Le Havre-AC Ajaccio (2-1) : L’Aiacciu Académie livre ses notes et I Sanguinari raconte le déplacement

Tous les quinze jours, la même rengaine. Un déplacement dans un coin perdu de France, des kilomètres à perte de vue dans une voiture de 1993 et peu de courageux. En ce 27 février, c’est Le Havre qui accueillait I Sanguinari et l’AC Ajaccio. Retour sur une soirée pas comme les autres.

En t-shirt au Havre au mois de février ma gueule !

 

Tout déplacement se commence de la même façon : charger les bagages dans la voiture. Le pactage ? Un énorme sac pour la bâche et le mégaphone et un immense carton pour le tambour. Assez pour croire à un déménagement. La preuve avec ces agents de police, qui ont arrêté I Sanguinari sur la route du Havre.
« – Bon monsieur, le contrôle des papiers est OK. Mais vous êtes chargés, vous êtes en plein déménagement ?
– Non, je vais juste voir un match de foot. »

Même son de cloche chez les stadiers du stade Océane. « Vous êtes 2 mais on dirait que vous êtes 50 !! » au moment des fouilles.

Mais au final, il n’y aura pas 50 supporteurs de l’AC Ajaccio au stade Océane, seulement 6. Dont @Damien_Dudu ainsi que Eddie MacCoy et sa petite troupe. En attendant peut-être un jour d’accueillir Milan, le fils d’Anthony Scribe, né le 25 février dernier. Pour fêter cette heureuse naissance, I Sanguinari s’était associé à l’Orsi Ribelli pour offrir une petite banderole au deuxième gardien de l’ACA. Attention, œuvre d’art.

L’enceinte havraise est majestueuse. Bien loin du Stade de la Vallée du Cher de Tours ou de Francis Le Basser de Laval. Qui dit stade tout neuf dit stadiers compétents. Pour la première fois de la saison, ou presque, les stadiers indiqueront la bonne direction pour le parcage visiteurs. Après la longue attente et la fouille, place au bâchage. Et au bruit. Mais I Sanguinari est une association tellement bien organisée que c’est seulement à l’intérieur du stade qu’elle se rendra compte qu’il n’y a plus de piles dans le mégaphone. Peu importe, il y a le tambour et les cordes vocales.

En l’absence de Johan Cavalli et de Benoît Pedretti, Olivier Pantaloni avait décidé de revenir au 4-3-3, sans meneur de jeu. A la récupération, on retrouvait Gary Coulibaly en sentinelle entouré de Lesoimier à droite et de Gonçalves à gauche. Devant eux, deux ailiers : Madri à droite et Vidémont à gauche. En pointe, l’inamovible Nicolas Fauvergue. La défense, elle, ne bouge pas avec Begeorgi, Kanté, Sainati, Marester de gauche à droite.

Sur le terrain, tout avait commencé comme d’habitude. Tout allait bien, les supporteurs se faisaient chier, il n’y avait pas d’occasions jusqu’à une grosse surprise. Comme la semaine passée contre Auxerre, l’ACA allait ouvrir le score très tôt dans la rencontre. Cette fois-ci grâce à un pénalty obtenu par Mouaad Madri fauché par Zargo Touré. Hugo Videmont prend ses responsabilités et marque son premier but à l’ACA. Enfin démarabouté, comme le montre sa célébration. Le kop visiteur est en folie. Côté havrais, un puceau de 15 ans, qui avait sans doute fait le mur pour venir au match, pète un plomb et insulte I Sanguinari. La routine.

La routine sur la pelouse aussi où l’ACA, dès qu’il mènera au score, refusera de faire le jeu et reculera. A 11 contre 10. Du coup, le Havre récupère la possession du ballon, se projette vers l’avant, écarte le jeu et les locaux montrent plus d’envie dans les duels. L’impression de vivre un cauchemar. Si la fin de la première période se passera plutôt bien – malgré une bonne dizaine de fautes évitables – grâce à une bonne assise défensive, la deuxième sera catastrophique. Offensivement, c’est toujours le néant. Johan Cavalli absent, aucun joueur ne parvient à prendre le jeu à son compte et à organiser les offensives. Au lieu de cela, les Acéistes sont plus timides qu’une nonne au salon de l’érotisme.

Défensivement, deux erreurs coûteront 3 points à l’ACA. Laissé seul par Eric Marester, Alexandre Bonnet – qui aurait dû signer à Ajaccio l’été dernier, ironie de l’histoire – égalise d’une belle tête à la 62ème minute. Quinze minutes plus tard, alors qu’il n’y a eu aucune réaction acéiste entre temps, incompréhension entre Oumar Sissoko, qui hésite à sortir, et Joris Sainati qui ne protège pas son ballon, qui profite à Mickaël Le Bihan. Le deuxième meilleur buteur de Ligue 2 chipe le ballon et va doubler la mise. I Sanguinari a beau gueuler des « A l’hôpital, à l’hôpital, à l’hôpital, à l’hôpitaaaal » à chaque fois qu’un Havrais est à terre, cela ne change rien. Ce n’est pas non plus la réaction trop tardive et trop timide de l’ACA qui changera le score. Le mal est fait, le président Orsoni peut râler, I Sanguinari peut débâcher et quitter le stade la tête basse. Avant cela, Anthony Scribe sera venu nous remercier alors que Hugo Videmont prendra la peine de nous saluer au plus près. C’est au moins ça de pris.

ANNUTAZIONI

Oumar Sissoko la moyenne/5 : Il s’est tellement envolé en l’air pour détourner ou attraper les ballons que sa carte Smiles est pleine. A terre, il a loupé son décollage, coupable d’une erreur d’appréciation avec Sainati sur le deuxième but, où il doit sortir prendre le ballon.

Fabrice Begeorgi 3/5 : Il lui aura fallu un coup à la tête pour le faire sortir du match. Sinon, il avait été assez concentré et solide sur l’homme pour dégager ce qui venait de son côté.

Joris Sainati 1,5/5 : Sa partie était correcte, malgré quelques fautes évitables commises aux alentours de la surface, jusqu’à ce deuxième but havrais où il oublie de protéger son ballon. Même Philippe Croizon aurait mis un coup d’épaule à Le Bihan.

Cédric Kanté la moyenne/5 : Pas d’erreurs grossières et un placement toujours optimum.

Eric Marester 1,5/5 : Se faire coiffer par Bonnet, c’est quand même un comble.

Claude Gonçalves la moyenne/5 : Il traverse toujours le terrain pendant tout le match, venant aider à attaquer et à défendre mais maintenant il faudrait qu’il apporte plus balle aux pieds, pour transpercer les lignes.

Claude Gonçalves au Havre, allégorie

 

Gary Coulibaly la moyenne/5 : Mettre le pied sur le ballon et relancer proprement, quitte à passer vers l’arrière, Coulibaly l’a bien fait. Surtout en première mi-temps.

Benoît Lesoimier la moyenne/5 : S’il n’a pas été sensationnel à la récupération ni à l’animation, il se sera quand même mis en évidence en étant le seul à tenter sa chance, avec des frappes lointaines en début de seconde période.

Mouaad Madri 2/5 : Il est entré une seule fois dans la surface de réparation et a obtenu le pénalty. On en entendait logiquement plus de lui.

Hugo Videmont 3,5/5 :

Les Havrais avaient oublié un « t » à son nom mais lui n’a pas oublié de leur faire l’amour avec des dribbles chaloupés et des petits ponts. Et surtout en n’oubliant pas de marquer son premier but à l’ACA sur pénalty. La malédiction l’a quitté. Pas les crampes en fin de match, lui qui n’avait plus l’habitude de jouer 90 minutes.

Nicolas Fauvergue 1,5/5 : Sans Cavalli pas de ballons. Sans ballons, pas d’occasions. Pas d’occasions, Fauvergue énervé. Fauvergue énervé = carton jaune, déconcentration, gueuler sur l’arbitre et hors-jeux.

I RIMPIAZZANTI

Mickaël Leca, 46ème minute, 2/5 : Il avait tellement d’énergie qu’il aurait pu ne revendre à EDF/GDF. Mais il a préféré faire des allers-retours entre la défense et l’attaque, n’hésitant pas à monter pour apporter le surnombre et centrer. Défensivement, Micka Leca, c’est un dos d’âne : il ralentit les attaques adverses en abîmant les carrosseries (avec des gros tacles) mais ils finissent toujours pas passer. Pour aller centrer pour Bonnet et marquer par exemple.

Jordi Quintilla, 69ème minute, NN : Il n’aura pas su ni trouver d’espaces entre les lignes ni écarter le jeu.

Perfettu Erignacci

Ps : I Sanguinari remercie Cyril, Dédé et les sympathiques stadiers du Havre.

1 thought on “Le Havre-AC Ajaccio (2-1) : L’Aiacciu Académie livre ses notes et I Sanguinari raconte le déplacement

  1. C’est con, mais le fait que tu dises que les stadiers sont sympas ça donne envie d’y aller

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.