FC Barcelone – Atlético Madrid (2-0) : La Colchonérie Académie voit rouge

Salut, peuple insensé et capitaliste ! (Oui je vous entends là-bas, hasta la vista à vous aussi)

N’empêche, le jour où y’aura plus d’histoires de thunes… La vie sera plus simple. Mais en attendant, on doit regarder des millionnaires tourner autour d’un ballon. Le tout sur un écran fissuré trouvé trônant sur une flaque de vomi séché, dans les ruelles sombres de Roubaix, la seule ville de la République (en marche) où même la police ne va plus.

Donc : le Messi Football Club est premier de LaLiga et reçoit le dauphin au Camp Nou histoire de vérifier que ce sera bien Messi et consorts les campeones cette année. Rappelons que les deux équipes s’étaient quittées sur un 1-1 franchement soporifique au Wanda. Il y a aussi une polémique avec Griezmann qui voulait aller dans ce club de mercenaires l’an dernier, finalement non, finalement peut-être que si, bref il s’est fait siffler toute la rencontre.



L’ÉQUIPE :



Les jugadores de l’Atlético, dans leur fidèle 4-4-2 clinquant et révolutionnaire


LE MÂCHE :



7e minute et Diego Costa a déjà mis un gros coup de coude sur Lenglet. Je sens qu’il va faire un bon match, lui. Au moins le ton est donné, les madrilènes sont pas les écoliers sages du Barça, ce sont des ours enragés et sanguinaires.

Meffi trouve Jordi Alba sur sa fameuse transversale derrière la défense. Alba contrôle et lobe Oblak, (1-0, 13e)… ou en fait non, il trouve le poteau. Toujours (0-0, 13e), mais par contre je dois m’absenter quelques instants pour récupérer un récipient susceptible d’accueillir ma transpiration abondante.

22e Rodri fait une faute sur Messi à 20 mètres environ du but, et ça y est, là, ça fait 1-0 ! Toujours pas… Juste au-dessus de la barre transversale.

Quelques minutes plus tard à peine, Coutinho se retrouve seul face à Oblak au point de pénalty et arme une mine du droit ! Cette fois, ça rentre, mais Oblak retourne dans le passé pour l’arrêter, ça fait toujours (0-0, 27e). Et entre les excellentes prestations défensives de l’Atlético (Godin a fait de Suarez sa chose, Oblak est absolument divin) et la façon dont ils s’installent dans la moitié adverse, prenant la possession, redoublent de jeu en une touche et de dribbles, on commence à se demander si ce match ne serait pas celui de l’Atlético.

Au moment où on se dit ça, Diego Costa prend un carton rouge, apparemment pour avoir insulté l’arbitre.

Qui a un bon hache tag à me suggérer ?

Trente minutes de mâche et c’est déjà un bordel sans nom, Simeone ressemble à un arc-en-ciel et les Barcelonais ont un petit sourire sinistre, celui qui veut dire « cool ça va peut-être être facile finalement ». Arias en a marre et quitte le terrain, Correa prend sa place, complètement rassuré à l’idée de rentrer à 10 contre 11 dans un match au Camp Nou. Mais bon, pour l’instant ça devrait faire 3-0 alors qui sait ce qui peut se passer. Peut-être un pénalty arrêté par Oblak, une victoire 2-0 de l’Atlético ?

Je vous promets qu’il s’est passé un peu de tout et n’importe quoi dans la surface de l’Atlético pendant tout le reste du match. Godin sait qu’il s’agit de son dernier gros rendez-vous dans le club et livre ce qui restera probablement comme un de ses meilleurs matchs, ordonnant, repoussant, taclant sans relâche. Mais il n’est pas seul à s’affairer et c’est tout un collectif de chiens hargneux qui s’y colle à défendre et essayer de contrer.

Les Rojiblancos sur Messi dès qu’il a le ballon.

Tous rentrent momentanément dans le vestiaire pour la mi-temps.

Simeone cherche dans ses affaires le plan tactique qu’il avait prévu dans le cas où il devrait être réduit à 10 contre 11 à la mi-temps, avec un inespéré 0-0. Il rentre dans le vestiaire pour faire le petit geste du couteau qui égorge sur son cou. Les joueurs s’épongent simultanément le front : quelle que soit l’issue du match, tout le monde s’en souviendra.

Les Raies d’Oblak s’enchainent à la reprise et, à la 57e, Simeone s’asperge un peu de produit dangereux et fait rentrer Morata à la place de Filipe luis, les latéraux c’est complètement has been en 2019.

61e la raie d’Oblak à bout portant sur Suarez après un contre de Messi. 63e la raie d’Oblak sur une minasse du gauche de Messi.

A ce stade, votre dévoué académicien s’est réfugié dans sa baignoire, et s’est mis une couverture sur son corps, en tremblotant et en implorant le seigneur.

68e double raie d’Oblak.

A ce stade, votre dévoué académicien a promis qu’il ne boirait plus jamais d’alcool.

72e Griezmann se permet de déposséder Messi du ballon et d’être comme un symbole de ce mâche, entre peut-être les deux joueurs d’Europe résonant le plus au mot collectif, bien que de façon totalement opposée, l’un y répond et l’autre le crée. Bref il est surtout à l’origine d’un coup franc très avantageux. Il est tiré par le joueur français au second poteau et l’histoire n’aurait pu être un peu plus belle si CE DEGLINGOS DE RODRI IL AVAIT PAS TOUT RUINÉ.

Sérieusement, renvoyez cette engeance des ombres aux stands et rappelez Gabi à la place. Il gêne Gimenez qui était 20 cm au-dessus de lui et le ballon part tranquillement dans la tribune des supporters.

Et c’est finalement Suarez. D’une frappe du droit qui effleure le poteau pour rentrer tout en finesse dans le but. L’enroulée et le rebond trompent la main qui fut si ferme d’Oblak. Les larmes se mêlent à la sueur, les visages se crispent, et le Camp Nou explose (1-0, 84e).

Messi double la mise à l’engagement (2-0, 85e).

Le match se termine peu après, sous les chants des champions et sur un score qui ne reflétera jamais complètement la qualité des Colchoneros, tristes perdants, beaux perdants.



LES NOTES :



Jean Oblak (5/5)

Le meilleur gardien du monde.

Arias (NN)

Il avait l’air un peu en difficulté (un peu fatigué peut-être ?). Ce fut le premier à sortir, Partey a pris sa position pour le restant du mâche. Remplacé par Correa (30e, 3/5), qui a cassé tellement de reins que les joueurs du Messi que un club ne pourront sans doute plus coïter quelques semaines durant.

Pierre-Gilles Ménès (4/5)

Il a tenu la baraque. Ensuite, la baraque s’est effondrée. Il l’a reconstruite avec du gazon, de la terre et une rigueur venue du fin fond des enfers.

Godin (5/5)

Je ne sais pas ce qu’il a mangé avant le match. Du poison sûrement. Sentant sa vie le quitter et la vie quitter. C’est l’homme des victoires mais c’est aussi celui des défaites. Et on ne trouvera pas d’adversaire plus noble que ce vieux capitaine, solide, sûr, fort, anticipant tous les ballons vers Suarez, relançant intelligemment pour contrer ou pour temporiser.

Philippe-Louis (3/5)

Il a retrouvé un niveau correct, du moins pendant les 30 minutes où il jouait vers l’avant, c’est-à-dire quand il n’avait pas encore Sergi Roberto ET Messi à marquer. Remplacé par Morata (55e, 1/5), un coup du scorpion raté, une Madjer™ ratée et pas grand-chose d’autre à son actif.

Koke le toqué (3/5)

Mais quel joueur.

Thomas Partey (3/5)

Ce mec-là est impressionnant, aussi bien offensivement que défensivement. Sûrement un des milieux de terrain les plus sous-cotés d’Europe. Il pourrait avoir trois crocodiles et un rhinocéros au pressing qu’il garderait son calme (et le ballon). Je lui aurais mis 6/5, mais il était au marquage de Suarez sur le but.

Rodri (2/5)

Par contre il va vraiment falloir faire un truc. Genre le prêter au Real, comme ça Zizou lui apprend à jouer un peu au foot.

Saul Merguez (3/5)

S’il est aussi classe en vrai que quand il joue au football, je veux bien lui manger la merguez dans tous les barbecues qu’il veut.

Diego Costa (NN/5)

Expulsé à la 30e minute. Quelqu’un a le numéro de Mitroglou ? C’est pour savoir ce qu’il fait au mercato. Non non, c’est pour un ami.

Le joueur français (2/5)

Très intéressant les 30 premières minutes mais bon sang, il a souffert après. Avec une qualité de finition pareille, il se doit d’être le joueur décisif dans ces moments-là.


Nous sommes à l’agonie dès la naissance, nés pour mourir. Mais d’ici-là, vous pouvez peut-être laisser un commentaire, et surtout, soutenir le site (y’a des boutons juste en bas, là). Si vous laissez des pouces bleus j’aurai de la horsjeu money, et j’en ai besoin pour vivre.

Cordialement,

Jean Cholo

Jean Cholo

2 commentaires

  1. #soutine mon Jeannot. Si toutefois vous voulez bien me tenir au courant de cette histoire de horsjeu money, je vous en saurais gré.

    Plus sérieusement, c’est triste pour Godin. Il restera à jamais Le Capitaine des colchoneros, un jouor incroyab’ que je vais m’empresser de détester dès la saison prochaine.

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