Paris SGEL / FC Lionel Messi (4-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie repasse aux choses sérieuses

Fini les conneries.

Bonjour les célibataires,

Après l’hommage/digression/mémoire de mastère séquano-dionyso-post-cocuficatoire de l’autre fois, il était temps de se replonger un bon coup dans la vie trépidante de la section alto-séquanaise de l’Internationale footballistique. Ce mardi soir, n’en déplaise aux amoureux transis, confits dans leurs textos ensuqués à l’eau de rose, et autres canards soumis au diktat mercantile de la soirée-au-restau-où-qu’il-faut-inviter-la-demoiselle-et-lui-acheter-des-fleurs-et-plein-de-cadeaux-très-chers-sinon-on-aura-pas-droit-à-la-traditionnelle-fellation-bi-hebdomadaire, c’était soir d’Europe, la belle Europe, celle des vainqueurs de coupes. Alors, plutôt que de m’échiner bêtement à trouver une cavalière à gaver de camelotes à deux francs toute la soirée pour espérer une bien hypothétique séance de galipettes sur le matelas trois cuisses miteux d’un studio de Bagnolet, je me suis mis en quête du premier « PMU du coin » avec une télé allumée à la chaîne d’Anne-Laure « Wonderbra » Bonnet, le seul vrai rencard qui vaille en cette soirée de débande sentimentale.

De nos jours, à l’heure du malthusianisme conquérant, qui croit encore à l’authenticité de ces célébrations de la nativité républicaine, à ces programmes propagandistes de repopulation de la fière patrie des droits de l’Homme et de la famille blanche, hétérosexuelle, chrétienne et cisgenrée ? Qui voit encore dans cette fête sans signification une once de romantisme derrière les messages publicitaires et autres réutilisations mercantilistes ? Entre faire 2,01 enfants à sa femme après l’avoir emmenée dîner à la Tour d’Argent et mettre 4,00 buts aux Espingouins dans le bouillant parc départemental des Hauts-de-Seine, l’addition est toute faite pour un homme de bon sens. Ce soir-là, tandis que la multitude des cons qui ont besoin d’un saint patron pour se rappeler qu’ils peuvent aimer quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes se déverserait dans les bouges décorés de gros coeurs de France et de Navarre, nous serions en tête à tête avec Unai. Et en ce qui concerne les autre besoins corporels de première nécessité, il serait toujours temps de se rattraper le lendemain avec ce fameux plan cul régulier matché sur Taindère. La révolution footballistique n’attend pas.

 

PSGEL

La main droite, meilleur allié de l’ascète révolutionnaire.

 

Trêve de badinages. Ce soir, après avoir écarté les Bulgares, les Suisses et les Angliches, les camarades du Ouest side rencontraient le maître étalon de la dérive identitaire du football : le Futebol Club des Catalans. On en parlait l’autre fois avec les simili-Bretons du Stade Roazhon® Celtic Park® FC, mais là on ne joue plus dans la même catégorie. Les mecs sont tellement au-dessus dans le game de la surenchère identitaire qu’ils seraient prêts à quitter la Liga pour se mettre au rugby et péter le cul à Perpignan dans le Top 14 pour bien montrer qu’ils sont les seuls à défendre les vraies valeurs du catalanisme (et même de l’ovalie si ça leur plaît, à un’ment donné). Tant de nationalisme politico-footballistique et de discours pseudo-indépendantiste, qui ne sont guère plus en réalité que les produits d’appel d’une véritable machine à brasser du biff à coups de maillots du Messie et de porte-clés bleus-grenats, ça me fait tout simplement dégueuler.

 


LA RENCONTRE


 

Unai, fier comme un âne basque, bandé comme un taureau de corrida, il était bien décidé à leur faire rendre gorge à ces péteux de Catalans, que même leurs glorieux grand-pères anarchistes ils les auraient reniés en voyant la gerboulade de glace à la pistache qui leur servait de liquette. Et le traquenard était parfaitement ficelé de la part de notre camarade-entraîneur. Derrière, le post-nazi Kévin prenait place dans les cages faute de mieux, défendu par la doublette Petit Marquis/Quimperlé, après le très peu rassurant forfait de Captain Thiago. Sur les côtés, Kurzaouah et Tom au moulin étaient envoyés au casse-pipe face à la messagerie instantanée pour prépubères la plus célèbre du XXIème siècle. Pour étouffer le redoutable milieu espingouin, l’ami Adrien, le brave Blaise et le petit Marco étaient associés dans un trio axial à géométrie variable, et à fort potentiel de pressing et de percussion. Ils seraient aidés dans leur basse besogne par les ailiers, le Drax’ et l’Angelito, et par le barbudo de la pampa, le camarade Eddy, rompu aux tactiques de guérilla en pointe.

Il ne faut pas attendre longtemps pour voir le piège se refermer sur les Messi-fanboys. Le pressing alto-séquanais est d’une intensité inferanale, les Catalents sont pris à la gorge et se trouvent asphyxiés dès la première relance. Le jeu se déroule quasi-exclusivement dans la moitié du FC Visiteurs, les récupérations se font jusqu’entre les grosses couilles indé-pendantes-istes du vieux Gérard, les contres sont incisifs et amènent plusieurs fois le goaliste allemand adverse à sortir le grand jeu.

Lorsque les Barcelonettes parviennent enfin à sortir de leur moitié de terrain, généralement par l’intermédiaire du virevoltant Némarre (50% homme, 50% Dieu, 100% Jésus), c’est pour mieux se casser les dents sur le bloc défensif à toute épreuve des Bleus-et-violets, qui se remet en place sitôt le premier pressing achevé.

La solution est trouvée dès le quart d’heure de jeu, venant récompenser un début de match entièrement à l’avantage de Paris-Saint-Germain-en-Laye : Julian Bugier Draxler, arrivé lancé, est accroché juste à l’entrée de la surface. Le coup franc ainsi concédé est transformé de main de maître par l’Ange de Marie, juste au-dessus du mur, d’une frappe aussi sèche que limpide. 1-0, jusqu’ici tout va bien.

Le match repart sur les mêmes bases, si ce n’est une première frayeur à la demi-heure sur les cages alto-séquanaises par l’entremise de Serge Robert, esseulé à droite et qui, servi par Némarre après une pénétration plein axe dont il a le secret, voit sa frappe détournée par notre aryen national.

L’angoisse ne dure pas, et le pressing parisiano-saint-germanois fait encore des merveilles juste avant la pause : Marcoco récupère le ballon dans les pieds d’un Messie désemparé dans le rond central, s’appuie sur la Draxley-Davidson puis progresse plein axe. Suivi dans sa contre-attaque par deux douzaines de coéquipiers, il n’a que l’embarras du choix au moment de la passe, et remet à l’Allemand à la droite de la surface. Laissé libre de marquage, ce dernier s’applique et aligne son compatriote d’une frappe à ras de terre. 2-0, mais que fait la police !?

Et là on se dit : non mais c’est pas possible de leur mettre la misère comme ça, ils vont bien finir par se réveiller, on va lever le pied après tous les efforts consentis en première période… Mais non, ça repart de plus belle ! D’entrée, le pressing reprend ses droits, et permet d’obtenir un coup franc dangereux dès la reprise. Dix minutes plus tard, au terme d’une remontée de balle express qui démontre la facilité technique affolante des Bleus-violets à s’extirper du premier pressing blau-gravat, Angelito reçoit le ballon dos au but, à gauche de la surface, profite des appels de ses partenaires pour temporiser, se retourner, et prendre sa chance, seul, d’un amour de frappe enroulée : lucarne opposée, 3-0.

La fête de l’amour anal est pourtant loin d’être finie. À vingt minutes du terme, Meunier avale quarante mètres sur son côté droit, rentre plein axe et répond à l’appel décroisé de Cavani à l’entrée de la surface. Le camarade guérillero frappe au premier poteau. 4-0, les indépendantistes catalunyans repartent du Parc interdépartemental des Petits Princes avec le cul en chou-fleur, comme tant de petites amies ayant accepté la sodomie pour la première fois ce soir-là après que leurs conjoints aient liquidé leur dernier salaire pour les couvrir de cadeaux très très chers et de très mauvais goût.

Inutile de vous décrire la fin du match, puisque vous l’avez tous vu si vous n’êtes pas de la race grégaire des esclaves capitalistes du merchandising sentimental. Nous nous contenterons de dire que PSGEL a tenu. Et bien tenu, malgré l’énergie du désespoir mise par les Espingouins dans leurs dernières offensives.

 

PSGEL

L’image du grenier du jour, instant nostalgie

 


LE SOVIET DÉPENDANTISTE


 

Chausse-trapp (4/5) : Dans son duel de portiers teutons, il a eu beaucoup moins à faire que son pote d’en face, mais il l’a bien fait, notamment dans son face à face avec un dénommé Serge Robert en première mi-temps, et a rempli son rôle de premier relanceur de l’équipe avec sérénité et efficacité.

Tom au moulin (3+/5) : Il a eu le malheur de se retrouver dans la zone du joueur le plus en verve de l’apathique trio d’attaque cruyffo-guardioliste, et a été pas mal baladé quand celui-ci appuyait sur l’accélérateur. La baisse de régime de Némarre l’a soulagé en seconde période, et il a pu apporter toutes ses qualités offensives, avec une passe décisive à la clé sur le dernier but.

Cheb Marquinhos (4/5) : On l’attendait en patron de la défense en raison de la regrettable absence de Captain Thiago. Il a été bon, hein, pas de souci. Mais se faire voler la vedette dans un match pareil par un puceau de la Coupe d’Europe, faut vraiment le vouloir.

Prunelle Quimperlé (5/5) : Intraitable, le petit prince noir de Kinshasa a éteint le Messie sous l’éteignoir de ses énormes cojones, sans oublier de transpercer huit lignes espingouines (oui oui, huit, vous pouvez vérifier) à chacune de ses sorties de balles.

Levain Kurtzouma (3/5) : Au diapason, mais sans plus.

Marco Verratt-il, verratt-il pas (5/5) : Le mec fait le deuxième but à lui tout seul, de la récupération dans les arpions du Messie à la passe parfaite pour Julien le Teuton. Le mec oblitère le pressing spanglish à lui tout seul avec une facilité technique déconcertante, en quelques touches de balle. Le mec décide à lui tout seul où et quand le ballon va passer en phase offensive. Le mec fait le jeu à lui tout seul. Le mec joue tout seul.

(Remplacé par Chris N’coucou, pour le fun)

Adrien Rambo (4/5) : Non mais je sais que je la fais souvent celle-là, mais, cette fois-ci, vraiment, il mérite le rapprochement avec Sylvester. Tel Balboa, il a terrassé le favori, l’ogre Ivan « Barça » Drago, étouffant le milieu catalanois par son pressing de tous les instants.

Le brave Blaise (4+/5) : Le capitaine de soirée a couru, appelé, frappé, attaqué, ratissé, taclé, pressé, et s’est même fendu de quelques touches de balles intelligentes (!!!) avant de ramener tout ce beau monde à bon port. L’esprit de sacrifice du Sam incarné dans le corps anémique et sous-alimenté d’un migrant clandestin débarqué de Toulouse.

Angelito de Marie (5/5) : Putain, il s’est réveillé au bon moment, le con.

(Remplacé par Lucasinho, sûrement (Julie) pétri de (Anne-Laure) bonnes intentions)

Julian Dexter (4/5) : Le serial-killer a mis un peu de temps à se mettre en jambes, a pris confiance en effectuant plusieurs retours défensifs précieux, a provoqué le coup franc du 1-0, s’est créé une belle occasion tout seul à la demi-heure de jeu, et s’est complètement libéré après son but, d’une précision clinique (c’est comme ça qu’on dit, hein ?).

(Remplacé par Xavier Pasteur qui, en entrant en jeu à 4-0, n’a malheureusement pas eu l’occasion de devenir le sauveur. Ce sera pour une prochaine fois, mon beau)

Eddy Cavanuche (4/5) : Au final, assez peu de ballons à exploiter. Mais par ses mouvements, ses appels et surtout son activité défensive incessante, il a fait remonter tout le bloc parisiano-saint-germanois et a ouvert les brèches pour ses coéquipiers. Récompensé par un beau but en fin de match.

 


LE SECRÉTAIRE DE SECTION


 

ALORS ILS DISENT PLUS RIEN LES RAGEUX, LÀ, HEIN !? ILS SONT COMME DES CONS AVEC LEURS JUGEMENTS SANS APPEL, LES LEADERS D’OPINION, LÀ, HEIN ??!! ILS S’EN MORDENT LES DOIGTS D’AVOIR REGRETTÉ L’AFFREUX LOLO BLANC, LES PASCAL, LES BERNARD, LES BRUNO, LÀ, HEIN !?!? Non mais franchement, regardez-les tous retourner leurs vestes, toutes ces girouettes qui ne voient pas plus loin que leur petit confort d’éditorialiste, sans aucune place pour la nouveauté ou la remise en question… Quel pied, putain, quel pied !

 

PSGEL

Unai Emery : deal with it.

 

La bise trotskanale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

10 commentaires

  1. Je vous félicite. Pas pour le score, là je vous emmerde, si vous vous mettez à bien jouer au foot vous allez devenir franchement haïssables. Non, c’est ce calembour crypto-cycliste glissé au nez et à la barbe du service relecture qui vous vaut mes congratulations.

  2. Vous avez pas honte d’avoir fait passer San Andres pour un papy ? Le pauvre revenait défendre à 5km/h sur vos contres… A charge de revanche, dans 3 semaines.

  3. Quelqu’un a-t-il le nom de la charmante jouvencelle plus haut dans l’article ?

    C’est pour un ami, qui doit faire des recherches pour son travail.

  4. Je me suis endormi difficilement, puis réveillé comme si j’avais pris une cuite au noyau de Poissy (futur boisson officiel P-MLSGP).

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