JUVENTUS TURIN – AC MILAN (2-1) LA ROSSONERA ACCADEMIA PUNIE

Depuis ma prise en main, Milan a perdu le derby, a perdu contre la Sampdoria et a fait nul contre Udine.
Milan subit donc un coup d’arrêt violent en vue de la qualification en LDC. Par chance, la faiblesse des adversaires (Roma, Lazio, Atalanta, Torino) qui n’en profitent pas au classement permet aux rossoneri de se maintenir dans la cour des grands.
Le match contre la Juve peut ainsi permettre au club de rebondir… ou de chuter plus bas encore et se faire dépasser par ses concurrents. Spoiler alert : Milan a perdu. Vous avez dit chat noir ?


La composition :

Reina
Calabria-Musacchio-Romagnoli-R.Rodriguez
Kessie-Bakayoko-Calhanoglu
Suso-Borini
Piatek


Le Match :

Aussi schizophrène que Double-Face et Harvey Dent, Milan a cette capacité à soit endormir soit enflammer ses supporters. Prenez le match contre la Samp qui était d’une apathie générale (aussi sordide que l’éditorialiste), prenez le derby ou ce match contre la Juve qui a montré un tout autre visage, celui d’une équipe conquérante, avec des faiblesses certes, mais dont la volonté était de marquer, dès la première seconde.
Et ce Juve-Milan démarre par du jeu, un centre par équipe et une tête de Piatek après 50 secondes de jeu… de quoi donner le ton.

Cette première mi-temps est totalement à l’avantage du Milan, beaucoup plus conquérant que la Juve (son équipe B pour être plus précis), tant dans la possession qu’au niveau des tirs dangereux. On ne reconnait plus le leader… en même temps il manque ses meilleurs joueurs et sa tête est à la Ligue des Champions… excusez-le. Lui non plus on ne le reconnait pas, Alex Sandro, passé de top 3 mondial à l’équivalent de Muratori (nul besoin de le présenter pour les lecteurs de la Chardon à Cran Académie) qui semble faire main dans sa surface sur un centre de Calhanoglu. L’arbitre arrête le jeu, va visionner le petit écran… les tifosi du Juve Stadium le savent, la main est flagrante et l’arbitre qui regarde la VAR, ce n’est jamais bon signe. Szczesny sait déjà où il va plonger, Piatek où il va tirer. L’arbitre a vu, comme tout le monde, revient sur le terrain… et siffle corner. Toutes les semaines les arbitres sifflent des ballons qui touchent une phalange de petit doigt et là Sandro n’est pas sanctionné ? Arrêtons-nous là.

Bref, il faut du temps pour s’en remettre, mais Milan continue, mené par un Bakayoko qui est partout, prenant tout de la tête et récupérant un nombre énorme de ballons. Son niveau depuis novembre est totalement fou et encore une fois il le prouve dans un gros match.
C’est d’ailleurs lui qui offre une récupération haute et une passe décisive à Piatek qui, en face à face, fusille Szczesny. Merci Bonucci qui a dû confondre les maillots et qui a offert le ballon au français (0-1, 39e). Les bianconeri se réveillent soudain, comme si une envie de pisser les prenait et poussent avant la mi-temps, Mandzukic réitérant son retourné en finale de Ligue des Champions qui pousse Reina à s’envoler.

La 2e mi-temps démarre comme a commencé la première, sur un gros rythme. Milan continue de pousser, de se procurer des actions et la Juve ronronne toujours. Tout supporter du Milan sait maintenant que si les joueurs de Gattuso ne doublent pas la mise, la sanction peut être rapide. C’est ce moment que choisit Musacchio pour offrir à la Juve la possibilité de revenir dans le match. L’Argentin fait une faute d’une inutilité rare sur son compatriote adverse invisible depuis le coup d’envoi. Dybala lui-même se charge de la punition sur penalty (1-1, 60e).
Ça y est, le match est terminé pour les rossoneri. A l’image des vétérans qui jouent moins longtemps, on comprend tout de suite que le match est plié, qu’avec Musacchio titulaire dans une défense qui a pour ambition d’être top 4 en Serie A c’est très compliqué, qu’avec Borini dans une attaque qui a pour ambition la qualification en Champions’s, c’est plus que compliqué. Voilà toutes les lacunes de ce Milan pourtant masquées pendant une heure qui ressurgissent comme le nez de Donnarumma au milieu de la figure.
L’entrée en jeu de Pjanic appuie là où ça fait mal, Bakayoko est toujours présent, mais la faiblesse à ses côtés permet au Bosnien de se régaler. Quel joueur. Il transforme la Juve et, vous l’avez vu venir, est à l’origine du deuxième but turinois par un Moise Keane lui aussi décisif dès son entrée (2-1, 85e). Fine della partita, fine della speranza.


Le Pagelle :

Reina : 3/5
Rassurant dans les sorties, il a sauvé une ou deux fois les siens et ne peut pas grand-chose sur les buts concédés. Le Ruffier espagnol a sorti un gros match.

Calabria : 2/5
La gueule du gendre idéal c’est sûr que c’est un plus historique à Milan. Mais quand t’offres une passe dans l’axe à Pjanic ça a souvent des conséquences et dans ce genre de club, la belle gueule doit s’accompagner d’autre chose…

Musacchio : 2/5
S’en est sorti confortablement face à un Dybala qui avait décidé de jouer à l’envers, s’est fait surprendre au seul moment où le juventino a contrôlé le ballon dans la surface. Faiblesse.

Romagnoli : 3/5
Beaucoup plus mordant que son coéquipier, le duel de lascars avec Mandzukic n’était pas sans rappeler les précédents historiques entre armoires à glaces des deux clubs. Tapez Felipe Melo-Gattuso sur youtube, vous regretterez pas.

Rodriguez : 3/5
RAS. Bien sans être bon, assez bien sans être mauvais.

Kessie : 3/5
Toujours faible techniquement mais toujours là quand il faut pour arrêter les actions et peser physiquement sur l’adversaire. Utile aujourd’hui face à un petit milieu (avant l’entrée de Pjanic).

Bakayoko : 5/5
Partout sur le terrain, passeur décisif, son match a été stratosphérique. Incroyable point fort milaniste du moment.

Calhanoglu : 3/5
Aurait dû obtenir un penalty suite à la main de Sandro… S’est rattrapé en tirant les corners avec Suso. Il a bien pesé sur le match en 1ère mais a éteint la lumière en seconde, à l’image de ses potes.

Suso : 3/5
Sa spéciale Robben fonctionne toujours autant, et Piatek s’est régalé plusieurs fois à la réception de ses centres, vrai point fort de l’équipe quand il est au top, utile quand il est seulement moyen comme ce soir.

Borini : 2/5
Point noir de l’attaque du Milan. Jamais décisif mais chouchou de Gattuso qui le sort de son chapeau dès qu’il en a l’occasion.

Piatek : 4/5
Ok Rugani et Bonucci n’étaient pas dans un bon jour mais il a été très visible tout au long du match. Bomber vrai.


Note Artistique de l’équipe : 3/5.

Ouais je suis un chat noir, deux académies, deux défaites, contre les rivaux du championnat. J’hésite à m’arrêter là… mais la fin de saison est trop excitante pour passer à côté.
Ce soir Milan s’est sabordé tout seul, a raté une belle occasion de gagner pour la première fois au Juve Stadium et ne prend aucun point sur ses concurrents au classement. Oui si l’arbitre avait sifflé penalty sur la main d’Alex Sandro tout aurait été différent… (et encore), oui si en 2012 la tête de Muntari, un mètre derrière la ligne de but de Buffon, avait été accordée… et si et si… et si Milan avait une rigueur pendant 90 minutes, Gattuso aurait pris trois points sur tous ses poursuivants, aurait collé au cul d’un Inter moyen en ce moment et pris quelques jours de repos avant d’affronter la fin de saison.
Avec Musacchio comme poids mort et une attaque inefficace, Milan s’est coulé tout seul, et quand on rencontre le leader à domicile, si on ne le tue pas d’entrée, la sanction est souvent la même.

Franco Barésilles

L’avis forcément plus joyeux des zèbres est à lire ici. Et oui parce que l’Italie revient en force sur Horsjeu, alors pour l’encourager à foutre Salvini sur un canot au milieu de la Mediterrannée, n’hésite pas à financer sa glorieuse révolution de tes deniers, camarade. Et si tu es fan du Genoa, du Chievo ou de toute autre équipe inutile, tente donc ta chance pour nous rejoindre !

Franco Baresilles

3 commentaires

  1. L’AnsAnal comme maître étalon des étrons du foot. Cela me va aussi.

    (J’aime ma première phrase).

    (J’aime cette acad’).

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