Juventus – Genoa (2-0). La Bianconero Académie revient encore, et encore.

Salut les zèbres,

 

Les aléas de la technologie m’ont une fois de plus tenu éloigné des terrains pendant quelques temps. Et c’est terrible comme sentiment de ne pas pouvoir académiser alors qu’on en a envie. L’académisation, ça grandit en nous, ça se vit à fleur de peau. C’est parfois sanguinolent, rarement grandiloquent, plutôt grand-guignolesque. En fait la Bianconero Académie, c’est une sorte d’hémorroïde externe que j’aime bien parce qu’elle ressemble vaguement à mon meilleur ami.

 

La Bianconero Académie, une allégorie. Et estimez-vous heureux, j’ai mis la moins dégueulasse des images.

Mon ordinateur étant réparé, et le vague intérêt que vous éprouvez pour ladite académie étant en train de fondre comme un glaçon dans un Ricard au mois d’août, voici sans transition ou presque le compte-rendu du match que vous n’avez sûrement pas vu.

 

LA COMPO DE MAX

Coppa oblige, on fait jouer les coiffeurs des peintres. Ou presque. Faut dire que ça a quand même plus de gueule que pas mal d’équipes. Content de voir mon Fredo Bernard titulaire, en espérant qu’il instille le doute dans la tête de Max quant à sa hiérarchie offensive.

 

 

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE

Plus vieille équipe de la Botte, riche de succès au tout début du siècle dernier (et grosso-modo jusqu’aux années 40), le Genoa en chie sa race depuis un moment. Il a même été relégué administrativement de Serie B en Serie C1 pour une histoire de fraude en 2005, une histoire somme toute familière pour nous autres bianconeri. Mais ce serait une grave erreur de le sous-estimer. Coppa ou pas. On peut être une grande équipe sans être un grand club (demandez au PSG). L’inverse est également vrai (demandez au Milan). Et puis ils ont signé le magnifique homme de miel, j’ai nommé Giuseppe Rossi. Qui nous avait fait ça un soir de 2013 :

 

 

LA PARTITA

On va pas se mentir, les matches de Coppa sur Eurosport  un mercredi soir ça fait chier. Attention j’aime ma Juve, mais bon la vie fait que parfois on a d’autres choses à faire que regarder des matches et écrire des académies, et peu importe si on y prend du plaisir. Quoi ? Vous en avez rien à branler ? Bon ça va.

La partita s’est vraisemblablement déroulée comme on l’espérait. Ah oui, j’ai pas vu le match. Petit détail technique qui n’émouvra que les pinailleurs du ballon rond. Donc d’après les résumés textes et autres coquetteries du web, on met le pied sur le ballon, on essaie d’étirer le bloc genovese avec nos latéraux et nos ailiers, et ça marche pas. Donc on patiente (et on met quelques taquets au passage). Fredo Bernard lui en a plein le cul de buter sur une défense plus regroupée qu’un sphincter de puceau au Fucking Blue Boy (FBB pour plus de commodité) un soir de Gay Pride, alors il redouble d’ardeur et offre une balle de but à Douglas Costa. Sans succès. Mais il continuera tout du long et nous offrira une fois de plus une performance de patron. On en veut toujours plus avec Bernardeschi bordel. La fin de la première période aura vu Marchisio être aussi chaud que le Bear de 120kg tout de cuir et de poil vêtu qui s’est entiché d’un jeune puceau au FBB, et c’est lui qui sera à l’origine du but de Dybala peu avant la pause. (1-0, 42e).

La deuxième période a semble-t-il été plutôt peu intéressante, mais encore une fois qu’est-ce que j’en sais ? Bernard a allumé encore quelques mèches avant de laisser sa place à Blaisou pour les cinq dernières minutes. Douglas Costa, que j’ai pas trop vu (putain mais faites-moi taire, par pitié) a laissé sa place à Higuain qui a marqué sur sa première frappe après un service de Dybala (2-0, 76e). La VAR a encore fait son taf’, c’est à dire faire chier le monde. Mais putain vous vous rendez compte que les joueurs continuent de contester systématiquement les décisions ? C’est passé dans l’ADN du  joueur de football de contester. Je dis pas que c’est bien, je le constate c’est tout. Et vous croyez vraiment qu’une vidéo de l’action va changer ça ? Nous devant notre télé de la bière et du pif à ras la gueule on est déjà sur de la mauvaise foi de compétition. Si la décision est contre notre équipe c’est pas la bonne, c’est tout. Alors les acteurs même d’un match de foot, vous imaginez qu’ils vont accepter une décision simplement parce qu’un mec a revu la vidéo ? Il suffit de dire que ledit arbitre vidéo est un santonzitouni, un pédé, un communiste, un animal préhistorique partouzeur de droite, et le tour est joué. La liguain va bien se marrer l’année prochaine, entre ça et un GLT qui pue du cul…

Bref, on passe en 1/4 de finale pour un Derby della Molle et ce dès le 3 janvier.

 

LES NOTES

Vraiment ? Je veux bien être un imposteur à la petite semaine, mais faut pas déconner comme disait ROHFF.

Faites travailler votre imagination, ou allez voir les notes dans des journaux ou des sur des sites dont les experts risquent à tout moment la sodomisation éclair de masse par Guy Môquet, le stagiaire au teint cireux de Horsjeu . On notera tout de même un très bon BERNADESCHI et un DYBALA de nouveau décisif.

Samedi, c’est la Roma qui vient à Turin, on verra bien si leur tension sphinctérienne et différente de celle des genovese. Mais pas d’inquiétude, on a du poppers.

 

Fino alla Fine. Forza Juve.

Un baccio nel culo.

 

 

 

Roberto Bettégras

Gérontophile en noir et blanc pour Hors-Jeu. Alter ego bedonnant et bas du plafond d'un célèbre attaquant de la Juve

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