Empoli – Juventus (1-2), la Bianconero Académie fatigue

Salut les zèbres,

 

Les vacances sont décalées pour la Bianconero Académie. La majorité des richissimes académiciens sont partis durant la pleine saison des doryphores, débardeurs moulants sur leurs torses glabres et musclés (particulièrement vrai du côté de Sainté) afin de ternir un peu plus l’image des touristes français en vomissant dans les seaux à champagne du Nouveau-Monde et de l’Ancien.

Quant à nous, nous ne sommes partis que fin octobre, une fois la cuvée Horsjeu bien avancée. Mais surtout, une fois la machine Juve bien lancée. Et même si le cojon de cristal s’est bien foutu de ma gueule, on continue à être invincibles alors que novembre vient pointer le bout de sa moustache.

Ronaldo n’a pas compris le principe du Movember.

En Europe, même constat. Va falloir que les diablesses de Sir Bobby Carlton fassent mieux si elles veulent espérer revenir avec autre chose que des ecchymoses sur le cul de leur voyage dans le Piémont.

 

 

C’était donc au tour d’Empoli de se frotter à l’invincible Juve. Et c’était à nouveau mon tour d’académiser après le délicieux intérim de l’ami Mozerfunker. On pouvait s’attendre à du turn-over de la part de Max vu qu’on jouait contre le dernier du championnat, et on en a eu un peu derrière :

 

 

La fatigue était grande, et elle s’est particulièrement fait sentir au milieu. Un match en demi-teinte pour Bernardeschi qui semble en chier après avoir enchaîné les bonnes performances en début de saison. Szczesny lui aurait bien pu faire quelque chose sur la frappe de Caputo qui donne l’avantage à Empoli après une belle air-défense d’Alex Sandrine au départ de l’action (1-0, 28e). Pjanic a eu le mérite de distiller quelques ballons délicieux et d’être dangereux devant le but, mais la fatigue a vite pris le dessus.

Le capitaine Dybala obtient un RIGORE PER LA JUVE qui nourrira un peu plus les fantasmes de cet immense peuple de perdants, j’ai nommé les tifosi de l’Italie entière. Trop occupés à s’imaginer que notre succès ne serait le fruit que d’une vaste machination, ils en oublient l’essentiel. On les entend souvent parler d’émotion, que nous autres juventini ne pourrions pas connaître parce que nous jouons sans âme et que nous sommes aidés par le corps arbitral et les institutions. Eux sont des vrais, nous ne sommes que les chiens du système. Mais s’ils savaient – ou s’ils n’avaient pas oublié – l’émotion que procure la conquête d’un trophée à la sueur du front, ils comprendraient que leur discours n’est que du vent et que la victoire est la seule chose qui compte.

Arrêtons tout de suite l’envolée lyrico-nîmoise et revenons au match.

Cricri égalise, donc. Un pénalty en force à droite du gardien (1-1, 59e). Et alors qu’on rentre dans les vingt dernières minutes du temps réglementaire, le même Cricri n’en a rien à branler et envoie une praline de vingt-cinq mètres dans la lucarne gauche de Provedel (1-2, 70e). Caputo nous offre un dernier frisson diarrhéique dans les arrêts de jeu, mais c’est bien la Juve qui gagne à la fin.

 

LES QUELQUES ENSEIGNEMENTS À TIRER DE MATCH SI VOUS LE VOULEZ BIEN.

 

– On manque de profondeur au milieu de terrain. Les trois étaient rincés et auront besoin de repos avant d’enchaîner la réception de Cagliari et de Manchester, puis le déplacement à San Siro. Si seulement le Principino n’était pas parti en Russie…

– Cristiano Ronaldo.

– Bonucci est systématiquement fort contre les équipes qui ne le sont pas.

– Même constat pour Alex Sandrine, mais c’est pas systématique pour lui.

 

LES NOTES

 

SZCZESNY (3-/5) : On descend d’un demi niveau par rapport à son éternel 3/5 pour le but encaissé qu’il n’était pas tout à fait impossible d’arrêter.

DE SCIGLIO (3/5) : Performance solide pour Mattia qui est toutefois condamné au banc tant le titulaire du poste est un monstre. Remplacé par BARZAGLI dans le temps additionnel.

BONUCCI (4/5) : Fort contre les faibles, faible contre les forts.

RUGANI (3/5) : Aurait besoin de plus de temps de jeu pour espérer devenir un bon défenseur. Dommage.

ALEX SANDRINE (4/5) : Excellente performance. Facile, étant donné qu’il n’a pas eu à défendre.

PJANIC (3+/5) : Un petit plus pour l’option CPA. Mais il est carbonisé. S’est transformé en DOUGLAS COSTA pour les dix dernières minutes.

BENTANCUR (3/5) : Mériterait sûrement un peu moins mais il a été précieux en défense. Et puis on a gagné alors bon.

MATUIDI (3+/5) : Un plus pour la passe décisive, mais même lui semble fatigué.

DYBALA (capitano/5) : Premier match avec le brassard pour lui. On s’en souviendra surtout pour ça d’ailleurs, et son intelligence supérieure au commun des mortels.

BERNARDESCHI (2/5) : Fredo est dans le dur depuis quelques matches, faut dire que la concurrence est féroce. Mais il garde son état d’esprit irréprochable alors ça va (tant qu’on gagne). CUADRADO jouera la dernière demi-heure à sa place et se contentera de bien défendre.

CRISTIANO RONALDO (5/5) : Note conditionnée par son doublé plus que par sa performance collective. En même temps, j’ai entendu dire que c’était les buts qui faisaient gagner les matches.

 

Profitant du nul entre le Napoli et la Roma, on se trouve donc en tête de la Serie A avec six points d’avance et toujours pas défaite au compteur.

 

C’est bieng.

 

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

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