Nantes-OM (0-1), La Canebière académie fait l’élibauptère

Aioli les sapiens,

Premier enchaînement de deux victoires, remontée à la douzième place, match sans but encaissé. D’un point de vue statistique la soirée a tout de l’embellie, à l’image de ces rayons du soleil automnal que la Toussaint peine à emporter sous terre. Cependant, comme le dit le dicton climato-littéraire bien connu : « Quand tu te mets à parler de la météo, c’est-y pas que tu te ferais un peu chier ? »

Car oui, nous avions un besoin pressant, impérieux, viscéral de la victoire et des trois points qui vont avec. Et victoire nous conquîmes, avec la satisfaction honteuse des hommes, les vrais, les humbles, ceux qui savent reconnaître quand l’amour courtois et la séduction chevaleresque se réservent à une élite hors de portée. Quand il s’ébroue dans les sous-sols du Carrefour Le Merlan, le gentleman montre la décence de ne pas se comporter comme à Chambord. Aussi le prétendant réaliste délaisse-t-il les roses et l’alexandrin au profit des valeurs sûres : une camionnette, un rouleau de chatterton et un flacon d’hypnotiques, et voici l’affaire conclue. Pour honteuse qu’elle soit, la satisfaction n’en est pas moins au rendez-vous.

Mais qu’en est-il du long terme ? Ne serons-nous pas condamnés à errer toujours de la sorte, adoptant pour seul espoir l’accumulation de succès putrides pour remplir à peu près dignement notre carnet de bal ?

Revient ici la perspective de gains étriqués, prestations poussives, bloquéquipes ligunesques et tactiques frileuses, de quatre-vingt-treizièmes minutes où, tout au soulagement de ses sphincters tétanisés, le peuple en oublie de crier sa joie. Revient ici l’ère des succès sans âme. Célébrons-les comme il se doit : en faisant l’éliebauptère.

Délire total.

L’équipe

Nkoudou est toujours de la partie, Rekik revient, et Rolando est soudainement devenu trop nul pour figurer ne fût-ce que sur le banc de touche. Je ne sais pas si l’on peut parler de lucidité, en tout cas les prises de conscience de Michel sont assez radicales.

 

Le match

La première mi-temps en une illustration.

Sans imagination ni mouvement, l’OM s’englue dans le pressing nantais au milieu de terrain. De leur côté, les Nantais se montrent plus volontaires mais pas davantage capables d’enchaîner trois passes, ne se procurant d’occasions que sur nos pertes de balle dégueulasses. A la pause, on reste songeur en constatant qu’il a fallu pas moins de vingt-deux hommes, un ballon et quarante-cinq minutes pour occasionner une nausée que Maryse Joissains et un string pourraient suffire à provoquer en quatre secondes.

A la reprise, Barrada remplace Alessandrini sorti sur blessure, et Nkoudou passe à gauche. Puis, de la même manière que Sophie Marceau se fout à poil dès qu’il s’agit de promouvoir le dernier naveton dans lequel elle tourne, Birama Touré sent qu’il devient nécessaire de réveiller l’attention du public. Il entame alors une danse du ventre devant sa surface au lieu de dégager devant Cabella. Notre milieu de terrain se saisit du ballon et le transmet à Nkoudou. Le même Touré se dit alors qu’il pourrait pousser la fantaisie jusqu’à se faire humilier par un type nommé Georges-Kévin (vous ai-je dit que j’aimais beaucoup ce prénom ?) : crochet, tir, but (0-1, 53e). Se produit ici un incident dont les supporters nantais restent amers : Nkoudou, ancien du FCN lui-même, célèbre en effet son but avec un enthousiasme que d’aucuns jugent excessif, voire déplacé. Une telle polémique exigeant que l’on prît position, je pense être en mesure de juger, après examen des images et réflexion minutieusement pondérée, que je n’en ai absolument rien à foutre.

Prudente à l’excès jusqu’au but, notre équipe se libère, paradoxalement : désormais dans l’obligation d’appuyer leurs offensives mais toujours aussi inaptes au sport de haut niveau, les Nantais nous laissent des espaces, d’où des contre-attaques intéressantes à défaut d’être bien conclues. Seuls les coups de pied arrêtés représentent une menace, et c’est d’ailleurs sur corner que Sigthorsson déclenche un plan Vigislipal écarlate : fort heureusement, Barrada repousse la balle sur la ligne.

Cette alerte mise à part, c’est plutôt tranquillement que l’OM conduit cette seconde période, au terme d’un match dont le potentiel érectile aura, dans ses meilleurs moments, approché celui d’une masturbation au papier de verre devant un discours d’Henri Guaino.

Ah, bah il ne fait pas que les films de zombies, finalement.

Les joueurs

Mandanda (3/5) : Pas la plus grande finesse dans le jeu au pied, mais rassurant de bout en bout sur les rares tentatives adverses.

Nkoulou (4/5) : LE VOICI, LE MATCH REFERENCE, ON A RETROUVE LE NICOLAS INTRAITABLE CONTRE LES ATTAQUANTS nantais. Prochaine étape, rééditer la performance contre des attaquants tout court.

Rekik (3/5) : Un peu plus de difficultés que le précédent dans le placement, mais parfait dans les duels. Karim, c’est comme la Bretagne, il n’y a que les Nantais pour ne pas rentrer dedans.

Manquillo (2+/5) : Alors que Dja Djédjé peut nous servir du bon vin comme de la piquette, Javier reste à la flotte. C’est sûr, mais c’est fade.

Mendy (3-/5) : Le couloir étant squatté par Nkoudou, Mendy a très peu débordé en première mi-temps. Il a ensuite retrouvé son activité normale, à un ou deux errements défensifs près.

Diarra (2+/5) : C’était férié, aujourd’hui.

Vous faites tous chier, ce soir j’ai pas envie.

Silva (1+/5) : Les belles passes de 40 mètres c’est bien, mais s’il se bougeait un peu le maffre pour casser les lignes au milieu de terrain, il aurait peut-être moins l’obligation d’en tenter. D’ailleurs, avant de réussir des passes de 40m, il faudrait songer à assurer celles de 5m dans notre camp, histoire d’épargner un peu nos nerfs et nos slips.

Romao (79e) : Premier ballon : faute. Second ballon : passe à l’adversaire. Mais il a fait le nombre au milieu, ce qui était largement suffisant étant entendu que les Nantais auraient même été incapables de contourner un lampadaire.

Alessandrini (2/5) : S’il est aussi bon en amour qu’au football, Alessandrini doit être un amant fantastique. Capable d’oser séduire Scarlett Johansson, de la courtiser pendant un an, de la convaincre, de la faire monter chez lui, de la déshabiller et, au moment où elle tombe la culotte, de lâcher la purée sur le chien.

Barrada (45e, 3+/5) : Entre production passable et problèmes de finition, avec tout de même le geste défensif qui nous sauve la semaine en fin de match.

Nkoudou (3+/5) : Un début de match au-delà du dégueulasse, avant d’éteindre tous les fumis de la Brigade Loire en pissant dessus.

Sparagna (87e) : Un bout de match en attendant peut-être plus, entre Ligue Europa et suspensions.

Cabella (3+/5) : Une première mi-temps à donner envie de se rendre sur la tombe de ses aïeux pour chier dessus. Se rendant compte que l’heure n’était pas au génie, Rémy a pressé comme un chacal, fait des fautes, gratté des ballons, dont l’un aboutit au but.

Batshuayi (3/5) : Esseulé, Michy a surtout dû jouer en remise et conservation, ce dont il s’est dans un premier temps acquitté avec l’efficacité d’un koala bourré. Contre toute attente, il a ensuite montré de très nets progrès dans le domaine.

 

L’invité zoologique : L’Oryx Anal

Majestueuse antilope, l’oryx n’est jamais aussi redoutable que lorsqu’il s’agenouille devant son adversaire. Sauf lorsqu’il s’agenouille de dos, évidemment.

  • Les autres : La Jonelière, novembre 2015 : « Coco Swoodo ? Non, j’ai jamais entendu parler de ce nom, c’est qui ? Une actrice porno ?»
  • Le classement : PLUS QUE SEPT POINTS AVANT LE PODIUM.
  • L’engatse : C’est bien peu de choses, mais il faut bien nourrir les gazettes (l’action de la discorde est ici).
  • Le foutage de gueule : Qu’il est beau, le marketing de notre club.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. Didier A. remporte le concours zoologique.

 

Toujours souriant, Michel répond aux attentes des supporters sur la qualité du jeu.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

12 commentaires

  1. Bonjour,
    Est-ce que ne pas titulariser notre Roi Bouna nous expose à des Nkoudurs?

    . . . . . A.l.l.e.z l’O.M !. . . . .

  2. A l’instar des acad de Gwen, je lis les tiennes en cachette pour ne pas me faire griller. Bien m’en a pris, parce que la note d’Alessandrini est juste mythique.
    De la belle ouvrage Mr Blaah !
    Au fait, Michel avait encore fait un montage photoshop dégueulasse avant le match ?

  3. Bravo Blaah, en cette période revival « retour vers le futur 2 » pas de meilleur qualificatif que « l’éliebauptère » pour cette victoire poussive et ce triste match. Sauf qu’avec Elie Baup en tête de gondole il n’y avait pas tromperie sur la marchandise. Michel est un faussaire, il n’a aucun plan de jeu, j’espère que ses jours au sein du club sont comptés parce qu’on s’est déjà suffisamment ennuyé, il faut mettre fin au plus vite à cette imposture. Michel successeur de Bielsa, c’est une insulte au football et au beau jeu. Virez nous cet escroc.

  4. Les dessous du prêt de Silva : à chaque titularisation, une offre du PSG pour Ronaldo refusée.

  5. Si on parle de derby des truands / mafia, votre marketing voit juste, il faut lui reconnaître ça.

  6. Elie Baup Tere quant tu y penses bien, c’est encore plus drôle que le gif.

  7. Malheureusement, c’est plutôt Bielsa qui était une insulte à Marseille. Michel est dans la droite lignée des années Deschamps – Baup. Gourmands que nous sommes, on arriverait presque à se faire croire qu’une année comme celle passée pourrait en fait être la norme dans le football ( et que l’on pourrait recommencer à vibrer devant un match ).
    Non, ici c’est Marseille, et on est reparti pour se faire chier pendant quelques années.

    Une bonne académie jusqu’aux notes. Là, feindre de lire quelque chose ayant un rapport à ma réunion n’a plus du tout fonctionné.

  8. Alessandrini (2/5) : S’il est aussi bon en amour qu’au football, Alessandrini doit être un amant fantastique. Capable d’oser séduire Scarlett Johansson, de la courtiser pendant un an, de la convaincre, de la faire monter chez lui, de la déshabiller et, au moment où elle tombe la culotte, de lâcher la purée sur le chien.

    Juste mythique !

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