Arsenal – Chelsea (2-0) : la Gunners Academy respire

Fallait pas nous prendre Cesc et Olivier

Salut vous tous,

On vous avait laissé au bord de la déprime avec les deux dernières Acad contre Liverpool et West Ham. Ces deux dernières performances honteuses, conjuguées à un zbeul interne en train de prendre des proportions bibliques (on y reviendra) avaient de quoi faire de nous des accrocs aux psychotropes. Avant que nos pharmaciens respectifs ne nous rappellent qu’en tant que Gooners, nous n’y avons pas droit, étant tombés dans la fluoxétrine quand nous étions petits.

Notre spleen avançant donc à environ 22,5 noeuds dans une région remplie d’icebergs (Chelsea, les deux Manchester et la Coupe d’Europe dans les semaines à venir), nous étions nombreux à craindre une séance collective de fouetté au gympie gympie (pour les novices, cette plante vient tout droit de ce charmant pays qu’on appelle l’Australie, ça vous donne une idée de sa douceur). Tout en espérant quand même qu’Unai allait trouver le moyen de secouer notre effectif.


ZE GAME :


Autant ces dernières semaines, certaines compositions de notre Basque gominé avaient tendance à nous faire hurler, autant cette fois, on sent qu’Emery a décidé de sortir l’artillerie lourde avec ce 4-4-2 en losange destiné à mettre Aubacazette et Ramsey dans les meilleures dispositions. 

Cette bonne impression sur le papier se confirme dès les premières minutes, qui voient Arsenal sauter à la gorge de son riche voisin à la manière de Jeanlin sur un soldat dans Germinal. Jorginho notamment, identifié comme la rampe de lancement des attaques des Blues, est étouffé par les courses incessantes de Ramsey dans sa zone.

L’allant ainsi montré par nos joueurs leur permet de se mettre rapidement en évidence. Une jolie combinaison sur le côté droit permet à Lacazette de centrer pour Aubameyang, seul aux six-mètres, lequel nous sort toutefois sa carte spéciale « raté incroyable » qu’il semble contractuellement tenu d’utiliser au moins une fois par match. 

Notre autre attaquant décide alors lui aussi de jouer son coup spécial, plus connu sous le nom de « but dans un grand match ». Sur un corner joué à deux, Bellerin centre un peu fort pour Lacazette, au milieu de deux Blues. Le Français réussit une merveille de contrôle, résiste à un premier contact (sur lequel 90% des attaquants auraient plongé), avant de trouver la lucarne de Kepa (1-0, 14e).

Le match bascule dans le n’importe quoi le plus complet pendant plusieurs minutes, chaque équipe ayant à tour de rôle l’occasion de marquer, mais préférant viser les tribunes ou les gardiens adverses. Arsenal semble cependant supérieur, de par son pressing haut qui empêche Chelsea de construire. Nos Gunners se voient récompensés de leurs efforts peu avant la pause, quand un centre en retrait de Kolasinac trouve Sokratis, dont la reprise ratée se transforme en passe décisive pour Koscielny, qui marque de l’épaule pour le plus grand bonheur de tous les amoureux d’Arsenal. Et de Spooner, à n’en pas douter (2-0, 39e).

Ain’t nobody…

La seconde mi-temps sera moins fertile en occasions, Arsenal se contentant d’attendre les Blues, lesquels auront parfaitement illustré le concept de possession stérile. On notera tout de même que lors de nos rares incursions, il a suffi d’une petite combinaison pour que notre arrière latéral se trouve en possession du ballon dans la surface. Mais ni Kolasinac ni Bellerin ne réussiront à amener le but du K-O. Ne boudons toutefois pas notre plaisir : une victoire, sans concéder de but qui plus est, contre un membre du Big Four, ça ne nous arrive pas si souvent que ça. 


ZE BÂCHES :


Leno (2+/5) : Finalement peu sollicité, même si mon fessier a quand même joué plusieurs fois des castagnettes sur certains coups de pieds arrêtés des Blues, la faute à ses sorties szczesnyennes.

Bellerin (3+/5) : Parti pour signer son retour, à grands coups de montées tranchantes et finalement parti tout court. Pour plusieurs mois. Bon rétablissement, mon Kylo. Remplacé par Elneny (non noté), rentré seulement pour verrouiller le milieu de terrain. 

Sokratis (4/5) : Vous vous souvenez quand je vous disais qu’à côté du Patron, il pouvait faire un défenseur central très correct ? Il a fait boire la ciguë au meilleur attaquant belge de l’histoire de l’Univers pendant tout le match. Et ceci n’a pas de prix.

Koscielny (5+/5) : On sentait un léger mieux depuis quelques temps, et cette fois, on a retrouvé le grand Bosscielny. Irréprochable dans la relance, toujours parfaitement placé et auteur d’un but improbable pour faire le break. Élu homme du match, sans contestation aucune (à part peut-être une venue de Belgique).

Kolasinac (2+/5) : J’ai l’impression d’écrire toujours la même chose avec lui : bla-bla, devant c’était bien, par contre derrière ouhlala. Et le tout, sans jamais verser dans la suggestion anale, alors que ce serait sacrément tentant. 

Torreira (3+/5) : Moins en vue que la dernière fois qu’on a accueilli un club de Londres à l’Emirates, Lucas s’est toutefois à nouveau avéré indispensable pour verrouiller le milieu de terrain, avec en prime une volonté de toujours jouer vers l’avant ô combien appréciable.

Xhaka (3+/5) : Comme d’habitude, quand derrière lui ça tient la baraque, le distributeur de bisous tourne à plein régime. Son jeu long est toujours aussi délicieux et ce rôle de rampe de lancement lui va à merveille.

Guendouzi (3+/5) : Vous êtes vraiment certains qu’il n’a qu’une vingtaine d’années ? Parce que depuis le début de la saison, il régale et lui aussi brille par son jeu vers l’avant. La bonne pioche complète.

Ramsey (3+/5) : Il paraît que depuis samedi soir, Jorginho a peur de voir débouler Aaron à chaque fois qu’il tourne la tête, tant il a payé de sa personne au pressing. Dommage que ses appels tranchants n’aient pas été vus systématiquement par ses coéquipiers, car il y avait de quoi alourdir l’addition. Remplacé par un Maitland-Niles plutôt intéressant, mais non noté quand même. On aura le temps de se rattraper d’ici la fin de la saison.

Aubameyang (2/5) : Beaucoup moins en vue que ses compères de devant, même si son implication défensive était encore une fois très appréciable. Par contre, il a encore croqué une ou deux grosses occasions et à ce niveau, ça commence à faire grincer des dents.

Lacazette (4+/5) : Un but de patron, une excellente participation au jeu, des décrochages bien sentis et… Unai qui le sort à l’heure de jeu, au grand désespoir du stade. Remplacé donc par Iwobi (non noté) qui n’a pas ménagé ses efforts, sans toutefois se mettre particulièrement en évidence. 


IF NOTE :


  • Une ovation pour Olivier lors de son entrée et des sifflets pour faire savoir à Emery que faire sortir Lacazette est un scandale, des applaudissements nourris pour Koscielny : y’aurait-il quelque chose à sauver chez ce public, finalement ?
  • Chelsea aura donc terminé la rencontre avec plus de 60% de possession. On attend l’analyse d’Eden Hazard sur cette rencontre.
  • Bon, au départ, j’avais dans l’idée de vous faire un résumé du bordel interne au club. Mais entre la situation d’Özil, que le club souhaiterait vendre, le départ soudain de Sven Boris Becker Mislintat et autres joyeusetés, j’ai eu peu de faire un ulcère.
  • Enfin, petite pensée pour les copains nantais vu qu’à l’heure où j’écris, on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à l’avion qui transportait Emiliano Sala. BA sur vous les gars.

Pour finir sur une note joyeuse, vous retrouverez les aventures de la Gunners Academy dès la semaine prochaine, avec un petit choc en Cup contre le Mal.

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

10 commentaires

  1. Mais est-ce Lacazette a déjà fait 90min avec Emery? Comment tu peux sortir à l’heure de jeu un joueur qui fait une telle prestation. Comment tu peux être autant mauvais dans la gestion de tes joueurs. Le gars réussissait tout. A sa sorti j’ai eu la sensation que le match avait perdu tout son interêt.

    Merci pour l’acad

  2. Vous êtes beau Johny, et ici au moins Gromerdier ne viendra pas poster son désormais légendaire phoque pour m’embêter. Par contre ne dites pas de mal du plus grand gardien polonais de l’histoire de la Juventus s’il vous plaît.

  3. « Zbeul ».
    S’il y a bien un mot que je ne vous imaginait pas prononcer un jour, il s’agissait de « zbeul ».
    C’est fou là vie.

  4. J’ai du rater un épisode à l’époque, et je n’ai jamais compris depuis : ça vient d’où « ze bâches » ?

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