AC Ajaccio : l’heure du bilan de la saison d’I Sanguinari est arrivée

À L’OURS !

Encore une saison de terminée. Avec un mélange de tristesse (celle de ne plus voyager tous les 15 jours dans tout le pays) et de soulagement (celui de s’être maintenu). Un exercice 2018/2019 rempli d’émotions, de matchs de merde, de kilomètres à ne plus en finir, de sandwichs dégueulasses avalés. Mais aussi des heures et des heures passées le cul dans la 106 pour aller supporter l’AC Ajaccio. Putain, quel plaisir quand même. C’est l’heure du bilan.

Non, une saison de Ligue 2 ne reprend pas le dernier week-end de juillet. En tout cas, pas pour moi. Une saison de Ligue 2 redémarre avec le premier match amical à l’extérieur. En 2018, c’était le 10 juillet, à Anglet, contre le Pau FC. Le dernier déplacement de la saison, à Troyes, s’est fait le 17 mai 2019. Entre ces deux dates se sont écoulés 311 jours. Le temps de faire 23 déplacements au total pour I Sanguinari et moi, en amical, en Ligue 2, en Coupe de France et en Coupe de la Ligue, de Lens à Saint-Paul lès Dax en passant par Metz, Brest et Montpellier.

J’attache une attention particulière aux statistiques. Voici donc mon bilan chiffré de cette saison 2018/2019 : j’ai parcouru très exactement 20 048 km (avec ma 106 qui a dépassé les 325 000 km, pour 95% des déplacements) pour faire 23 déplacements. J’ai assisté à 8 nuls, 12 défaites et 3 victoires. Au total, j’ai fait 272 heures de trajet rien que pour assister aux matchs de l’AC Ajaccio cette saison. Mon bilan total fait état de 139 déplacements, 56 stades différents visités pour 103 401 km parcourus et pour 28 victoires, 43 matchs nuls et 68 défaites.

Les pires déplacements de la saison :

1 – Alès-AC Ajaccio 2-0, 17/11/2018, Coupe de France. L’ACA n’est pas une équipe de coupe. Ce match à Alès l’a confirmé. Rien n’allait dans ce déplacement. Sa date correspondait au début du mouvement des gilets jaunes : mon organisation en a pâti. Obligé de partir dans la nuit et de prendre un hôtel sur place. Obligé également de contourner et d’éviter les gilets jaunes. La suite ne sera pas mieux : un parcage des années 30 pas couvert, une pluie diluvienne toute la rencontre et pour finir une défaite 2-0 pathétique. C’est dommage, car la Coupe de France est ma compétition préférée.

2 – Red Star-AC Ajaccio 2-0, 05/10/2018, Ligue 2. Déjà, aller à Beauvais pour voir un match de foot, c’est pas fou. Alors quand c’est pour aller dans un parcage visiteurs pas ouf dans un stade pourri pour voir ton équipe perdre contre les derniers alors qu’elle a largement dominé, c’est vraiment de la merde.

Les meilleurs déplacements de la saison :

1 – Lens-AC Ajaccio 1-2, 22/12/2018, Ligue 2. Ou comment finir l’année en beauté. Pour ce déplacement, tout a été parfait du début à la fin. Pour commencer, le Lensotel m’avait contacté auparavant pour me proposer de m’héberger et de me nourrir gratuitement pour ce déplacement. J’ai bien évidemment accepté. J’ai pu bien en profiter avant d’aller à la Loco, le célèbre bar lensois où j’ai pu faire la connaissance de nombreux supporters du RCL très sympathiques. Une rencontre à base de bières, de gras et de chambrages. Ensuite, le match. Et surtout la victoire acéiste 2-1 grâce à un but de Naoto Sawai. Le genre de déplacements que j’adore : de la bonne bouffe, de l’alcool, un accueil excellent et une victoire. Que demander de plus ?

2 – Brest-AC Ajaccio 2-0, 30/11/2018, Ligue 2. Là encore, le trio magique a fonctionné : accueil excellent, bonne bouffe et alcool. Brest était déjà l’un de mes dép préférés (de par sa distance notamment) et ce match-là l’a confirmé. Déjà, j’ai eu la chance de tomber sur le bon jour : pour cette rencontre, le président brestois offrait de la nourriture à tout le monde. Quel plaisir donc de voir débarquer dans le parcage des pizzas, des saucisses, des desserts et plein d’autres choses délicieusement bonnes. Si la victoire n’a pas été au rendez-vous, j’ai toutefois pu aller me consoler au Penalty, le bar du stade, où j’ai pu voir et revoir des amis brestois alcoolisés, ou non. Et en prime, comme tous les ans, j’ai assisté à une bagarre. Le Stade Brestois va me manquer en 2019/2020.

3 – Metz-AC Ajaccio 3-1, 20/08/2018, Ligue 2. Je me souviens d’un très bon accueil, d’un très beau stade, d’un temps magnifique (assister à un match à Metz en short, c’est pas donné à tout le monde), d’une équipe de Metz impressionnante et d’un bon moment passé en parcage. C’est aussi simple que ça.

Les moments WTF de la saison :

1 – L’interdiction de déplacement au Havre. C’est la première fois depuis que j’ai commencé à suivre l’ACA à l’extérieur (en 2011) que j’étais confronté à une interdiction de déplacement prononcée par la préfecture. C’était le 15 mars 2019. Que faire ? Y aller ou non ? Prendre le risque ou regarder le match sur mon canapé sur un streaming roumain ? J’ai décidé d’y aller, en indép’ et surtout sans couleur de l’ACA. Je me suis infiltré au milieu des supporters havrais, qui avaient même prévu une banderole rien que pour moi. Vivre un match au milieu des fans adverses, ne pas pouvoir montrer son attachement à son club et ne pas pouvoir être tranquille en parcage pour supporter son équipe est un sentiment très bizarre. Que j’espère ne plus jamais revivre. Mais c’était une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie.

2 – La rencontre avec Stéphane Bureta. Si vous demandez à un fan de football de citer un supporter emblématique de Ligue 2, il vous répondra sans doute « Stéphane Bureta ». Et pour cause, ce fan des Chamois Niortais vient de boucler son 16e Grand Chelem en 17 ans, sans compter les plus de 400 000 km parcourus pour suivre son club. À côté de lui, je suis un petit joueur. Lors de mon déplacement à Niort, son frère Jean-Pierre Bureta avait organisé une rencontre entre lui et moi (et en m’offrant la place de match en plus). Un court moment précieux dans ma saison, à parler de Ligue 2, de football et d’autoroutes.

3 – La vraie-fausse panne de 106 en allant à Lorient. Comme le savez sans doute déjà, ma plus grande peur est de tomber en panne de voiture en allant à un match de l’ACA. Et cela a bien failli avoir lieu cette saison. À peine parti en direction de Lorient, le moteur de ma voiture commence à fumer, les voyants s’allument. Je m’arrête une fois, je repars, et la fumée refait son apparition. Au final, le problème était visiblement un trop-plein de… liquide de refroidissement. Plus de peur que de mal et j’ai pu rejoindre Lorient après de nombreuses sueurs froides. Plus jamais ça stp, 106.

Les meilleurs joueurs de la saison :

1 – Mathieu Coutadeur. Élire un joueur qui sort du lot quand on termine une saison à la 17e place n’est pas chose simple. Du moins d’ordinaire. Car si cette saison il y a un joueur qui a fait fort, c’est bien Mathieu Coutadeur. Métronome au milieu, qu’il soit aligné en 6 ou en 10, l’ancien du Mans a été le véritable dépositaire du jeu acéiste : il était à la récupération, à la création et à la finition. La preuve avec ses statistiques : 32 matchs, 5 buts (le deuxième meilleur buteur du club) et 3 passes décisives. Ses buts ont permis à l’ACA de gagner la bagatelle de 8 points. Sans lui, l’ACA ne serait sans doute plus en Ligue 2.

2 – Benjamin Leroy. Comme Mathieu Coutadeur, sans lui, l’ACA ne serait peut-être plus en Ligue 2. Pourtant, sa tâche était rude : il devait prendre la succession de Jean-Louis Leca, impeccable la saison dernière. Après des débuts peut-être un peu poussifs, le temps de prendre ses marques, le portier a montré toute l’étendue de son talent. Indispensable, il est l’un des seuls joueurs de Ligue 2 qui a disputé les 38 rencontres dans leur intégralité. Il faut dire qu’il a permis à l’ACA de gagner de nombreux points, grâce à ses arrêts et ses envolées improbables. Et en plus, il est très sympa.

3 – Yann Boé-Kane. On aurait pu citer Riad Nouri (meilleur buteur et passeur du club), Jérémy Choplin ou l’indispensable Ghislain Gimbert, mais Yann Boé-Kane méritait de figurer dans ce top 3. Pourquoi ? Grâce à sa polyvalence. Il était déjà très fort en milieu défensif, il a montré qu’il savait également très bien jouer en défense centrale, où il a supplié Choplin ou Avinel à de nombreuses reprises. Serein, bon relanceur, à l’aise dans les airs. En bref, une bonne idée d’Olivier Pantaloni.

Les bonnes surprises de la saison :

1 – Naoto Sawai. Arrivé à l’ACA à l’été 2018 grâce à un étonnant partenariat avec le Tokyo Verdy, Naoto Sawai était destiné à jouer avec l’équipe réserve. Et puis juste avant Noël, voici qu’on le voit dans le groupe pour Lens. Mieux, il rentre en jeu à la 69e minute et inscrit le but de la victoire à la 77e. Suffisant pour faire de lui un véritable héros. Il cumulera au total huit apparitions en Ligue 2. Il n’est pas le genre de joueur à pouvoir faire constamment des différences, mais il a au moins eu le mérite de se battre sur le terrain et de s’intégrer en dehors. Il va nous manquer.

2 – Caleb Zady Sery. Olivier Pantaloni a le chic pour sortir des jeunes du centre de formation, initialement prévus pour l’équipe réserve. C’est le cas de l’Ivoirien de 19 ans Caleb Zady Sery. Cet ailier a rapidement gagné le surnom de « nouveau Christian Kinkela » grâce à sa facilité à percuter, à dribbler et à accélérer. À chacun de ses matchs ou de ses apparitions, il a su apporter du peps à l’attaque acéiste qui en a souvent cruellement manqué. Et puis il n’est pas maladroit devant le but, comme le prouve son but contre Orléans. Un joueur qui doit être un homme de base pour le onze de la saison prochaine.

3 – Félix Tomi. Parmi les jeunes joueurs issus de la formation qui ont été lancés en L2 cette saison, il y a Zady, Lucas Pellegrini, Mounaïm El Idrissy, Jérémy Corinus et Félix Tomi. Après Zady, Tomi est celui qui est le plus apparu. Polyvalent sur le front de l’attaque, il a su se mettre en avant grâce à sa technique et surtout sa hargne et son envie. Souvent esseulé devant quand il a joué, il n’a jamais baissé les bras. Un joueur sur lequel parier dans l’avenir proche.

Les 3 compte-rendus les plus lus :

1 – FC Metz-ACA Ajaccio (3-1) : Metz que un déplacement pour I Sanguinari. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/fc-metz-ac-ajaccio-3-1-metz-que-un-deplacement-pour-i-sanguinari/

2 – ? Stade Brestois – AC Ajaccio (2-0) : pourquoi ce déplacement à Brest est le meilleur de la saison. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/stade-brestois-ac-ajaccio-2-0/

3 – Niort-AC Ajaccio (2-0) : des rencontres, des chiottes et une défaite pour I Sanguinari. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/niort-ac-ajaccio-2-0-des-rencontres-des-chiottes-et-une-defaite-pour-i-sanguinari/

Les 3 compte-rendus les moins lus (vous savez ce qu’il vous reste à faire, allez les lire !) :

1 – AS Nancy-Lorraine – AC Ajaccio (1-0) : I Sanguinari en mission pour le maintien. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/as-nancy-lorraine-ac-ajaccio-1-0-i-sanguinari-en-mission-pour-le-maintien/

2 – Toulouse FC – AC Ajaccio (1-0) : encore un match amical au tableau d’I Sanguinari. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/toulouse-fc-ac-ajaccio-1-0-encore-un-match-amical-au-tableau-di-sanguinari/

3 – Orléans – AC Ajaccio (1-3) : chronique d’un déplacement ordinaire. À lire ici : https://horsjeu.net/academies/orleans-ac-ajaccio-1-3-chronique-dun-deplacement-ordinaire/

Le classement des buvettes de Ligue 2 :

Du gras, du pain, de la charcuterie, des frites, des sauces, des sodas, des bières et même du vin chaud. Dans tous les stades où je suis allé, j’ai goûter aux mets locaux pour en faire un classement : le classement officiel des meilleures buvettes de parcages visiteurs de Ligue 2. C’est sans doute ce que vous attendez le plus, alors voici le détail de ce top. Pour rappel, plusieurs critères sont pris en compte dans ce classement : la qualité des mets, les choix en sucrés, salés et boissons, la quantité, le prix et l’accueil de la buvette.

1 – Stade Brestois – Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,75/5. La note décernée pour ce repas a longtemps été de 5/5. C’était sans compter sur la bière sans alcool infecte de la mi-temps. Le reste était totalement parfait. Nous nous sommes fait servir directement dans le parcage sans rien demander et surtout avec le sourire par deux mecs très sympathiques. Les plats étaient inédits dans un parcage visiteurs, variés, chauds et très bons. La principale qualité de ce repas a toutefois été sa gratuité. On a eu de la chance de tomber sur le match où le président offrait la bouffe à tout le monde. En temps normal, on sait que le repas aurait été bien moins délicieux (cf la saison dernière). Pour résumer : le meilleur jambon-beurre de Ligue 2, des plats chauds, sucrés, qui changent de l’ordinaire, un service parfait. Bref, un accueil incomparable.

2 – FC Lorient – Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,5/5. On va être clair tout de suite : le fait que nous ayons mangé dans les buvettes « normales » et pas « visiteurs » est clairement de la triche. Le FCL perd donc un demi-point de bonus mais récupère un demi-point de bonus pour la vraie bière et surtout le vin chaud. Sinon, le choix est gargantuesque, on pourrait manger tout ce qu’on veut jusqu’à se faire exploser le bide. Les produits sont bons, certains sont locaux et tous sont gras. En gros, c’est tout ce que j’aime. Alors chapeau au FCL pour ces jolis et bons stands de restauration. Je reviendrais la saison prochaine avec grand plaisir.

3 – GFC Ajaccio – Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,25/5. L’hospitalité corse passe par une buvette de stade de qualité. Du choix, de la qualité et de la quantité, on ne peut guère espérer mieux. Surtout lorsque l’on nous propose du Liptonic. Ça m’arrache un peu la gueule de dire ça, mais bravo au Gazelec.

17 – Chamois NiortaisNote sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2/5. L’accueil est sympathique et souriant même s’il n’est pas très professionnel. Le fait qu’on vienne nous demander directement notre commande est appréciable mais la bouffe ne suit pas. Heureusement, les frites sauvent l’honneur du sandwich trop sommaire et trop étouffe-chrétien. Quand j’ai commencé à manger, des supporters niortais au grillage m’ont appelé pour discuter. Résultat, j’ai parlé 15 minutes avec eux et quand je suis revenu mes merguez et mes frites étaient froides. Heureusement que ces supporters étaient sympas et qu’ils m’ont raconté une ou deux anecdotes. Vous en voulez une ? La dernière fois, quand les supporters lensois sont venus, ils ont joué au foot avec un ballon qui avait atterri dans leur parcage. Un maladroit a cassé les lunettes d’un stadier en lui tirant le ballon dans la tête. Aïe.

18 – Paris FCNote sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 0,75/5. Félicitations au Paris FC. Nous tenons ici la pire buvette de Ligue 2 pour le moment. À Charléty, aucun effort n’est fait pour satisfaire le palais des supporters adverses. On demande pas grand chose pourtant : juste du vrai pain avec quelque chose dedans, pas un sandwich en plastique acheté 2 euros au Franprix du coin et revendu le double dans le stade. Très décevant.

19 – Clermont Foot – Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 0,5/5. De qui se moque-t-on ? Le Clermont-Foot vient de franchir une nouvelle étape dans le non-respect des supporters adverses. Généralement, on ne nous ouvre pas la buvette du parcage car nous ne sommes pas assez. Là, on ne nous a pas vendu à manger parce que l’on était trop. Une première. Et j’espère une dernière.

Le classement des chiottes de Ligue 2 :

Cette saison, noter les buvettes de Ligue 2 ne m’a pas suffi : j’ai décidé de noter les chiottes. Et le moins que l’on puisse dire c’est, qu’en Ligue 2, c’est plus souvent le cabinet des horreurs que l’hôtel 3 étoiles. Plusieurs critères sont pris en compte pour les notes des toilettes : l’aspect, l’odeur, le confort et la propreté. Comme pour les buvettes, certains clubs pourraient faire de nombreux efforts pour accueillir au mieux les supporters visiteurs. Dans certaines chiottes, il n’y a même pas de PQ. Ni d’eau. C’est pour dire. Voici le classement des toilettes de Ligue 2. (Je vous laisse cliquer sur les liens pour découvrir les photos [qui peuvent faire peur] des chiottes citées ci-dessous).

1 – Chamois Niortais Les toilettes du stade René-Gaillard sont uniques en leur genre. De par leur forme, déjà. Ici, les chiottes ne sont pas nichées sous une tribune, mais elles sont plantées à côté de la tribune, cachées dans une cabine Algeco blanche. D’un côté, une porte pour les femmes, de l’autre, une pour les hommes. L’intérieur est assez propre, la chasse d’eau fonctionne, ça ne pue pas. Bon, le couvercle de la cuvette est fêlé et le distributeur de PQ est amputé de moitié mais on s’en fout. Pourquoi ? PARCE QU’ON PEUT REGARDER LE MATCH QUAND ON PISSE, grâce à une petite fenêtre (certes sale) qui donne sur la pelouse. Et ça, on ne le voit nulle part ailleurs. Donc, rien que pour ça, et même si c’est injuste, Niort aura la meilleure note. Note : 5/5.

2 – Grenoble Les toilettes du Stade des Alpes sont immenses. Oui, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit en ouvrant la porte des chiottes pour hommes. Toutes en longueur, les toilettes sont décomposées en deux parties : les cabines qui se ferment dans un premier temps puis les pissotières communes en alu. En y entrant, aucune odeur de merde ni de pisse. Une odeur neutre nous embaume. Le sol est propre, les cuvettes et les pissotières également. On continue dans les bons points : il y a des torchons déroulants propres, du savon et de l’eau (je vous jure, il n’y en a pas partout). Mais pas de chauffage ni d’eau chaude. On ne va pas chipoter. Note : 4/5.

3 – Paris FC – L’entrée des chiottes visiteurs du stade Charléty ressemble à une longue descente aux enfers. Mais il n’en est rien, au contraire. Une fois que nous arrivons au sous-sol, d’immenses toilettes s’offrent à nous. Et en plus, elles sentent bon. En y entrant, on sent que le ménage a été fait récemment. Les trucs en plastique dans les urinoirs sont neufs, tout est globalement propre. Les seuls points négatifs ? Il n’y a plus de savon et les sèche-mains électriques ne fonctionnent plus. En bref, bravo ! Note : 4/5.

17 – Béziers – Les toilettes du parcage visiteurs du stade de la Mosson sont sales, puantes, sombres, vieillottes et très abîmées. Un petit coup de peinture et le passage plus régulier d’une femme de ménage ne seraient pas du luxe. Note : 1/5.

18 – Clermont – Les toilettes du stade Gabriel-Montpied sont indignes de la Ligue 2. Je veux bien que dans certains stades, on nous propose des chiottes à l’ancienne, mal isolées, pas très confortables. Mais à ce niveau-là, c’est clairement du foutage de gueule. À Beauvais, où joue le Red Star par exemple, les visiteurs ont droit à des toilettes de chantier, mais qui sont neuves, propres et entretenues. Là, à Gabriel-Montpied, nous avions également droit à des toilettes de chantier, mais qui sont dégueulasses et surtout pas confortables du coup : pas de papier toilette, pas d’eau, pas d’essuie-mains. Rien du tout. A côté des deux cabines posées au milieu du champ derrière la tribune, on retrouve des pissotières mobiles à ciel ouvert, le genre de trucs que l’on peut voir habituellement en festival. C’est le seul endroit de Ligue 2 où l’on peut voir ça. Et ce n’est pas forcément une bonne chose. Note : 0,5/5.

19 – GFC Ajaccio – Les toilettes du stade Ange Casanova sont sans doute les pires de Ligue 2. Pour plusieurs raisons. La première ? Sa taille. Même le placard sous l’escalier de Harry Potter est plus grand. En Ligue 2, seules les toilettes du stade du Red Star à Beauvais sont plus petits, mais il s’agit là-bas de toilettes de chantier. À Mezzavia, c’est un cagibi délabré, pas entretenu, sans aucun confort, et dégueulasse. Si j’étais une fille, jamais je n’aurais osé m’asseoir sur la cuvette sale et brinquebalante de ces toilettes. On a toutefois eu la surprise de la présence de savon et de papier toilettes à côte du petit robinet mais c’est du désinfectant plutôt que de l’eau qui devrait y couler. Mal peintes, fissurées, sales, bref, les pires qu’il m’ait été donné de voir en Ligue 2, et même ailleurs. Note : 0,5/5.

Mes trois vidéos à voir ou à revoir :

Comme vous le savez sans doute déjà, cette saison, je me suis lancé dans un nouveau défi : filmer mes déplacements. Et cela a l’air d’énormément vous plaire, au vu des statistiques. Avant de nous retrouver pour de nouvelles aventures filmées très rapidement (il y aura encore plus de déplacements filmés, mais ils ne le seront pas tous), voici trois de mes vidéos à re(re)garder de toute urgence.

Comme vous l’avez compris, cette saison a été riche en football, en kilomètres, en bières, en Wattwiller, en rencontre, en kg pris, en défaites et surtout en émotions. Et ce sera la même la saison prochaine. Car je compte bien repartir sur toutes les routes que croiseront l’AC Ajaccio. Les I Sanguinari seront toujours là, peu importe le temps, l’heure et le lieu. L’association créée en 2002 est sur le chemin de ses 20 ans donc attendez-vous à voir notre immense bâche partout, toujours. Pour finir, tous mes remerciements vont à mes amis acéistes qui se sont déplacés cette saison : l’Orsi Ribelli, Maxime, Adrien, Jean-Luc et sa famille, Vadim, 8Clem, Manufrankin, Matthieu, Vince Per Noi, Théo, Lucas, Serge, Toma, Tang Dom, Romain, Marco, Eddie McCoy, Vianney, Antoine, Simon, Mathis, Ben Tu, John, Guillaume et tous les autres que j’oublie.

Merci également aux supporters adverses, aux stadiers et à toutes les personnes présentes dans les stades et aux abords qui nous ont accueilli les bras ouverts, en général. Merci à toutes les personnes bienveillantes qui nous suivent sur les réseaux sociaux. Merci à l’ACA, à ses dirigeants, à ses joueurs, à Dédé, à Jean-Do et à tous ceux qui font de ce club un club à part et familial. À bientôt pour de nouvelles aventures et surtout… À L’OURS !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

3 commentaires

  1. J’attends à chaque fois ta prochaine académie ou ta prochaine vidéo avec autant d’impatience que Game of Thrones. A quand le Perfettu sur Netflix ou HBO?

  2. Perfettu mérite qu’HBO ou Netflix fasse une série de ses périples.

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