Canuts d’un côté, mineurs de l’autre, et d’aucuns rêvèrent qu’ils ne formassent qu’une seule classe unie dans le combat contre le patronat. Maillot vert pour les uns, blancs pour les autres, les camarades se snobent et s’ imaginent une noblesse des dominés. Reviennent alors ces mots d’un maître des forges qui, contre le sous, s’assurait l’urne de ses corons: « Voyez ! La politique est une affaire bien trop importante pour être confiée à ces gens-là»

La grosse ambition…

Garde conserve son ossature tout en reposant Gomis pour Lacazette, Reveillère pour Dabo, Vercoutre pour Lloris et Gourcuff pour Ederson. Aussi, les Gones s’alignent en 4231 avec socle de quatre Cris-Lovren-Källström-Gonalons, les paires latérales Cissokho-Bastos et Dabo-Briand et le duo Ederson sous Lacazette en attaque. Même formation et faiblesses identiques puisque le socle ne parvient toujours pas à s’imposer au niveau de la médiane. Certes, Lovren-Cris tranchent, mais 10 mètres plus bas qu’une paire de Nacho’s, ce qui oblige Gonalons-Källström à évoluer trop loin de leurs offensifs pour espérer dominer les débats. Désireux de mettre plus d’impact, Lovren tente bien de devancer Kitambala mais se la prend sous le coccis (32ème) et Lyon délaisse le style pour s’en remettre aux fulgurances de Bastos ainsi qu’à la longe de Lacazette et Briand. « Pour boucher l’angle à Ruffier, ils sont trois dans le mur » (XG) tandis que Källström tire le premier… mais c’est Briand qui vient : 0-1, 40ème.

Christophe Dib Meco…

Joueur, Galtier appartenait plutôt à la famille des Dib Méco : gomina, tacles aux genoux et chaînette en or. Entraîneur, l’homme se révèle stratège, en témoigne l’organisation de son milieu. 4231 « classique » avec socle Paulao-Marchal-Lemoine-Guilavogui, paires Néry-Gradel et Ebondo-Aubameyang dans les couloirs et Clément sous Kitambala en attaque… mais moteur interne pas banal. En effet, au gré de ses va-et-vient, Lemoine contracte et dilate l’ASSE tout en convertissant Guilavogui et Clément qui en sentinelle, qui en relayeur. Ainsi, les déplacements de l’ex-rennais s’avèrent difficilement lisibles pour Källström ou Gonalons et le trio forme l’axe supposé transpercer le socle lyonnais. Autre finesse de cacou, les relances s’effectuent vers la gauche où Lemoine papote avec la ligne de touche sur la façon de lancer Gradel en profondeur. Du reste, les Stéphanois insistent sur ce côté afin de mettre à l’épreuve Dabo-Cris tout en obligeant Briand à défendre… ou éviter le moteur de l’OL Cissokho-Bastos servis par Källström. Cohérent et compact, l’édifice contient l’adversaire de classe mais Clément interroge et l’ASSE reste stérile.

« Non au foot business »

« Du côté lyonnais, on joue en 431 » selon Gravelaine tandis que « Clément sort au détriment de Battles » pour Lauclair, et les fidèles comprennent la difficulté de certains lendemains. Toujours est-il que Galtier déguise Sako en Kitambala et Battles en Clément à l’heure de jeu pour un effet immédiat. Premier ballon et Battles parvient à décaler Sako puis reprendre le centre qui s’en suit (61ème.) Servi dans la profondeur par Källström, Lacazette obtient un pénalty transformé – après évacuation du terrain pour cause de Kop’hic Strip – par Bastos, qui s’en va narguer le kop vert et recevoir son amande : 0-2, 65ème. Battles régale son vieux pot (73ème) avant que Aubameyang ne reprenne un centre de Sako : 1-2, 81ème. Gourcuff et Gomis sur le terrain, l’OL contient tout de même les trop verts assauts d’une équipe qui, à défaut de conclure, apprend le métier.

Notre Footballologue.

Allez, vous méritez bien les images du match.

1 thought on “Notre Footballologue analyse ASSE-OL (1-2)

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