SPAL – Juve (2-1), pas de scudetto pour la Bianconero Académie

Pour des raisons de santé mentale du lectorat, mais aussi d’overdose d’humour douteux, cette académie ne contiendra pas de jeux de mots avec le nom de nos adversaires du jour. En plus, SPALégitime après une défaite.?

Salut les zèbres,


Une opposition de styles en bonne et due forme. L’approche tactique de la SPAL étant probablement ce qui s’approche le plus de la solution miracle pour contrer le 4-4-2 que Max a mis en place ce samedi après-midi, la promesse d’un match dont les férus de tactiques allaient pouvoir se repaître était belle. Et si… et si j’arrêtais deux minutes de raconter des conneries pour remplir la page ?


Allez j’avoue j’ai pas bité grand chose du match. La faute à l’alcool, une fois n’est pas coutume. Tellement de vin blanc et de gnôle que j’en suis peut-être mort. Oh ça va, les leçons de morale hein… Vous faites quoi pour supporter la vie vous ? Et bien moi je bois. Et je parie sur des victoires de l’ASaNaL au loto foot. Pour allier l’absurde au suicide lent et délicieux que nous offre la boisson. Et le foot dans tout ça ? Rassurez-vous, le foot est en train de mourir aussi lentement et sûrement qu’un alcoolique dans le déni. La réforme NBAsante de la Champion’s League entérinée, les grosses affiches européennes vont peu à peu remplacer les joutes domestiques. Le sel de la vie d’un tifoso, ce sont pourtant ces rencontres où l’on se fait poutrer par un club dit « petit » qui ne vit que pour ces confrontations. Et si le match aller s’était plutôt bien passé, c’est une performance d’une certaine analité à laquelle nous avons eu droit cet après-midi. Et au coup de sifflet final, le sel de la vie avait un petit arrière goût de merde.

On pardonnera à cette équipe énormément remaniée après le match de mercredi (le bel Alessio te le raconte juste ici) de ne pas avoir su répondre au panache des spallini. Non pas qu’on manque de qualité (enfin quand même un peu faut pas se voiler la fesse), mais avec un onze de départ sans Szczesny, Alex Sandro, Rugani, Bonucci (qu’une descente d’organes lui remplisse le short), Chiellini (blessé) Pjanic, Matuidi, Bernardeschi, Cricri et Mandzukic, on pouvait s’attendre à une après-midi de chien. Au final, on aura eu le droit à une après-midi de chiots. Avec Gozzi (17 piges, titulaire en défense centrale aux côtés de Barzagli et ses 74 ans) Kastanos (21 ans certes, mais relativement inesspérimenté), Kean (19 ans bordel, mais je vous ai déjà parlé de Moïse non ?) et les entrées en jeu de Nicolussi (18 ans et toutes ses dents) et Mavididi (20 ans, piqué aux collègues de la Gunners Academy) on peut dire que la Vieille Dame a tenté la cure de jouvence. Et que ça n’a pas vraiment fonctionné comme prévu.

Malgré l’ouverture du score de Moïse (vous ai-je seulement parlé de ce superbe joueur ?) qui reprend instinctivement une frappe qui partait en touche de Cancelo (0-1, 30e), le match n’a jamais vraiment semblé être entre nos mains. Et encore moins entre celles de Mattia Perin qui a tranquillement regardé Bonifazi s’arracher du marquage très moyen de Christer Kastanos pour envoyer une tête molle au fond des filets (1-1, 49e). Rien d’étonnant, donc, à ce que Floccari n’enfonce la saucisse en ajustant Perin de près. Bien décalé par Murgia (nouveau joueur préféré de votre serviteur pour son patronyme qui fleure bon la grappa et le barbaresco bon marché) qui en profite pour marcher sur Nicolussi et Gozzi, le papy Floccari offre la victoire à des spallini qui en avait plus envie/besoin que nous (2-1, 74e). Tant pis, nous serons champions le weekend prochain. Sauf si le Chievo nous l’offre en boutant le Napoli (NDA : le match n’a pas encore eu lieu au moment où j’écris ces lignes).


LES NOTES


PERIN (1/5) : Relativement nul à chier. Dire que certains le veulent à la place de SZCZ…

CANCELO (2+/5) : Une passe dé qui n’en était pas une, ça donne un plus. Un match ou comme souvent ces derniers temps son hyper activité n’a d’égal que sa maladresse dans le dernier geste, ça vaut deux.

BARZAGLI (retraite/5) : Capitaine vétéran, il est impliqué sur le second but des spallini. Mais l’essentiel est ailleurs. Le mec a couté 600 000 euros, soit à peine plus que Kassim Abdallah lorsque Marseille l’a acheté. Il a gagné 16 trophées à Turin, et conclura son épopée turinoise, en même temps que sa carrière, avec un dix-septième. Légende. Remplacé par BERNARDESCHI pour le mythe. Et pour la prime.

GOZZI (3-/5) : La fougue de la jeunesse dans un corps de taureau. Coupable sur le second but, il a quand même fait un bon match pour une première titularisation. Hâte de le revoir.

DE SCIGLIO (2/5) : Mattia danse peut-être avec des jambes aiguisées comme des couperets, mais aujourd’hui il a pas fait grand chose de bieng.

BENTANCUR (2/5) : En a chié après sa performance XXL de mercredi. Un match sur deux ça me va. On se voit au Juventus Stadium pour éclater les Bataves du coup.

KASTANOS (1/5) : La ressemblance avec Castaner a passé un cap supplémentaire. Après la sonorité du nom, on a eu droit cet après-midi à un étalage d’incompétence en mondovision. On pardonne à Kastanos, mais l’autre peut aller se faire téter les yeux. NICOLUSSI a pris sa place pour les trente dernières minutes et a confirmé tout le bien qu’on pense de lui. Bébé Marchisio.

CUADRADO (2/5) : Il revient d’une longue blessure et semble avoir conservé ses qualités comme ses défauts. Moyenasse, donc.

LA SPINAZZOLE (2+/5) : Jamais mauvais, mais de nombreux mauvais choix communsymbole de ce match des juventini. Que ça devienne pas une habitude quand même.

DYBALA (1/5) : Hâte de le voir de nouveau jouer au football ailleurs. Contre un gros chèque. Pour un gros Cheikh ?

KEAN (3+/5) : Une demi-occasion lui aura suffi. Bomber top niveau. Maintenant prolonge bordel. MAVIDIDI a pris sa place et a montré de jolies choses. Mais pas assez pour nous faire gagner.

FINO ANAL FINE.

ROBERTO.


Horsjeu a besoin de toi pour continuer à boire de la bière tiède pendant Radio Horsjeu. Regarde, c’est juste en dessous que ça se passe. Et n’hésite pas à nous rejoindre aussi, on est gentils. Sauf un.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

2 commentaires

    • On a joué avec des enfants mon bon JPR. On s’est fait bouger par des spallini qui jouaient leur vie. On sera champions ce weekend, c’est déjà ça.

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