La Calcio Académie vous raconte la 19e journée de Serie A (20-21)

Ciao ragazzi,

Depuis le temps, il fallait bien que je la mette ici (et dans vos tronches)

Alors le foot hein, enfin je veux dire le grandissime Calcio bien sûr. Et bien vu par les grognons on peut dire que c’est calamiteux, mais on pisse à la raie des grognons à la Calcio Académie. Nous on prend notre pied, toujours. Semaine après semaine. En particulier en voyant les Milanais en chier et la Juve… Non, non Roberto tu fais chier ! On a dit pas d’intro partisane ! Enculé de ta race ! Tricheur ! Dopé ! Quoi ? Se moquer de la Roma ? Bon OK ça tu peux. La Roma donc, vous connaissez ? Le meilleur running-gag de la saison 20/21.

– Joueur non qualifié qui rentre sur le terrain et défaite sur tapis vert ? Check.
– Massacré par le voisin honni dans le curvededroitico (on sait oui, il y en a deux ou trois toutes les semaines) ? Check.
– Faire un remplacement en plus de ce qui est autorisé en Coppa et perde ENCORE sur tapis vert (et sur le pré aussi d’ailleurs) ? Check.

On en veut encore bordel, ne vous arrêtez pas.
Bref, lisez le Comité tout est dedans.

Sans transition, les résumés de la journée.


Roma – Spezia (4-3) :

La Roma ne va pas super fort. Après l’humiliation dans le derby Romain, les Giallorossi se sont fait sortir en coupe sur tapis vert après avoir effectué six changements. Les forfaits à la con, c’est une spécialité maison. Pour se faire pardonner de leurs tifosi, la Roma devait l’emporter à domicile contre La Spezia qui les avaient justement éliminés sur le terrain et sur tapis vert quelques jours auparavant. Ce ne fut pas simple. Après avoir mené au score tout le match, tout en ayant manqué de faire le break une bonne dizaine de fois, la Roma se fait égaliser sur une action gaguesque à la 90e. Mais le sort décida de ne pas s’acharner une nouvelle fois sur les hommes de Da Fonseca. Peres centre en retrait pour Pelligrini qui ne tremble pas. La Roma remporte au bout du suspense un match qu’elle aurait du maîtriser. Mais l’essentiel est là. Les Giallorossi restent dans le coup.

Buteurs : Mayoral (17e, 52e), Karsdorp (55e), Pelligrini (90e+2) / Piccoli (24e), Farias (59e), Verde (90e)


Udine – Inter (0-0) :

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Au royaume de la patate, les Interistes ont fait de leur football une purée industrielle, sans morceau et sans goût. L’Udinese aurait même pu en profiter pour rafler la mise en toute fin de match. Conte a eu l’audace de parler d’arbitrage pour expliquer la performance famélique de son onze du jour. Il faut reconnaître que le référé n’était pas dans une forme olympienne mais si l’Inter ne remporte pas le match, elle le doit surtout à elle même. Après quelques matchs de très haut niveau, Hakimi s’est un peu loupé, dans son dernier geste ou dans sa dernière passe. Quand le Marocain est moins bon, la conséquence sur le jeu nerazzurro est immédiate. On parle régulièrement de la « Lukaku dépendance », l’autre baromètre est sans aucun doute la forme d’Achraf.

L’Udine n’avait pas spécialement planifié de prendre des points. Ils sortaient d’une série de contre-performances notables et inquiétantes, non pour le maintien qui semble plutôt en bonne voie mais pour la santé mentale de ses troupes, désespérées d’assister saison après saison à ce triste spectacle. Par ce match nul courageux, les locaux remplissent leur contrat et interrompent leur sinistre série. De Paul a une mission avant de partir, sauver son équipe sportivement. Son transfert sauvera le comptable.


Genoa – Cagliari (1-0) en une image :

Légende : Le mur Perin (en caca quand-même faut pas déconner).


Hellas – Napoli (3-1) :

L’Hellas a renversé le Vesuve. Après une démonstration de force face à une inquiétante équipe florentine, le Napoli se déplaçait en confiance en Vénétie. Le début de match est plutôt à leur avantage. Sur une balle anodine, Lozano profite d’une « air » intervention de Di Marco pour se présenter seul devant le but. Il fusille d’une belle reprise du droit le pauvre Silvestri. Le Napoli prend les commandes du match. Juric s’agite sur son banc. Ses protégés ne pratiquent leur jeu habituel. Les Napolitains jouent haut et gênent la construction du jeu. Le technicien croate remet son équipe d’aplomb, sans gueuler comme un putois, avec quelques gestes et quelques consignes bien senties. Les transmissions sont plus rapides, plus intuitives. Les hommes de Gattuso reculent, le pressing est moins intense. Kalinic décale laborieusement Faraoni, le latéral adresse en première intention un amour de ballon pour Di Marco, complètement seul, qui ne manque pas le ballon cette fois-ci. L’Hellas revient dans le match.

Le Napoli aura bien quelques opportunités mais le football avait choisi son vainqueur. La classe était Veronaise. Juric décide de sortir un Kalinic bien terne. Le jeu gagne en vitesse. Zaccagni d’un extérieur soyeux trouve Barak qui casse la baraque (on a cherché une blague avec Obama mais nous sommes au regret de vous dire que nous avons échoué dans cette mission, chienne de vie). Vérone mène et ne sera pas rejointe. Zaccagni rajoute même un petit but pour corser l’addition. Il va vite falloir consacrer quelques lignes pour vous présenter Juric. Son équipe joue merveilleusement bien. Il fait un travail admirable au vu des moyens et des ambitions affichées. C’est agréable de parler de l’Hellas sans évoquer les déboires de sa sinistre Curva.

Buteurs : Di Marco (34e), Barak (62e), Zaccagni (79e) / Lozano (1ere)


Parme – Sampdoria (0-2) :

La Sampdoria s’en sort très bien. Sur la pelouse presque gelée du stade Ennio Tardini, les ligures ont fait le travail avec un brin de réussite. Parme a dominé l’ensemble du match, quand ils ne touchaient pas les montants (Yves n’y est pour rien), ils tombaient sur un Audero des grands soirs. En l’espace de quelques minutes, la Sampdoria tue le match. Yoshida récupère un ballon à deux mètres des buts suite à un cafouillage de la défense parmesane et Keita Baldé, d’un double contact magistral, croise magnifiquement sa frappe. Le score ne bougera plus. Parme reste au fond du classement pendant que son adversaire du soir s’éloigne presque définitivement de la zone rouge.

Buteurs : Yoshida (25′), Keita (34′)

Un président visiblement très heureux de la reprise chez nos confrères de L’Equipe


Benevento – Torino (2-2) :

Encore une fois Benevento a prouvé qu’il savait jouer au foot, marquer des buts… et mal défendre. C’est devenu une rengaine avec les hommes de Inzaghi, les sorciers mènent 2-0 avant de subir, subir, subir et encaisser une égalisation à la 93e par Zaza le rescapé qui marque un doublé.
On a parlé, on vous parle et on vous reparlera de Benevento, ce promu intéressant qui a une volonté tactique du jeu offensif au détriment d’une rigueur défensive et qui se classe pour le moment à une confortable 11e place. Pour le Torino, c’est une 17e place proche de la relégation, et c’est tout de suite moins la joie…

Buteurs : Viola (32’), Lapadula (49’) ; Zaza (51’, 93’)


Milan – Atalanta (0-3) :

Voici comment résumer au mieux ce match : une claque dans la tronche d’un diavolo rouge et noir impuissant et trop faible à tous les niveaux. L’Atalanta quant à elle est dans une forme de fou furieux. Tout lui réussit et la Dea se donne tout pour réussir. Rien à redire, rien à faire, Ilicic est bel et bien de retour, et il n’est pas le seul à avoir le couteau entre les dents.
Attention au classement, ça commence à pousser derrière.

Buteurs : Romero (26’), Ilicic (53’), Zapata (77’)


Lazio – Sassuolo (2-1) :

Gros choc en Serie A entre deux outsiders aux formes irrégulières… Après l’ouverture du score rapide du buteur maison Caputo, Sassuolo a subi, laissé des espaces et permis à la Lazio de s’enfoncer insidieusement dans la défense neroverda. Ca commence par un coup de casque énorme de Milinkovic-Savic, sur corner, qui laisse tout le monde de marbre. Ça continue ensuite par des actions répétées, en contre, à quelques touches de balle, et ça termine comme souvent par un but de Ciro Immobile.
Victoire logique de la Lazio malgré un bon Sassuolo qui devrait, cette saison, être à nouveau derrière les « gros » mais toujours là pour les emmerder.

Buteurs : Caputo (6’) ; Milinkovic Savic (25’), Immobile (71’)


Fiorentina – Crotone (2-1) :

Qu’elle est belle cette Viola quand tout roule comme il faut. Technique, rapide, efficace, on peut résumer le 2e but de cette manière mais aussi toute l’équipe ainsi : Castrovili est un magnifique joueur mais vous le savez déjà. Décisif sur les deux buts de son équipe, il délivre à Bonaventura dans un premier temps (pour le but du weekend) puis à Ribery pour Vlahovic dans un second temps, les deux passes qui font la différence.
Valero qui entre en jeu plus tard est un atout technique et tactique indéniable qui permet aux Florentins de prendre trois points bienvenus.
Une équipe 12e de Serie A qui devrait gravir encore quelques marches. De son côté Crotone s’embourbe à une dernière place qui semble inéluctable…

Buteurs : Bonaventura (20’), Vlahovic (32’)


Juventus – Bologne (2-0) :

Retrouvez ici la Bianconera Académie rédigée par le magnifique Roberto Bettegras. 

Note Artistique de la journée : 4/5 :

La Juve grapille des points, match après match, le Milan en perd un peu, match après match, . Entre les deux, l’Inter et la Roma qui dans l’irrégularité sont rois. 
Attention au Napoli, en forme qui pourrait jouer un mauvais tour aux équipes pré-citées, attention également à l’Atalanta et à la Lazio, elles aussi en embuscade prêtes à poignarder dans le dos s’il le faut, les riches du haut du classement. 

Dans le ventre mou, Sassuolo et la Fiorentina se sont fait un nid douillet qu’ils ne veulent pas quitter, nid un peu différent de celui dans lequel dorment le Torino et Crotone, dur comme de la pierre et aussi confortable qu’une 5e pinte de chouffe. 

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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