Saison 2017/2018 – La Forez Académie fait le bilan (1/3)

Premier volet du bilan forézien : retour sur une saison en trois actes.

La Forez Académie vous revient pour faire le bilan de cette saison mouvementée. Un bilan écrit à 6 mains, et découpé en 3 parties : la saison des Verts, la saison des joueurs et l’avenir. Beaucoup, beaucoup de choses à dire dans tous les compartiments, nous avons essayé d’être exhaustifs, sans toutefois vous laisser un pavé un peu lourd à digérer. Et si jamais on a oublié quelque chose, ou que vous n’êtes pas d’accord avec notre analyse, les commentaires sont là. Bonne lecture.

 

1         La saison des Verts

1.1      L’étincelle Garcia (août 2017 – novembre 2017)

Vous vous en souvenez, Galtier est parti en fin de saison, il a fallu tout reconstruire. Des nom farfelus circulent (Vieira ou même Fabio Celestini), on a tous peur de voir revenir un des rapaces habituels de Ligain (Girard, Baup, Montanier, Hantz…), mais finalement coup de tonnerre : Roro choisit Oscar Garcia, entraîneur du Red Bull Salzburg et ancien joueur du Barça. Un disciple de Cruyff chez les Verts : on a forcément tous les yeux qui brillent. Pourtant, à peine arrivé que déjà les premières fissures apparaissent. Alors que les Verts démarrent sur les chapeaux de (Nolan) roues avec 3 victoires en 3 mâches contre Nice, Caen et Amiens, le nouveau coach se dit mécontent du recrutement, et demande du sang neuf avec insistance, avec des sorties dans la presse qui détonnent un peu dans le microcosme stéphanois. La première gifle viendra contre Paris, normal, avant de toussoter un petit peu avec 2 nuls face à Angers et Rennes (malgré une victoire poussive contre Dijon entre les deux). Les Verts ont un bilan très positif et sont 4e à ce moment là. Pourtant, on sent déjà que l’équipe a du mal à poser son jeu, et les éclairs vu sur le mâche de Nice n’ont pas été confirmés par la suite. Entre-temps, Garcia avait calmé le jeu et dit qu’il était satisfait du recrutement, mais ça sonne plus comme un petit seau de sable sur le feu qui commençait à se déclarer, que comme une véritable conviction. Puis la chute. Un mois d’octobre catastrophique avec  1 seule victoire (Metz), 1 nul (Toulouse) et 2 défaites en Ligain (Troyes, Montpellier) + 1 élimination en Coupe de la Ligue (Strasbourg) dès leur entrée en lice. La pire des manières de préparer le derby qui s’annonce. Et là, c’est le drame : une raclée historique, des joueurs perdus et qui lâchent l’équipe au pire moment, les Verts vivent un véritable calvaire, et moi avec eux, puisque j’assiste à la débâcle depuis les tribunes. C’est la goutte de sangria qui fait déborder la caña de notre Espagnol qui claque sa démission quelques jours après, et s’en expliquera dans une lettre qui n’aura convaincu que lui-même. Les Verts sont au fond du trou, sans entraîneur, on sent déjà la saison de merde qui arrive…

Quand tu commences à sentir que ça pue pour ta hype de coach surcoté…

1.2      La rustine Sablé (novembre 2017 – décembre 2017)

Les Verts sont en pleine crise de confiance, pleine crise de gouvernance (Garcia était le choix de Romeyer, pas celui de Caïazzo qui avait essayé de placer Vieira), il faut vite agir pour retrouver un semblant de sérénité. Et Roro, avec la clairvoyance d’un supporter qui a passé un peu trop de temps le nez dans le guidon, se dit qu’il va nous refaire une « Galtier » : il lance dans le grand bain un (très) jeune entraîneur et lui donne comme mission de sauver la saison. Entre ici Julien Sablé, jusque là directeur du centre de formation, et bleu bite absolu ne possédant même pas le diplôme. Une belle perche tendue aux anciens Verts comme Repellini, qui n’ont jamais été dans les petits papiers de Roro pour occuper un poste fictif au club, et qui vend la mèche dans la presse. Les couteaux sont tirés, Sablé et Rocheteau répliquent : pour la bonne ambiance en coulisses, on repassera. Face à la menace de devoir payer des amendes, et le système de prête-nom n’étant plus autorisé, Roro prend sa meilleure décision de l’année en engageant Gasset. Sauf que Sablé qui avait été confirmé comme numéro 1 par Roro, passe numéro 1 bis, sans que ce soit vraiment officiel. Finalement, la décision de mettre Gasset aux commandes arrivera… 1h avant le coup d’envoi du mâche contre Guingamp !  On nage encore en plein délire, vivement que l’année se termine. Sinon, sur le terrain, c’est une bouillie infâme, une des pires périodes que j’ai jamais vécu en suivant les Verts : aucune victoire, 2 nuls (Strasbourg, Nantes) et surtout 5 défaites dont quelques raclées monumentales face à Bordeaux, Marseille ou Monaco, une humiliante face à une équipe pire que nous (Lille) et enfin le pire mâche dans le jeu face à Guingamp. La trêve arrive à point nommé pour mettre fin au calvaire de Sablé qui n’aura connu aucune victoire en 6 mâches à la tête des Verts. Gasset se retrouve face à un énorme défi pour 2018 : redonner confiance à un effectif qui s’est décomposé depuis 2 mois, et tenter de sauver une saison qui entraîne doucement mais sûrement l’équipe vers la Ligue 2.

Sablé aura réussi au moins une chose : il aura été un bel ambassadeur pour Le Coq Sportif.

1.3      Le sauveur Gasset (janvier 2018 – mai 2018)

Une montagne se dresse face aux Verts. Une équipe en miettes et un nouveau duo Gasset-Printant à la tête de ces ruines : la mission s’annonce compliquée. Sans empiéter sur la 2e partie de ce bilan, le recrutement intelligent et talentueux (M’Vila, Subotic, Debuchy et retour de Beric) et le dégraissage de l’effectif (Pogba, Lacroix, Diony, Dabo dégagés) a été primordial. Les Verts démarrent tranquillement mais sûrement avec une victoire en Coupe de France face à Nîmes et une victoire en Ligain face à Toulouse. Et pourtant, on sent encore l’équipe convalescente comme le prouve cette défaite face à la lanterne plus que rouge, Metz. Une nouvelle défaite face à Nice, puis une élimination aux tirs aux buts face à Troyes en Coupe de France, le rebond aura été de courte durée, on commence à prendre peur. Pourtant, on sent que quelque chose frémit, qu’un état d’esprit est en train de se former et qu’il ne manque pas grand chose pour basculer du bon côté. Ce coup de pouce, c’est Mathieu Debuchy qui va l’apporter. On prépare déjà le terrain de son arrivée avec une victoire sans la manière face à Caen avant le show de la Bûche : victoire convaincante et but face à Amiens, très bon mâche face à Marseille, énorme face à Amiens, climatisation de l’outil connecté dans le derby. Les Verts sont sur une dynamique très positive et vont la tenir pendant 13 journées consécutives. Suivront 2 nuls (Dijon, Rennes avec égalisation dans les dernières minutes des Bretons), 2 victoires (Guingamp et Nantes sur un joli 0-3 à l’extérieur) avant ce nul cruel face à Paris (et le CSC de ma Bûche dans les arrêts de jeu). Les Verts enchaîneront ensuite 3 victoires (Strasbourg, Troyes et Montpellier) pour croire que l’Europe est encore possible, avant de s’écrouler et d’enterrer leurs espoirs avec 2 défaites de suite (Bordeaux, Monaco). Malgré cela, les Verts donneront l’occasion au public du Chaudron de fêter cette fabuleuse remontée en collant une manita à Lille.

Les Verts échouent à la 7e place, à la différence de but par rapport à la 6e et à 3 points de la 5e. En tout cas, ils auront rivalisé avec les meilleurs sur la phase retour : 35 points sur cette période, 6e attaque et 2e défense, la métamorphose est spectaculaire. Les sorciers Gasset et Printant ont retouché l’équipe et su lui redonner un nouveau souffle qui aurait bien pu nous emmener encore plus haut. On peut regretter ces nuls cruels face à Rennes et Paris qui nous auraient sans doute permis de terminer européens, mais l’histoire était déjà tellement belle qu’on ne peut pas en vouloir à cette équipe. On a retrouvé de la joie dans le vestiaire, des sourires sur le terrain et surtout du talent. Ce que je retiendrais malheureusement, c’est que pour une fois que la direction se montre audacieuse sur le mercato en recrutant un entraîneur étranger, elle se prend une porte dans la tronche. Et qu’au final, les Verts auront développé leur meilleur football en se basant sur 2 internationaux français et un ex-entraîneur adjoint de l’équipe de France. Encore une fois, l’idée de départ était bonne, mais le casting était mauvais : Garcia s’est tiré comme un voleur et répètera le même schéma en Grèce, au cours de la même saison. L’interim Sablé a été catastrophique, et je ne pense pas qu’on le reverra de sitôt sur un banc (il faudrait déjà qu’il passe son diplôme), encore moins sur celui de Sainté puisqu’il se murmure qu’il ne fera plus partie du staff la saison prochaine. Gasset et Printant ont été prolongés : les bases sont posées pour la saison prochaine, des bases qu’on espère saines et solides.

Le seul mec qui porte le pull sur les épaules à Sainté.

 

Voilà, c’est fini pour cette première partie. Pour le deuxième volet, Robert Binouzaret va s’intéresser à l’effectif en détail, avec les satisfactions et les déceptions de cette saison.

 

Roland Gromerdier

 

HorsJeu recrute donc si le cœur vous en dit, lancez-vous !

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

4 Comments

  1. Merci Roland de nous avoir rafraichi la mémoire…il s’en est tellement passé depuis l’Europa league et Manchester united (c’était pourtant en 2017) qu’on en oublie certains épisodes et surtout d’où l’on Revient!!
    Dire que j’étais un peu dépité qu’on rate l’Europe….

  2. Superbe resumé…
    Des mots bien choisis, un ton employé a la limite du Fouya… Bref une bien belle histoire

  3. Ouais, vous avez assuré quand moi j’avais lâché l’équipe… Peut être moi le chat noir de ce club au coeur vert…
    Je ne devrais peut être pas vous souhaiter une bonne saison pour l’année prochaine…

    Allez, pour le fun : Bonne saison pour l’année prochaine !

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