OM-Lille (2-1), La Canebière Académie est honorifique

Inclut un jeu-concours.

Aioli les sapiens,

Après une première occasion gâchée la semaine dernière de distancer un PSG qui procure en ce moment à ses supporters les demi-molles les plus chères de toute l’histoire de l’impuissance, nous revoici en position de prendre trois points d’avance. En jeu, un titre de champion d’automne dont nul n’ignore la valeur uniquement honorifique. Ceci dit, « Reine du Ruban de Saint-Rémy » aussi, c’est un titre honorifique, ça n’empêche pas de vouloir la sodomiser violemment.

L’équipe

Payet en vacances anticipées, c’est Batshuayi qui assume son rôle, sa position de « dix/neuf-et-demi » permettant enfin une titularisation conjointe avec Gignac. Signalons aussi la brève permutation de Thauvin et Ayew, qui survient à un moment-clé du match.

 

Le match

Face à une défense lilloise mal remise de son épidémie de castapiane de l’avant-veille, l’OM s’efforce d’exploiter les multiples fuites de l’arrière-garde adverse où Batshuayi se balade avec l’aisance d’un entérocoque fécal dans une flaque de Calcutta. Hormis deux situations chaudes à notre encontre (un long dégagement d’Enyeama mal négocié et une relance anale de Mendy), la première période est marquée par une accumulation de centres dans la surface nordiste où, comme souvent, ne nous manque qu’un peu de qualité dans la dernière passe ou la finition.

Par exemple, Thauvin (intéressant par ailleurs), nous gratifie d’un corner de merde tiré quasiment à ras-de-terre au premier poteau, une spécialité qui ne surprend malheureusement plus personne. Personne, sauf Nolan Roux, dont on demande ce qu’il pouvait bien faire au moment de la mise en place tactique – avoir un rapport sexuel avec sa sœur, discuter tuning, chasser l’arabe dans le métro ou, pire encore, tremper une tartine de camembert dans son café… Toujours est-il que le Lillois est sans doute la seule personne au monde à n’avoir pas anticipé le raté de Florian. A la suite d’un court-circuit neuronal aux frontières du kassimesque, Roux trompe son propre gardien d’un subtil extérieur dévissé du pied gauche (1-0, 32e).

La mi-temps se clôt après une occasion bien stoppée par Mandanda, au milieu d’une domination large mais stérile de notre part. A la reprise, l’OM gère tranquillement la rencontre face à des Lillois amorphes. Les Nordistes nous laissent venir sans opposition, à l’image de Lemina autorisé par l’inertie adverse à s’engager davantage dans leur camp. Gueye se charge d’ailleurs de calmer ses ardeurs offensives avec l’autorité d’un Chuck Norris mettant un terme à la décadence américaine à coups de tartes dans la gueule.

Honteux laxisme de ce vendu d’arbitre, sanctionnant d’un simple coup-franc une agression qui ne méritait pas autre chose que l’expulsion.

Cette péripétie n’a pas le mérite de nous éviter une dangereuse torpeur. Evidemment, nous finissons par nous endormir et encaisser un but énervant à force de se répéter quasiment à l’identique depuis plusieurs matches : Gignac perd le ballon au centre, et l’ailier adverse est lancé en deux passes prenant à revers notre milieu et nos latéraux. Nkoulou se déporte, mais avec retard, pour contrer le centreur. A la réception, Sidibé est serré de près par trois défenseurs, mais peut décaler Gueye. Eliminés peu après la perte de balle de Gignac, Lemina et Imbula se sont contentés de suivre le ballon sans regarder où ils auraient pu se replacer pour être utiles (à partir de 0:20 ici) : le Sénégalais est donc seul, d’autant que Dja Djédjé est parti couvrir dans l’axe dans la panique générale. Il a donc tout le temps d’armer un tir de merde, parfaitement synchronisé avec le retour de Brice qui dévie la balle juste ce qu’il faut pour prendre Mandanda à contre-pied (1-1, 61e).

Même sans Fabrice Olszewski dans les parages, la réaction de Bielsa se traduit d’autant plus aisément qu’elle est partagée par soixante-deux mille quatre cent-huit personnes à ce moment-là : « putaindemerdedebandedemastresdeconnardsdemescouillesàsefaireencoreavoircommedesviersmarins».

L’OM tente de se relancer avec difficulté. Thauvin donne des signes de faiblesse défensive évidents à droite, et permute d’ailleurs avec Ayew (à l’inverse, plutôt efficace à la récupération et effacé dans la construction). Bingo : sur une combinaison avec Gignac, Florian s’échappe sur la gauche et sert Batshuayi dans la surface. Le Belge a le choix de servir deux équipiers à côté de lui, mais préfère manifester un égoïsme de bon aloi : protection de balle et pivot autour du zguègue chargé du marquage, puis envoi d’une lourde dans la lucarne (2-1, 69e).

Peu après, Bielsa fait entrer Romao pour plus de sécurité défensive. Il ne faut pas trente secondes à Alaixys pour nous gratifier de ce chef d’œuvre :

 Honteuse sévérité de ce vendu d’arbitre, sanctionnant d’un carton jaune une infime maladresse qui ne méritait pas autre chose qu’une légère réprimande.

Comme Gueye précédemment, Romao reste sur la pelouse par miracle et l’OM finit tranquillement son match, Mandanda se chargeant par quelques belles sorties de prévenir le danger Lillois. A signaler toutefois cet instant-LSD de notre équipe :

 92e minute, un but d’avance, sérénité totale de notre placement défensif.

 

Locoscopie

La non-sélection de Payet dans le groupe pour ce match ne restera qu’une anecdote, compte tenu du résultat et de la prestation qu’a effectuée son remplaçant Michy Batshuayi. Sanction ou non, le départ forcé de Dimitri n’avait rien d’illogique : soit il procédait d’un manque d’implication réel et donc punissable, soit il s’agissait de mettre au repos un joueur considéré comme moins performant ces derniers temps. On a trop reproché à Bielsa le manque de roulement de l’équipe pour lui tenir rigueur d’une telle décision, fût-elle radicale. Il a dans le même temps résolu sa difficulté à faire jouer ensemble Gignac et Michy, en attribuant à ce dernier un rôle dont il s’est parfaitement acquitté, moins meneur de jeu qu’attaquant en retrait. Cette forme d’association semble tirer un meilleur parti des deux joueurs que la solution consistant à placer Michy en pointe en exilant André-Pierre sur une aile.

 

Les joueurs

Mandanda (4/5) : Peu d’arrêts à effectuer, mais très sollicité et parfait dans ses sorties, des phases de jeu pas moins difficiles ou décisives que des parades sur la ligne. Mention à son défonçage de Viking de la 56e et à sa prise de balle aux frontières de la galaxie à la toute dernière minute.

Fanni (4-/5) : Quasi-parfait en premier relanceur, et très correct en défense à quelques duels perdus près.

Nkoulou (3/5) : Honnête et sans éclat, une sorte de Clark Kent sans son slip magique.

Dja Djédjé (4-/5) : En première mi-temps notamment, il a plus fait de mal aux Nordistes que Dany Boon et Steeve Briois réunis.

Mendy (3-/5) : Un début difficile incluant une relance sponsorisée par la Fraternité slipale massilio-lilloise. Il a ensuite retrouvé le tube d’Imosel pour livrer une partie correcte.

Imbula (3-/5) : Passable malgré ses défauts habituels. Toujours cette envie de lui coller un pit-bull à l’entrejambe et de lui dire « il ne te lâchera pas les couilles tant que tu ne lâcheras pas ta balle.»

Lemina (2/5) : Pas loin du précédent, en plus timide. Je comprends que voir un milieu de terrain lillois en vrai, quand on a vingt ans, ça peut effrayer.

Romao (75e) : Heureusement qu’il n’a pas crié « Allahou Akbar» en faisant faute, Cazeneuve serait descendu sur la pelouse en hélicoptère dans les dix minutes.

Ce ne sera pas pire que le dernier Besson.

Batshuayi (5/5) : Poète belge érotique :

Ma grosse cathédrale comme unique montagne
Et mon noir clocher comme mât de cocagne
Avec ma lucarne regarde-le lever
Le plat pénis qui est le tien.

Thauvin (3+/5) : Toujours irrégulier et auteur de coups de pieds arrêtés navrants, mais comme l’un d’entre eux occasionne le premier but, et qu’une autre de ses actions amène le second, on pourra déposer une bonne note au pied du sapin.

Morel (84e) : On n’allait quand même pas finir l’année sans notre héros national.

Ayew (3+/5) : Alors ouais, c’est généreux si l’on s’arrête à sa production offensive, mais bordel, quelle ardeur. Son sprint au poteau de corner à la 94e minute devrait être visionné en boucle par tous les connards motorisés trop feignasses pour parcourir à pied les 300 mètres qui les séparent de la boulangerie ou de l’école.

Gignac (3-/5) : Je ne le sacquerai pas pour ne pas ternir l’esprit des fêtes, et surtout parce que son travail de buffle a été pour beaucoup dans la réussite de ses coéquipiers. Après, c’est comme une crise de nymphomanie de Maryse Joissains : on a le droit d’aimer, mais il faudrait être armé d’une solide mauvaise foi pour trouver cela esthétique.

 

L’invité zoologique : Divock Orignal

Sa tête inexpressive traduit le manque de subtilité et d’astuce caractéristique des frustes gens du Nord : l’illustration appropriée d’une équipe à la recherche de son nouvel élan.

  • Les autres : Pour une fois qu’ils marquent plus d’une fois dans le même match, on ne va pas en dire trop de mal.
  • Vu d’en face : La Dogues Académie écrira ici, si elle n’est pas décédée d’ennui auparavant.
  • Le classement : Les sbires de l’Einstein à touillette rétrogradent à la troisième place, derrière des Lyonnais ayant parfaitement exploité la propension des Girondins à n’être motivés à domicile qu’une fois par an, contre nous de préférence. Deux points d’avance sur Jean-Mi la Hyène, trois sur les mastres à Nasser : c’est pas le slip doublé-fourrure, mais ça nous permet de passer Noël au chaud.
  • Le Prix : France Football décerne à Bielsa le prix citron de l’entraîneur le plus antipathique. Aussi crédible que si l’un de leurs plumitifs décrochait le Pulitzer.
  • Crédits : Les images sont de la Ligue professionnelle de football via OMTV. Et autant prévenir : nous sommes totalement insolvables.
  • Le retard : L’académie aurait dû être publiée plus tôt. Pour toute réclamation, veuillez adresser vos meilleures insultes aux incapables de SFR dont les connexions sont à peu près aussi irrégulières que le Ferry-Boîte par vent de force 2.
  • La page abonnement: à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Dans sa quête méthodique de starification sur les réseaux sociaux, Rémi M. prend soin de remporter le concours zoologique.

 

Alaixys Romao t’offre le regard le plus innocent du monde.

LE ROMAOJEU DE NOËL – Envoie ton imitation d’Alaixys à camelus.blaah@gmail.com ; les meilleures imitations photo, dessin ou vidéo gagnent un saucisson de taureau du pays d’Arles dédicacé par la Canebière académie.

Bises massilianales,

Blaah

14 thoughts on “OM-Lille (2-1), La Canebière Académie est honorifique

  1. Bah nan justement Roux c’est d’un inter’ pied droit non? Sinon du gauche elle ne fait pas csc.

  2. C’est beau c’est beau c’est beau.

    Impressionné par les sorties autoritaires de Mandanda, au diapason du boulot défensif de l’équipe, on va au mastic.

    Bonnes vacances à l’acad et vivement 2015.

  3. On est pas bien là ? À la fraîche, leader décontractés du gland, sans le gogol en vacances à la réunion.

  4. Fais-toi plaisir, t’as toutes les fêtes. Et belle remarque sur le CSC de Roux, son geste était tellement illisible que je me suis un peu mélangé moi-même.

  5. Faut noter que le Steeve il est quand même vraiment bon là.

    Sinon Romao je continue de le préférer à Lemina, je nous trouve plus équilibré avec lui.
    Et Gueye il avait pas chaussé tous le monde comme un sale y’a 2 ans?

    Bravo, je vais presque tenter ma chance pour le saucisson tient.

  6. Je craque et sort mon sexe. Énorme akad peut-être même la meilleure de la saison! Prix spécial pour la tête de romao. Merci blaah

  7. Quelle classe cette acad. Ne nous laisse pas tomber’ je te lis toutes les semaines.

    Sinon cet enchainement de michy laisse qd même présager de belles choses. Je ne vois pas jordan ayew tenter ou réussir qque chose de similaire, On a vraiment gagné au change (oui ok c’était pas difficile).

    Un joyeux noel, Une pluie de foutre et une bassine de pipi à tt le monde!!

  8. « Honteux laxisme de ce vendu d’arbitre, sanctionnant d’un simple coup-franc une agression qui ne méritait pas autre chose que l’expulsion. »

    « Honteuse sévérité de ce vendu d’arbitre, sanctionnant d’un carton jaune une infime maladresse qui ne méritait pas autre chose qu’une légère réprimande. »

    Pourquoi tu écris ce truc?

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