AC Ajaccio : le bilan d’I Sanguinari de la saison 2019/2020 est enfin déconfiné

Une saison pas comme les autres, une saison réussie, une saison tronquée, une saison stoppée plus tôt que prévu, mais une jolie saison de football quand même pour l’AC Ajaccio. Récit.

Nous sommes le 6 juillet 2020, la saison 2019/2020 de Ligue 2 est terminée depuis le lundi 9 mars 2020. La prochaine reprend dans quelques jours avec les premiers matchs amicaux. C’est le moment choisi pour enfin publier le bilan du dernier exercice. Bon OK, j’ai traîné, mais le principal, c’est qu’il soit arrivé.

Ici, nous n’allons pas revenir sur les polémiques liées à l’arrêt de la saison, sur les matchs de barrage qui ne se joueront jamais et sur tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’épidémie de coronavirus. On va plutôt évoquer l’excellente saison de l’AC Ajaccio, qui a terminé à la troisième place, avec 52 points (en 28 journées). C’est 12 de plus que la saison dernière, avec dix matchs de moins. Une saison exceptionnelle rendue possible grâce à une cohésion hors du commun, à un état d’esprit de guerrier irréprochable, à un recrutement réussi à 100% et à un travail génial des dirigeants et entraîneurs. À noter également des prestations très abouties à l’extérieur. L’ACA est d’ailleurs premier au classement à l’extérieur, avec 30 points en 14 journées.

J’attache une attention particulière aux statistiques. Voici donc mon bilan chiffré de cette saison 2019/2020 : j’ai parcouru très exactement 15255 km (avec ma 106 qui a dépassé les 346 000 km) pour faire 20 déplacements, dont un pour suivre l’équipe U19 en Coupe Gambardella. J’ai assisté à 4 nuls, 6 défaites et 9 victoires (3 fois plus que la saison dernière) (+ une victoire aux tirs au but en Gambardella). Au total, j’ai fait 190 heures de trajet rien que pour assister aux matchs de l’équipe A de l’AC Ajaccio cette saison. Mon bilan total fait état de 156 déplacements, 62 stades différents visités pour 120 536 km parcourus, 1476 heures de route, pour 37 victoires, 46 matchs nuls et 74 défaites.

Les pires déplacements de la saison :

J’ai longtemps réfléchi : je me suis replongé dans mes souvenirs de cette saison, mais rien n’y fait. Je n’ai pas de mauvais souvenirs cette saison en déplacement. D’une, l’AC Ajaccio a fait un parcours presque sans faute à l’extérieur (c’est plus sympa de faire 6 heures de route de nuit après avoir gagné plutôt qu’après avoir pris une branlée). De deux, l’accueil dans chaque stade visité a été bon, ou du moins n’a pas été exécrable. Pour mes meilleurs moments cette saison, ça se passe ci-dessous.

Les meilleurs déplacements de la saison :

  1. SM Caen. Cette saison, 4 nouveaux stades s’offraient à moi en Ligue 2 : Le Mans, Caen, Guingamp et Rodez. Malheureusement, le confinement est passé par là et le match à Rodez n’a jamais eu lieu. Les déplacements au Mans et à Guingamp ont été des réussites, mais celui de Caen a été tout particulier, pour plusieurs raisons, en plus de l’excitation de la découverte. La première ? Le SM Caen m’avait invité à venir visiter son stade et ses installations avant le coup d’envoi de la rencontre. J’ai pu également rencontrer Salah, un supporter caennais fort de 650 déplacements pour suivre son équipe. L’accueil a été excellent, le parcage est bien placé, le stade est chouette… Tout était réuni pour passer une bonne soirée (sauf la météo). Mais si ce dép’ a été plus réussi que les autres, c’est surtout grâce à la victoire 1-0 de l’ACA, acquise à la dernière seconde avec un magnifique but de Mohamed Youssouf. Tout un symbole : c’est le joueur qui a peu joué et qui a évolué au poste de latéral alors qu’il est ailier de formation, qui a délivré tout le peuple acéiste. C’est à l’image de la saison de l’ACA : de l’abnégation, du courage, des tripes. Bref, tout a été parfait dans ce déplacement, surtout l’explosion de joie après le but de Youssouf, qui restera comme l’un des moments forts de ma saison.

2. Saint-Flour. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que j’ai une affection particulière pour la Coupe de France. Alors quand le tirage au sort du 7e tour a réservé à l’AC Ajaccio à Saint-Flour, club de N3 du fin fond du Cantal, vous pouvez imaginer ma joie. Un déplacement enneigé, avec des potes, en 106, avec de la bière, du fromage local et un parking visiteurs hors du commun nous attendait. Si le parcage en lui-même ressemblait plutôt aux cages dans lesquelles Kate et Sawyer sont enfermés dans la saison 3 de Lost, le reste de l’accueil a été aux petits oignons, avec des bénévoles qui ont pris soin de nous et qui nous ont livré bouffe et boissons pendant tout le match. Bon, à la fin l’ACA a tristement perdu 3-1, mais l’essentiel était ailleurs : on a passé un bon moment, dans une ambiance appréciable. Le football champêtre que l’on aime. Vous pouvez allez checker le CR texte et photos de ce match par notre ami Gustave Le Populaire ici.

3. Saint-Étienne, en Coupe Gambardella. Comme dit plus haut, les Sanguinaires se sont également déplacés pour encourager les U19 de l’ACA en Coupe Gambardella. C’était le 2 février 2020, pour les 16e de finale de cette compétition. Direction le centre d’entraînement de l’Étrat pour cette rencontre pas comme les autres. Dans une petite tribune, Stéphanois et Ajacciens étaient réunis, collés, à l’époque où personne n’avait jamais entendu parler du coronavirus. De belles petites installations, une buvette appréciable, des rencontres agréables… mais c’est surtout sur le terrain que les choses se sont passées. Les Oursons ont fait vibrer comme jamais les quelques membres d’I Sanguinari présents. J’avais rarement autant stressé dans ma vie de supporter, avec un dénouement heureux : l’ACA a finalement éliminé le grand ASSE aux tirs au but (1-1, 5-4), après 9 tirs de chaque côté. Épique. Les larmes de joie des Ajacciens et leur célébration au coup d sifflet final n’auront fait qu’ajouter encore plus de piquant à nos émotions. Malheureusement, la Coupe Gambardella n’aura pas été à son terme cette saison, dommage pour l’ACA, qui s’apprêtait à affronter le PSG en quart de finale.

Le plus beau but de la saison :

Les meilleurs joueurs de la saison :

Benjamin Leroy : Il ne fait aucun doute que Benjamin Leroy est pour beaucoup dans la 3e place finale de l’ACA. Ses stats parlent pour lui : 16 clean-sheets en 28 matchs de Ligue 2. C’est un record dans le Big Five européen. Rien que ça, messieurs dames. Rassurant pour sa défense, agile sur sa ligne, bon relanceur, imposant dans les airs, très sympathique et accessible, Benjamin Leroy a réussi l’exploit de faire oublier un certain Memo Ochoa. Le meilleur gardien de Ligue 2.

Qazim Laçi : Il est discret, il fait rarement parler de lui, mais force est de constater qu’il fait le taf. Et plutôt très bien. « Le Ballon d’or albanais », comme certains le surnomment, a performé en tant que milieu défensif aux côtés de Mathieu Coutadeur. Une doublette qui fonctionne à merveille. En plus de ratisser un peu partout et d’être un infatigable gratteur de ballon, Qazim Laçi sait se projeter vers l’avant et offrir des possibilités supplémentaires. En 27 matchs de Ligue 2, il a marqué 3 buts (dont des pépites) et a délivré 4 passes décisives. L’impression qu’il se bonifie de saison en saison. Jusqu’où ira-t-il ?

Mathieu Coutadeur : Lui non plus ne fait pas beaucoup parler de lui. Et pourtant, il est l’un des meilleurs à son poste en Ligue 2. Indispensable (il a joué 28 matchs de L2) aussi bien à la récupération qu’à la création (2 buts et 6 passes décisives), Mathieu Coutadeur est un pilier de l’ACA. On a le sentiment qu’il est là depuis toujours. Et on espère qu’il restera encore longtemps.

Gédéon Kalulu et Matthieu Huard : Les deux latéraux, droit et gauche, ont été le symbole du recrutement estival 2019 : deux jeunes issus de grands centres de formation (Lyon et Rennes), sans véritable expérience chez les pros. Bref, deux paris qui ont plus que réussi à l’ACA. Tout au long de la saison, Kalulu et Huard ont fréquenté les équipes-types de L2 de chaque journée. Et c’est mérité. Gédéon Kalulu (19 matchs, 1 but, 35 centres) a impressionné par son volume de jeu, ses allers-retours incessants, son apport offensif et sa hargne. De son côté, Matthieu Huard a plu par sa simplicité, sa justesse, son état d’esprit mais aussi par ses centres offensifs (119 centres en 25 matchs). De par leur saison aboutie, les deux latéraux sont aujourd’hui des joueurs très convoités. Si Gédéon Kalulu pourrait partir, Matthieu Huard devrait lui rester. Pour notre plus grand bonheur.

Les autres : Comme dit précédemment, c’est bien l’équipe complète qui a permis à l’ACA de faire une telle saison. On a pu mettre en avant quelques individualités ci-dessous, mais tous les joueurs méritent une mention. Cédric Avinel est la véritable force tranquille de la défense acéiste : tranquille, sans un mot, mais tellement imposant derrière. Ismaël Diallo semble s’installer dans l’axe de la défense, après avoir glissé à Lens sur le côté. Mohamed Youssouf a répondu présent quand Pantaloni a fait appel à lui à un poste qui n’était pas le sien. Kévin Lejeune, avec une grave blessure qui a raccourci sa saison, a toujours dépanné sur un côté, devant, derrière, en 6, dans l’axe, toujours en toute simplicité. Johan Cavalli a vécu une dernière saison étrange, avec quelques blessures et son passage sur les bancs des U19 comme adjoint, mais il a tout de même joué 18 matchs de Ligue 2, nous offrant quelques gestes de grande classe et 3 passes décisives. Son leadership sur le terrain et en dehors va nous manquer maintenant qu’il part à la retraite, mais il ne sera pas très loin. Mattéo Tramoni et Cyrille Bayala ont été des dynamiteurs très précieux, Mounaïm El-Idrissy s’est révélé avec quelques buts décisifs. Ablie Jallow a un peu déçu, mais il a marqué un but très important au PFC. Hugo Cuypers a fait parler son sens du jeu, un joueur très agréable à voir jouer. Gaëtan Courtet a fait un gros travail sur le front de l’attaque, avec, en plus, de l’efficacité : 10 buts et 3 passes décisives. Sans oublier tous les « remplaçants », sans qui cette saison extraordinaire n’aurait pas été possible : François-Joseph Sollacaro, Lucas Marsella, Lucas Pellegrini, Clech Loufilou, Jérémy Corinus, Félix Tomi, Lisandru Tramoni, Tony N’Jiké, le grand Joseph Mendes (tu vas nous manquer), Alexis Flips… L’AC Ajaccio est une grande famille, un mélange parfait entre expérience et jeunesse.

Les 3 compte-rendus les plus lus :

  1. GF38 – AC Ajaccio 0-1 : récit d’un (Gre)noble déplacement pour I Sanguinari. A lire ici : https://horsjeu.net/academies/gf38-ac-ajaccio-recit-dun-grenoble-deplacement-pour-i-sanguinari/
  2. FC Lorient-AC Ajaccio (0-0) : sandwich triangle et match nul au Moustoir pour I Sanguinari. A lire ici : https://horsjeu.net/academies/fc-lorient-ac-ajaccio-0-0-sandwich-triangle-et-match-nul-au-moustoir-pour-i-sanguinari/
  3. EA Guingamp-AC Ajaccio (1-1) : toute première fois, toute toute première fois au Roudourou. A lire ici : https://horsjeu.net/fil-info/ea-guingamp-ac-ajaccio-1-1-toute-premiere-fois-toute-toute-premiere-fois-au-roudourou/

Les 3 compte-rendus les moins lus (vous savez ce qu’il vous reste à faire, allez les lire !) :

  1. US Saint-Flour – AC Ajaccio (3-1) : fromage, merguez et élimination en Coupe de France. A lire ici : https://horsjeu.net/fil-info/us-saint-flour-ac-ajaccio-3-1-fromage-merguez-et-elimination-en-coupe-de-france/
  2. Troyes-AC Ajaccio (2-1) : on clôture l’année 2019 avec I Sanguinari. A lire ici : https://horsjeu.net/academies/troyes-ac-ajaccio-2-1-on-cloture-lannee-2019-avec-i-sanguinari/
  3. Sochaux-AC Ajaccio (0-2) : c’est la belle vie pour I Sanguinari. A lire ici : https://horsjeu.net/fil-info/sochaux-ac-ajaccio-0-2-cest-la-belle-vie-pour-i-sanguinari/

Le classement des buvettes :

Cette saison encore, nous avons été gâtés dans les différentes buvettes de Ligue 2. De la ventrèche aux allures de pigeon grillé, des frites bien grasses, de la bière alcoolisée, un service directement dans les tribunes… Les bons souvenirs de bouffe sont presque aussi nombreux que les bons souvenirs de football. Tout n’a pas été parfait partout : des clubs se sont révélés, d’autres ont lourdement chuté. Voici le classement des meilleures et des pires buvettes de Ligue 2. Pour rappel, plusieurs critères sont pris en compte dans ce classement : la qualité des mets, les choix en sucrés, salés et boissons, la quantité, le prix et l’accueil de la buvette.

  1. Chamois Niortais. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,5/5. On peut féliciter les Chamois Niortais pour leurs efforts d’une saison à l’autre. Le 4,5/5 est mérité : l’accueil est chaleureux, souriant et respectueux, la nourriture est bonne et chaude, les frites sont un plus et on nous propose la même chose que dans les autres tribunes. Et puis, le fait que le club ait décidé de nous offrir boissons et nourriture vaut un petit bonus. Petit coup de cœur pour la ventrèche (vous vous rendez compte de ce que j’écris ? « Coup de cœur pour la ventrèche », j’aurais jamais cru écrire ça une fois dans ma vie), une viande sous-cotée et trop peu souvent vendue dans les stades. Bravo et merci les Chamois !
  2. AS Nancy-Lorraine. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,25/5. On frôle la perfection. Il y a la qualité et la quantité (j’ai même pas pu tout finir) au niveau de la nourriture, avec même une pinte de (vraie) bière. Il y a également le bon accueil et le bon service. On voudrait une buvette comme celle-ci tous les quinze jours !
  3. Troyes. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4/5. Félicitations à Troyes pour la qualité des produits proposés ce jour-là en parcage visiteurs. Si le fait que tout soit offert leur donne droit à un bonus, il faut noter que la bouffe était fraîche, bonne et en quantité suffisante. On aurait seulement aimé avoir un peu plus de choix, mais on fait vraiment les fines bouches.

  1. Paris FC. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 1,5/5. Exit les sandwichs triangles et le Paris Cola des saisons précédentes. Faites place au panini dégueulasse et à la bière avec alcool. Un glow up important, donc félicitations au Paris FC pour ces améliorations. Mais on aimerait un peu plus, quand même. Je soupçonne le Paris FC de nous avoir fait livrer des paninis au dernier moment : au début de la première période, ils nous disaient « on a des boissons mais pour la nourriture on ne sait pas, on aura sans doute que des gâteaux ». Au final, à la pause, ils nous ont vendu des paninis, qu’ils sont sans doute allés chercher à une autre buvette. Ces sandwichs chauds n’étaient pas très présentables, mais ils étaient remplis (‘remplis’ est un bien grand mot) de jambon et de fromage. Ce n’était pas excellent, mais ce n’était pas gustativement dégueulasse. Un petit bonus pour la bière avec alcool. Allez, on croise les doigts pour d’autres améliorations la saison prochaine.
  2. FC Lorient. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 1,25/5. La buvette du stade du Moustoir a montré son vrai visage. Les saisons dernières, nous avions eu droit aux food-trucks des tribunes « normales » avec des burgers, des chips bien grasses, des demis de bières et du vin chaud. Mais cette fois-ci, placés en parcage visiteurs, on a eu la chance d’avoir, à notre disposition, des chips, des sandwichs triangles et du Breizh Cola. Deux poids, deux mesures. Dans le classement des meilleures buvettes de Ligue 2 en fin de saison, le FC Lorient va lourdement chuter. Et encore, heureusement que l’accueil à la buvette a été cool et que le café nous a été offert. JE VOULAIS BOUFFER UN BURGER MERDE !
  3. EA Guingamp. Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 0,75/5. Tu accueilles 10 000 personnes et 40 supporters visiteurs qui ont traversé le pays pour ce match et tu n’es pas capable de les nourrir ? Très décevant de la part d’un club comme l’EAG, qui descend de Ligue 1. On s’attendait à beaucoup mieux mais heureusement, la buvette du Roudourou est sauvée par la gentillesse de son personnel et par le fait qu’ils vendent de la bière. C’est tout.

Le classement des toilettes :

Comme la saison dernière, j’ai épluché les toilettes des stades que j’ai visités. Quatre critères entrent en compte pour cette notation : l’aspect, l’odeur, le confort et la propreté. Si certains clubs s’en sortent (très) bien, ce n’est pas le cas de tout le monde. Toiles d’araignées, odeurs de pisse, absence de PQ… Bienvenue dans l’horrible monde des chiottes des parcages visiteurs de Ligue 2.

  1. Grenoble Foot 38. Le GF38 frappe très fort d’entrée avec des chiottes immenses. Une bonne odeur de propre nous envahit les narines à peine les pieds posés dans ces toilettes de luxe. On voit que le ménage a été fait récemment, malgré quelques toiles d’araignées par-ci, par-là. Tout semble nickel : les pissotières sont propres, les cabines également, malgré quelques traces inenlevables au fond de certaines cuvettes. Cerise sur le gâteau : il y a de l’eau, du savon, du PQ dans toutes les cabines et des torchons déroulants neufs. Que demander de plus ? Le GF38 frôle la perfection avec ces toilettes impeccables, du genre que l’on aimerait voir plus souvent en Ligue 2. Tout simplement bravo. Note : 4,5/5.
  2. Paris FC. On prend la direction des chiottes du parcage visiteurs du stade Charléty, qui font partie de mes préférées. Ces toilettes, situées au sous-sol, sont immenses. Elles sentent bon, elles sont propres : les trucs au fond des pissotières viennent d’être changés. Niveau confort, il y avait du PQ, du savon, de l’eau, mais le sèche-mains était en panne (comme la saison dernière déjà). Pas mal du tout. Là-dessus, le Paris FC reste au top. Note : 4/5.
  3. LB Châteauroux. Les chiottes du parcage visiteurs de Châteauroux s’apparentent à un grand Algeco de chantier, un peu vieillot. Quand tu rentres à l’intérieur, ça sent la même odeur que chez ta grand-mère et au sol, il y a le même lino que ton grand-père a posé il y a 50 ans dans son atelier. Mais à l’intérieur, on y est bien, il y a tout ce qu’il faut : des pissotières, des cabines de toilettes, de l’eau, du savon, du PQ, un radiateur. Et en plus, tout est très propre. La seule chose qui manque ? Du papier ou des torchons pour s’essuyer les mains. Petit plus que l’on ne voit pas partout en Ligue 2 : une rampe d’accès aux toilettes pour poussettes et fauteuils roulants. Propreté, confort, accessibilité, tout y est, même si l’ensemble est un peu vieillot. Note : 4/5.

  1. FC Sochaux-Montbéliard. Les toilettes du parcage visiteurs du stade Auguste Bonal ne sont pas de première fraîcheur. Esthétiquement parlant, ce n’est pas ça du tout : il y a des tags rayés en noir, des stickers décollés et défraîchis un peu partout et une peinture vieillotte. Les chiottes des hommes ne sont pas très grandes, au contraire de celles des femmes, juste à côté. Côté propreté, ça le fait. Ce n’est pas d’une extrême propreté mais ce n’est pas sale non plus. Et enfin, niveau confort, il y a de l’eau au robinet, du PQ et du savon, mais pas de torchon pour s’essuyer les mains propres. Et puis surtout, on a droit seulement à chiottes à la turque. Note : 1,75/5.
  2. AJ Auxerre. Les toilettes du parcage visiteurs du stade de l’Abbé-Deschamps sont dégueulasses. C’est la forte odeur de pisse qui te reçoit en entrant dans les chiottes, où des stickers sont collés (et décollés) un peu partout. La peinture est jaune passée, le sol est vraiment très sale. Quant au confort, il est pratiquement inexistant : il y a bien de l’eau et du savon mais pas de PQ ni de torchons. Il y a seulement quelques serviettes en papier posées sur la tuyauterie pleine de poussière et de toiles d’araignée. Les cabinets d’Auxerre entrent en bonne position pour être les pires de la saison en Ligue 2. Note : 1/5.
  3. Troyes. Les toilettes du parcage visiteurs du stade de l’Aube puent la vieille pisse. La peinture jaune est défraîchie et il y a des stickers décollés un peu partout. En plus, il n’y a ni PQ, ni savon, ni torchons. Juste de l’eau. On se croirait dans un squat. Note : 0,75/5.

Le classement des meilleurs parcages :

Un nouveau classement voit le jour pour cette saison 2019/2020 : celui des meilleurs parcages visiteurs de Ligue 2. Je vous vois déjà gueuler parce que votre club préféré est mal classé mais attendez un peu les explications. Il s’agit d’un classement totalement subjectif, selon mes critères, mes préférences et mon expérience. Ce classement des meilleurs parcages de Ligue 2 a été réalisé en additionnant les notes de la buvette et des toilettes, auxquelles j’ai ajouté deux autres notes sur la vue depuis le parcage (d’un point de vue personnel, je préfère les parcages près de la pelouse, même au ras de celle-ci. Ce que je veux, c’est sentir le gazon, être au plus près des joueurs. Bien voir le plan tactique ne m’intéresse guère. Du coup, les parcages en bord pelouse auront de meilleures notes que les parcages où nous avons été dans le deuxième anneau du stade. Un malus pour les parcages où un grillage ou des grilles nous obstruent la vue) et sur l’accueil dans l’espace visiteurs (qui prend en compte l’accessibilité au stade, le comportement des stadiers (et non pas des supporters), la fouille, le ressenti général sur la sympathie, les places offertes ou non etc). Ces quatre notes sont additionnées puis divisées, pour arriver à une note sur 5.

Le meilleur parcage de Ligue 2 est donc celui du stade des Alpes de Grenoble, qui cumule une vue magnifique, un accueil sympathique, des chiottes irréprochables et une buvette raisonnable.

Pour les plus curieux, voici mes notes pour la vue dans chaque stade : Grenoble : 4,5 / Guingamp : 4 / Nancy : 3,5 / Le Mans : 3,5 / Chambly : 3,25 / Caen : 3,25 / Orléans : 2,75 / Auxerre : 2,5 / Troyes : 2,5 / Paris FC : 2,5 / Sochaux : 2,25 / Lorient : 2 / Châteauroux : 1,75 / Valenciennes : 1 / Niort : 0,5.

Voici maintenant mes notes pour l’accueil dans chaque stade : Caen : 4,75 / Nancy : 4,75 / Orléans : 3,25 / Grenoble : 3 / Auxerre : 3 / Niort : 3 / Châteauroux : 2,75 / Troyes : 2,75 / Paris FC : 2,75 / Guingamp : 2,5 / Chambly : 2,5 / Valenciennes : 2,25 / Sochaux : 2 / Lorient : 1,5 / Le Mans : 0,5.

Si vous voulez plus de détails ou des explications, je vous conseille d’aller lire ou relire chacun de mes compte-rendus de déplacement, à retrouver ici.

Mes 3 vidéos à voir ou à revoir :

Partout, lors des matchs à l’extérieur cette saison, I Sanguinari étaient présents pour encourager les rouge et blanc, d’Anglet à Valenciennes, en passant par Grenoble, Guingamp ou encore Nancy et Le Mans. Partout, nous avons vécu des émotions fortes, des frissons, des explosions de joie et même quelques petites déceptions. Encore une fois, I Sanguinari prouvent qu’ils n’ont pas volé leur slogan : « Sempre Qui ». Merci à Marco, Vince Per Noi, 8Clem, Vadim, Luc, Manufrankin, Maxime, Adri, Théo, Manu, Matthieu, Julien, Pat et tous les autres d’avoir fait vivre les parcages visiteurs aux quatre coins du pays sous l’étendard d’I Sanguinari. N’oublions pas non plus l’Orsi Ribelli, qui sait animer à merveille le kop à Timizzolu et les parcages lors de leurs longs déplacements.

Merci à Olivier Pantaloni, à Alexandre Dujeux, à Tom Frère, à Jean-Xavier Stefanaggi, à Dédé, à Thierry Debès, à Christian Leca, à Alain Calderella, à Alain Orsoni, à Jean-Do Gaziello, à Jordan Galtier. Merci à tous les joueurs (m’en voulez pas, je ne vais pas écrire tous vos noms, ce serait trop long). Merci à l’ACA et à toutes ses composantes. Vous nous avez fait vibrer et vous continuerez de le faire dans les semaines, mois, années et décennies à venir. Longue vie au meilleur club corse et bien plus encore. À L’OURS !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

2 commentaires

  1. Hello Perfettu!
    Merci et Bravo pour ce reportage de pro. Avec mes copains (moyenne d’age 68 ans) nous en tiendrons compte lors de nos qques déplacements pour soutenir le TFC. A bientôt…
    Lulu

  2. Chapeau l’artiste, un bien beau bilan pour une belle saison de l’ACA, hélas tronquée.
    Et quel dévouement!

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