France – Danemark (0-2) : l’Académie Française y va tout droit (mais au hasard)

Après un sursaut face à l’Autriche, les Bleus ont rechuté face au Danemark et donc perdu leur dernier match de préparation avant la Coupe du Monde dans deux mois. C’est-y grave ?

Largement remaniée, l’équipe de France n’a tout simplement pas existé face à de bons Danois qui, comme à l’aller, ont surclassé les Bleus. Deux mois de championnats en Europe et puis pouf, le premier match de la Coupe du Monde pointera le bout de son museau. D’ici-là, Deschamps devra trouver la parade – au-delà de retrouver ses titulaires en pleine forme.

La compo :

Une équipe de France coupée en trois comme un homme inexpérimenté face aux choses de l’amour : la tête est connue, le cœur du jeu à peine exploré et la queue inexpérimentée.

Le derrière : Areola rempile pour ses dernières dernières minutes en Bleu (faut suivre les précédentes Académies), Badiashile se ressert une cuillère, Saliba prend la place du patron qu’occupait Varane et on veut nous faire croire encore naïvement qu’Upamecano a un destin en Bleu à court terme.

Le milieu : pas de raison que Ferland Mendy, si neutre face à l’Autriche, ne redonne pas un peu de grain à moudre à votre serviteur (0/5 annoncé) ; pas de raison non plus qu’une doublette Tchouaméni-Camavinga ne puisse s’en sortir malgré leur jeune âge ; pas de raison enfin qu’un Pavard à l’agonie depuis 2018 sur son côté droit ne se transforme en meilleur piston droit du monde comme ça.

Le devant : seule partie cohérente de l’équipe.

Le match :

Un bien beau match à sens unique. Dominés dans tous les domaines du jeu, les Bleus n’ont pas existé hormis pendant les dix premières minutes du match et une courte accalmie mbappesque en seconde. Mais c’était globalement nul sur toute la ligne.

Les Bleus ont d’abord logiquement concédé l’ouverture du score à la demi-heure de jeu : lancé côté gauche et avec 25 mètres d’avance sur Pavard, Damsgaard ajuste un centre que reprend victorieusement du pied Kasper Dolberg avec 5 mètres d’avance sur nos centraux (0-1, 34e).

Inexistants sur les coups de pieds arrêtés – comme ce fut justement souligné par votre pelote basque préférée à l’antenne –, les Bleus craquent logiquement au bout de la millième fois de suite qu’un Danois seul au point de pénalty fait ce qu’il veut du ballon. En l’occurence, le cuir mal dégagé arrive sur Skov Olsen dont la belle volée finit au fond (0-2, 39e).

Malgré quelques tentatives mollassonnes et ratées de Mbappé (et une de Grizou), les Bleus n’ont pas vu le jour. Pas l’intensité, pas la rigueur, pas les bases : pas la peine. Il s’en est même fallu de peu pour qu’un énième corner danois ne permette à Martin Braithwaite d’aggraver le score, mais même nos adversaires du soir auraient trouvé ça trop humiliant.

Plus le temps de se préparer : la CDM au Qatar a, entre autres saloperies, salopé les calendriers. Résultat des courses : tous les internationaux vont tranquillement retourner en club pendant deux mois et, une semaine avant le premier match, retrouver leurs copains. Ca s’annonce grandiose. Haut les cœurs !

Les notes :

Areola (2/5)

Pas aidé du tout, quelques arrêts, mais deux dans la musette tout de même. En face c’était pas Brighton, c’était pas Norwich, c’était le Danemark.

Badiashile (1/5)

Mangé toute la partie par Skov Olsen. Benoît semble mieux résister au blond autrichien qu’au brun danois.

Saliba (0/5) puis Clauss (1/5)

Ah voilà ! Là on a retrouvé le vrai défenseur d’Arsenal ! Remplacé par Clauss, pas vraiment mieux mais certainement pas pire sur son côté.

Upamecano (0/5)

Qui êtes-vous monsieur ? Retournez en Bavière jouer super bien avec vos copains du Bayern et laissez-nous tranquille un moment.

Mendy (0/5)

Pas loin de se faire traiter de Kurzawa alors qu’il ne le mérite pas (encore). Remplacé par A . Truffert (non noté) à qui on ne peut pas reprocher grand chose vu le contexte, son âge et son inexpérience. Drôle de nom tout de même.

Camavinga (0/5) puis Fofana (1/5)

Un choix de moins dans la liste de Deschamps : le Madrilène est passé complètement à travers. Il est encore jeune, il a largement le temps mais pour dans deux mois, non merci. Remplacé par Fofana, médusé comme ses compagnons de radeau.

Tchouaméni (0/5)

Patron il y a 3 jours, dindon aujourd’hui. Un marquage sur corner aussi infaillible que le ruissellement des richesses.

Pavard (0/5)

Je me suis dit : « nan mais c’est pas son poste, mets-lui 1 ». Et puis même quand ca a été son poste en seconde, il a galéré tout pareil. Merde à la fin.

Griezmann (1/5)

Quinze minutes où on a eu le ballon donc où on l’a vu pas mauvais. Et puis tout le reste du match. Remplacé par R. Kolo Muani (non noté).

Giroud (1/5) :

Avant, Olivier était très utile quand les Bleus galéraient : on lui envoyait des saucisses devant, il réussissait à orienter ou à garder le ballon pour faire remonter le bloc. Mais ça, c’était avant qu’on arrête de balancer des saucisses pour une raison absolument inconnue. Remplacé par C. Nkunku (non noté).

Mbappé (2/5) :

Kyky a essayé plus que les autres. Ca s’est manifesté par trois occasions coup sur coup en trois minutes. Avec l’efficacité d’un couteau à beurre sur une côte de boeuf.

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