Châteauroux-AC Ajaccio (0-1) : on n’arrête plus I Sanguinari (et l’ACA)

Deuxième déplacement officiel de la saison et deuxième victoire. Est-ce incroyable ? Oui.

Un déplacement à Châteauroux ne fait jamais rêver. Jamais. Encore moins au mois d’août quand on pourrait être dans une station balnéaire à la mode à boire de la Tequila et à mater des petits culs. Au lieu de ça, on se retrouve à faire un peu de route en direction de la préfecture du département de l’Indre. On se retrouve un peu plus tard à l’hôtel des joueurs acéistes.

Là-bas, je croise l’ancien président de l’ACA, Alain Orsoni, qui me lance : « Oh, tu es là ! On parlait de toi il y a cinq minutes et on s’inquiétait parce qu’on ne t’avait pas encore vu de la journée ». Cinq minutes plus tard, le nouveau président, Christian Leca, m’interpelle pour me dire la même chose, peu ou prou. Il rajoute cependant un petit bonus intéressant. Il me dit : « Elle va comment la voiture ? Tu sais quoi ? Si on se qualifie en huitièmes de finale de Coupe de la Ligue, on te paye les réparations de ta voiture ». C’est dit. Le défi est lancé. Pour information, l’ACA se déplace à Nancy le 27 août prochain pour le deuxième tour de cette compétition.

Après cette jolie annonce et une bonne bière dégustée en terrasse, direction le stade Gaston-Petit. Le parking attenant à l’enceinte est vide. Le parcage visiteurs nous est ouvert à 19h. Nous sommes 8 supporters acéistes ce jour-là : Maxime, qui vient de Niort, Lucas, Jérémy, Domino, Romain, moi, Adri et son grand-père. Nous sommes accueillis par un seul stadier, le sosie de Pape Diouf, qui fouille tout le monde minutieusement. Auparavant, nous avions acheté notre place au tarif unique : 5 euros.

En entrant dans le parcage, quelque chose nous frappe d’entrée : la vue est merdique. Un grand grillage est érigé devant nous, et il est surplombé par un grand filet fin. Sur la droite, c’est pareil, un grand filet nous cache et nous gâche la vue. Mais un parcage autant sécurisé, c’est normal, il faut dire que c’est la zone, Châteauroux. Une ville dangereuse, des ultras réputés violents, un stade plein à chaque fois et des violences chroniques… (mdr).

Comme la saison dernière, on va également noter les… toilettes des stades visités. Alors faites attention, les photos peuvent choquer les âmes les plus sensibles.

Les chiottes du parcage visiteurs de Châteauroux s’apparentent à un grand Algeco de chantier, un peu vieillot. Quand tu rentres à l’intérieur, ça sent la même odeur que chez ta grand-mère et au sol, il y a le même lino que ton grand-père a posé il y a 50 ans dans son atelier. Mais à l’intérieur, on y est bien, il y a tout ce qu’il faut : des pissotières, des cabines de toilettes, de l’eau, du savon, du PQ, un radiateur. Et en plus, tout est très propre. La seule chose qui manque ? Du papier ou des torchons pour s’essuyer les mains. Petit plus que l’on ne voit pas partout en Ligue 2 : une rampe d’accès aux toilettes pour poussettes et fauteuils roulants. Propreté, confort, accessibilité, tout y est, même si l’ensemble est un peu vieillot. Note : 4/5.

Dans la foulée, direction la buvette de notre parcage visiteurs. On s’empresse d’y aller avant le début du match avec le souvenir qu’elle avait fermé à la mi-temps la saison dernière. C’EST L’HEURE DU CASSE-CROÛTE !

Les + :

  • Il y a beaucoup de choix : sandwichs au pâté, au fromage, au poulet, au jambon blanc et au jambon cru. Mon choix se dirige vers un sandwich jambon cru, salade, cornichons.
  • L’ensemble est plutôt bon, très fourni et pas trop trop sec, notamment grâce à la présence de beurre salé et de cornichons, deux (très) bons points !
  • Il y avait deux sortes de sandwichs : des « moelleux » comme le mien et des sandwichs « baguette ». Selon les retours de mes collègues, la deuxième catégorie était également très bonne.
  • Le prix est attractif : 6 euros pour un sandwich, une boisson et le gobelet réutilisable de la Berrichone.

Les – :

  • Il y avait le choix, la qualité, mais pas la quantité. Il y avait pile poil le nombre de sandwichs pour nous. Si nous avions eu plus faim ou si nous avions été plus nombreux, la buvette n’aurait pas pu contenter tout le monde.
  • La buvette a fermé peu après la mi-temps. Si on avait soif en deuxième période, on aurait été bon à aller boire l’eau dégueulasse des chiottes.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 3,75/5. Je suis gâté en terme de buvette depuis le début de la saison. Après un très bon repas à Grenoble, j’ai très bien mangé à Châteauroux également. Résultat : la même note pour les deux et les mêmes problématiques. La buvette n’est pas restée ouverte tout le match et la quantité de sandwichs n’était pas assez suffisante. Mais la qualité était bien là. Du choix, du bon jambon, un sandwich finement préparé avec des détails importants comme le beurre, les cornichons et la roquette. Mais ce qui frappe surtout à la buvette castelroussine, c’est son évolution. Pour rappel, il y a deux ans, on avait mangé des saucisses dures, tombées par terre, dans un pain sec. Donc bravo à la Berri pour son amélioration !

Désormais, place au match. La bâche a été installée, le speaker nous a souhaité la bienvenue deux fois, le tambour est sorti et c’est parti pour un début de match tonitruant. L’AC Ajaccio monopolise le ballon, Châteauroux ne sort presque pas de son camp, le pressing acéiste est constant, on joue à une touche de balle, en triangle. Bref, c’est régalade. Et c’est bien plus impressionnant que le passage de la patrouille de France au-dessus du stade avant le coup d’envoi que le speaker nous avait vendu comme l’événement de l’année. A la 9e minute, sur un service parfait de Johan Cavalli, Gaëtan Courtet trompe le gardien berrichon d’un petit piqué. C’est le 4e but en 4 journées pour notre nouvel attaquant.

Et quand ça grince un peu du côté de l’ACA, Benjamin Leroy est là pour nous maintenir à flot. A son actif, au moins trois parades qui permettent à l’ACA de tenir le coup. Pendant ce temps-là, à droite de notre parcage, un homme visiblement bourré s’en prend à tout le monde, et surtout à Cédric Avinel (on ignore pourquoi), à qui il lance des « Avinel, mange tes morts ». Bon, ce type nous a également insulté quand on a repris tout en choeur les chants « On est chez nous ! » et « Dans ma vie des trucs bizarres, j’peux te dire que j’en ai vu, mais Châteauroux gagner un match ? Ça je l’ai jamais vu ! ».

Et si on parlait de l’ambiance ? Elle est inexistante. Le stade est très loin d’être rempli, le kop castelroussin est composé d’une quinzaine de supporters et le speaker est obligé d’intervenir pour pousser les spectateurs à encourager les joueurs et à ne pas les siffler. Il n’y avait tellement pas d’ambiance que les enceintes se sont mises à cracher de la musique pendant la rencontre. Après une première période sympathique, la deuxième est plus molle, l’ACA se contentant de défendre pour garder son avantage. Haissem Hassan, l’ailier droit de Châteauroux, nous a fait bonne impression, il a donné du fil à retordre à Kévin Lejeune mais il restera finalement muet. Pour passer le temps dans cette morne deuxième période, Domino se gratte les couilles et se pose une question existentielle : « Si je me gratte la bite, vous croyez qu’on va le voir à la caméra ? ». Ce à quoi Maxime répondra « Oui, mais bon, il faudrait zoomer quoi… ».

L’arbitre de la rencontre siffle la fin du match. VICTOIRE 1-0 DE L’ACA ! C’est la deuxième victoire en deux déplacements officiels cette saison, je suis gâté. Tous les joueurs acéistes viennent nous saluer et nous applaudir et Jérémy Choplin vient discuter quelques secondes avec nous. Le retour va passer vite. Le début de saison est idéal. Le prochain rendez-vous ? À Nancy le 27 août prochain en Coupe de la Ligue !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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