OM-TFC (2-2) : La Canebière Académie gâche

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Tibidibip.

Aïoli les sapiens,

Vous vous rappelez cette semaine, quand on louait la force mentale de cet OM en la comparant à nos gros fragiles de tennismen français ? Bah voilà, ce samedi, on en est arrivés au moment où au moment de monter au filet pour claquer le smash décisif, on préfère se rouler en boule en suçant sa raquette.


Les Longorious Basterds

Rulli
Weah Pavard– Aguerd (Balerdi, 76e) – Emerson (Egan-Riley 90e)
Nadir (Kondogbia, 76e) – Højbjerg – Gomes (Vaz, 46e)
Greenwood (honte à nous)– Aubameyang Paixão (O’Riley, 62e)


L’OM enregistre le retour d’Aguerd, qui est aussitôt aligné à la place de Balerdi. Nadir, Højbjerg et Gomes sont chargés d’animer le milieu.


Le match

Quatre jours après une débauche d’énergie physique et mentale en Ligue des Champions, il ne fallait pas s’attendre à ce que l’OM aborde la rencontre avec la fraîcheur du jeune premier. Le TFC joue le rôle du réveil un lendemain de cuite, mais les vieux réveils, ceux qui font « TIBIDIBPIP – TIBIDIBIP – TIBIDIBIP ». Ça fait mal au casque, et tu as beau les faire taire en leur tapant mollement dessus, ils reviennent cinq minutes plus tard en faisant TIBIDIBIP.

D’autres éléments de scénario confirment ce que l’on pouvait pressentir, à savoir que cette première mi-temps ne constituerait qu’une longue et pénible phase de réveil. D’une part, Gomes est titularisé, ce qui commence à représenter une garantie absolue que tout le temps passé avant son remplacement ne servira à rien. Duels mouligasses, ballons portés trois fois plus longtemps que nécessaire avant de lâcher une passe inoffensive, tel est l’ordinaire de tout le collectif olympien sous ce régime. D’autre part, les Toulousains frappent peu mais fort, profitant d’un Aguerd manifestement pas en possession de tous ses moyens. D’un bête contrôle orienté, Emersonn (le Toulousain, avec deux N) pisse ainsi sur Nayef au milieu de terrain. Près de lui, Emerson (le nôtre, avec un seul N) n’a pas le réflexe de la faute utile et autorise le déboulé de l’attaquant jusqu’à notre surface. Aguerd ne peut pas revenir, et Emersonn ajuste une frappe à ras-de-terre poteau rentrant (0-1, 14e).

Une avance rapide jusqu’à la fin de cette première mi-temps ne passera guère que sur une belle défense d’Aguerd pour écarter un centre slipométrique. Rendons-nous ainsi directement au temps additionnel quand, sur un corner d’Emerson mal renvoyé, Aubameyang claque une volée sur la ligne. Fin du premier acte, si pénible et inutile que l’on aurait pu le comparer à une émission de  Pascal Praud, à une exception près : nos joueurs à nous ont bien conscience de faire de la merde. Et peut-être même De Zerbi, mais ça nous en aurons confirmation pendant la suite de la saison : si Angel Gomes est encore choisi parmi les seize milieux de terrain disponibles pour être titulaires, c’est que non, il n’aura toujours pas compris. Dans l’immédiat, notre inutile est extirpé du milieu de terrain, au profit d’une réorganisation ambitieuse : c’est Robinio Vaz qui entre à sa place ; Højbjerg et Nadir se voient seuls chargés des affaires dans l’entrejeu, charge à Greenwood (honte à nous) de nous faire du numéro dix qui va bien pour tâcher de lier l’ensemble.

Le rythme s’en ressent immédiatement : l’OM montre un jeu plus direct et provocateur, quitte à se faire de belles frayeurs à la perte de balle. Bien que venant du pays d’Antoine Dupont, les Toulousains n’ont pas eu l’idée d’aller apprendre sur le terrain d’à côté comment jouer un surnombre : et de zobber plusieurs contre-attaques qu’une équipe plus habile aurait pliées sans difficulté.

De notre côté, les occasions arrivent enfin. Un bon débordement de Greenwood (honte à nous) est suivi d’un centre en retrait pour Højbjerg, dont le tir est dévié sur le poteau par un défenseur. Les Toulousains commencent à sévèrement souffrir leur race, mais leur solidarité et l’imprécision de nos tirs les maintiennent à flot.

Peu après l’heure de jeu, une nouvelle contre-attaque passe tout près. Depuis le début de cette seconde période, les menaces en profondeur obligent Rulli à se tenir en vigie à l’entrée de notre surface. Donnüm en profite pour tenter la frappe lobée des 25 mètres, laquelle retombe sur la barre. Seul au rebond, Emersonn contrôle et pousse le ballon du genou : Geronimo se montre présent pour éviter la catastrophe.

Dans la foulée, un amour d’ouverture de Nadir trouve Paixão dans le dos de la défense. Igor exécute un contrôle orienté qui surprend le gardien, sorti à l’aventure : pendant que celui-ci emplâtre son propre défenseur, notre attaquant n’a plus qu’à conclure une main dans le slip (1-1, 66e).

Sonné par cette claque soudaine, le TFC ne nous en laisse que plus facilement développer notre jeu. Emerson et Pavard combinent une jolie sortie de balle. Weah enchaîne avec une belle transversale pour Aubameyang côté gauche. Jean-Bite poursuit la démonstration d’un très beau centre plongeant au deuxième poteau, où Højbjerg dépasse tout le monde pour déposer une tête dans le petit filet opposé (2-1, 76e).


À ce moment de la partie, l’OM passe donc potentiellement en tête du championnat. Physiquement, les Toulousains sont à l’agonie, ce dont nous profitons pour faire tourner le ballon en les obligeant à cavaler encore plus. La stratégie est efficace, jusqu’à ce qu’elle vire à l’excès : les espaces se multiplient enfin dans la défense, nous récupérons un wagon de ballons dans le camp opposé, mais nous n’en profitons pas pour essayer d’aller marquer ce troisième but. L’OM retombe ainsi dans des travers que l’on croyait enfin effacés, cette gestion du score sans envie de faire mal, sans intention réelle de se mettre à l’abri avant le temps additionnel.

Comme le premier Rudi Garcia venu, De Zerbi donne le signal de la rétractation gonadique, en faisant sortir Emerson pour Egan-Riley, et là j’aime autant vous dire que mon vœu le plus cher est de voir débarquer Elise Lucet à la Commanderie et de poursuivre notre entraîneur toute la semaine en lui demandant « Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi t’as fait ça ? ». Alors que notre latéral maîtrisait son côté, nous lui substituons ainsi le défenseur le moins assuré de l’effectif, comme s’il fallait rappeler à toute l’équipe l’obligation d’avoir peur.

Rattrapés à leur tour par la fatigue, les Olympiens n’avaient pas besoin de ça pour recommencer à rater des passes et se mettre en danger tout seuls. Tellement persuadé que l’arbitre allait siffler faute contre lui, Balerdi omet de relancer et balance le ballon en touche. En soi, une touche au milieu de terrain paraît anodine, sauf quand nos adversaires ont délégué à l’exercice un lanceur de javelot. Le Toulousain nous envoie ainsi en pleine surface une véritable pierre dure et froide, calcaire, granitique. Stupeur : alors que Rulli est allé au mastic toute la partie, le voici qui micro-alibofise et se retient dans sa sortie. De même, Egan-Riley prend son élan pour sauter… et puis finalement non, se ravise derechef pour laisser Kondogbia se démerder avec le duel suivant. Geoffrey, lui, n’hésite pas : s’il perd le duel, c’est uniquement parce qu’il a un temps de réaction de vier marin, qui le conduit à se faire battre par un nabot lui rendant bien une tête. Le gnome en question, Hidalgo, place une tête sur laquelle Pau Lop… pardon, Rulli, ne peut rien faire, puisqu’il était placé dans la position du tennisman français dont il était question en début d’académie (épanadiplose, tavu, comme dans « P.R.O.F.S», réf de vieux) : roulé en boule sur la ligne de service à sucer sa raquette, disant à l’adversaire : « oh oui, gagne des matchs pendant que moi, je pleure sur ma vie injuste de gosse de riche » (2-2, 92e).

Blague à part, on aurait pu être tolérant et excuser la première mi-temps infâme, du fait de cette semaine chargée (même si, continuer à titulariser Angel Gomes…) ; on aurait pu pardonner un match nul, compte tenu de ce début de match mal embarqué. Par contre, cette accumulation d’erreurs individuelles, de fébrilité collective et de contamination slipométrique à cause des choix de l’entraîneur, impose vraiment de se poser la question : c’est quoi qui vous empêche de vouloir être premiers, bordel ? Il faudra les battre combien de fois, les Parisiens, pour que vous arrêtiez de complexer et que vous vous donniez le droit d’être devant ? Au prochain stage de Team Building de Mallemort, vous seriez avisés d’inviter de toute urgence un psychologue du sport. Et pas un de la FFT, donc.


Les joueurs

Rulli (2+/5) : Depuis quand tu doutes ? T’es devenu wokiste, c’est ça ?

Weah (3/5) : Ya des fois où on trouve la vanne qui marquera l’histoire de la Canebière Académie. Et puis ya des fois où il faut noter un match moyen de Timothy Weah.

Pavard (3/5) : Ah, on a retrouvé le Benjamin aussi fantaisiste qu’un séminaire de comptabilité à Karlsruhe (avec une fresque du climat en supplément team-building, pour le fun).

Aguerd (2/5) : Sinon, attendre d’être revenu en forme pour rejouer, c’est une hypothèse qui s’étudie ou pas ?

Balerdi (75e) : Je pense qu’on peut enfin clore la série « je suis tellement poissard que ma seule erreur du match coûte un but », on ne fera jamais mieux que cet épisode « je concède une touche au milieu de terrain mais on prend l’égalisation dessus ».

Emerson (3/5) : Monte en puissance pendant toute la dernière période, avant qu’une blessure malheureuse ne le prive de la fin du match. Enfin, j’espère que c’est bien une blessure malheureuse qui a forcé De Zerbi à le remplacer. Ou même si c’est pas vrai, tant pis, Roberto, mens, dis quand même qu’il s’est blessé et que t’as pas eu le choix.

Egan-Riley (90e) : « Allô, les Erinnyes ? C’est le bureau de Zeus, là, il vient d’avoir au téléphone une certaine Erzulie, de la Voodoo Inc. Elle veut réserver une presta pour toute cette semaine, il s’agirait d’aller voir un certain Roberto à Marseille, et de lui demander H24 « Pourquoi il a fait ça. » Le patron a dit « elle a raison, il fait chier, ce con », et il vous demande de traiter la demande asap. Mettez le dossier « Oreste » en stand-by, on n’a pas de deadline sur celui-là, vous le finaliserez plus tard. Oui oui, juste ça, vous trouvez ce Roberto De Zerbi et vous le hantez H24 pendant une semaine en lui demandant pourquoi il a fait ça. Bisous bisous. »

Nadir (3+/5) : Une fois qu’on a ôté le petit bonhomme qui lui traînait dans les pattes au milieu de terrain, Bilal a eu toute la liberté d’orienter le jeu.

Kondogbia (76e) : C’est les jeunes de nos jours, ça, à force de passer toute leur vie sur TikTok, ils ne sont plus capables d’être concentrés ne serait-ce qu’un quart d’heure.

Højbjerg (3+/5) : C’est dommage qu’il lui faille 45 minutes de temps de chauffe, parce qu’une fois lancé c’est Mad Max.

Gomes (1/5) : Encore un match de poids mortd’Angel Gros Lest. Une fois largué, on a pu s’envoler.

Vaz (46e, 2/5) : Rien de très productif individuellement, mais son entrée a permis au collectif de ressembler un peu à quelque chose.

Greenwood(honte à nous, 3/5) : Un match de gentil garçon.

Paixão (3+/5) : Un but éphémère et splendide comme une aurore boréale. Et à la fin on est dans le noir et on se pèle les couilles.

O’Riley (90e) : Le sale boulot.

Aubameyang (3+/5) : Un match longtemps crispant, avant la Minute nécessaire et décisive de Jean-Bite.


L’invité zoologique : L’Âne Hidalgo

L’âne est un animal rancunier, qui envoie son sabot au moment où on s’y attend le moins. Voici ses observations.

  • Les autres : Une équipesexy comme un Marie Blachère dans une zone commerciale. Son existence représente un ventre mou à elle seule.
  • Le classement : Note que l’on prend un point au PSG, ça n’est pas rien non plus. En attendant, Lens peut prendre la tête et nous reléguer à la troisième place ce dimanche.
  • Coming next : Lille, l’Union Saint-Gilloise et Monaco. Il y a de quoi nous offrir un Noël avant l’heure ou bien caguer au pied du sapin.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère sur Facebook et BlueSky. Didier A. remporte le concours zoologique.
  • PUBLICITE : Derniers jours de prévente pour : « LA PASTORALE ENGATSE – The ultimate crèche-fighting game », notre TCG de combat de santons de Provence. Rends-toi vite sur https://fr.ulule.com/la-pastorale-engatse—the-ultimate-creche-fighting-game/ pour être certain de le recevoir avant Noël !
T’a-t-on déjà rappelé que ce jeu était en prévente sur https://fr.ulule.com/la-pastorale-engatse—the-ultimate-creche-fighting-game/ ?

Bises massilianales,
Blaah

3 réflexions sur “OM-TFC (2-2) : La Canebière Académie gâche

  1. La touche vaudou, c’est CJ qui la pisse, mais Balerdi au début de l’action joue la relance tout seul, avec le regard qui dit « Je m’y crois, et je vais faire n’importe quoi ». Il n’arrive pas à éliminer son presseur et balance sur le côté, pas trop loin, contrôle poitrine toulousain pépouse, et ça revient, etc.

    Après avoir foutu le merdier, premier reflexe de Léo : il se recoiffe. Pas évident à processer ce garçon.

  2. Gomes on dirait le Ounahi qu’on avait nous à l’OM (pas le mec qui se sort les doigts sous le maillot du Maroc) : un mou qui garde trop le ballon, qui fait uniquement des passes en retrait et qui vole au moindre impact avec son physique de chips.

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