Metz – Marseille (1-2) : LA METZ QUE UN CLUB Académie a le blues de la pelouse (spéciale Saint-Valentin)

Je ne sais pas si nous méritions de gagner ce match, mais pas de le perdre, ça c’est sûr…

Oui, je sais. C’est une petite entrée sympatoche et surprenante de ma part, mais la pause m’a fait du bien. Le match n’était pas « à chier » pour une fois. Donc enfilez vos chaussons, plissez votre jupe, et détendez-vous. Je vais faire ça tendrement. Amoureusement.

Hmmm… Vous aimez ça, hein ? Hmmm. Oui… Comme ça… Chhh…

Les élèves de l’amphithéâtre Carlo MOLNARI se regardèrent tous avec de grands yeux. Perplexe et anxieux. La voix du professeur Legrasaully, retransmis par les haut-parleurs leur parvenaient de partout à la fois.


On commence par quelques statistiques pêle-mêles :
1. Les tirs : c’est onze pour Metz, et treize pour Marseille. Quatre cadrés à Metz, cinq pour Marseille.
Note : Equilibré.

2. Les zones de tirs : Deux frappes pour les Marseillais dans la zone des six mètres. Et zéro pour Metz. Sept tirs dans la surface pour Marseille, 5 pour Metz.

Note : Comme bien souvent, on voit clairement là le trop peu de présence messine dans la zone adverse. A chaque match… Sérieusement, il n’y a que moi qui le voit ça ?

3. La direction des tirs :

(Image whoscored.com)


On sent clairement l’inclination de notre équipe pour les tirs de la droite vers la gauche. Et c’est typique de la polarisation de notre équipe qui veut surtout jouer à droite, avec les mêmes schémas stéréotypés qui rendent son attaque TELLEMENT prévisible.

Note : Cela fait plusieurs matchs que les équipes en face se contentent de verrouiller les circuits de passes vers notre attaquant. Il serait bon d’avoir de nouvelles idées de jeu.
Note (bis) : Il n’y a pas un mec à Metz chargé d’analyser le match et de transmettre ces données ? Non ? Si ? Il me semble, hein ? Nan…

Cœur sur toi.


Parlons un peu des passes. Cela fait plusieurs séances où je parle de la stérilité de notre possession. Ou on se contente de faire aller la balle de droite à gauche avec nos défenseurs sans que les milieux ne s’impliquent dans la construction offensive. Alors, là, je sors les stats :

1. Total des passes : 399 pour Metz, 477 pour Marseille. Cela explique la possession de Marseille sur le match (54.7, et logiquement 45.3 pour Metz… Oui, je le fais pour toi le débile en math). Et sur ces passes, le :
2. Nombre de passes « vers l’avant » : Metz est à 64% contre 66,5 pour Marseille. Etonnant ? En tout cas, rien de forcément flagrant, hein ?

Par contre, quand on observe la heat map qui révèle présence des joueurs sur le terrain, alors là, le déficit offensif est très TRES visible :

(Image whoscored.com)


Donc on comprend mieux que le problème n’est pas forcément d’aller vers l’avant, mais plutôt : « d’où on commence » à aller vers l’avant.

Et notre problème, c’est que l’on commence de trèèèèèès loin ! Et cela en partie dû à une équipe trop défensive. Et cela pêche forcément plus haut avec un problème de personne présente devant. Alors moi je veux bien avoir une équipe défensive, mais si le bloc ne remonte jamais, on n’aura jamais assez de présence pour inquiéter nos adversaires.

Je me rends compte que cela a l’air tout simple et tout bidon dit comme ça. Mais pourquoi on ne le fait pas alors ? Et ce n’est pas une question rhétorique, hein ? Je pense sincèrement qu’il y a une raison, et si on parvient à répondre à cette question, alors on pourra commencer à chercher des solutions.

Plusieurs hypothèses :
1. Une équipe qui ne veut pas monter car elle n’a pas le coffre pour revenir.
2. Ou pas la vitesse pour revenir.
3. On est con.
4. Ou ce que vous voulez, je vous laisse me faire parvenir vos idées par Twitter, je les ajouterais au fur et au mesure. Ou pas, en vrai je m’en branle, ce n’est pas mon job, mais merde ça, c’est vrai, il n’y a pas un type qui est « payé » pour faire ça ? Ah oui…

Cœur sur toi.


Et on aurait pu étudier d’autres stats, mais en vrai, cela aurait servie à quoi ? Le match est passé et je n’ai aucune emprise dessus. Alors laissez moi poser une conclusion aussi touchante que sexualisante.

Hmmm, Hmmm…


Un club qui s’enfonce dans la loose, c’est un peu comme un couple qui s’ennuie. Pour peu que l’un des deux s’en rende compte, il va essayer de tirer le couple vers le haut. Lui redonner de la fraîcheur. Réinvestir du capital humain et financier.

Dans le cas d’un couple, l’initiateur va proposer d’aller au ciné, de faire un resto, un bowling, un Escape Game ou, si ambition il y a, pourquoi pas une partouze. Passez du temps ensemble quoi… Tenter de séduire « à nouveau » l’autre. Le surprendre. Et pourquoi pas : lui donner un orgasme. Et dans le cas d’un club, on va changer le dispositif, bouger les mecs vers le banc ou la réserve, redistribuer le brassard du capitaine, faire venir de nouvelles têtes au mercato, et bien sûr : payer des putes plus jolies pour les primes de matchs.

Mais dans les deux cas, c’est voué à l’échec. Parce que l’idée est fondamentalement biaisée par un facteur indépendant de la volonté propre de l’initiateur, et qui peut s’exprimer par cette maxime :

« Dans un couple, on est deux, ma tarlouze. Et si l’autre ne veut plus être ton épouse, tu peux lâcher tout ton flouze, lui acheter des tonnes de shoes, lui lécher la pelouse, et la baizouz aussi fort que tu peux, si elle n’en a pas envie, je te lâche la news : tu vas chanter du blues ! ».

Le cours est terminé. »

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