Toulouse FC – ASSE (2-3) : la Forez Académie dit pain au chocolat

Le match résumé en 1 phrase : « Ceci n’est pas un hold-up »

Les Verts enchaînent (my heart) et c’est un bond au classement qui les voit passer en 2 journées de la 14e à la 6e place avec un bref rebond sur le podium.

 

La compo :

Casquette à l’envers, Gasset en roue arrrière. Exit les vieux (enfin pas tous), bonjour les jeunes. Perrin, Selnæs, Salibur, Hamouma sont sur le banc, Khazri suspendu et Debuchy blessé. Entre ici William Saliba, jeune pas si blanc bec de 17 ans, et prend la place de Dieu. Entre aussi Assane Diousse, et gratte ta 1e titularisation depuis trèèèèèès longtemps. Enfin, entre ici Arnaud Nordin, pestiféré la saison passée, revenu en grâce après son prêt dans les tréfonds de la Ligue 2 et un bon début de saison avec la réserve. Le système change aussi puisque les Verts jouent en 4-4-2 losange, avec Cabella et Diony qui retrouvent leurs positions préférentielles.

 

Le mâche :

Et bien, ce fût bon. Enfin, pas tout le temps. Cette mi-temps peut se découper en 3 temps : un premier tiers où les Verts prennent cher, n’arrivent pas à sortir le ballon et où Subotic nous a fait admirer sa pointe de vitesse négative (1e). Ruffier sauvera même la baraque (déjà) sur une combinaison d’escroc sur coup-franc conclue par Leya Iseka (21e). Un deuxième tiers où c’est l’inverse : ça combine, ça joue entre les lignes, et finalement, ça trouve Dieu-ny, maître dans le contrôle (bien aidé par un beau trouage de Jullien), le sombrero et le petit plat du pied pour ouvrir le score de fort belle manière (0-1, 23e). Enfin le dernier tiers, où les protégés de Gasset nous feront claquer du fessier de façon assez bruyante, et ça aurait pu être pire sans un sauvetage du bout du pied de ma Ruff’ face à Leya Iseka (39e).

La seconde période sera plus équilibrée mais aussi beaucoup plus folle. Diony se signale sur une frappe que Reynet a du mal à capter (47e) quand Sangaré fait trembler la barre de Ruffier sur une tête (54e). Gradel avait envoyé quelques saucisses dans les cassoulets alentours jusqu’à présent, il se rappelle à notre bon souvenir avec un enroulé soyeux, qui lèche la lucarne d’un Ruffier impuissant sur ce coup (1-1, 63e). Pas le temps de se dire que c’est quand même classe de ne pas l’avoir vu célébrer, que Reynet décide de rejouer « Mandanda – Zambo en finale de l’Europa League » avec Sangaré : relance dégueulasse plein axe  à 25 m, pressing intelligent de 3 joueurs stéphanois, glissade du Toulousain et Cabella peut glisser la balle entre les jambes du gardien (1-2, 66e). Petite remarque au passage : la glissade de Sangaré, c’est un retour de bâton pour nous avoir obligé à jouer depuis des années sur une pelouse infâme, régulièrement labourée par des mecs pour qui la consécration est de se retrouver à poil dans un calendrier de routiers gays. Les Toulousains en mode « Noël avant l’heure » avec cette superbe air intervention de Jullien, sur une passe en profondeur de Selnæs, qui profite à Salibur pour glisser une nouvelle fois la balle entre les jambes de Reynet (1-3, 75e). Le joli but de Durmaz (2-3, 78e), qui a bien fait danser Selnæs sur une feinte, ne changera rien : Ruffier avait décidé de ne laisser passer que les frappes d’exception, et cette tête smashée de Sangaré ne rentrait pas dans cette catégorie (90e+2).

Un mâche un peu fou, mais quand ça tourne à notre avantage, on crache pas dessus. Il y a toujours des carences dans certains domaines, notamment le milieu où M’Vila est moins dominateur. Derrière, ça grince un peu dès qu’il s’agit d’aller chercher des flèches, et Gabriel Silva laisse quand même de sacrés trous quand il ne joue pas sur son côté gauche. Par contre, on peut souligner l’état d’esprit excellent des jeunes qui ont certes fait des erreurs, mais surtout énormément apporté dans l’envie de jouer et n’ont jamais cherché à se cacher. Cabella signe son retour avec ce but, malgré une tendance à toujours trop porter le ballon ou ne pas le donner quand il faut. Enfin, Diony marque son 2e but de la saison, et en plus, il est bien joli. Victoire à l’extérieur qui valide une victoire à domicile avant de recevoir un Monaco malade dans le Chaudron : si les Verts avaient la bonne idée de faire la semaine parfaite en gagnant, alors leur saison serait vraiment lancée.

Il avait les couilles, il a maintenant les cornes. La prochaine fois, il embroche le torero.

 

Le résumé du mâche :

 

Les notes :

Ruffier (comme prévu, 5/5) :

Silva (par défaut, 1/5) :

Si nous avons la chance d’avoir un mec comme Kolo qui peut jouer à gauche ou dans l’axe, ça pique un peu quand Debuchy est blessé. Jamais convaincant sur son aile, le mec qui boit des softs à une soirée HorsJeu, c’est lui.

Saliba (à peine 17 piges…, 3/5) :

On l’annonçait prometteur, et il l’est en effet. Il a eu quelques trous, mais il a eu aussi quelques beaux gestes comme cette relance sous la pression en fin de match, tranquille comme un vieux briscard. Perrin a blanchi un peu plus des tempes hier soir.

Subotic (poids lourd, 2/5) :

Il m’a fait de la peine alors qu’on ne jouait depuis même pas une minute. Son sprint désespéré pour rattraper Leya Iseka, c’est un Lyonnais qui chiale après chaque nouveau tweet de JMA : aucune chance de l’arrêter.

Kolodziejczak (rassurant, 3/5) :

Défensivement, rien à redire. Offensivement, c’est plus délicat. Mais après tout, ce qu’on demande à un défenseur, c’est d’abord de bien défendre.

M’Vila (méconnaissable, 2/5) :

Faut nous rendre le M’Vila de la saison dernière là, c’est plus drôle. On a plus l’impression d’avoir récupéré plus un Diomandé qui a bouffé beaucoup trop de tripes à Caen, qu’un ex-international qui a roulé sur la Ligain pendant 6 mois.

Diousse (essoufflé, 3/5) :

Un bon volume de jeu, et surtout une capacité à se positionner entre les lignes pour proposer des solutions et même déborder. Assane a été pas mauvais pendant 50 minutes, avant de disparaître, en manque flagrant de rythme.

==> remplacé à la 64e par Selnæs (non noté), 10 minutes de jeu et déjà 2 passes décisives au compteur grâce à un pressing efficace sur les milieux toulousains. Il a pris un cours de zumba sur la frappe de Durmaz par contre.

Monnet-Paquet (c’est en faisant n’importe quoi…, 1/5) :

Il paraît qu’il peut jouer n’importe où. Bon déjà, le discours a changé par rapport à l’époque Galtier où il refusait de jouer latéral. Ensuite, Kevin, jouer n’importe où, c’est différent de jouer n’importe comment.

Cabella (péché mignon, 3/5) :

Il aime toucher le ballon, ça se voit. RC7 lâche moins le cuir que moi ma bière à la Divette, mais il a été intéressant dans l’animation du jeu en se montrant souvent disponible. Ses frappes ont l’impact d’une punchline de Roland Magdane, mais son cœur est énorme et porte bien l’écusson frappé de l’étoile.

Nordin (sur sa lancée, 3/5) :

Après avoir bien démarré sa saison en réserve en marquant plusieurs fois, Arnaud est venu visiter l’étage supérieur en tant que titulaire. Un peu frêle physiquement, il s’est montré explosif dans ses prises de balles même s’il n’a pas fait la différence.

==> remplacé à la 72e par Salibur (non noté), qui marque enfin son but même si ce n’est pas le plus beau. Ça sent la très bonne pioche côté stéphanois, avec ce joueur ultra généreux et doué techniquement.

Diony (surmotivé, 4/5) :

Il mord dans le ballon comme il mordait dans ses plats la saison passée. Affûté physiquement, sa débauche d’énergie sur tout le front de l’attaque a été récompensée d’un but superbe. L’ananas est bien décidé à ne pas être uniquement le fruit à la con du cocktail ou la garniture de ta pizza : cette saison, il va vous en faire bouffer de toutes les couleurs.

==> remplacé à la 82e par Hamouma (non noté), ah. Première nouvelle.

 

La question minitel : la question passe le salam aux Toulousains de la Divette. Sorry pour les gobelets.

Les erreurs de Ruffier sont rares, mais il tient en plus à vite te les faire oublier en te sortant des mâches stratosphériques derrière. C’est un peu l’inverse de Florentin Pogba quoi. La jeunesse a pris le pouvoir hier, les seniors ont pu tranquillement pantoufler sur le banc. On espère que ça va leur filer des fourmis dans les jambes plutôt que de l’arthrite quand même. Diony est pas venu pour beurrer les tartines, mais plutôt pour tartiner les filets : je mets un sombrero et je mime des cornes de taureau. Kamoulox ! Enfin, gros mâche des Toulousains qui en ont marre de passer pour une équipe chiante, et qui ont décidé d’aider aussi les autres à marquer pour voir des buts quoiqu’il arrive. Fair play.

 

Roland Gromerdier

 

HorsJeu recrute donc si le cœur vous en dit, lancez-vous !

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.