Newcastle – Arsenal (1-2) : La Gunners Academy enchaîne comme elle peut

Salut les champions du monde (et les Belges),

Cette équipe d’Arsenal a le don de particulièrement nous agacer mais aussi de nous manquer. Quand viennent ces interminables trêves, on s’emmerde. Soyons sérieux : tout le monde se contrebalance des rencontres internationales (en dehors de la Coupe du Monde, sauf les Belges). Du coup, on veut absolument que la Premier League reprenne ses droits pour pouvoir observer les onze zouaves courir dans d’infâmes maillots Puma.

Bon, après deux victoires de suite, on est reparti sur de bons rails, il fallait assurer contre Newcastle. Un adversaire assez chiant, c’est du solide, c’est du cadré, c’est du Benitez. Et c’est à l’extérieur. Ai-je besoin de vous rappeler les chiffres sur nos déplacements de la saison passée ? Non. Vous le savez aussi bien que moi. On est des chèvres quand il faut quitter Londres (plus que d’habitude je veux dire).

Il y a aussi l’intérêt de retrouver Emery et ses nouvelles idées. Le trac de se foirer, l’enthousiasme et le stress, l’attente de faire notre premier « match référence ». A chaque fois. Et bien, accrochez-vous bien… Ce ne sera toujours pas pour cette fois.

Contre les Magpies, Emery, selon la formule concernée, prend les mêmes et recommence. Même back-four, Xhaka-Guendouzi en double-pivot, Ramsey en 10, Özil sur le côté et Aubameyang/Lacazette tous les deux alignés.

L’œuvre…

C’est la galère dès l’entame. Newcastle presse fort (et bien), vient nous chercher haut et comme tous nos adversaires sent bien l’embrouille : à fond les ballons sur Cech et les centraux qui ont toujours du mal à relancer court, comme il est de coutume cette saison. Les milieux de terrain décrochent mais n’arrivent pas à être une solution tangible pour le porteur de balle. C’est plutôt stérile ; les transitions offensives ne sont pas bien gérées tandis que celles de Newcastle débouchent toujours sur une situation de but.

La première période ressemble à ce qu’on a connu depuis plusieurs mois (années ?) : un jeu de passes stéréotypé, pas assez de mouvements, de courses, de décalages… Bref, il y a du boulot. Et puis après la pause, le coach remplace Guendouzi par Torreira. Plus vif, plus incisif, l’Uruguayen fait du bien. Vient alors le coup de cul : la lourde. Celle de Xhaka. De cul… Peut-être pas, tant la frappe est belle et sèche sur un coup franc direct plein axe. Mais il fallait bien ça, un CPA, pour débloquer la situation.

Tout de suite, ça va mieux. Les offensifs combinent mieux, la confiance est retrouvée, on tente et réussit plus de choses. Özil score le second pion. Alternance d’assurance et de « flippance » maximum jusqu’à la fin du match… Dans le temps additionnel, Clark, le central des Magpies réduit l’écart. Aucun marquage. Seul à la réception d’un centre. Comme souvent…

Les articles…

Cech – 3/5 :

Ne peut rien faire sur le but puisqu’une nouvelle fois abandonné par ses bouseux de coéquipiers. Encore un peu flippant balle au pied mais à sa décharge, Mustafi lui envoie des parpaings pouraves.

Monreal – 3/5 :

Ni mauvais ni transcendant.

Sokratis – 3/5 :

Vraie performance. Intéressant dans la couverture, il a rattrapé pas mal de conneries de Mustafi. Il sort toujours comme un bœuf et semble un peu en retard 99% du temps mais il s’est bien démerdé au global.

Mustafi – 1/5 :

Dégage.

Bellerin – 3/5 :

Entente difficile avec Özil sur le côté droit. Rien de gravissime à signaler défensivement cette fois, mais il n’a rien apporté devant non plus.

Xhaka – 3/5 :

Bah il marque quoi. Et il est largement meilleur avec Torreira qui couvre ou rattrape ses errances défensives. Superbe but.

Guendouzi – 3/5 :

Je pense que le temps est venu qu’il retrouve sa place « naturelle » : sur le banc. Pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il y a meilleur que lui. Et c’est normal : il est jeune, a montré de belles choses, c’est très prometteur. Il a quand même été moins bon. Gros contraste avec Torreira. Encore une fois : c’est logique.

Aubameyang – 1/5 :

A chier de chez chier. Ca va devenir problématique. QI foot limité, on le sait, mais même sa vitesse et sa qualité de finisseur ne fonctionnent pas. La question ne va plus être de savoir comment l’associer avec Lacazette mais plutôt de savoir comment il peut revenir (ou se maintenir) dans le onze titulaire. Il va falloir rapidement régler la mire.

Ramsey – 2/5 :

Bien naze lui aussi. Il sort sur une « blessure » qui semble être liée à de la fatigue et une accumulation de matchs. Peut-être que ça peut expliquer sa performance… Après, il jouait en position très haute, derrière Lacazette et perso, j’aime pas du tout.

Özil – 3/5 :

Je suis TRES GENTIL. Moyenne mais bon, à part son but, il n’a pas été bon. Clairement : bouge-toi le cul Mesut. Emery ne va pas te laisser le champ libre des plombes.

Lacazette – 3/5 :

Il s’installe à la pointe de l’attaque et c’est tant mieux. Sa panoplie de qualités est diverse : techniquement au point, bon finisseur, bon comme pivot, altruiste etc.

Les intermittents du spectacle…

Torreira – 4/5 :

45 minutes ont (une énième fois) suffit à nous prouver que ce type doit être titulaire et un des premiers noms à cocher dans la composition d’équipe.

Mkhitaryan et Welbeck – 3/5 :

Pas de fioritures, ni d’extravagance. L’Arménien pourrait revenir rapidement dans le XI avec la méforme de Ramsey et Aubameyang (voire d’Özil). Welbeck reste Welbeck : il court tout le temps, partout, pour rien mais c’est fun.

Le temps additionnel…

Arsenal a remporté deux matchs à l’extérieur de suite pour la première fois depuis… mai 2017.

Reiss Nelson a marqué pour son premier match avec Hoffenheim. Good stuff.

L’Europa League reprend jeudi… Kiffez bien (non).

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d'années de dépression

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