Étoile rouge / Paris SGEL (1-4) – La Porte de Saint-Cloud Académie retrouve de vieux copains

Arrêtez de dire ça, je ne suis pas « gentil », c’est pas vrai… Quand je suis en colère, je me mets dans des états dingues, je suis méconnaissable.

Voici venir Belgrade, terre de contrastes, de luttes ethnique et autres hérésies socialistes. Voici venir son Étoile rouge, étendard d’un footballétariat d’un autre temps, celui du titisme et même après (souvenez-vous de la funeste année 1991 (et imaginez un peu la belle finale Spartak-Étoile rouge qui nous tendait les bras, à Bari, avant que n’entrent en scène les fameux jus de fruits frelatés de Nanar…)).

Belgrade, l’antre du mal, le fameux traquenard de l’Est par excellence pour les bourgeoises équipes occidentales, du temps où le déplacement dans les contrées du socialisme réel relevait de l’aventure diplomatique : présentation des visas devant des douaniers surarmés, un petit stade Art-Déco dans une ville-champignon industrielle, un public chauffé à blanc par la perspective de rencontrer les représentants du capitalisme sauvage et honni, une tripotée de fonctionnaires-joueurs dopés à la doctrine pour faire office d’équipe adverse… Un match qui valait le déplacement, en somme. 

Sauf que ce genre de truc, maintenant, ça fait plus du tout peur à Paris-Saint-Germain-en-Laye. Quand on leur parle de Yougos, ils en ont déjà les papilles qui frétillent à l’idée de bouffer du dissident. Aucune sorte d’angoisse au moment d’affronter une équipe contre laquelle les Bleus-violets ont fait parler la poudre de la guerre asymétrique au mâche aller (parait que c’était truqué, m’enfin), et qui ne va pas faire chier non plus ce soir. Paris SGEL a son destin entre les jambes, juste en dessous des énormes burnes qui lui sont apparues face aux Rosbifs

 


LA RENCONTRE


 

Pas de problèmes pour nos srabs du Ouest-Side : dès l’entame, ça prend possession du jeu et du fion de l’adversaire à grands coups de boutoir et de contres dans la gueule. Après dix minutes, une récupération au forceps permet ainsi à Marcoco de servir Kyky dans la profondeur, qui remise à Eddy pour l’ouverture du score (1-0). Rebelote à cinq minutes de la pause, contre-attaque, Némarre est laissé aussi libre par la défense yougo que Patrick Balkany par la justice française, et prend son temps pour armer un petit lob qui surprend le gardien, dont le fabuleux plongeon prématuré fut l’un des moments de grâce de cette rencontre (nous rappelant au passage ce qu’il reste de la fameuse école des gardiens yougoslaves) (2-0). 

Un petit relâchement coupable en début de seconde période permet à une Étoile rouge plus remontée de trouver la faille après dix minutes (2-1). Cette réduction du score a l’avantage de réveiller nos ouailles, qui remettent le pied à l’étrier et se mettent à l’abri sur une tête de Momohamedinhos consécutive à un très bon coup franc d’Ange de Marie à un quart d’heure du terme (3-1), puis sur une ouverture en contre de Némarre pour le but de Kyky dans le temps additionnel (4-1). Ça n’a pas tremblé du genou face aux  Serbes vicelards, malgré l’ambiance étouffante du Marakana du pauvre (un manque d’originalité criant pour ce surnom, mais c’est sûrement le lot des Yougoslaves que de pomper les idées des autres pour en faire de moins bonnes versions). La paire de couilles est toujours là, tout comme la qualification et la première place. L’enfer de Belgrade, mon cul. 

 


LE SOVIET QUI N’A PAS PEUR DE PERSONNE


 

Allez hop, note collective parce qu’y a pas le temps, faut partir rendre hommage aux familles des vitrines : BURNES/5

On apprécie ce genre de virilisme dans le fouteballe, c’est d’un attrait délicieux.

Une pensée pour Lassana, oublié à la douane serbe. Courage mon lapin.

 

Et à bas l’état policier

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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