La Calcio Académie vous raconte la 21e journée de Serie A

Salut à toi l’Italien,

Alors comme ça vous voulez des buts ? Du sang ? Des larmes ? De la merde ? On a eu droit à tout ça ce week-end. Parce que la Serie A c’est le championnat préféré de ton championnat préféré. Un Toro humilié chez lui, une Inter qui cale encore et toujours, un Milan qui n’en finit plus de remonter la pente, une Juve qui… ah ben non tiens. Une Juve qui refuse de jouer au football et qui se fait taper par les testiboules de Pierre Gattouse. Elle aura au moins le mérite de relancer l’intérêt pour le Scudetto, un peu éclipsé par la bagarre dantesque du fond du classement. Bon OK j’exagère parce qu’en vérité j’ai la raie qui fait gouttière à force de transpirer, sentant le souffle fasciste de la Lazio et de l’Inter dans mon cou musculeux, fruit d’une science du dopage sans égal. Bien heureusement, on sait tous qu’un coup de téléphone à la commission de l’arbitrage finira par tout résoudre. Finalement, se faire taper par des mafieux qui idolâtrent un cocaïnomane n’est pas si grave.

C’était le derby de Rome ce weekend, en guise d’apéritif les tifos des curve :

SPAL-Bologne (1-3):

Bologne va mieux. La SPAL est sur courant analternatif, capable de gagner comme de perdre. Cinquante petits kilomètres séparent Ferrare de Bologne, et malgré leurs relatives difficultés, aucune des deux équipes ne refuse le jeu. La promesse était belle. Alors certes il y a eu des imprécisions dans le dernier geste, mais ce fut globalement un match plaisant à voir. Les spallini auront mené au score environ cinquante secondes, le temps pour Vicari d’annuler l’avantage donné par Petagna en poussant un centre bolognais dans ses cages. Le con. Musa Barrow, fraîchement débarqué de l’Atalanta, donnera l’avantage aux rossoblù, puis le capitaine Andrea Poli plantera un clou de plus dans le cercueil de la SPAL qui n’a de cesse de se fermer un peu plus chaque journée. La phase retour s’annonce palpitante en bas du classement, au moins autant qu’en haut c’est certain.

Les buteurs : Petagna (23e) pour la SPAL, Vicari (24e autogol), Barrow (59e) et Poli (63e) pour Bologne.

Parme-Udinese (2-0) :

Parme continue son petit bonhomme de chemin en envoyant promener des tristes bianconeri. Le stade Ennio Tardini, bien rempli pour l’occasion, a pu vibrer devant les exploits de leurs suédois favoris (bien aidé par un Musso des petits soirs). Il valait mieux faire la différence assez tôt car les parmesans ont la fâcheuse tendance à rendre le ballon et à déjouer quand ils se croient déjà arrivé au bout du chemin. Lasagna a eu sa chance mais à chaque essai, Sepe s’interposait, éclaboussant de sa classe le match. Il est sans aucun doute la révélation de la saison dans les buts. A bientôt vingt-huit ans, le portier parmesan semble enfin prendre confiance. Prêté par le Napoli, il pourrait revenir sur les pentes du Vesuve. Et si l’Italie, sans vraiment le savoir, tenait un grand gardien ?

Buteurs : Gagliolo (19e), Kulusevski (34e)

Un gardien décontracté mais efficace, tout le contraire de Rudy Riou (cherchez pas, c’est gratuit, c’est pour pour offrir)

Samp’ – Sassuolo (0-0) :

25 putain de tirs pour les blucerchiati. Oui mais voilà « pas cadrés, pas dangereux » comme on dit pour faire péter une durite à notre adversaire à PES quand il vendange ses morts. Les Sassuoliens n’ont même pas essayé de faire illusion, réduits à 10 au bout de 25 minutes après le raide card de Peluso. Un match nul qui n’arrange personne, surtout pas la Samp’ qui reste à portée d’enculade de Lecce et de la SPAL. Car si ces deux équipes sont nulles en ce moment, la Samp’ n’est pas mieux.

Toro – Atalanta (0-7) :

Vertigineux. On savait la Dea en forme, malgré l’accident florentin (pas Pogba hein, calmez-vous Gromerdier) mais on s’attendait pas à ce qu’elle plante sept banderilles dans le flanc d’un Toro des petits soirs, il faut bien le dire. Ilicic s’offre un coup du chapeau (dont un coup-franc direct joué vite qui fait frémir de plaisir, sauf si vous êtes Sirigu), Muriel un doublé, Gosens et Zapata un but chacun. Dépassé, le Toro n’offrira rien de dangereux qu’un timide tir de Belotti. Pire, les granata finiront à 9 après les cartons rouges d’Izzo (qui a profité de la date anniversaire de la mort de Jean-Claude pour faire un peu parler de lui) et Lukic qui lui a perdu ses nerfs comme une petite merde humaine bien chaude. L’Atalanta est la plus sexy des équipes du moment. N’en déplaise à Liverpool, Dortmund ou Toulouse.

Les buteurs : Ilicic (17e, 53e, 54e), Gosens (29e), Zapata (45e +1), Muriel (86e, 88e).

Napoli – Juventus (2-1) :

Deux équipes c’est quand-même plus sympa pour un match de foot. L’occasion de se donner un peu d’air en tête de la Serie A n’a pourtant pas convaincu les joueurs de Sarri de venir en disputer un dans un San Paolo pas vraiment plein. Mention spécianale à Matuidi et Alex Sandrine, mais pas que. Mis à part Cuadrado, on a un vrai problème de latéraux cette saison du côté de Turin. Heureusement, Kurzawa arrive pour le régler. Vous pouvez rigoler maintenant.

Du côté des méchants Napolitains, on aura apprécié gagner après trois défaites consécutives, un capitaine buteur qui a eu tout le temps d’ajuster une jolie reprise de volley alors que la défense bianconera se grattait les couilles à l’unisson, et puis foutre le rival honni dans la merde surtout.

Les buteurs : Zielinsky (63e) et Insigne (86e) pour le Napoli, Cricri (90e) pour la Juve.

Ils font un film sur Sarri et personne ne nous prévient ?

Brescia-AC Milan (0-1) :

Vous le savez puisque vous nous lisez, et puisque vous vous renseignez un minimum : le Milan va mieux. Alors oui, un simple coup d’œil suffit pour le comprendre (3e victoire de suite en Serie A), mais quand on regarde les matchs et qu’on analyse ça de plus près, la conclusion est plus claire encore. Milan va mieux car Milan gagne ce match à Brescia malgré un niveau moyen voire faible, un Ibrahimovic en difficulté et grâce, encore, à un Donnarumma énorme. Il y a quelques semaines Milan perdait en jouant bien (et souvent mal aussi), aujourd’hui Milan gagne malgré ça. Il aura fallu attendre Rebic, comme au match précédent pour débloquer la situation, remplaçant de Leao muet et mauvais ce soir. Hernandez a encore été d’un niveau offensif incroyable, touchant la barre sur un raid solitaire de 50m et confirme sa régularité dans un championnat nouveau pour lui. Peu à son poste et à son âge avaient réussi cet exploit.

Buteur : Rebic (71e)

Fiorentina-Genoa (0-0) :

Vous connaissez l’histoire du bon et du mauvais chasseur. Bah au foot c’est pareil. Difficile de définir un bon match. Le spectacle ? l’enjeu ? un fait marquant qui le distingue ? Surement tout ça à la fois. Aujourd’hui le spectacle était au rendez-vous malgré le score nul et vierge. 30. Non ce n’est pas en cm la taille du gros engin de votre académicien préféré sur notre site. C’est évidemment le nombre de frappes tentées dans le match : des faces à faces comme s’il en pleuvait, des tirs détournés en corner plein le frigo et un point seulement qui n’arrange finalement personne. La Fio et le Genoa, en difficulté au classement, ont besoin de point, ce soir pas de jaloux, ils en partagent deux.

Inter-Cagliari (1-1) :

Plus que quatre jours, il ne reste plus que quatre satanés jours pour que l’Inter sorte enfin de ce mois de janvier de malheur. Les hommes de Conte ont dominé de la tête et des épaules des sardes dépassés par l’évènement. Mais les Nerazzurri ne sont pas parvenu à tuer le match. Et ils vont le payer très chers. Raja le Ninja survolté tente sa chance de loin. Le ballon est détourné et trompe le pauvre Handanovic (nous vous invitons à relire l’article de l’excellent @FriulConnection).
Pour en rajouter une louche, Martinez pète complètement les plombs. Il vient chercher son petit rouge pour manquer probablement le derby Milanais. Eriksen va-t-il relancer la saison interiste ? Il faudra tout d’abord s’imposer dans le Frioul et en ce moment, cet Inter ne donne aucune garantie. Mais nous serons enfin passés en février…

Buteurs : Martinez (29e) ; Nainggolan (78e)

La meilleure nouvelle de la semaine pour l’Inter

AS Roma-Lazio (1-1) :

Vous vous souvenez de Landreau époque PSG fin 2000’ ? Les deux gardiens du jour ont décidé de rendre hommage à Mika Landreau aka gants en peau de pêche. Deux énormes boulettes de gardiens auront donc décidé du résultat, boulettes aux poings (suite du roman d’Hervé Bazin) comme vous pouvez le constater dans ce résumé. Dommage pour la Roma qui a maîtrisé les débats tout au long du match, avec un Dzeko en feu mais muet, un Pellegrini encore et toujours intéressant et un Ünder qui remplace parfaitement Zaniolo. La Lazio et Immobile prennent un point offert par le rival, les murs de la capitale ne seront sans doute pas utilisés pour inscrire ce 1-1 qui ne restera pas dans les mémoires. C’est déjà ça en moins pour les agents municipaux.

Buteurs : Dzeko (26e) ; Acerbi (34e)

Hellas-Lecce (3-0) :

Enfin, ça devait arriver. Nous y sommes. Vérone la tient. Le peuple est debout, le poing levé. L’Hellas a gagné sans polémiques, sans déclarations débiles, sans chants (soutenus hein) racistes, avec des lignes bien tracées. Bref la ville est belle. L’Hellas a littéralement explosé une équipe dont on se demande comment elle a bien pu faire pour prendre un point contre l’Inter et la Juve tellement elle semble insignifiante dans le jeu, en défense, dans les buts, bref partout pour ainsi dire.
Vérone confirme sa bonne forme du moment avec des joueurs assez inattendus comme le délicieux et élégant Pessina à la carrière pour le moins chaotique, ou le jeune Amrabat, annoncé un peu partout et tombé dans un relatif anonymat en quelques mois. L’Hellas doit se débrouiller avec peu de moyen et une curva légèrement caractérielle et accessoirement bien conne. Alors, on tente des coups et ça marche.
Il faut dire que les dirigeants poussent même le bouchon jusqu’au bout. Même pour le poste d’entraineur, ils décident de se lancer dans un pari un peu osé. On ne va pas se mentir, le C.V d’Ivan Juric ne faisait pas spécialement rêvé. Le croate est un peu l’homme à tout faire du Genoa. Il prend des relais, assure l’intérim, gare la bagnole la « punto » du président, commande les sandwichs. Bref, c’est le couteau suisse par excellence.
Vérone lui offre donc les pleins pouvoirs cet été. Le dur labeur génois est enfin terminé. Ivan prouve à tout le monde qu’il avait du talent et des idées. Avec trois bouts de ficelle et deux bouts de bois, il te monte une équipe honnête. Verone remonte à la neuvième place, avec quelques quatorze points d’avance sur le Genoa…

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La photo de profil Tinder de Ivan Juric

Buteurs : Pessina (19e), Dawidowicz (34e), Pazzini (87e)

Note Artistique de la Journée : 3/5

  • On a aimé : Le run magistral de Théo Hernandez, un petit pont, 50m en sprint et une lourde sur la barre (le résumé entier ici).
  • On a adoré : Le jeu léché de l’Atalanta, les passes décisives de Gomez et le coup franc de 50m de Illicic, ce malin (le résumé entier ici)
  • On a détesté : –  Le milieu de la Juve qui était sa force pendant longtemps, qui devient une réelle faiblesse aujourd’hui. Des joueurs pas au niveau, une technique assez faible, on craint pour la vieille dame en Europe.- La sortie verbale de Sarri, complaisant avec les Napolitains, les félicitant avec le sourire pour leur victoire. Ça ne passe ni pour les uns, ni pour les autres. Un peu comme Domenech qui demande Estelle en mariage. C’est ni le lieu ni le moment Maurizio. Et une petite banderole venant des ultras de la Juve ne serait peut être pas surprenante contre les (autres) rivaux de Florence dimanche prochain, à la sortie de la messe.

    –  Enfin, et un dernier mot, le plus triste : la fin de journée en Serie A qui a vu le choc Naples-Juve passer au second plan derrière l’abominable nouvelle nous venant de Californie.
    On est plusieurs à adorer le basket ici et on a tous été touché par la mort brutale de Kobe. Le match était donc compliqué à regarder, à vivre et à analyser à chaud. La peine est subite, forte et nous rappelle en ces moments à quel point le sport est important de par le monde.  RIP énorme Champion.

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Ciao Kobe (e ciao Daniele)

Le Classement :

Le lien youtube de la Serie A  pour voir de beaux buts et les résumés de tous les matchs


N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci anali

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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