Ajaccio-Nancy (1-0) : La Chardon à Cran Académie GNAVAPAS

L’année glisse lentement comme un lahar imperturbable le long de sa pente instable, charriant avec lui déchets, boues toxiques et souvenirs dans une mixture destructrice emportant maison familiale et animal de compagnie mignon. A quelques jours de revenir au figé et de s’inscrire dans les registres d’histoire comme un des pires moments que l’humanité a passé en compagnie du temps, 2020 déploie encore un peu ses ailes noires pour nous draper de l’ombre du désespoir et s’assurer que rien, strictement rien de toutes les saloperies que l’infini éventail des possibles a le loisir de proposer ne nous sera épargné.
Et encore, on n’a même pas regardé le match.


Les notes

Valette 1/5
Trop con

Latouchent 1/5
Trop nul

Seka 1/5
Trop gros

El-Kaoutari 1/5
Trop vieux

Karamoko 1/5
Trop sec

Ciss 1/5
Trop mou

Akichi 1/5
Trop lent

Rocha 1/5
Trop petit

Haag 1/5
Trop grand

Barka 1/5
Trop jeune

Philippe 1/5
Trop dijonnais


Note artistique de l’équipe : 1/5

Face à une équipe de poseurs de bombes, de chasseurs de sangliers et de vendeurs de piscines, on se révèle collectivement trop creux pour espérer ne serait-ce que se créer des occasions. Contraint à se dire qu’Amine Bassi est le maître à jouer manquant à cette équipe. Forcé à se dire que Roussier était un bon président, Perrin un bon coach, peut-être même Loïc Puyo un bon joueur, car ils appartenaient à une époque finalement pas si sombre que celle-ci.

Nous sommes les victimes consentantes de ce cinéma tragique, trop désolés pour foutre le feu à la cabine du projectionniste, trop pris dans le film pour hurler que c’est, enfin, réveillez-vous, une daube sans nom. Et jusqu’à la chute finale du rideau, nous sommes là, pauvres Lorrains regrettant d’être nés en cette contrée maudite, irradiée, insalubre, impropre au football le plus élémentaire.

Avant que ce club finisse par avoir notre peau, on se tord les doigts de douleur sous la couette à la recherche d’un sommeil sans rêves, trop effrayés à l’idée de vivre à nouveau ce cauchemar. A confondre veille et onirisme malsain de la sorte, on en viendrait peut-être à vouloir se réveiller plutôt que de tout éteindre une bonne fois. Ou que quelqu’un nous jette un seau d’eau de la Moselle. Dans tous les cas, une pneumonie purulente sera moins pénible que cette fin d’année.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

  1. Une telle concision est inhabituelle venant de vous, M. Picon.
    Est-ce là le signe d’une résignation encore plus définitive que d’habitude, ou alors que le Jouzimse qui vous atteint commence à prendre le dessus ?
    Ressaisissez-vous, diantre ! Vous finirez bien par trouver un îlot de quiétude au milieu de cet océan d’ordures que composent les hauts fourneaux, Morano et Philippot… (j’ai volontairement écarté deux rimes en « o » afin de ne pas vous blesser davantage, il m’arrive d’être gentil parfois voyez-vous).

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