Dortmund – Real (4-1) : La Borussia Akadémie s’attaque au dernier chapitre

The big Lewandowski

Ô Mers de Caladan,

Ô Gens du Duc Leto,

Citadelle abattue,

À jamais disparus…

Extrait de Chants de Muad’Dib, par la Princesse Irulan.

 

Dortmund – Real Madrid. Demi-finale aller. Dortmund s’en est sorti in extremis contre Malaga, le Real s’en est sorti in extremis contre Galatasaray. Bon, tout ça, vous le savez si vous lisez horsjeu pas net. Entre Mourinho et Klopp, on joue à l’intox un peu, au respect beaucoup. On s’est croisé y a quelques mois en poule. Dortmund avait gagné 2-1 au Westfalen.

Jean ne sait même pas pourquoi écrire tout ça. Y a le Real qui vient, il faut gagner pour se mettre sur la « road to Wembley ». C’est tout ce qui compte. Dortmund doit montrer son nouveau niveau, fuite des talents ou pas.

Je me cache comme un enfant alors que je suis le Duc, maintenant, songea Paul.

La composition n’a pas de surprise, en l’absence d’absences. Klopp se permet même de ne pas faire jouer Großkreutz, présent aux matches de poule et essentiel dans le blocage de son/ses couloir/s.

La première mi-temps livre un goût de déjà-vu. Dortmund est très fort dans le pressing post-perte de balle, harcèle les madrilènes qui reculent doucement mais sûrement. Après une première occasion pour Reus, c’est Lewandowski qui lit la trajectoire du centre de Götze et pousse au fond. 1-0.

Dortmund continue d’y mettre l’intensité des débuts, mais fléchit quand même. Le ballon repart moins souvent du côté blanc. Une étrange maladie s’abat sur le côté droit : un joueur blanc approche, un joueur jaune arrive en opposition, le joueur blanc tombe, le ballon s’arrête et repart d’un coup d’un seul vers la surface, plusieurs joueurs jaunes se débrouillent pour ressortir le ballon.

Puis vient le « drame » : la mort du Duc, le ballon géré mystérieux par Mats Hummels, un coup à triple-bande, la traîtrise de Huet qui sauvera le Kwidsatz. 1-1. Ronaldo marque sans effort.

 

Cette nuit, sa perception avait été modifiée. Il voyait avec clarté et netteté tout ce qui l’entourait, les événements, les circonstances. Il se sentait incapable d’endiguer le flot d’informations qui se déversait en lui. Avec une froide précision, chaque nouvel élément s’ajoutait à sa connaissance et l’opération était localisée au centre de sa conscience. Un pouvoir de Mentat. Plus encore.

Le match peut reprendre autrement. Les gars Schwarz-Gelben ont compris. Il s’exécutent à toute vitesse. Ils sont présent en nombre dans et devant les dix-huit mètres adverses. Quand le ballon va vers Reus, il donne sans hésiter devant lui. Cela donne un ballon pour lequel Lewa se donne à peine la peine de regarder où il se trouve, petit extérieur, 2-1.

Alors cela s’enchaîne encore. Schmelzer centre, Lewa récupère le ballon on ne sait trop comment, fait un petit enchaînement de qualité modeste et envoie sa mine à Lopez. 3-1. En cinq minutes, Dortmund a prouvé sa supériorité à domicile.

 

Mais, dans la précision froide qui l’habitait maintenant, il ne ressentait pas le moindre fléchissement. Sa nouvelle perception venait seulement de naître et elle continuait de se développer. Cette sensation d’un but terrible qu’il avait éprouvée lors de sa confrontation avec la Révérende Mère Gaïus Helen Mohiam lui revint.

Alors que faire à 3-1 ? 2-1 n’était pas un bon résultat (cf. BeIn Sport à la mi-temps). 3-1 doit être un résultat correct. Peut-être vaut-il mieux gérer et ne surtout pas en prendre un second ? Oui. Mais si Madrid concède une touche, Piszczek la joue à toute vitesse, dans un élan de similitudes avec le FCN 95. Blaszczykowski joue les Pedros. Reus est prêt à la claquer comme Loko, mais Xabi Alonso s’offre une petite poussette. Ça sera un penalty et un quadruplé pour Lewandowski. 4-1.

veuillez noter la coordination entre le mur et la frappe

Weidenfeller se rappellera au bon souvenir de ceux qui veulent l’enterrer pour que le 4-1 ne se transforme pas en 4-2. De réactions chez les Madrilènes, il n’y aura eu, quasiment, rien.

 

Sortez les sopalins, sortez les mouchoirs, ça sort de partout.

À nouveau, lui revinrent des paroles de Hawat : « Il est triste d’être séparé de ses amis. Mais une demeure n’est jamais qu’une demeure. »

 

Les notes :

Weidenfeller (4/5) : quelques sorties sacrificielles que n’auraient pas reniés les habitants de l’île du sang. L’histoire ne dit pas si Roman est intolérant au lactose comme un volcan.

Piszczek (4/5) : il a fallu qu’il cavale pour couvrir Ronaldo. Il l’a fait. Il l’a mangé. Sauf en fin de première mi-temps, comme au match aller. Là où le Real a égalisé. Même si ça n’a rien à voir avec lui ce but. Comme quoi… Un grand Lukas, l’un des meilleurs à son poste.

Schmelzer (5/5) : il est là le grand Schmelle. Et si on le laisse ne pas avoir à défendre (Modric ? Özil ?), il prend les espaces et fait la différence devant.

Subotic (3/5) : est-ce parce qu’il était là que le Real a été si peu intéressant dans l’axe ou parce qu’ils étaient sans inventivité qu’il a pas foutu grand chose ? Match trop tranquille pour Neven.

Hummels (3/5) : oui, il a ce geste croquignolesque en fin de mi-temps qui coûte un but. Mais c’est parce qu’il prend des risques qu’il fait si souvent la différence.

Bender (5/5) : son frère jumeau n’est plus seul. Sven est parmi les grands et ne se blesse plus bêtement dans ces rendez-vous. Par contre, les taquets, il sait les mettre.

Gündogan (5/5) : on vous a bien eu avec Sahin, non ?

Reus (5/5) : le meilleur des trois milieux offensifs, capable de s’offrir des balades entre trois madrilènes, courir 40 mètres pour… frapper en douceur.

Götze (4/5) : centre superbe. Joueur superbe. Le dernier extrait était pour toi.

Blaszczykowski (4/5) : des gestes Götzéens plutôt deux fois qu’une. La relève est déjà au club. Avec des courses d’un poteau de corner à l’autre pendant 70 minutes.

Lewandowski (4/5) : quatre buts ? Tocard. Tu auras ton cinq quand tu le mériteras.

 

Les remplaçants :

Großkreutz a fait soufflé Piszczek en récupérant son meilleur poste de la saison ; Kehl a joué à l’expérience ; Schieber est passé par là et a eu plus d’influence que Benzema.

 

Et comme ne l’a probablement jamais dit Manni Burgsmüller : « Bis näääääääächste Tore ! »

Jean Colère

7 thoughts on “Dortmund – Real (4-1) : La Borussia Akadémie s’attaque au dernier chapitre

  1. très juste ta remarque sur la coordination entre le mur et la frappe, je me demande si le penalty aurait été rejoué en cas d’échec. j’imagine que non.

    Mais bon tous ces succès c’est déconcertant, je suis beaucoup plus habitué à supporter des équipes pro de la loose. On dirait qu’ils vont même pas perdre le match retour…

  2. Qu’ils en profitent ! (Beau match par ailleurs).

    Cela va leur faire bizarre quand la moitié de leurs titulaires iront à Chelsea, Manchester et au Bayern.

  3. Je veux bien que Reus soit un génie, mais dire que sa frappe ratée sur le second but est une passe volontaire …

  4. La seule équipe sympathique encore en lice, je vais pas faire le gros fan sachant que j’ai vu 3 matchs du Borussia à tout casser dans ma vie, mais le match était vraiment sympa à regarder.

  5. Belle référence pour de beaux jeunes gens talentueux bien habillés en Schwarz und gelb.

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