Red Star – Paris FC (2-1) : La Jules Rimet Académie livre ses notes

Emballement mesuré incontrôlable

Bonjour la banlieue,

Ne paniquons pas, ne nous excitons pas trop, après tout ce n’est qu’un match, que du footeubaule, ça ne porte pas à conséquence, mais AAAAH PUTAIN AHAAHAHA, ET C’EST QUI QUI (KIKI ?) S’ENVOLE VERS LA LIGUE 2 ? C’EST L’ETOILE ROUGE AAAAAAAAAAH…

Une réaction contrastée (illustration)

Bon.

Du calme.

Après tout, nous ne sommes que 3ème avec 5 points de retard sur nos adversaires d’un soir même si on A DEUX MATCHS EN RETARD CONTRE DES SUPER MAL CLASSES QU’ON VA PILLER CHEZ EUX, AAAAAAAHHHH… Épinal et Lucon, pas très bien engagés pour la course à la montée ces deux-là. Mais je m’égare Edgar et tout ceci ne serait que futilité si nous nous écroulions sur la fin de saison où si la ligue nous la jouait comme Luzenac (Thiriez démission).

Ne parlons pas trop, ça va nous porter malheur. Réjouissons-nous tout simplement de cette victoire contre un adversaire quelconque quoique géographiquement assez proche (banlieue sud de Saint-Ouen). Un adversaire au jeu fuyant, à la philosophie lâche et au football gras, et puis surtout vulgaire, ah vulgaire, ils sont vulgaire, aaaaaah… Vulgaires, vilains et pas beaux.

Enfin bref, c’était délicat pour nous, enfin comprenez pour les joueurs. Oui je fais dans la métonymie, un peu comme dans « Paris on t’encule », le déclarant ne propose pas ici de sodomiser la tour Eiffel mais offre bien à un certain nombre (à définir selon le goût et l’envie) d’habitants de la ville lumière la possibilité d’un échange anal non consenti (quoique). Donc quand je dis « nous », en fait c’est le Red Star, donc les joueurs. Vous suivez ?

Délicat, oui, parce que malgré (ou grâce à, je sais pas) leurs nombreux défauts de jeu et de faciès, le Paris FC est une équipe difficile à manœuvrer, solide défensivement, et jouant le contre putassier de l’équipe qui vient pour produire du caca mais certainement pas du jeu.

Nous, vous nous connaissez, on est joueurs, même qu’on a le meilleur jeu de National du Monde de France. Mais jouer c’est comme le 69, c’est mieux à deux que tout seul. Et quand ton partenaire du soir, ce faux-fuyant, t’esquive comme c’est pas possible, on a beaucoup plus de mal. En d’autres temps, on aurait bien perdu comme des cons (cf. Marseille ou Strasbourg).

Ceci dit.

Maintenant qu’on est non seulement bon, mais en plus ‘âcrément plus roublard qu’en début de saison où on dominait sans gagner, être mené ne nous pose désormais plus guère de problèmes et on évacue bien vite ce petit contre-temps comme une crotte de nez mal tirée sur un revers de veste.

Faut que vous voyez ça

Tout s’est joué en 2ème mi-temps (la première, quoique dominatrice, ne fut qu’une suite d’actes manquées). Un péfécien marque. 0-1. En retour Lefaix nous obtient un pénalty niveau passable, transformé par Makhedjouf. Pas plus tard que juste après, Kanté la mettra au fond de sa tête haute suite à un corner slitiesque.

2-1, c’est un score qui va bien.

Côté péfécé, on s’est tout énervé sous prétexte que le penalty était cadeau. Ces gens n’ont aucune pudeur.

Les notes des joueurs :

Planté (3/5) : D’un point de vu quantique, il y a peut-être pas but. A moins que… Et merde.

Marie (4/5) : Musculairement inviolable. Même une ficelle de string ne passe pas.

Cros (NN) puis Kanté (4/5) : Le premier s’est blessé bien vite, remplacé par le second. Trois mètres de haut, a marqué du bout du sexe qu’il a grandiloquent.

Fournier (4/5) : L’important c’est pas la chute, c’est l’atterissage du ballon sur son crâne luisant.

Hergault (6/5) : Il est là le treizième homme !

Da Cruz (5/5) : Mirobolant.

Makhedjouf (4/5) : Stuck in the middle.

Tinhan (3/5) : Entrée plutôt propre et sans concession. Remplacé par Lefaix, tranchant.

Sliti (6/5) : Bonjour M. Taisne. Voyez, c’est ça un joueur de foot. Et ça joue dans une « équipe de foot ». Enfin bon, c’est technique, je vais pas insister. Remplacé par Bellion, rincé.

Bouazza (4/5) : he plays on the left, he plays on the right, that boy Bouazza makes Quincy look shit !

Le supplément pas illustrée : A côté de la plaque (commémorative)…

Pour cause de match tendu du slip pour une certaine frange auto-marginalisatrice de la grande famille des supporters eud’foot français, la Sublime Porte avait décidé d’envoyé sa cargaison de bleusailles boucler le secteur, parce que comprenez cher monsieur tout ceci n’est que violence.

J’avais noté que les mecs qui avait attaqués mes coreligionnaires au match aller porte d’Orléans n’avaient que peu de rapport avec les gars de la tribune en face (pas plus que les gars qui avaient attaqués les supps du PFC à Saint-Brice n’étaient des supporters du Red Star, non, il y avait match de Coupe à Puteaux ce jour-là, remember). Aussi, c’est avec un air curieux quoiqu’interloqué que j’observai les différents échanges entre le petit bout de kop parisien et son homologue redstarien.

Déjà, bon, moi j’y connais rien à toute ces conneries ce folkore mes que ultra. Je suis supporter du Red Star. J’avoue que je ressens plus de l’indifférence que du ressentiment envers les jeunes désœuvrés d’en face. En gros, il y avait quoi ? Une vingtaine de gars, record battu, une bâche « against modern football » (plutôt Bauer-compatible, donc OK) ; une bâche « soutien aux ultras du standart » (sic), re-OK encore bien que je comprenne que la mauvaise orthographe puisse en énerver certains.

Ah si, un mec avec un drapeau français.
Provocation nationaliste et raciste sans aucun doute. En tribune Rino Della Negra, le ton monte.

Bon, c’est vite retombé, hein. Et le match a pu se dérouler sans peine. Mais ça m’inspire une réflexion pour le moins cocasse.

C’est que ce week-end, c’est l’hommage à Rino Della Negra justement, organisé par le Collectif Red Star Bauer et l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR), et que peut-être (que sais-je) certains qui sifflaient et criaient contre ce drapeau et son porteur seront également là samedi, le point levé à écouter (ou chanter ? Je n’ose l’imaginer) la Marseillaise devant ce même drapeau, avant de déposer une gerbe au héros…

Cocasse, je vous dis.

Sur ce, que je vous laisse.

PS : certains liens n’étaient pas à ouvrir au bureau.

J’vous mets les liens là :
Collectif Red Star Bauer (Red Star Fans United)
AllezRedStar (revue de presse, feuilles de match, photos, brèves et archives)
Red Star Actus (le site d’un vrai journaliste)
Le Red Star à Bauer (et nulle part ailleurs).

Déjà nostalgique de la Grande Épopée 2015 du Red Star en Coupe de France ? Le Porthos vous propose de relire les 7 académies (une par tour) correspondantes : Puteaux, Aulnay, Noeux-lès-Mines, Forbach, Arles-Avignon, Marseille Consolat et Saint-Etienne.

Tu rêve de savoir si Fernando Nandrolonas est plutôt string ou culotte ? Quel accent à réellement Marcellin Albert ? Abonne-toi et découvre les coulisses d’HorsJeu.net

Cordianalement,

Porthos Molise

7 thoughts on “Red Star – Paris FC (2-1) : La Jules Rimet Académie livre ses notes

  1. Avec Fernando, on était d’accord : y’a eu une 1e faute dans la surface, et là yapéno. Mais c’est pas sifflé. Sur la 2e, yapapéno. Mais c’est sifflé.

    Bon, sur tes images, on ne voit pas la 1e faute donc pas possible de vérifier. Mais on ne saurait mettre en doute mon impartialité.

  2. Du coup vous comptez rester le temps qu’on redescende de L1 en L2 ou vous allez faire qu’un Aller-Retour ?

  3. Si on perd contre Boulogne vendredi on aura l’air bien con. Donc ne parlons pas de descente tout de suite alors qu’on est pas encore monté.

    Spooner : si tu t’es arrété là, tu as raté quelques jolis gif.

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