Leeds – Wolverhampton (0 – 1): la Hipster Académie fait dans l’animalier

Chienne de vie, va….

Eh bien, cette fois, au bout du match, et du plaisir de voir l’équipe jouer, il y a défaite contre une équipe qui a plus essayé de nous empêcher de jouer qu’autre chose. Au-delà du score, ils y sont vaguement parvenus. Mais il faut savoir être philosophe. Savoir s’emplir de la sagesse des anciens. Réciter des fables sur l’humilité. Laquelle ? Le Lion et le rat, d’accord.

Un renard …

euh… Non, nous ne savons plus le Lion et le Rat. Le Loup et le Paon, alors ?

Le loup et le paon

Un loup prénommé Adama
Revient sur la terre, à l’automne,
Où l’an dernier on l’acclama
Souvenir qui encore l’étonne.
Quand il passait dans un hameau
Douce pensée ! – les badauds de tous âges
Avaient vanté ses muscles, son pelage,
Tout chez lui en un mot.
Mais voilà que sur ce qu’il tient pour son arpent
Il aperçoit déjà, importun camarade
Un volatile, un paon
Déjà à la parade.
Le carnivore en est fortement contrarié.
Les gens émerveillés des plumes chatoyantes
Ont voulu vers l’oiseau leur attention dévier
Tentés par l’éclat de l’animation brillante.
Après un premier tour d’observation
Le loup déclenche son attaque
Et après une courte traque
Il mord le paon avec passion.
Le loup découvre avec stupeur
Malgré son assouvie vengeance
Que les gens, pour le paon en pleurs,
Ne changent pas leur allégeance
– Toute neuve qu’elle fut –
Et dans un immense raffut
La foule sur le loup se rue
La bête ne sera plus vue.


L’avis d’honnêtes gens fait valoir par moments
La manière d’agir plus que le dénouement.

>>>>>#####Le Match#####<<<<<

Si la dernière fois, les derniers effets du Dildo de Cléopatre avait encore eu quelque bénéfice sur notre adversaire au moment d’entamer le match, cette fois-ci, les Paons albinos ont donné la leçon aux Loups que falam português pendant vingt minutes. Ils sembleraient que ces gens avaient vaguement l’intention de nous presser. On peut dire que cette manie leur est vite passée.

Le pressing des joueurs de Wolverampton, s’essayant dans un exercice dans lequel nos Peacocks sont flamboyants

Ce fut un festival, en particulier sur notre coté gauche, qui montrait comment attaquer proprement depuis l’arrière et en trouvant des hommes toujours libres et en mouvement derrière leurs lignes avancées.

Tout d’abord, en faisant tourner le ballon derrière, du gardien aux deux latéraux, de temps en temps aidés par un décrochage de Phillips, le temps de trouver un peu d’espace. Une fois dans un fauteuil, Koch et Latérayling envoyaient pour Rodrigo souvent, d’une façon assez perforantes pour les lignes adverses.

Non, non, non, on vous assure, les Wolves ne se sont pas assommés avec leur propre râteau, c’est bien à grands coups de mandoline dans la tête que nous (debout sur l’image) leur avons défouraillé leur pressing.

Le jeu dos au but de notre espagnol à la coiffure de Belette (il ne veut pas faire d’effort pour s’intégrer et opter pour un catogan ?) lance Latérayling ou Costa qui courent comme des petits lapins, l’un le long de la ligne, l’autre plein fer dans le demi-espace et face au jeu.

En ce début de match, les Wolves ont bien vu l’arrière train de nos joueurs, et n’ont pas eu l’air d’y prendre trop de plaisir, comme un symbole de blague que tu n’as même plus besoin d’écrire pour que tout le monde te comprenne sur Hors-Jeu.net (mâtin, quel site !). En tout cas, voir leur têtes de bites poursuivre nos culs, c’est la même vanne, mais plus compatible cahiers du foot

Les problèmes sont un peu arrivés pour Leeds à ce moment là : ce bon vieux Bammie n’est pas passé devant ses défenseurs, quelques touches de balles ont été précipitées, envoyant des frappes un peu au petit bonheur la chance alors que probablement, Levandowski dans la même situation aurait été dans des situations où son modèle d’expected goals donnait à chaque frappe des valeurs légèrement supérieures à 1. Pendant ce temps on a même réussi à les asphyxier suffisamment pour avoir des occasions sur second ballon après des corners.

Par la suite, on a bien vu les Wolves arrêter ne serait-ce que d’avoir un semblant d’activité défensive avant la médiane. Mais la densité de joueurs nous empêche de trouver les passes intérieures sur le relais des ailiers ou des latéraux, Klich et Rodrigo sont moins souvent touchés, et les appels de Bamford entre le central gauche et son latéral arrivent à créer un petit espace, mais dont nous peinons à profiter.

Bien emmailloté dans le filet tendu par les portugais, nous (sous l’apparence du lion) avons du mal à trouver de l’espace pour nous retourner et nous ébattre sur le pré comme nous aimons tant le faire

Et puis bon, de temps en temps les mecs d’en face s’enhardissent, en trouvant un espace à exploiter sur une de nos pertes de balles. Enfin, je suppose que c’est ce genre de situation qui a amené cette parade pure réflexe de Meslier juste avant la mi-temps

Meslier absolument intraitable avec les attaquants adverses, les repoussant sans ménagement

La seconde mi-temps a donné l’occasion de revoir le France Portugal de sinistre mémoire. N’insistez pas Mr Homerc, c’était un match de sinistre mémoire, et je pense que vous devriez louer la magnanimité de l’éditeur, bel homme, qui ne brouille plus votre bannière Eder alors que vous êtes encore officiellement champion d’Europe en titre et que bon (nous avons croisés des Belges récemment, qui sponsorisent officiellement ce paragraphe, et celui qui vient).


L’action menant au but des Wolves est encore moins construite que ce but portugais en prolongation. Une saucisse vers du rien, Struik fait le cochon dans un bruit de couinements répétés et en glissant, et cet empafé d’ersatz d’Eder qu’est Jimenes met une espèce de saucisse molle des vingt mètres après une action où l’ensemble de notre défense se prend pour Umtiti, parachevé d’un csc lamentable prenant Meslier à contre pied.


Et nous avons attendu notre Gignac tout le match afin de revivre cette expérience traumatisante. La gestion des transitions, et ce malgré l’entrée de la coupe afro bodybuildée, furent gérés avec une sérénité presque étonnante par Dallas et Struik (qui couinait toujours). Pablo sur un de ses premiers ballons n’a pas simplement enrhumé son garde du corps, il l’a covidé. Et le match s’est achevé sur ce qu’il est convenu d’appeler un corner intéressant. Bref, le genre de match où les miettes laissées à l’adversaire font son festin, même si le match aurait pu tourner dans l’autre sens avec un peu plus d’adresse.


Que disions nous au début de l’académie :

Savoir s’emplir de la sagesse des anciens. Réciter des fables sur l’humilité. Laquelle ? >Le Lion et le rat d’accord.

Un renard …

euh…

Le loup et le paon

Un loup prénommé Adama
Revient sur la terre, à l’automne,
…, …

>>>>>##### Les notes #####<<<<<

Nothing important, nothing significant, nothing to comment.

Marcela Bielsa à un journaliste, qui dans un autre monde lui aurait demandé : "Alors, cette défaite, elle ne fait pas trop mal au cul ? ". Notez au passage que Jaume Roures aurait pu se contenter de dire ça à toutes les questions de journalistes lors de sa propre conférence de presse et ne pas y passer une heure…

Meslier (La cigale et la fourmi/5) Ne laisse pas facilement se dilapider notre avantage sur le jeu en prenant des buts. Deuxième arrêt pour lui de la saison sur une occasion où même un joueur moyen, ou un rennais mercredi soir aurait eu plus de 1 d’expected goals.

Latérayling (Le coche et la mouche/5) On ne sait pas bien qui fait la mouche dans l’équipe, mais on sait qu’il fait partie des gens qui aident l’équipe à grimper vers le haut du classement.

Koch (L’Ours et l’Amateur des jardins/5) Comme l’ours, face à l’amateur du genre "lupus vulgus" qui sévissait dans son jardin, à semblé beaucoup trop fort pour ses adversaires. Une action à la vingtième minute environ, où il vient d’autorité passer devant un mec lancé à pleine bourre, avec juste deux pas d’élan, pour récupérer la balle, éliminer ladite insignifiante pression et relancer propre était assez orgasmophile.

Struijk (Le Cochon la Chèvre et le Mouton/5) Tour à tour et en même temps les trois. Il a un nom à évoquer les cochons, a fait la chèvre sur le but, et a suivi le bon chemin dessiné par ses coéquipiers le reste du match.

Dallas (Le loup et l’agneau/5) A fait de Adama un agneau tout à fait convaincant. Et si ce n’était Adama, c’était donc son frère.

Phillips (Les animaux malades de la peste/5) A ce c.s.c., on cria haro sur l’anglais, si l’on était connaisseur du football comme Pierre Menes. Pas son meilleur match, mais on craint les six prochaines semaines sans lui.

Costa (Le chêne et le roseau/5) A semblé hésiter entre chêne et roseau. Par mauvais temps, il ne plie jamais, mais il n’est pas assez fort pour prendre l’équipe sur son dos…

Rodrigo (La laitière et le pot au lait/5) S’imagine bientôt gagner la ligne des champions, grâce à l’influence grandissante qu’il a sur l’équipe. Hélas, une ou deux conneries, et adieu buts, points, classement, trophée.

Klich (Les (gros) membres et l’estomac/5) Si l’équipe fonctionne bien, c’est aussi que Klich digère le milieu de terrain adverse, récupère les balles, se rend disponible à l’intérieur. Mais sur ce match, on a l’impression qu’il fout rien quand même

Harisson (Le corbeau et le renard/5) Apprenez que tout buteur, vit au dépend des centreurs qui leur balancent la balle.

Bamford (Le lièvre et la tortue/5) Rien ne sert de marquer un but quand on est hors jeu, il faut partir à point. A beaucoup tenté de courir pour étirer la défense, a peu été servi.

Poveda (Le lion et le rat/5) On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Mais pas tout le temps. Pas trop aujourd’hui.

Pablo (Le laboureur et ses enfants/5) Il apprend à ses héritiers à se démarquer, faire un joli contrôle, et mettre une balle qui casse les lignes. Actions qui constituent le plus grand trésor du foot. Même si les coups de pieds arrêtés qu’il a repris à son entrée furent douteux niveau toucher de balle.

Rafihna (Le geai paré des plumes du paon/5) N’est pas encore assez intégré pour prétendre à être un Peacock comme les autres. Mais il a le maillot, et pourra casser des reins à l’avenir, qui sait.

Illustration de la fable : les gros membres et l’estomac. C’est étonnant de véracité, non ?

Et donc, à bientôt pour académiser la victoire contre Villa. Avec un triplé de Bamford. La Hipster académie, qui pour l’instant n’a vu que la première mi-temps, nage dans le suspense

Candy, Mandy et Sandy

2 commentaires

    • C’est vrai, il paraît que c’est mauvais pour le classement. Mais nous espérons cette défaite n’a pas rejailli sur votre plaisir à lire cette académie.

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