La Calcio Académie vous présente la saison 20/21 :(2/4)

Ciao ragazzi,

Après vous avoir présenté les promus et la fin du classement de l’an dernier, place au plus beau ventre mou depuis celui du GrasAully, disparu comme son ventre, depuis sa dernière académie datant du siècle dernier. En même temps, vue l’actualité du club qu’il supporte et la laideur de sa ville, on le comprend et on l’excuse totalement.
Place désormais à Bologne, au Hellas Verone, à Parme, à la Fiorentina, et à Sassuolo.


Bologne

Très régulière, entre la 10e et la 13e place, Bologne n’a pas fait de vague cette saison. Toujours suspendu à l’état de santé de son entraineur Mihajlovic, le club dispose pourtant d’une ligne offensive bien fournie avec Sansone (28 ans), Orsollini (23 ans), Skov Olsen (20 ans), Barrow (21 ans)… qui a montré tous ses talents cette saison.
Avec des jeunes de cette qualité, pas besoin de recruter si l’on ne vend pas, et pour le moment personne n’est parti. C’est donc vraisemblablement avec cet effectif que le Bologne Calcio va commencer sa saison, en espérant faire éclore un peu plus ces pépites, et pourquoi pas terminer dans les 10 premiers. Ce serait une belle victoire pour Mihajlovic qui, espérons le, lui aussi fêtera une belle victoire, contre la maladie.


Hellas Verone

Verona, trois fois l’Hellas
Il n’y a pas beaucoup de villes qui cultivent autant de contradictions que Verona. La ville est tout simplement sublime, les petites piazzale laissent place aux grandes piazzale. Si vous arpentez un jour les ruelles et les impasses Véronaises, vous succomberez forcément à son charme. Vous comprendrez pourquoi Shakespeare a choisi ce tableau, ce décor et une légende familiale pour écrire une des histoires les plus connues dans le monde entier. Le club de foot aurait pu être à l’image de cette ville, passionnée et furieuse, aimante et cruelle. Fondé par une colonie grecque en vadrouille, l’Hellas ne brille pas particulièrement par ses tribunes. La Curva est un des virages les plus haineux, les plus racistes de toute la botte. La ville de l’amour et de la passion hérite des supporters les plus stupides et haineux possibles, sacrée ironie n’est-ce pas ?
Alors que les pronostics menaient l’Hellas en Serie B, i Mastini ont réussi à se sauver et à pratiquer un football complet. Juric a su imprégner son empreinte. Viré par le Genoa (dont nous saluons après chaque académie cette capacité absolument fascinante à toujours prendre la mauvaise décision), le Serbe s’est appuyé sur des hommes forts : Zaccagni au milieu, Kumbulla dans l’axe et Valerio Verre un peu partout. Le bon classement du club attire forcément des envieux. Kumbulla est sur le départ, Verre est reparti vers la Samp. Et ce n’est probablement pas terminé.
Pour autant, Juric ne se laisse pas abattre. Tameze a d’ores et déjà signé, l’option de Gunter a été levé et Badu (aucun rapport avec Babar) vient tenter de relancer sa carrière. Le club aime les histoires d’amour. Mais comme le savez déjà, elles finissent toujours mal. Si la phrase est belle, si elle enivre les poètes en quête de mélancolie, elle est aussi un peu conne. L’Hellas a tout pour se maintenir, à commencer par son coach.


Parma

Qu’on ne les prenne plus pour des jambons. Personne n’osait la faire, et ben voilà. Ne me remerciez pas. Depuis la faillite et la Serie D, le Parma Calcio s’est racheté une dignité, et pas que. De nouveau une vraie bonne équipe de foot, et avec un Gervinho qui prend parfois feu sur le front (de pelle) de l’attaque quand il n’est pas occupé à faire des vidéos de « féministes identitaires » (on voudrait employer le mot féminazie qu’on trouverait pas de meilleur moment). Dixièmes de Serie A, ils auront fort à faire pour améliorer ce résultat au vu des équipes du devant. De plus, ils perdent le beau Kulusevski auteur d’une toute bonne saison, meilleur jeune du championnat et donc fort logiquement transféré à la Juventus contre un gros paquet de pognon. Mais ce trésor n’a pas eu le temps de dormir entre deux meules de fromage. Inglese, Karamoh (merf), Grassi, Pezzella, Sepe, Hernani, Kurtic l’Arsouille… Certains étaient déjà là, d’autres arrivent. L’effectif s’étoffe et l’objectif est clair, refaire de Parme un incontournable de la Serie A autant que de la gastronomie. Prosciutto, Parmigiano è tre punti.


Fiorentina

Décidément, je me frappe tous les rivaux honnis pour cette présentation de la saison. Bon c’est moi qui ai choisi hein, parce que j’aime tirer sur l’ambulance. Oui mais voilà : si la Viola n’a pas fait une saison incroyable non plus, elle a su rebondir et transformer un départ fort anal en une fin de saison plus qu’honorable. Le président Commisso aura eu l’intelligence de dégager Montella pour sauver son équipe, mais surtout de prendre Iachini. Il sera d’ailleurs très attendu cette saison, avec l’objectif avoué d’accrocher l’Europe. Mais réussira-t-il à garder ses meilleurs éléments ? Castrovilli (surtout) Chiesa (un peu moins, m’enfin bordel de bite qui va payer 80 myons pour lui?) Milenkovic sont tous a divers degrés annoncés sur le départ. Côté arrivées, Lirola et Duncan de Sassuolo, ainsi que Kouamé en provenance du Genoa devront faire franchir un cap à la Fiorentina. Mon pronostic ? De grands bols de tripes à la florentine, trois repas par semaine à la pizzeria Toto et du chianti au robinet empêcheront toujours les florentins de gagner. Mais franchement, quand on a tout ça et qu’on peut se taper des barres en matant le calcio storico, est-ce que le foot on s’en fout pas un peu ?


Sassuolo

Sassuolo, des Briques et des parpaings

Sassuolo fut véritablement un de nos coups de cœur de cette saison 2019/2020. L’année a été drôlement rude pour les Neroverdi entre le décès de leur président et de son épouse et le COVID omniprésent. Ce n’était pas la grande déconnade dans les rayons vides du Mapei posé dans les faubourgs de Sassuolo. Pourtant, sur le terrain, les hommes de De Zerbie (il n’est pas né à Zelgrade) ont rempli leur mission avec brio. Ils l’ont même dépassé. Les Neroverdi ont beau avoir l’hymne le plus éclaté de toute la botte, les adversaires n’osent pas trop se moquer. Jouer dans le stade de la Mapei n’est pas une sinécure. Il faut éviter les parpaings des attaquants et franchir le mur défensif pour marquer un but. On ne peut pas résumer nos amis d’Emilie Romagne à ces vieilles blagues de bricoleur du dimanche. Ils ont le matos les Neroverdi, et ils ont les employés. Entre Djuricic le génial milieu Serbe, Boga le virevoltant Ivoirien (qui serait trop fort au Cécifoot mais passons…), Berardi l’ailier sarde au tempérament de feu (on joue sur les caricatures à fond) et Caputo (imbattable à la belotta), Sassuolo a tout simplement terminé premiers des « autres équipes ». Et c’est une vraie performance.
Va falloir en réaliser d’autres pour affronter ce mercato dantesque (comme Edmond), Boga est sur les tablettes des plus grands clubs. Sass a refusé des offres qui frôlaient la trentaine de millions. Et ils ont bien raison les bougres. Coté arrivée, De Zerbie a choisi d’opter pour la continuité. Chiriches et Defrel sont confirmés, leurs options levées. Ça ne devrait plus beaucoup bouger avant un ou deux départs des joueurs cadres. Toutefois, nous vous conseillons de surveiller Kaan Ayhan. Le Germano Turc (ou le turco-germain, on ne veut pas d’ennui hein) arrive de Düsseldorf. Il a été supervisé par le réseau de Giovanni Rossi et il faut reconnaitre que dernièrement, ça marchait plutôt pas mal.

A bientôt pour les prochains, on se dirige doucement vers le haut du panier et l’Inter Milan…

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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