Racing Schlass / Paris SGEL (2-4) – La Porte de Saint-Cloud Académie repasse faire un coucou

Retour sur les lieux du crime pour une reconstitution grandeur nature

 

 

C’était marché de Noël à Straßburg. L’occasion pour nos gentils camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique de revenir boire un peu de vin chaud dégueu servi à 5 boules/pièce dans des gobelets fendus, et de reprendre un p’tit bout de Coupe Mußtaschen pour la route avant la fin de l’année. Et puis, voilà deux fois d’affilée que l’on perdait en terre allemande, ça commençait à faire vilain.

Pour l’occasion, notre secrétaire de section préféré sortait de sa chistera de Noël un joli 4-2-3-1 bien offensif, mené au milieu par notre beau Ravière, animé sur les côtés par la Drax et l’Angelito, devant un double pivot formé par Marcoco et Jeannot Le Celsius. Derrière, Trapppppppppp dans les bois, l’autre régional de l’étape, surveillé par la paire Marquimpembinhos, Mônier à droite, Alvèche à gauche. Et tout tout tout devant, le sous-commandant Cavanos.

 


LA RENCONTRE


 

Raccord avec l’actualité et la programmation musicale du Meinaustadion, l’équipe de Paris-Saint-Germain-en-Laye montre beaucoup d’ENVIE D’AVOIR ENVIE en début de mâche. C’est que la Revanche, ils la préparent depuis 1870, t’imagine. Bien aidés par des Frisés à la peine en cette première demi-heure, les Bleus-et-violets se montrent réalistes, à la différence du mâche d’il y a dix jours. C’est d’abord un Schleuh basané qui marque contre son camp sur un centre même pas si dangereux de l’Ange de Marie après dix minutes (1-0), lequel est encore une fois impliqué quinze minutes plus tard dans le but du break : trouvé à gauche, il sollicite le une-deux avec Pasteur, est trop court pour devancer la sortie du goal mais, ce dernier relâchant le cuir, il peut le récupérer et l’expédier au fond (2-0).

Dans la foulée, alors que les spectateurs ouest-alboches enchaînent les reprises de Sardou et de Johnny (on ne s’interroge plus sur leurs affinités politiques, revisionnez donc Le Chagrin et la Pitié), Cavanuche est servi à la limite du hors-jeu par Ravière, suite à une percée de Verrachtouille, mais manque (pléonasme ?) son face à face avec le gardien en croisant trop sa frappe. Les membres de l’Amicale des anciens nazis d’Elsaß se réveillent alors, remettent l’intensité dans leurs duels, et reviennent au score sur un centre raté repris au premier poteau par l’un des frères Grimm, monté au filet pour l’occasion, et qui marque d’un tir entre les jambes de Quimperlé (2-1).

PSGEL n’est cependant pas résigné à se faire à nouveau prendre par surprise par ces vulgaires « malgré-nous », et reprend tranquillement la main au retour des citrons, accentuant la marque à l’heure de jeu sur un centre du Belge, bien servi par Marcoco dans la surface, repris à bout portant au second poteau par Danny (3-1). Dix minutes plus tard, la blague belge est encore à la passe : après avoir fort joliment combiné avec Le Celsius côté droit, il sert la Drax en retrait au point de pénalty, qui aligne son compatriote teuton (4-1). La fin de mâche est anecdotique, et verra Mbapette toucher un poteau, et Straßburg revenir à 4-2 sur une mésentente de la défense centrale. Mission accomplie, on peut maintenant se replier derrière la ligne Maginot, pour la tenaille.

 


LE SOVIET QUI A QUELQUE CHOSE EN LUI DE TENNESSEE


 

Kév’ Trap’s (2/5) : Pas bien décisif, l’Obersturmführer.

Tommy Meunière (4/5) : Une première mi-temps aussi morose que la banlieue, puis une belle activité et deux passes décisives après la pause (rimons pour Johnny).

Marquimpembinhos (3/5) : Une paire appliquée dans l’ensemble, mais un peu fautive quand même sur les deux buts alboches, par manque de clairvoyance notamment.

Danny Alvèche (2+/5) : Souvent pris dans son dos, il n’est pas bien attentif sur le premier but strasBOURGEOIS. Il se rattrape avec un but de raccroc en seconde période.

Marcoco (4+/5) : Efficace aussi bien défensivement qu’offensivement, le Hibou a empilé les récupérations hautes, les fameuses avant-dernières passes, les percées décisives et les fautes obtenues à l’audace auprès de ses bons copains arbitres.

(Remplacé à la 82e par Lucasinho, revenu d’entre les morts – autrement dit, d’entre Ben et Arfa)

Jean Le Celsius (4/5) : Une note un peu gonflée pour saluer l’initiative – même si contrainte par les absences – de le positionner en relayeur aux côtés du Rital, et encourager les efforts d’un petit gars qui commence à prendre confiance, et à s’imposer physiquement en plus de distiller ses habituelles délicatesses toutes en dribbles et en arabesques.

Ravière Pastoré (4/5) : Là encore, une note un poil dopée pour notre bel Argentin, essentiellement pour exprimer notre joie de le voir évoluer à son poste sur tout un mâche, et d’y apporter une réelle plus-value ; et puis aussi pour le convaincre de ne pas partir, pas maintenant, pas ça, pas après tout ce que tu as fait tout ce que tu as encore à faire.

Angelito (3/5) : Il a su profiter des largesses outre-rhénanes en première période pour planter une fois et demie, sur un centre tout pété fini en autogoal, puis sur une balle relâchée par le gardien digne d’une simulation managériale bien connue des aficionados. Pour le reste, ce fut assez fade.

Juju la Drax (2/5) : Mis à part son but, peu de choses à se mettre sous la dent. Le poste de relayeur lui convient définitivement mieux.

(Remplacé à la 79e par Christophe N’coucou, gentil petit gars)

Le retour de Cavanul (2/5) : Revoilà le chat noir du camarade Eddy, qui lui colle aux basques depuis maintenant trois mâches. Un face-à-face raté, peu d’occasions franches en dehors de cela, un bilan comptable évidemment rattrapé par une activité défensive et une participation au jeu qui n’a pas son pareil.

(Remplacé à la 79e par Kiki Mbappette, remuant)

 

Voilà donc l’équilibre des forces rétabli avec cette victoire dans les territoires perdus de la République. Retour au Ouest side pour nos srabs, avec dans la tête, à n’en pas douter, l’hymne des champions d’automne, mais aussi des prochaines Horsjeuïades :

 

 

 

La bise Beauf de France,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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