

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Morel– Cheyrou-Ayew-Payet-Valbuena – Gignac-Thauvin

the-three-stooges60e minute de jeu : José Anigo, Franck Passi et Albert Emon au climax de leur réflexion stratégique.

Le match

Les 20 premières minutes sont plutôt agréables, avec un OM décidé à maintenir une pression constante dans le camp lorientais. Face à une équipe regroupée, nous varions les lancements de jeu : soit en partant de très bas avec des actions initiées par Ayew, Payet ou Morel (ou trop rarement Cheyrou) et relayées par Valbuena, soit en envoyant de longues balles vers Gignac ou Thauvin, à charge pour eux de la conserver en attendant la remontée de l’équipe (et là encore la recherche de Mathieu). Les transitions rapides après récupérations sont en revanche moins fructueuses. L’OM tire au but (ou plutôt à côté) et se procure quelques intéressantes situations de centre, parfois manqués de peu par André-Pierre. De leur côté, les Lorientais dominés proposent parfois de beaux mouvements, qui leur permettent d’être eux aussi assez dangereux.

La production olympienne devient plus laborieuse à partir de la 25e minute, où notre pressing se fait moins intense. Dans ce temps faible, nous commettons l’erreur de nous impatienter et de multiplier les longs ballons, qui nous obligent à produire encore plus d’efforts. Les Bretons mettent dès lors notre défense en difficulté, particulièrement sur le côté droit où la paire Fanni/Payet s’avère plus fragile que Morel/Ayew. Fanni se montre ainsi particulièrement convaincant dans son imitation du plot à l’atelier « centrer sans déborder », tandis que Nkoulou et Mandanda contiennent les tentatives adverses (la fiabilité de Mendes étant plus aléatoire).

La mi-temps se termine sur une percussion déterminée de Morel, dont la résurrection ferait passer les trois jours au Saint-Sépulcre pour un aimable lendemain de cuite.

Bonus :

– clique ici pour voir un exemple de belle action lorientaise ;
– clique ici pour voir une remontée de balle-type, avec Ayew et Payet placés bas pour épauler Cheyrou serré de près, puis un jeu trouvant Valbuena entre les lignes ;
– clique ici pour voir un côté gauche lorientais laissé trop libre ;
– clique ici si tu t’en bats les couilles et ne viens sur Horsjeu que pour voir des nichons.

Marseille remet le pressing en route au retour des vestiaires et la défense lorientaise se trouve immédiatement au supplice. Par manque de précision dans les tirs, les dernières passes ou les appels (la CPAM réclamera d’ailleurs à Gignac d’indemniser la tendinite du juge de touche), le score n’évolue pas. Comme en première période, l’OM doit reculer après ce temps fort improductif, ce qui offre aux bretons la possibilité de nous titiller la rondelle. Malgré le ralentissement de leur jeu, les olympiens ne s’en créent pas moins des occasions, à l’image de Gignac qui célèbre son premier appel de balle non hors-jeu par un échec face à Audard.

Après une série de changements chez les deux équipes (dont Morel, sorti sous les sifflets de parisiens infiltrés parmi nous dans le but de nous faire passer pour un public de demeurés), le jeu se délite à mesure que la fébrilité et l’impatience gagnent. La seule jolie combinaison de cette fin de match est heureusement la bonne : après une récupération à la ligne médiane, Cheyrou transmet à Valbuena, qui répond aussitôt à un excellent appel de Payet. Dimitri entre dans la surface et adresse un centre décisif afin de vérifier quel joueur a récupéré le mauvais œil abandonné par Morel.

38_ButGuerreiro vient de gagner une invitation à 30 millions d’amis (1-0, 82e).

Ce but fait de nos 20 dernières minutes un hommage au mauvais cinéma porno : on ne voit de la verticalité qu’une seule fois au milieu de scènes inintéressantes, mais ça finit au fond. Après l’ouverture du score, nous nous appliquons à dégueulasser notre différence de but avec une nouvelle offrande défensive gâchée par Gignac (avec un carton et une suspension contre Nice en bonus), puis une ultime contre-attaque caguée dans les règles de l’art par Valbuena. Pas de quoi cependant remettre en cause une victoire bancale mais somme toute méritée. L’OM a montré un jeu inconstant, d’une qualité certaine lorsque nous sommes parvenus à porter le jeu dans le camp adverse, mais comportant des temps faibles bien trop mal gérés. Lors de notre déplacement à Disneyland-Doha, nous devrons montrer plus de constance à la récupération et éviter autant que faire se peut les longues balles trop répétitives. Le 352 frileux vu à Saint-Etienne semblant suicidaire, notre 442 de ce samedi étant d’une fiabilité douteuse, le 4231 semble être un schéma assez probable.

Les notes

S. Mandanda (2+/5) : Garde sa frontière comme la CIA le 12 septembre 2001. Garde son espace aérien comme la CIA le 10 septembre 2001.

N.Nkoulou (3/5) : Deux interventions très moyennes face à Aboubakar, mais en dehors de ça un match serein.

L. Mendes (2/5) : Une ou deux interventions à l’arrache, des relances douteuses, le viaduc de Caronte passé par Aboubakar et un quasi-CSC passible du TPI pour slipocide massif, mais en dehors de ça un match serein.

R. Fanni (2/5) : Il ne s’est jamais fait déborder par l’ailier adverse. Peut-être parce que ledit ailier n’a même pas eu à essayer un dribble tellement l’absence de pressing de Rod lui permettait de centrer dans un fauteuil. Ceci dit, d’autres interventions efficaces lui évitent le onze anal.

J. Morel (4/5) : BOUUHHH, LE NUL. IL A RATÉ UN CONTRÔLE A LA 70E, JOSÉ A BIEN FAIT DE LE DÉGAGER CE MASTRE ! SIFFLEZ-LE LES GARS, GNÉÉÉÉÉÉ.

NB : son médecin lui ayant interdit de répéter des commentaires élogieux sur Jérémy Morel deux matches de suite, la Canebière Académie a laissé ce soin à Kevin Madure, élève de 4e Segpa présent en virage ce samedi, et digne représentant de la frange la plus intellectuelle de notre public.

B. Cheyrou (3-/5) : Un début de match Canebièreacadémique, à noter le travail des copains sans bouger le cul du canapé. Il s’est secoué par la suite, avec une participation plus régulière ponctuée de quelques belles ouvertures.

A. Ayew (3+/5) : En le revoyant labourer toute la partie du terrain située entre les deux surfaces, on se rappelle que sa blessure au genou fut pour beaucoup dans notre hiver absolument merdique.

D. Payet (4-/5) : Niveau percussions, c’était Doudou Ndiaye Rose et son orchestre ce samedi : on en a eu pour notre argent. Ses insuffisances défensives ne cessent cependant de jouer une petite musique ténue, qui pourrait bien se muer en un gros coup de trombone dans l’anus face à des adversaires mieux armés.

M. Valbuena (3-/5) : Il a su se rendre disponible entre les lignes lorientaises, avec à la clé une action amenant le but. Ca reste encore un peu léger, à l’image de ses frappes face au gardien et sur corner sponsorisées par la caisse de retraite des lavandières de Sainte-Marthe.

F. Thauvin (2-/5) : Niveau percussions, c’était Jonathan Babosse, djembéiste amateur au festival des  Belsunciades. On le remarque plus pour le volume que pour la qualité.

AP Gignac (3/5) : Niveau 1 => Courir partout => passer au niveau 2 => être pris 28 fois hors-jeu => passer au niveau 3 => manquer un face-à-face avec le gardien => passer au niveau 4 => marquer. La routine.

 

Les remplaçants

M. Lemina pour F. Thauvin (60e) : il prend la place de milieu droit, faisant monter Payet. Rien à redire.

B. Mendy pour J. Morel (70e) : Entré pour faire souffler un Jérémy Morel qui commençait à être physiquement cramé, il a bien tenu sa place malgré une grosse faute sur Monnet-Paquet.

 

L’invité zoologique : Vincent Aboubacarpe

Agitée, glissante et de ce fait insaisissable, la carpe est cependant muette. Elle est donc bien l’invitée appropriée pour commenter avec moi ce match contre l’équipe la plus piscicole de notre championnat, et son jeu si génial qu’il ne saurait être souillé par des cris de victoire.

Les autres : Une ou deux actions à faire se branler les esthètes, des attaquants mobiles mais finalement improductifs, et une défense à nous dissuader de recruter encore chez eux.

Vu d’en face : Tristan Bourrepif et sa Merlus académie, à lire absolument pour avoir un bon jugement nos futures recrues.

Le classement : A l’heure où je t’écris, Reims a perdu, et surtout Saint-Etienne a gagné à Bastia. La confrontation entre Lille et Lyon nous sera forcément bénéfique, mais les difficultés  s’inverseront à la journée suivante, avec la réception de Monaco par les Verts et de notre déplacement chez les enculés d’esclavagistes.

Les jeunes : un peu plus de réussite en coupe chez les moins de 19 ans, qui se qualifient pour les 1/8e de la Gambardella après une séance de tirs au but « Reddevilesque » face à Clermont.

Les entrechats avec la bite : Emio Greco et Pieter Scholten sont nommés à la tête du Ballet national de Marseille. Je pense que leur art est de nature à réconcilier les lecteurs de ce site avec la danse contemporaine, comme le montre l’illustration ci-dessous.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Bruno Enculé-Panga n’étant pas titulaire, c’est Sylvain L. qui remporte le concours zoologique. Les apports chorégraphiques sont de Clémentine L.

Hell création le 12/12/2006 au théâtre de la ville chorégraphie, conception lumières, scénographie et son Emio Greco | Pieter C. Scholten

Pendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.

Bises massilianales,

Blaah.

13 thoughts on “OM-Lorient (1-0), la Canebière Académie est bancale

  1. Oui mon Cheyrou! * Allez L’OM *

    « Les Marseillais
    Monteront à Paris
    Lalalala
    Lalalalaaa »

  2. Le nul d’hier soir est rassurant car 1 on est au pire aussi bon que les autres 2 on prend 2 pts au 2…

    Siffler Morel après son match….Heu Mendy a inviter toute sa famille samedi ?

  3. ahah 4 pour morel donc selon toi le meilleur olympien sur la pelouse!! o0 ….. il a fait un match a peine correct comme sa lui arrive de temps en temps entre 2 prestation anal!…. on va pas l’applaudire non plus!:p

  4. C’est vrai que tu fais preuve d’indulgence avec Morel, même si ce pauvre bougre ne méritait pas la bronca qu’il a reçu lors de sa sortie. Son match fut insignifiant comme la plupart du temps, son apport offensif proche du néant, quelques bonnes récupérations mais n’est ce pas le minimum pour un défenseur ? Le public a besoin d’un bouc émissaire et il semble que c’est le seul costume à la taille du petit Jérémy. À moins qu’il plante un hat trik chez les qarisiens la semaine prochaine, l’évocation de son nom sera toujours suivie de sifflets. Et moi je ne m’en offusque pas.

  5. Morel et des louanges ?! C’est comme un prix nobel de la paix à Obama, un pass pour un backroom spécial barebak à Poutine…

  6. Vous faites caguer, à cause de vous je viens de me revoir la première mi-temps juste pour regarder Jérémy (effacé le fichier de la 2e et pas envie de me retaper 3h de téléchargement).

    Bref : interventions défensives propres, engagées et efficaces. Côté offensif, c’est pas spectaculaire mais on le retrouve comme rouage de nombreuses actions : des passes simples, mis qui ont le mérite d’être là et d’être bien effectuées. On ajoute à ça deux bons centres dont l’un après une belle action personnelle, et je maintiens que ça mérite un peu mieux que la moyenne. Pour tout dire, je voulais lui mettre 3+ ou 4- (car il n’a pas tenu tout le match), mais j’ai arrondi à 4 pour faire chier les Kevin.

    Ce qui aurait pu être changé en revanche, c’est la note d’Ayew, puisque c’est aussi son travail qui bonifie la performance de Jérémy. Sans lui, on aurait pris des surnombres côté gauche et Morel se serait peut-être noyé, donc j’ai été un peu mesquin en n’arrondissant pas sa note non plus.

    Et j’aime autant prévenir, je me taperai pas tous les jours trois fois le match pour justifier des demi-points.

  7. Moi je suis vachement d’accord avec Blaah sur Morel même si j’ai pas vu le match.

  8. après l’analyse basée sur les sifflets a ses limites, suffit que le micro soit proche d’une infime partie de la tribune qui siffle (mettons 200 personnes) et tu entends une bronca…

    Gignac m’a fait salir un boxer avec son dribble grand pont et frappe de chiotte puis son but quasi dans la foulée
    AP BO

  9. waa big up mon chameau! …. se re-taper un match comme sa juste pour disequer la performance de mister morel!! … toi t un vrai !!
    je ne discuterai donc plus jamais (en tt k jusko prochain match) ta notation mon belle animal du desert!
    Chameauu power! Blaaah cowabungaaa !!

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