La Katin Akadémie note Pologne-Russie (1-1)

Coucou. C’est toujours moi et je ne compte pas partir de si tôt.

Pour le deuxième match, on affrontait nos grands copains russes. Grands physiquement. Copains pas tellement. Les Russes en fait. Ceux qui ont mis une option sur le groupe en envoyant les chars face à la Tchécoslovaquie-sans-slovaques. Comme on a un peu foiré le match contre la Grèce, on pense ne pas avoir le droit à l’erreur. Sauf que, bienheureux que nous sommes, les Tchèques ont battu les Grecs.

Potentiellement, le groupe est un joyeux merdier et, même en cas de victoire russe, on sait d’avance qu’il s’agit de battre les Tchèques pour se qualifier. Et c’est à peu près tout.

Pour renforcer un peu le milieu de terrain, Smuda décide de remettre Dudka dans le onze de départ. Murawski remonte d’un cran, Obraniak se décale à gauche, Rybus se décale sur le banc. Le reste, ça ne change pas… Sauf Tyton aussi, à ne pas oublier, qui s’installe pour un moment à la place de Szczesny. Le gardien d’Arsenal n’aura peut-être plus l’occasion de rivaliser avec Chalkias. Ce dernier n’aura peut-être plus l’occasion non plus. Petr Cech peut viser sereinement le ballon d’or du gardien anal.

Le match aura eu le déroulement attendu : puissance russe et tentatives d’invasion vs. Solidarnosk et fierté nationale. 1-1.

Le début polonais aura été très bon, avec des incursions qui ont gêné un temps les Russes et une domination de la tête. Puis les rouges ont pris la balle vers la demie-heure et entamé leur période d’occupation. C’est à ce moment-là que Piszczek se manque, que Wasilewski fait faute, que Dzagoev place une belle tête.

Lukas tente de se rattraper avant la mi-temps en plaçant une jolie frappe. Rien de très convaincant, les gars ont besoin de souffler.

D’ailleurs, 40 secondes de deuxième mi-temps et avec une passe mieux ajustée vers Lewandowski, l’égalisation pouvait déjà être là. Il faudra attendre une sortie malicieuse du bloc polonais, alors que les Russes ne profitent pas d’un 4 contre 3. Lukas et Kuba partent à toute vitesse. Kuba élimine le défenseur et frappe de son moins-bon-pied gauche. Lucarne. Efficacité. Le leader polonais fait mettre un pied à terre aux ingérants russes.

Sur la fin, les Polonais comme les Russes n’ont plus d’énergie à donner pour faire autre chose qu’une séparation équitable. Il y a du mieux dans le jeu, dans la volonté, dans l’esprit.

Tchéquie, on arrive.

 

Les notes :

Tyton (4/5) : Le genre de coup-franc où sortir est suicidaire, où il faut prendre la décision au dernier moment et avoir un réflexe inhumain. Bref, le but, je l’excuse. Et sur le reste, il aura été énorme, notamment devant Dzagoev en fin de rencontre.

Boenisch (1/5) : Lourd au moment de centrer, des pertes de balles idiotes à vouloir partir en dribble à trente mètres de ses buts, sans inspiration offensive véritable. Quand il a des candidats sérieux en face, son rendement s’en ressent.

Piszczek (3/5) : Il aurait pu avoir plus s’il ne faisait pas une relance moisie qui entraîne la faute de Wasilewski et le but russe. Lukas reste grand sur le reste du match.

Wasilewski (2/5) : Il aurait pu avoir plus si Piszczek ne faisait pas une relance moisie qui l’oblige à faire faute. Quelques fautes, globalement il s’en sort bien mais sans respirer la confiance.

Perquis ( ?/5) : Mérite à la fois 5/5 et 1/5. Damien a fait des spéciales relances en touche, des spéciales interventions à la bourre… Et en même temps, un match virevoltant dans les airs, des tacles par derrière fous mais propres. Un état d’esprit étrange mais plaisant. « Flying Fabulous Perquis » était essentiel à cet Euro.

Dudka (3/5) : Très bon au milieu de terrain, il a colmaté à lui tout seul, permettant à Polanski de prendre la tangeante si besoin. S’il peut tenir 90 minutes contre les Tchèques, l’équipe s’en portera d’autant mieux.

Polanski (2/5) : Profitant de la présence de Dudka, Eugen a joué libéré et pourrait marqué deux buts dans le match. La première, il est hors-jeu. La deuxième, Malaafeev est Malaafeev. Il meurt pour la patrie sur la fin. J’espère que ça ira pour le prochain match.

Murawski (2/5) : Positionné un peu plus haut, il a eu du mal à s’imposer et à profiter des espaces entre les lignes. Très peu disponible pour ses partenaires.

Obraniak (2/5) : Ludo, calme-toi, bois un shot, prend ton temps, joue solidaire, ne te mets pas la pression, respire l’air polonais. Et tu verras que t’as des mecs avec toi et ils sont pas dégueus.

Kuba (4/5) : « Ferme ta bouche Nasri ! » Lui, c’est Kuba, et il va emmener son équipe en quarts.

Lewandowski (4/5) : 4 pour un Lewa qui ne marque pas ? J’assume. Pour son enchaînement contrôle-volée splendide. Pour son activité permanente. Et pour compenser le massacre qu’il a dû subir, de la part des défenseurs russes, constamment à lui taper les chevilles.

 

Les remplaçants :

Mierzejewki (73′ pour Dudka, non noté) : Entrée plutôt intéressante sur le papier, mais avec l’armée de morts devant lui, il a pas pu apporter de franche solution.

Matuszczyk (84′ pour Polanski, non noté) : Rien à noter.

Brozek (90+2’30 pour Obraniak, non noté) : Il aura rendu nostalgique quelques joueurs et fou de rage Obraniak. Bon boulot en trente secondes.

Trener Smuda : Je ne te comprends toujours pas pendant le match. Avant, rien à dire, très bien joué même la densification du milieu. Mais Brozek à la 90′ ? Rien avant la 73′ et surtout aucun mouvement alors que seul Lewa restait à se battre dans le dernier quart d’heure ? Explique-moi, Smuda.

 

Bonus « M6Replay », Larqué versus Balbir :

: Une grosse grosse pas très longue mais très profonde.

B : Il est toujours là pour tendre la jambe, les genoux, la tête…

L : C’est le Thierry Omeyer du football russe !

B : Est-ce que la Russie peut être la Grèce de 2004 ?

L sur un ton de slammeur : Dans les petits espaces, entre le contrôle et la passe, il y a quelques dizièmes de seconde.

: Exactement les mêmes changements [russes] que contre la Grèce.

: Les Russes sont moins conquérants.

: L’interposition de Tyton.

L : Ils aiment ça les Russes… SAUTER sur la proie.

L : On obéit, quand on est russe.

Victoire par KO de Jean-Michel.

 

Vodkament,

Manu Oliobsédé.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

2 commentaires

  1. bonjour!

    Un petit oubli dans le M6 Replay:
    JML: Il a pris le gardien pour un poteau téléphonique…

  2. Oh tiens, j’ai loupé celle-là ? Elle est formidable. Merci de la contribution, 20 100.

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