RSS d’Ukraine / Gelbique (0-0) – La Tchernobyl Akadémie laisse sa place
Et hop, la quille !

RIP en paix, petits Jaunes et bleus partis trop tôt. Heureusement que ça s’arrête maintenant, j’avais presque commencé à m’attacher.
LA RENCONTRE
On va pas commencer à épiloguer, je ne vois déjà plus le bout de cette académie. Et puis il y a des choses plus importantes dans ce monde, comme la guerre, le péril fasciste ou la moumoute à Macron. Après la rouste inaugurale face aux voisins des Carpates et le sursaut tardif contre les autres voisins des Carpates (décidément), tout ce petit monde se présente donc pour la dernière journée à égalité, à trois poings, et donc au point zéro niveau qualif. La Zbirna se traîne quand même toujours un handicap salé avec la manita (amputée de deux doigts) du match d’ouverture, et ses chances de se hisser en phase finale s’en trouvent bien amoindries. Surtout que c’est le favori du groupe qui se présente face à nos camarades, en la personne des trilingues du plat royaume de la frite (et de la sauce Hannibal, remerciements éternels), qui ne sont pas des voisins et n’ont pas de Carpates, mais portaient un splendide short marron caca. Décidément, le brun a le vent en poupe, ces temps-ci.
Pour l’occase, Serhiy chamboule un peu tout et nous sort un 5-3-2 d’inspiration laurentblanquiste. C’est sa manière à lui de regarder ses souliers en demandant poliment l’autorisation d’avoir juste un tout petit point d’argent de poche. On ne peut pas s’empêcher de penser que c’est avec ce genre d’ambition ras du casque qu’on finit par regarder les fascistes entrer dans les parlements sans rien faire, mais après tout, sait-on jamais (non) ?
Troubine
Tymtchyk, Zabarnyï, Svatok, Matviyenko, Mykolenko
Chaparenko, Brajko, Soudakov
Iaremtchouk, Dovbyk
Les substituts ont fait leur preuve au dernier mâche, et sont logiquement reconduits. Par ailleurs, Roman Bergkamtchouk se voit récompensé de sa belle entrée par une place de titulaire aux côtés d’Artem, Zintchenko se fait mathieudebuchiser par l’ancien dynamiste Mykolenko, tandis que la blessure de la pépite Moudryk offre à Rebrov l’occasion de calfeutrer sa défense avec un Svatok tout neuf (ou presque).
L’essentiel du mâche s’étant joué dans l’autre rencontre du groupe, on va la faire très courte : l’Ukraine est passée de pas qualifiée de facto au début du mâche, à qualifiée en tant que meilleure troisième parce que les Slovaques menaient, à re-pas qualifiée du tout parce que les Roumains ont égalisé, laissant les Jaunes et bleus à la place du con. La différence de buts particulière étant ce qu’elle est, vous aurez aisément compris où le bât blesse dans le plan infaillible de Serhiy : c’est bien, t’as réussi à pas prendre de but, bravo champion, viens donc prendre ton câlin de consolation. Les dindons de la farce sont bel et bien ukrainiens ce soir, belle perf pour l’un des favoris d’un groupe dont les trois quarts des participants ont validé leur qualif. On se consolera donc avec l’adhésion à l’UE (youpi).
LE SOVIET ÉQUIPE QUI A BIEN DÉFENDU
Anatoliy Troubine (3/5) : On aurait préféré qu’il nous ponde une belle cagade, ça aurait eu le mérite de nous donner quelque chose à dire de ce morne mâche.
Oleksandr Tymtchyk (2/5) : Chou blanc, donc.
Illia Zabarnyï (3/5) : On a bien défendu. C’est bieng.
Oleksandr Svatok (2/5) : Le plan anti-Gromelu a fonctionné, Olek lui a tellement collé au slop qu’il a fallu mettre du détachant pour les séparer. Dommage que le plan anti-élimination n’ait pas été aussi soigné.
(remplacé à la 81e par Andriy Iarmolenko, mieux vaut tard que jamais (non))

Mykola Matviyenko (3/5) : On a vraiment bien défendu. C’est vraiment bieng.
Vitaliy Mykolenko (2/5) : S’est démené comme il a pu, mais avec une défense renforcée comme ça on aurait pu se permettre de mettre un profil plus offensif, non ?
(remplacé à la 58e par Oleksandr Zintchenko, et encore, c’est parce que Vitaliy s’est pété, sinon on le voyait pas avant la 89e)
Mykola Chaparenko (2+/5) : Chaiparenko (badu-dum dum tss !).
(remplacé à la 70e par Vladyslav Vanat, j’ai rien à dire alors je vais caler un blason, comme d’hab)

Volodymyr Brajko (2/5) : Le brajquo n’a pas eu lieu (c’est facile mais je suis aussi fatigué que ce soleil, désolé).
(remplacé à la 70e par Taras Stepanenko, et on ne méritait pas moins)
Heorhiy Soudakov (3/5) : Il a su tirer son épingle du jeu. Dommage qu’il n’ait pas plutôt tiré ailleurs que sur le goal.
Roman Iaremtchouk (2/5) : Comme l’État avec la fonction publique, Rebrov lui demande de faire le même boulot qu’avant avec deux fois moins de moyens humains pour l’aider dans sa mission. Attention Roman, généralement, ce genre de choses, ça se finit en privatisation.
(remplacé à la 70e par Rouslan Malinovskyï, qui a failli égayer notre soirée d’un magnifique gol olimpico sur corner, mais la bière à la cerise qui sert de gardien aux Belgiens a été diantrement vigilant)
Artem Dovbyk (1/5) : A laissé Soudakov en « Vu » sur son appel de une-deux à dix minutes de la fin. C’est d’ailleurs pas la seule fois qu’il a ghosté ses coéquipiers. Donne ta balle, purée de merde.
Et c’est donc une fin d’Euro, bravo à toustes pour cette affaire rondement menée,
Courage aux académiciens qui restent en lice, je vous laisse mes heures d’astreinte avec grand plaisir,
Bises trotskanales, et bon dimanche barragiste,
Georges Trottais