AC Milan-Inter Milan (0-2) : La Rossonera accademia perd le derby et s’énerve encore

Quatrième journée du championnat et déjà quitte ou double pour Giampaolo le coach milaniste. Une défaite, deux victoires en trois matchs et un derby qui arrive à point nommé comme premier match test pour le Mister et les joueurs. Monter sur le podium ou s’enfoncer dans le ventre mou et surtout perdre un derby que Milan n’a pas gagné depuis 2016, époque où Mbaye Niang et Bacca étaient les deux titulaires en attaque. Les joueurs changent mais une chose perdure, les magnifiques tifos de la Curva Nord et de la Curva Sud pour l’occasion, comme à chaque derby, dans ce si beau stade. Epoque révolue donc, mais schéma tactique similaire puisque Giampaolo sort un 4312 mi habituel mi inédit pour l’occasion :

 

La Compo :

Conti remplace Calabria expulsé au dernier match, le reste de la défense est classique ainsi malheureusement que la ligne des trois du milieu, qui est encore alignée malgré les très mauvaises performances de ses acteurs dernièrement.
Devant Suso, joueur actuel le plus prolifique contre l’Inter se placera derrière Leao et Piatek deux vrais n°9 qui auront pour rôle de peser sur les colosses intéristes.

 

Le Match :

Dès l’entame l’Inter dicte le tempo et se procure les premières occasions forçant Donnarumma, dans un bon soir à faire deux parades vraiment belles et embrassant le poteau qui sauve Milan une première fois.
Aussi surprenant que ça puisse paraitre (non), les trois milieux du Milan se font rouler dessus, absolument rouler dessus par leurs homologues du Milan notamment Brozovic et Sensi qui font la musique dans la Scala du foot.
Milan ne se procure absolument aucune occasion, c’est le néant absolu, un vide intersidéral qui rappelle le vide présent dans la tête de Conti, arrière droit du soir, complètement à la rue et qui mérite de sortir à la mi-temps tant sa nullité met en danger la défense de Milan.
A la mi-temps, j’ai u mauvais pressentiment, celui de croire que Conte veut enfoncer le clou rapidement, sentant que si l’ouverture du score vient maintenant, le match sera rendu facile.
J’aurais aimé me tromper mais sur une énième faute de Conti ou d’un milieu, Brozovic tire un coup franc, contré qui rentre dans le but … 0-1. Logique.
Dans la foulée, par Leao, assez bon ce soir, Milan sort la tête de l’eau mais galère toujours autant, ne faisant pas grand-chose pour changer les choses. De loin l’Inter touche la barre et Donnarumma souffle encore.
Enfin, Conti vraiment mauvais ne monte pas sur Barella qui centre magnifiquement pour un Lukaku qui saute, mange Romagnoli au physique et marque de la tête. 0-2. Logique x2.
L’Inter peut encore marquer mais touche à nouveau le poteau, le troisième du soir avant que T.Hernandez le touche aussi pour un Milan, d’une tristesse absolue.

 

Le Pagelle :

Donnarumma : 4/5 : Enorme ce soir, sans lui et ses poteaux ça faisait 6-0. Vraiment.

Conti : 0/5 : C’est simple, il a tout raté. Les relances, le marquage, le placement. Rien à garder. On attend le retour de Calabria, et vite.

Musacchio : 2/5 : Pas le pire en défense, mais a subi comme tout le monde les assauts des attaquants de l’Inter qui se sont procurés énormément d’occasions.

Romagnoli : 1/5 : A la ramasse totale ce soir. Absent sur le but de Lukaku. Absent sur toutes les autres occases intéristes. On attend plus du proclamé nouveau patron de la défense du Milan.

Rodriguez : 1/5 : Fatigué de dire qu’il ne fait pas un centre du match, fatigué de croire encore à son pied gauche, fatigué de voir ce joueur au poste de Maldini.

Kessie : 1/5 : Bête, et même pas méchant. Aurait pu, aurait dû foutre en l’air les possessions interistes et faire plus mal à Sensi qui a fait ce qu’il voulait.

Calhanoglu : 0/5 : Nul. Rien. Néant. Zéro. Bite.

Biglia : 1/5 : Ne pèse pas dans le jeu, ne suit pas ses adversaires. Sa meilleure place est à la droite du coach, sur le banc.

Suso : 2/5 : Comme attendu, il a été pris au marquage et n’a rien fait du match. Intelligemment les interistes l’ont empêché de se retourner, de se créer quoique ce soit de son pied gauche.

Piatek : 1/5 : J’apprends en écrivant ces mots qu’il était titulaire.

Leao : 2/5 : Le plus mobile devant, il a essayé, il a dribblé, mais est tombé sur un Godin des grands soirs.

 

Note Artistique de l’Equipe : 0/5 :

Défaite de Giampaolo ce soir. A 100%.
Ça fait trois matchs (beaucoup plus en fait) que le Milan galère, que les joueurs ne sont pas bons, qu’il y a un énorme problème au milieu, que tout est stéréotypé, qu’il n’y a pas de fond de jeu… on continue ?
Avant le match on savait Conte fort tactiquement, préparant quelque chose, il n’a pas eu à forcer son talent pour bouffer Giampaolo. La défense intériste est parfaitement en place, huilée, elle sait quoi faire et quand. On n’a absolument pas vu Piatek et malgré les tentatives de Leao, Handanovic n’a jamais été en danger. Soulignons l’énorme performance de Godin (et de ses collègues axiaux), vrai patron.
L’Inter confirme qu’elle est une équipe avec une forte ambition cette saison, jouant le titre et désormais toujours leader de Serie A. Milan confirme qu’il est une équipe sans ambition, jouant par défaut une coupe européenne avec un peu de chance, la 7e place si la logique est respectée.
Les tifosi sont vraiment tristes, plus qu’énervés car rien ne permet de croire que les beaux jours arriveront, que tout va changer, que Milan va retrouver son jeu (non pas d’antan, faut pas rêver), et ce, malgré les 75 000 supporters du soir.
Milan est une ville de foot ça ne fait aucun doute, mais aujourd’hui, la couleur bleue prend le dessus sur le rouge, très nettement, ça fait déjà trois ans et ça risque de durer encore un moment.

Franco Baresilles

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