Belfort-Montpellier : la Paillade Académie fait rage

Je t’aime plus que la cocaïne
Je t’aime plus que faire l’apéro
Je t’aime plus qu’une belle coquine
Je t’aime toi le Montpellier Hérault




C’est avec au cœur une pointe lancinante de culpabilité que ces lignes s’agglutinent sur cette page. Je suis en rage. Il n’y aurait bien qu’un Pasteur de passage pour essayer de m’en vacciner, et je ne sais même pas s’il y parviendrait.

Tout était trop calme cette saison. Tout allait trop. Pas « bien » ou « vite ». Juste trop. Tout marchait dans une direction qu’on comprenait, qu’on discernait au loin. Et j’ai manqué à mon devoir. Je n’ai pas su interpréter les signes. Les deux vieilles qui ont regardé affolées des touristes asiatiques (sûrement japonais et pas chinois) dans les transports en commun et se sont déplacées en mettant « discrètement » leur main devant leur appareil respiratoire. Les deux types minuscules qui se sont dit que se battre dans un wagon bondé où tous les corps fusionnent était une bonne idée. Ce m’as-tu-vu au look faussement négligé qui a jugé bon d’utiliser le mot « plouc » pour désigner d’autres qui n’était pas à son niveau, parfait croyait-il, vestimentaire.

J’aurais dû déceler la venue de la catastrophe dans cette accumulation de cons qui se disent que faire tout ce qui passe dans leur tête aérée aux quatre vents est acceptable. Que leur présence est indispensable à la marche du monde alors qu’elle doit en être le frein.

Mais qu’aurais-je pu faire ? Te préparer, pauvre con. Ne pas te laisser cueillir par le seau de merde que le ciel t’a envoyé sur le coin de la gueule hier. Rester un peu digne face aux messages que les habituels malins de dernière minute t’ont envoyé avec un sourire putassier au coin de la lèvre. Être en meilleur état que ces onze cons et plus si affinités ce matin. Chassez le ridicule et ne pas le laisser revenir au galop par l’entrée principale, sans s’essuyer les sabots plein de fiente.

Monde de merde. Coupe de France de merde. Merde de merde. Franche-Comté de merde. Merde. Merde, merde et re-merde derrière.

Si j’ai vu le match ? Ah non mais pas du tout. Deux tours avant, c’était France 3 Occitanie qui avait diffusé le match. Mais là, pour un huitième de finale – donc un peu d’enjeu par exemple non ? – PEAU DE ZOB. Et pour le streaming à trouver, on repassera, le tout grâce à ce furoncle inutile qu’est Eurosport 360. Une chaîne dépassée qui ne diffuse plus que les championnats de France de tricycle en tandem ou le critérium intercantonal de ping-pong avec le cul, mais qui s’est dit que c’était une suite logique à son histoire que de créer des canaux uniquement accessibles via internet. Mangez un cul, comme dirait Papi Albert, quoique le vouvoiement ne soit certainement pas un intime dans le gueulard de l’ancêtre.

La dernière solution aurait été la radio locale France Bleu Hérault, mais on nous y a collé un pitre dépourvu de tout accent qui s’égosille sur la moindre remise en jeu. Écouter ce primate castrat me conter la débandade, non merci.

Alors j’ai fulminé devant mon petit écran téléphonique. J’ai soufflé. J’ai juré. Et j’ai senti la rage monter.

Niquez-vous.

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

2 commentaires

  1. C’est court, c’est simple et c’est drôle ; ça résume le monde actuel, la folie actuelle, le foot actuel. C’est court, ça interroge, c’est tragique ; ça résume le monde actuel, la folie actuelle, le foot actuel.
    choisi ton camp camarade…

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