Nancy – Auxerre (1-4) : La chardon à cran académie face au néant

Plus fort que jamais, le mal s’immisce partout, tel un fluide glaireux dans des interstices secrets se croyant à l’abri. On lève une tête éplorée, sûr de soi, soulagé d’on ne sait même plus quelle douleur pour tomber nez à nez avec un ciel de ténèbres. Toute lueur s’est dissoute comme la dernière innocente goutte sirupeuse de suc de la dernière petite mirabelle dorée heurtant la surface d’un océan de dissolvant, dose létale 100. On sent un tentacule poisseux, dégoûtant des sécrétions les plus méphitiques, fouir au creux des parties les plus honteuses de notre âme pour y insuffler le poison lent de la misère et notre seule réaction est de le laisser agir à sa guise, car on ne sait rien faire de mieux.


Trott 2/5
À un moment on veut bien le défendre sans cesse contre les écarts désolants de sa ligne défensive, mais on ne peut pas tout non plus. Et on ne pourra pas non plus toujours invoquer le fait, rafraîchissant celui-là, qu’il continue à pousser les fesses malpropres de Valette sur le banc.

Guessand NN
À 16 ans on ne subit pas les foudres de la Chardon à Cran, c’est trop jeune putain.

Haag 2/5
Le début de saison le plus décevant depuis longtemps. Giovanni est passé de chouchou du public à vice-capitaine des branle-couilles, le tout avec un melon à faire douter Kylian Mbappé de ses propres capacités footballistiques. Et le pire c’est que vu son expérience, c’est pas à lui de donner l’exemple…

Bianda NN
Lui est à peine moins jeune que Guessand mais il vient de débarquer de Rome où il passe de la folie de Mourinho à la confusion très fin de siècle de Coach Kartoffel alors on attend de voir comment il va s’extraire de ce bourbier patiemment, on ne brusque pas le jugement et on reporte nos sourcils interrogateurs vers le coach, la direction et les fils de putes de financiers qui détiennent le club tout en se gardant bien de montrer leur gueule.

Karamoko 1/5
Deux matchs corrects en début de saison et le revoilà devenu le motoculteur électrique branché sur secteur le soir de la fermeture de Fessenheim.

Ciss 1/5
À l’époque où il se faisait déposer les pieds dans le ciments pas un ancien Messin, il était encore capable de lever la tête et aller marquer un doublé pour se faire pardonner. Maintenant il râle, se replace mal, perd des centimètres plus vite qu’un mineur de fer en pleine crise d’ostéoporose et se range du côté des nullards comme un seul homme.

Bondo 3/5
Les rumeurs de départ s’intensifient dans ces derniers jours de marché et on le comprend, car s’il y a un joueur de foot dans cette équipe c’est lui. On lui pardonne presque son accès d’imbécillité qui le pousse à piquer le ballon à Jung pour prendre le penalty, même si on l’a copieusement insulté sur le moment.

Lefebvre 2/5
Sa capacité à imiter Xavi puis Loïc Puyo en seulement deux touches de balle successives a quelque chose de sidérant. Toujours ce petit problème de physique de phasme qui lui pose parfois problème, ceci dit…

Biron 2/5
Encore un qui essaye, malheureusement sans réussite. Signe toutefois qu’il n’est pas encore aussi cramé que les autres mentalement : quand il rate un truc il se replace et tente à nouveau la fois suivante.

Thiam 1/5
On n’a manifestement pas les mêmes valeurs avec coach Kartofel. On ne voit en Mamadou qu’un pousse ballon musculeux qui rate environ 95% de ce qu’il tente même quand il s’agit simplement de fusiller du regard un adversaire qui s’essayerait à lui prendre le ballon, lui en a fait son capitaine.

Jung 1/5
Son talent de buteur n’attend que de pouvoir s’exprimer, pour ça faudra juste une équipe autour de lui.


Note artistique de l’équipe : 1/5

Comme après une expérience de mort imminente, on doit répondre à la question fatidique : « alors qu’est-ce que tu as vu ? ». Et la réponse n’est pas à mettre sur le compte d’une cécité subite mais au contraire sur notre acuité imparable : rien. Il n’y a strictement rien à voir sur le terrain, rien à tirer de ce match, rien de rien de rien de rien à foutre du football et malheureusement ce n’est pas nous qui le disons, c’est votre attitude, bande de connards.

Vous ne comprenez pas l’allemand ? Allez donc faire votre footing du côté du Goethe institut et revenez le cerveau burné des meilleurs pages de Brecht et Luxemburg, bande de trous de cul, parce que pour l’instant vous ne valez pas mieux que la gastronomie d’outre-Rhin.

Et coach Kartofel, ils ne pigent pas ce que tu baragouines ? Je sais pas, j’imagine, parce que des huîtres sans têtes auraient probablement plus de consistance. Dans le doute, gueule leur tes consignes un peu plus près des oreilles et moins près du traducteur, parce que s’ils ne saisissent pas la moelle, un bon coup de pied au cul leur ferait peut-être entendre l’esprit à adopter.

Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

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