Rattrapage : Bordeaux-Rennes (1-0), les notes de la Breizhou Académie

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Roazh Takouer aime prendre son temps

 

La Breizhou reprend la saison comme elle a terminé la précédente avec un max de retard, et ce sans autre réelle raison que le temps est bien joli et que ce serait dommage de pas en profiter. Ah oui, et puis il y a aussi une autre raison. Ce serait quand même dommage de rédiger une acad’ à jeun, puis une fois que la bouteille est finie, c’est difficile de taper à la machine.

Et ce serait d’autant plus dommage qu’il s’agissait en face des Girondins. A ce niveau-là, c’était une obligation même d’écrire avec un coup dans le nez. Il n’est d’ailleurs même pas question uniquement des Girondins de Bordeaux, mais également de Claude Pèze, star parmi les académiciens d’horsjeu.net, jalousé par certains, adulé par d’autres, chef de file du mouvement des académies longues voire van bommouliennes, et fondateur de la secte des adorateurs de Cédric Carasso et des pépitos.

Roazh Takouer a plutôt tendance à s’en foutre. Déjà parce qu’il est polythéiste et ensuite parce que manger, c’est tricher. Il est plutôt en bons termes avec son collègue bordelais, mais en même temps il n’est en mauvais termes avec aucun académicien. Même avec Coco Sududeau le Nantais, les rapports sont plutôt bons.

Retenons tout de même que Claude Pèze fait partie de ces membres qui ont le bon goût de picoler (comme tous en fait), et de ceux qui ont tendance à raconter leurs vies ici-même. Ceci se traduit par une utilisation intempestive du « je » et par l’introduction de personnage qui n’ont rien à voir avec le football, comme sa dame, mais pas Hussein.

Et si moi aussi je peux mettre du je à tout va, c’est pas très utile de parler de ma druidesse ici-même, déjà parce qu’elle a autre chose à foutre de sa vie que de me servir des cocktails pendant que je regarde Rennes jouer, et ensuite parce qu’elle va me larguer dans pas longtemps.

Par contre mon labrador, Pieryvandré, n’aurait absolument rien d’autre à foutre. Mais comme il n’est pas très partageur, et qu’il se fait vieux, je préfère le laisser dormir sur sa couverture à côté du minibar, le laissant remuer la queue en rythme lorsque je m’en sers un petit.

 

Konpozision

En attaque, Mevlut, avec un u comme dans « hulahup barbatruc » est titulaire.

Nos deux recrues estivales sont titularisés en soutien. Pitroipa complète le trio.

A la récupération, M’Vila n’étant toujours pas parti, et Pajot n’ayant plus de concurrents sérieux sont alignés.

En défense, Apam reprend son brassard de Captain de l’infirmerie. C’est donc John chien fou Boye qui occupe l’axe droit.

 

Ar Matc’h

Le match étant aussi terne qu’un Bordeaux-Rennes de ces dernières années, je n’ai pas pris la peine de le revoir. J’avais vraiment autre chose à foutre. Par exemple essayer d’apprendre à Pieryvandré comment réussir un contrôle. Et vu qu’il s’intéresse autant au ballon que je m’intéresse moi aux trucs qu’il renifle, ça prend du temps. Tellement que j’ai fini par laisser tomber cette idée, comme une femme libérée.

Le match commence à peu près aussi timidement qu’une jeune pucelle pas bien belle perdue au cap d’Agde. Pour tout dire, c’est Ben Khalfallah qui anime le plus ce début de rencontre. Sacrée arme secrète trouvée par Francis Gillot. Totonetti aurait pu rétorquer par un Razak Boukari, mais on tente de refourguer le joueur en Angletererre. Rennes réussit tout de même à se procurer une occaz par la tête de Diallo qui passe à à peine un m. du poteau de Carasso. Apparemment, même Tony Chapron se fait chier, et il décide du coup de donner un pénalty aux locaux alors que John Boye avait réalisé son tacle le plus propre depuis plus de 3 ans. Par je ne sais quel mystère, les Bordelais confient la tâche au jeune Henri Saivet qui tire un pénalty mou du gland à mi-hauteur que Billy Costil détourne sans problème. Je crie ma race et perturbe Pieryvandré dans sa sieste, mais le chien n’est point rancunier, et se rendort paisiblement.

Fin du premier quart temps, ces cons de sportifs vont se désaltérer avec de l’eau, les ignares, alors que j’ai un pack tout frais au frigo.

Le match reprend, et Rennes joue un peu plus haut pendant au moins 5 minutes, récupérant des ballons mal dégagés par le bloc bordelais mais sans se montrer dangereux. Si ce n’est sur une frappe de Pajot qui aurait pu profiter du fait que Carasso avait le soleil dans les yeux pour tromper sa vigilance, mais que nenni, le grand amour de Claude Pèze détourne en corner.

Retour sinon à la normale, Bordeaux domine stérilement, utilisant le terrain dans toute sa largeur, alors que côté e rennais, on se montre incapable de lancer un contre.

C’est la pause du milieu de match. Pas de pom-pom girls pour autant, histoire de se détendre un peu le slibbard. Je délaisse l’écran pour aller me couper quelques rondelles de saucisson, en bon académicien horsjeu.net, j’aime ce qui a trait aux rondelles.

Aucun changement dans les onzes de départ, mais changement de configuration, ce sont cette fois-ci les Bretons qui tiennent mieux le ballon, sans parvenir toutefois à inquiéter grandement Carasso. Les Girondins ont toutes les peines du monde à s’approcher de la zone fatidique, ce qui n’a rien à voir avec Van Bommoul contrairement à ce que cet adjectif laisse supposer aux anglophones.

Fin du troisième quart temps, nouvelle pause glouglou pour les acteurs du match. Boire de l’eau à Bordeaux, c’est joli pour la rime, mais c’est quand même salaud. Signé Victor Hugo Montano.

Moins de 10 minutes après la reprise des quasi-hostilités, le projet de hold-up qui germait dans mon esprit après l’arrêt du péno par Billy ze Costil est fortement contrarié par Ludovic Obraniak qui profite d’un corner doublement mal-dégagé par la défense rennaise, puisque doublement récupéré par l’attaque bordelaise, soit doublement contré par les Rennais, pour placer son plat du pied sécurité hors de portée des gants de Billy. C’est l’ouverture du score et les prémisses d’une deuxième défaite consécutive, ce qui n’est pas censé arriver à une grande équipe.

« Kerzut de crotte »  m’entend pester Pieryvandré qui part prolonger sa sieste pré-dîner dans la cuisine, perturbé par mes insultes envers les dieux du football.

Mais en bons guerriers celto-africains sound system, les Rouges et Noirs refusent d’abdiquer. Totorugo Montano vient déranger par deux fois la séance bronzette de Pépito Carasso, Son pétard lointain est détourné en corner, sa frappe dans la surface, côté droit, finit en 6m.

Pas besoin d’être devin pour voir que ça pue autant la défaite qu’un match de poules Europa league à l’extérieur. Marmonnant de nouvelles insultes dans ma barbe, je reprends soudainement espoir en voyant le petit ballon d’amour de Julien Féret d’amour atterrir d’amour dans les pieds d’amour de Jean-Mamelle, reconverti 2e attaquant de pointe pour l’occaz. Malencontreusement son plat du pied sécurité est détourné par Carasso, le vrai, là où son frère ne l’aurait probablement qu’effleurer. D’ailleurs quelqu’un a des nouvelles de notre ex 1bis devenu 3e gardien ter ?

Tony Chapron siffle la fin du match. Sans surprise, le SRFC s’incline en terres girondines, pour sa 2e défaite d’affilée, sa 5e en comptant les matches de préparation. Pourtant, d’après les estimations de Totonetti il y a deux ans, c’était cette année qu’on était censé jouer le titre. Le Corse a depuis mis de la Plancoët dans son chouchen, puisqu’avant le match il avait reconnu que Rennes était passé au bas du chapeau 2, alors que ses adversaires du soir se situaient dans le chapeau 1.

 

Les gars en lose et noir.

Costil 4/5 : Cré Bondiou, arrêter un péno, puis survivre ensuite aux félicitations viriles de Jean-Mamelle, pour se faire finalement canarder par un Polak à un quart d’heure de la fin.. à quoi ça sert que le gars Billy ; i’se décarcasse ?

Danzé 3/5 : Couloir bien tenu, apport offensif limité, centre au 3e poteau… Les matches se suivent et se ressemblent pour la Danz’, le latéral droit plus fiable qu’une capote. A 26 ans, il commence déjà à ressembler à un vieux briscard, maîtrisant les tentatives de percées de jeunes puceaux tels que Lacazette ou Saivet, bien que leur laissant réussir un joli dribble une fois dans la rencontre pour leur futur best of youtube.

Boye 2/5 : Ce gars est définitivement cinglé. Sanctionné d’un carton jaune après son plus joli et son plus propre tacle du match, il a dû penser que le problème était justement qu’il avait cette fois-ci touché le ballon avant de toucher le joueur, et a donc multiplié les interventions très limites en 2e mi-temps.

Kana-Biyik 3/5 : Il a d’abord fait comprendre à Yoann Gouffran que c’était un gringalet et qu’il n’allait pas passer de son côté. Ensuite, il a essayé de faire comprendre à Diabaté qu’il était stupide et qu’il n’aura aucun mal à le prendre au piège du horsjeu.net. Puis finalement, Cédric Carasso lui a fait comprendre que ses montées flamboyantes resteront encore stériles cette année.

KTC 3/5 : A dû être sacrément surpris de voir Ben Khalfallah retrouver son football, mais après 15 minutes pas évidentes, il a pris la mesure de son adversaire et a barricadé son couloir. On l’a vu réussir un très joli centre, magnifiquement contrôlé par Totorugo. On s’est demandé du coup ce que Soizig avait mis comme champignons dans la galette forestière de ce midi.

Pajot 2/5 : Match moyen. Très moyen. Tettey aurait pu faire le même. D’ailleurs, quand j’aurais un labrador noir, je l’appellerai Alextété. Sauf s’il est agressif et un peu con, je l’appellerai plutôt Johny-boy.

M’Vila 3/5 : Si tu restes, j’annule tout. Puis qu’est-ce que tu vas te faire chier à Arsenal ? Tant qu’à rien gagner, autant rester à Rennes. Au moins ici, personne ne t’empêchera de sortir et de taper quelques cuites avec tes potes.

Pitroipa 1/5 : Nul, nul et archi nul. Pas un dribble de réussi, des contrôles montanesques, des appels dignes de Cyrille Pouget, et des frappes qui mixent le sens de la précision de Bakayoko à la puissance d’Alphonse, l’attaquant brestois. Et pendant ce temps-là, Ben Khalfallah fait un bon match. Faille spatio-temporelle sûrement

Diallo 3/5 : Pas de quoi crier au génie, mais des qualités indéniables de conservation du ballon et de temporisation qui ne peuvent pas faire de mal avec les éjaculateurs offensifs précoces qui l’entourent.

Alessandrini 2/5 : Ouais ben, si l’intérêt c’était d’avoir un gaucher devant, j’aurais préféré qu’on récupère Gaël Danic, parce que bizarrement, l’ex-Clermontois a attendu de passer côté droit pour aligner deux touches de balle. Si l’intérêt, c’était de récupérer un créteux, j’aurais préféré qu’on rachète Abdul Camara. Non, je déconne.

Erding 1/5 : Je ne sais pas si c’est l’air de la saucisse qui joue, mais j’ai l’impression, sans avoir encore vérifié qu’il ne fait de bons matches qu’à domicile ou presque. Plus transparent que la culotte de Mallaury Nataf. Inexistant donc.

 

Les entrées en jeu

Montano 3/5 : Devenu notre super-sub, aussi décisif que les titulaires en place, c’est-à-dire pas du tout. Mais mérite tout de même la moyenne + pour son pétard et pour avoir réussi un contrôle parfaitement, ce qui est assez rare pour être souligné.

Féret 3/5 : Est rentré pour faire une passe décisive. Mais Carasso a arrêté le but de Jean-Mamelle. Sinon, il a la classe. Plus que n’importe lequel des 22 acteurs titulaires sur le terrain. Mais bon ; Plasil était absent…

Sané 3/5 : Aucun  lien. Fils unique. Il a montré du potentiel. A revoir. Même si son nom laisse présager le pire niveau jeux de mots foireux, genre « sané qu’un au-revoir », ou « sané que le début M. Vincent ».

 

Les autres apparitions

Les commentateurs BeInsport 3/5 : Mérite la moyenne +, déjà parce que ça fait beaucoup de biens de ne plus entendre le dépressif Jannol ou le dyslexique à l’oral Rouyer.

Tony Chapron 2/5 :Mérite la moyenne – parce qu’il a quand même avoué s’être trompé. Ce que ne fait par exemple jamais Pierre Ménes qui bave sur eux chaque semaine.

Pieryvandré 2/5 : Cool, je le tiens presque mon personnage récurrent, meilleur ami du druide footballistique bientôt célibataire.

 

La non-apparition

 Jean II Makoun : Là voilà notre super recrue de ce mercato, celle qui va nous aider à franchir la marche, à titiller les roupettes des équipes du chapeau I, à transmettre un peu de hargne et de rage de vaincre. Jean II Makoun. Oui. Bon, ça a l’air un peu ridicule comme ça, mais faudrait voir à pas oublier que c’est son but qui a permis à l’OL d’éliminer le Real. Mais on parle là d’une époque que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître.

2 réflexions sur “Rattrapage : Bordeaux-Rennes (1-0), les notes de la Breizhou Académie

  1. Le retour du patron !
    Et on se moque pas d’Alphonse, carrière terminée (si tant est qu’elle avait débutée..)

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