La Calcio Académie vous raconte la 33e journée de Serie A


Ciao bambini,

C’était un week-end morne et triste pour nous, enfin nous, Milanais et Napolitains, les Juventini eux sont à une bouchée de victoire de la crise de foie tellement ils en sont gavés (jalousie). Ailleurs, il y a eu des buts, beaucoup, des matchs qui n’auraient jamais dû être perdus, des boulettes énormes comme on les aime ; mais surtout c’était le week-end de Pâques, une occasion de se recueillir devant notre Serie A adorée et prier. Prier pour une meilleure saison, une saison de miracles, une saison où on ne verra plus ni Callejon, ni Borini fouler les pelouses d’Italie, une saison à suspens, une saison où Milan jouera l’Europe et l’Inter sera rétrogradé sur un Calciopoli II (on a dit miracles hein). En attendant, il faudra faire avec la fin de cette saison, et en voici sa dernière journée en résumé.

Parma-Milan (1-1) : Bon, pour tout vous dire, c’est pas un cadeau que de regarder les matchs du Milan en ce moment. Soit ça joue pas mal et ça perd (contre l’Inter et la Juve), soit ça joue mal et ça fait nul ou bien ça gagne à l’arrache (cf. Udine et Lazio). Déplacement à Parme pour les Rossoneri, qui nous livrent une première mi-temps d’une saleté infâme. Et pourtant j’en ai vu des matchs de merde, croyez-moi. Alors oui on chialera sur l’horaire (12h30), sur le soleil (Sebastien Frey) ou sur Zapata (oui il est toujours là), mais on n’en peut plus de s’emmerder à mourir devant les matchs du Milan. Vraiment. Parme domine la 1e mi-temps mais c’est Castillejo qui ouvre le score à l’heure de jeu … Comme toujours dans ces cas-là, on serre les fesses, on change de calbute 3 fois et comme en face, c’est pas des jambons, l’égalisation approche puis arrive… par un très beau coup-franc de Bruno Alvès (37 ans le vieux) concédé très intelligemment par Borini (si Milan va en LDC avec Borini je paye ma tournée). 1-1 score final, Milan loupe encore une fois le coche et en ce weekend pascal, va prier tout ce qui est possible pour ne pas voir la 4e place s’échapper.

Les buts : Castillejo (68e) et Bruno Alvès (87e).


Genoa – Torino (0-1) : Un match marqué par le manque de réalisme des attaquants, mais aussi par les deux superbes RAIES de Sirigu qui garde le Toro en vie tout au long du match. Ansaldi, dont l’ascendance germanique ne fait que peu de doutes, offrira la victoire aux granata d’une frappe de poney. Le Toro revient à deux longueurs de l’Europe, alors que le Genoa reste dans les tréfonds du classement, pas tout à fait certain de jouer en A la saison prochaine.

Le but : Ansaldi (58e).

Bologne-Sampdoria (3-0) : Loin de nous l’idée d’entretenir les théories du complot… mais ce weekend on a vu quand même de sacrées choses. Pour un weekend de Pâques, vous me direz que le sacré c’est normal, mais là… Les trois buts de Bologne, sont trois énormes boulettes du gardien ou d’un défenseur. Alors une ça arrive, deux c’est fou, trois c’est tordu.

Un csc, un corner rentrant et un gardien aux gants en peau de pêche. On vous laissera juger.

La Samp reste 9e et n’a plus rien à jouer, Bologne sort d’une zone rouge toute proche et met cinq points au 18e.  

Les buts : Tonelli csc (54e), Pulgar (69e), Orsollini (83e).



Empoli – SPAL (2-4)
: Un score qui pourrait faire croire que la Serie A est un championnat où de sombres machinations ont lieu pour sauver certains clubs au dépends d’autres n’ayant pas leurs entrées à la Lega. Mais en vrai, c’était surtout un match que personne ne devait perdre. La SPAL, pas mathématiquement sauvée de la B mais en bonne voie après avoir battu le champion des champions du monde entier, se déplaçait au Carlo-Castellani pour y affronter un Empoli pas franchement au top de sa forme. Et même si le caputaine Capito (à moins que ce ne soit l’inverse) met les siens sur les bons rails, un rigore transformé « à la horsjeuïades » par le bedonnant Petagna remet les scores à niveau. Les spallini prennent l’avantage, mais l’Empoli n’est pas décidé à mourir sans résister. Traorè (pas Sammy, pas Bertrand, l’autre) amorce et conclut un joli mouvement collectif. 2-2, un résultat qui n’arrange personne. Heureusement pour la SPAL, le score n’en restera pas là. Petagna pour le doublé, puis Antenucci pour l’un des plus beaux buts de cette journée, viendront finir d’enfoncer la saucisse jusqu’à la garde dans le cul de l’Empoli.

les buts : Caputo (22e) et Traorè (47e) pour l’Empoli, Petagna sur péno (38e) puis d’une grosse minasse (60e), Floccari (44e) et Antenucci (88e) pour la SPAL.


Juventus – Fiorentina (2-1) : Et de huit de rang pour la Juve qui se consolera de sa défaite contre l’Ajax (racontée du côté des méchants juste ici par le sémillant mais non moins opportuniste Lorent Quetsche) en se sachant maître incontesté sur ses terres. Et communsymbole de cette saison, c’est l’un des joueurs les moins brillants qui remettra la Vecchia Signora sur le droit chemin après l’ouverture du score précoce par Milenkovic. Alex Sandro donc, coupable sur le but d’une pointe de vitesse qui a rappelé l’espace de quelques longues secondes les années les plus lentes de Per Mertesacker, se chargera de remettre de l’ordre dans la maison bianconera en reprenant de la tête un corner de Pjanic. Après avoir garni son palmarès de quelques titres domestiques en Italie, on souhaite le meilleur à Alex pour la suite de sa carrière, tant qu’elle se passe loin de Turin. Cricri offrira indirectement, via l’autogoal de Pezzella, le huitième scudetto consécutif aux Turinois. « 37 sul campo » comme ils disent. Nous, on est plus FINO ANAL FINE.

Les buts : Alex Sandrine (37e) et Pezzella (autogoal, 53e) pour la Juve, Milenkovic (6e) pour la Fiorentina.

37, série en cours.


Lazio 1-2 Chievo : Ça commence à sentir du cul pour Simone Inzaghi et ses hommes dans la course aux places européennes. Distancés des quatre rangs qui offrent les tickets pour affronter le gratin continental, les biancocelesti commencent à voir tout le monde leur passer devant : les cousins de la Roma, l’Atalanta et même le Torino. Samedi aprèm, dans un Stadio Olimpico à moitié vide (comme d’hab quoi) ça joue à la baballe dans les premières minutes de jeu et manque de se faire punir par des invités pique assiette. Les Laziali peine à trouver leur jeu et se montrent de plus en plus tendus jusqu’à se retrouver à 10 quand, à la demi-heure de jeu, l’ex-futur-crack Milinkovic Savic prend un rouge direct pour comportement inapproprié. En effet, il ne faut pas frapper ses adversaires de coups de pied. Ça râle pendant un petit moment à coup de « mais c’est pas moi, c’est lui qui a commencé » mais ça dégage. De quoi remonter son équipe à bloc qui termine la première mi-temps devant les cages de Semper. Zéro but néanmoins à se mettre sous la dent à la pause mais aux retours des vestiaires, c’est Vignato qui régale. Lancé par une belle talonnade de Stepinski, le jeune italien se joue de Parolo à coup de crochets. Joli enroulé pour conclure une action football plaisir et lancer les Véronais vers la victoire. Car deux minutes plus tard rebelote. Sur le côté droit Depaoli balance un centre qui survole tout le monde et vient atterrir sur le front d’Hetemaj (0-2). Au courage, la Lazio réduit le score par l’intermédiaire de Caicedo qui se fraie un chemin vers les filets en pleine surface (1-2). Malgré les tentatives (notamment un poteau de Joaquin Correa) les Aigles ne reviendront pas. Ça sent toujours plus mauvais dites donc.

Les buts : Vignato (49e) et Hetemaj (51e) pour le Chievo, Caicedo (67e) pour la Lazio.


Napoli – Atalanta (1-2) : Notre académicienne napolitaine étant partie se réfugier dans des rêves opiacés après l’élimination contre Arsenal, elle n’a pas pu vous narrer la défaite des siens face à une Atalanta plus sexy que jamais. Et si Mertens sonne la charge en trompant Gollini a bout portant, l’homme du match est plus probablement bergamasque. Un ex à Aurelia de Laurhindiis pour être précis. Le monstre au grand cœur, l’ouvre-défense de Cali, j’ai nommé Duvan Zapata. Un but pour égaliser, puis un élan d’altruisme à dix minutes de la fin pour offrir le but de la victoire à Pasalic. Plus rien à jouer pour les partenopei, vraiment plus rien du tout. Il va maintenant falloir gérer les états d’âme d’Insigne lors d’un mercato estival qui s’annonce dantesque.


Les buts : Mertens (28e) pour le Napoli, Zapata (68e) et Pasalic (80e) pour l’Atalanta.


Udinese 1-1 Sassuolo : Le grand et beau Igor Tudor a repris depuis quelques matchs le navire d’Udine qui filait en direction de la relégation. Après une belle victoire le week-end dernier sur les terres de la Lazio, les autres Bianconeri recevaient chez eux, à la Dacia Arena, le Sassuolo. Le genre de match qui sent le Calcio de pépé. Très vite dans la rencontre le ballon est dominé par les Neroverdi qui jouent, pour l’occasion, en jaune. Berardi allume une mèche aux 20 mètres qui passe de peu au-dessus. À la demi-heure de jeu, sur une grosse bourde de Troost-Ekong, Sensi remercie en plaçant un joli toucher caresse dans le petit filet adverse (0-1). Si la fin de première période est plutôt à l’avantage des locaux, le match est si peu intense qu’il serait facile de se taper une sieste devant la télé après avoir mangé la traditionnelle Colomba de Pâques. Pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent en deuxième. Les jambes sont lourdes, le football bien souvent absent. De Paul, seul devant les cages, manque d’égaliser et voit son plat du pied écarté sur la ligne par Demiral. Un miracle, ou presque. Sur le corner suivant, au terme d’un cafouillage incroyable, Pol Lirola dévie le ballon dans ses filets (1-1). Sans grandes émotions finales, le match se termine sur ce score nul de chez nul.

Les buts : Sensi (31e) pour Sassuolo, Pol Lirola (80e) contre son camp.

Cagliari 1-0 Frosinone : Rien de bien appétissant dans un match opposant des Sardes bien installés dans le ventre mou du championnat et les pauvres relégables du Frosinone. Des tirs, ça il y en a eu. On aurait dit un concours de pistoleros bourrés tant les attaquants, de part et d’autre, peinaient à trouver la cible. Dans ce néant infernal, c’est pourtant les locaux qui se montrent les plus dangereux par l’intermédiaire de leur numéro dix, Joao Pedro, buteur sur péno (1-0) et qui s’est offert les meilleures occasions de scorer en première période. Rien de bien exaltant en seconde, on repart de Sardaigne la panse vide et le regard vide. C’était bien pourri.

Le but : Joao Pedro (27e), sur péno, pour les Sardes.

Mort à l’intérieur, mais aussi quand même pas mal à l’extérieur.


Inter 1-1 Roma : Ca bataille sec pour la quatrième place qualificative en LDC. Un jeu auquel l’Inter ne participe plus vraiment, bien calée sur la troisième place du podium. Reste que derrière, plusieurs clubs, dont la Roma, se mènent une guerre sans merci. La Louve débarque donc à Milan bien décidée à faire couler le navire de son ex-coach Spaletti. Après avoir vu une chaleureuse accolade entre le chauve Nosferatu et le vieux totem d’immunité Ranieri, les équipes commencent à se livrer bataille. D’un côté comme de l’autre ça passe sur les côtés justement. Mirante sauve son équipe en renvoyant sur le poteau une tête rageuse de Lautaro Martinez. Mais au quart d’heure de jeu, c’est le pharaon El Shaarawy qui rappelle à tous les amateurs de ballon rital le joueur qu’il a (un temps) été. Il part balle au pied côté gauche, crochette une, deux fois et à l’entrée de la surface envoie une cacahuète dans les filets (0-1). En face ça change pas. Ça attaque encore et toujours par les flancs. Tantôt à gauche avec la tentative de percée d’Asamoah qui rappelle à certains qu’il existe encore. Tantôt à droite avec les grigris et l’amour de centre de Perisic qui trouve D’Ambrosio. Les mêmes acteurs s’inversent les rôles en début de seconde période. L’Italien au centre, le Croate à la réception pour l’égalisation des Nerazzurri débarrassés de leur maillot anniversaire tout pourri. Les deux équipes trouvent quelques occasions pour l’emporter mais aucune ne les concrétisera. Fin du match sur ce score de parité qui conforte un peu plus la position de l’Inter au classement et fout le bronx entre la quatrième et la huitième place du classement. Un triangle des Bermudes où cinq clubs se tiennent en 4 points. Comme dirait papy Brogniart, à la fin il n’en restera qu’un. La folie.

Les buts : El Shaarawy (14e) pour la Roma, Perisic (61e) pour l’Inter.




DIE TABELLE (ça veut dire le classement en Italien du nord, encore un peu plus au nord, vous voyez les ancêtres d’Ansaldi ? Avec la raie sur le côté et les costumes Hugo Boss ? Voilà c’est bon vous y êtes.)


NOTE ARTISTIQUE DE LA JOURNÉE : 3+/5.

Des buts, oui plein. Des RAIES ? Oui, quelques-unes aussi. Mais du suspense ? Et bien figurez-vous Arsène que oui ! Je ne parle pas du Scudetto, promis à la Juve depuis la première journée ou presque. Non, je parle de tout le reste. La course à la Champion’s, à l’Europe du pauvre (ou de Footballski c’est selon) et celle au maintien sont toutes loin d’être terminées. Il reste cinq journées, potentiellement quinze points à prendre ou à laisser. Avec un Milan quatrième au bénéfice des confrontations directes, une Atalanta qui nous fait sécréter tout un tas de fluides corporels, la Roma en embuscade à un petit point, le Toro à trois points et même la Lazio à seulement quatre unités (même si ça sent du cul comme le dit Alessio)… Le slipomètre n’a pas fini de s’affoler. Pareil en bas avec seulement cinq points séparant le dix-hiutième, Empoli, de la quinzième place des bolognesi. L’Udinese et le Genoa, coincés entre les deux, n’ont pas fini de suer du cul eux aussi.

Pas d’histoire de racimse dans les médias cette semaine. OUF, nous voilà sauvés. Il a enfin disparu des stades ! Pour ce qui est des matches au déroulement douteux par contre… Savez que nous sachons.


Bacci anali.


Et n’oubliez pas les deux boutons en dessous ! On a besoin de vous, pour que vive l’anal.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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