La Soviet Akadémie note Russie-Pologne (1-1)

Dim Dimsk était dans un état léthargique avec les anars et les punks lorsque son téléphone sonna. « Bonjour Dim, ici Editeur bel homme. Une pinte si tu suis tes cousins russes durant l’Euro ». L’alcoolo ne chasse pas le naturel et revient au goulot. Pologne – Russie, ça pue l’histoire. Et l’histoire se répète toujours, au grand dam des deux formations.

Pour commencer, les Russes, surpris, se mettent à reculer et perdent du terrain, montrent quelques signes de faiblesses, donnent l’impression d’être un adversaire quelconque. Ça chauffe devant leur but et malgré les miradors Ignashevitch et Berezutski, les Polonais parviennent à faire parler la poudre devant les cages de Malafeev, qui fait plutôt bien les choses. Ça chauffe dans la surface et le gardien sort un arrêt réflexe du pied et un plongeon pour la propagande pour maintenir son équipe à flot. Puis ça se refroidit devant le but, l’hiver arrive, l’adversaire se relâche, et les Russes reprennent tous les territoires perdus et même un peu plus en ouvrant le score par Dzagoev sur un coup-franc parfaitement tiré par Arshavine.

On aurait pu en rester là, mais le Polonais n’aime pas qu’on lui dicte la loi, de surcroit à la maison. Alors il réunit ses compatriotes, forme une équipe soudée, solide et solidaire, et entre en résistance. Ainsi, de façon esthétique, les Polonais reviennent au score sur une action limpide et collective telle une réponse aux Grosses Têtes, qui s’achève par une frappe splendide de Blaszykowski, qui laisse Malafeev impuissant. Malgré quelques belles tentatives de part et d’autre, le score n’évoluera pas et les deux pays se quittent sur un match nul 1-1.

Malafeev/4 : Ne peut rien faire sur le but encaissée, a arrêté tout le reste.

Anyukov/2 : A joué très haut. Peut-être un peu trop, tant il avait de la peine à redescendre. Son apport offensif aurait été plus visible, si ces centres avaient été plus précis.

Zhirkov/3 : A joué très haut. Peut se le permettre puisqu’il a trois poumons. Ça manque tout de même de rigueur en défense. C’est d’ailleurs lui qui laisse filer Blasz sur l’égalisation polonaise.

Berezutski et Ignashevitch/3 : Ils sont lents et sont au courant. Alors pour ne pas avoir à courir après l’adversaire, ils font en sorte qu’il soit hors-jeu. Ça a souvent marché. Lorsque l’adversaire n’est pas dans le dos, il va maintenant falloir penser à intervenir pour que le gardien ne se fasse pas fusiller.

Denisov/4 : On a l’impression qu’il ne fait rien et pourtant il est partout. Un peu comme Dieu en fait.

Zirianov/2 : N’a pas beaucoup couru. N’a donc pas récupéré beaucoup de ballons. N’a donc pas fait ce que l’on attendait de lui.

Shirokov/1 : Le garçon qui aurait dû faire plus mais qui avait un peu la flemme. Dommage.

Dzagoev/4 : Parce qu’il est hype et qu’il a marqué. Accessoirement parce qu’il est disponible, vif, techniquement très bon et qu’il joue toujours dans la bonne direction. C’était parfois brouillon ? Oui, mais c’est une note d’encouragement.

Arshavine/4 : Si la politique était comme ses pieds, nous n’aurions plus de problème. Du gauche, du droit, les passes sont arrivées là où il faillait, quand il le fallait. Ses coups de pied arrêtés se dégustent comme un bon caviar.

Kerzhakov/5 : Pour le travail accompli. A constamment offert des solutions à Dzagoev et Arshavine. Ne manque plus que la réussite. Dim Dimsk est un poète, il se fout du rendement.

 

Dim Dimsk.

Le comité

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